Les Mondes en Mouvements

 

1 trop diction :

amener à l’esprit : comprendre s'il existe des mondes multiples à la fois autonomes et dépendants les uns des autres,

aide à créer des relations humaines plus constructives que destructives avec tous les mondes ? quel rapport à la morale ?

 

Du mouvement du monde (social de l'espèce humaine) nous passons aux mondes en mouvements : un essai de désegocentrisation, une sortie de soi (toujours souffrant pour légitimer le nombrilisme) pour aller et comprendre les autres êtres vivants (tous), une exploration extérieure en profondeur. L'idée des natures des mondes a été développée par Edgar Morin (La Méthode) à partir de l'idée de la « noosphère » (le monde des choses de l'esprit) proposée par Pierre Teilhard de Chardin (Le phénomène humain), l'écrivain curé chrétien passionné de science et de paléontologie, reste une approche encore naïve (qui vient de naître), mais prometteuse. L'aspect mystique que représente « le monde de l'esprit » (confondu avec spiritualisme) ne doit pas égarer les sens de l'explorateur dont la volonté est de vouloir comprendre et non raconter des histoires par l'explication. Les dérives de « l'imaginaire spiritiste » vont jusqu'à donner un nom à « l'esprit de la Terre » repris jusque dans les scénarios de dessins animés et de jeux vidéo, le beau nom de « Gaïa ». Sans doute, Ron Hubbard avait compris la crédulité de l'esprit humain pour avoir l'audace d'imposer une « nouvelle » religion basée sur une psychologie de science-fiction, mais dont un très grand nombre s'en accommode facilement sans doute ni questionnement. Nous l'avons vu, la fantaisie de la croyance considère les choses les plus invraisemblables pour vraies est le « miracle » de la foi (comme affirmer « l'espoir fait vivre » est un abus de crédulité) : de pouvoir voir ce qu'on croit : ce qui en soi est à la portée de tout être humain et n'est pas une rareté crue comme telle volontairement. Tout comme pour l'hypnose, pour croire il faut être consentant.

Nous l'avons vu, la connaissance est la forme collective imposée (« c'est comme ça ») du savoir (faire parcours) individuel : autrement dit : un mythe. La connaissance est le mythe de nos sociétés modernes, alimentée par les « prêtres de la science » : les scientifiques, nouveaux garants de la vérité. Je rappelle que l'esprit scientifique est sa capacité à l'abstraction (et son retrait de la vie sociale pour se poser en observateur, aujourd'hui nous savons que c'est une aberration, mais très peu de chercheurs, encore aujourd'hui + de 2 500 ans après Aristote, impliquent leur personne dans leur réflexion), c'est-à-dire : à découvrir les liens et les relations qui meuvent « les choses » (en impliquant ses croyances dans « l'équation » de sa réflexion) est à la fois une attitude religieuse et infantile. Mathématiques, physique, biologie, etc., sont mues par le même désir de comprendre ce qui se passe. Mais quand l'imaginaire cru prend le pas sur le possible, il n'y a plus moyen de continuer l'exploration (chercher à comprendre) puisque : la croyance impose la vérité. Le désir de la croyance est très puissant. Le pouvoir de faire croire est d'autant plus apprécié qu'il déconnecte sa pensée individuelle, tout comme les rêves de la réalité des mondes de l'imaginaire dont le cinéma tente de se rapprocher par la technologie de la simulation (en jouant de l'effroi merveilleux).

 

 

LA VIE EST-CE
DES MONDES AUTONOMES
QUI S'ALIMENTENT LES UNS DES AUTRES ET SE TRANSFORMENT ?

 

 

 

décembre 2016
2.
L'INFINI

Pourquoi l'infini est incalculable ? parcequ'il est seul.

Il faut plusieurs cailloux pour pouvoir compter.

 

1.
TA VIE DE LA VIE

Ta vie n'est pas que ta vie à toi. Ta vie est un moment dans une très longue lignée (chaîne humaine) vivante de différentes vies au-delà de toi tout en étant toi : être d'oubli (nécessaire pour vivre sa partie). La ligne de tes vies au-delà de toi est un être au-delà de toi. [1] Comment tu sais ça ? La mémoire du corps vécu, les marques des évènements vécus qui ne sont pas de ta vie à toi. Invisible de la science, mais pas de ma présence. [2]

Note
[1] ne pas confondre avec la filiation familiale.
[2] Le souffle coupé par un boulet reçu sur ma poitrine a surpris ma vie. Mort par surprise. La scène devait être revécue pour être sue pour comprendre que l'arrestation de ma vie n'en était pas une. Plus loin ? L'être de l'oubli agit. Je fume pour reprendre l'air qui m'a été pris par surprise ? Non, la croyance crée des liens impossibles et s'y attache fermement.

 

 

août 2016
1.
L'AMOUR & LA MORT est-ce scientifique ? si tu schématises une généralité mesurable en loi visible, valable ailleurs : oui

Ximena est morte en 1989. à 26 ans, par absence de soin en urgence hospitalière. 27 ans après, je l'aime toujours profondément. Si je ressens toujours cet attachement, c'est que je perçois sa présence (chaque être humain pose sa trace personnelle unique identifiable de son passage), elle est là proche, tout près, je la ressens là sans qu'elle soit là. Cet amour si puissant ! j'en parle régulièrement (quand je me relâche, aussi dans l'ivresse) toujours maintenant, je n'en parle pas comme un souvenir regretté, mais comme un présent bien là, bien que chairement absent.

Mathieu - La question est : pourquoi je vis (jusqu'à présent j'ai failli mourir 6 fois) et pas Xiména ? je l'aime tellement encore et toujours...
Dorothée - C'est parce qu'en vivant, il n'y a que vivant que tu peux comprendre les choses qu'en les vivant.
Mathieu - Ah ah, oui :)... Eh oui, mort on ne vit plus ! Bien que morte Ximena est toujours là (je la sens sa présence) : c'est une contradiction. Mort comprend-on ?
Dorothée - Ben (dans la mort) on peut tourner en rond quand on s'acharne à vouloir finir des trucs qu'on a commencés.
Dorothée - Ximena est là avec toi parce que toi et elle êtes reliés.
Mathieu - oui, par l'amour.
Dorothée - On est riche des liens qu'on construit avec les autres.

Mort, reste-t-il quelque chose de vivant ? « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », la conclusion de Lavoisier (chimiste guillotiné en 1794) qu'on nous a serinés à l'école* contient une grande sagesse à éviter les croyances magiques des apparitions et disparitions perçues. C'est un champ où l'ignorance règne en maître.

Ce que nous savons, est que l'être humain (nous) sommes constitué de 3 ensembles :

313. d'un corps musculaire digestif
122. d'un esprit électrique
231. d'une énergie motrice, l'anima qui nous fait respirer

Ce qui meurt c'est 313, plus justement : ce qui pourrit c'est 313. L'électricité de 122 s'éparpille ailleurs, ou pas. Si ça ne s’éparpille pas, c'est que l'énergie motrice retient l'électricité formant la conscience pour vouloir percevoir, même sans corps. Le canal émetteur passe par le corps physique, une fois le corps pourri (transformé), l'émission d'une conscience ne peut passer que par l'émission électrique. L'électrique qui agit la pensée, l'odeur et parfois à forte concentration génère de la lumière visible (sans atteindre l'incandescence de la chaleur).

L'amour est un attachement puissant, comme l'attraction planétaire qui te colle à la terre planète.

...

Notes
* La citation exacte est : « … car rien ne se crée, ni dans les opérations de l'art, ni dans celles de la nature, et l'on peut poser en principe que, dans toute opération, il y a une égale quantité de matière avant et après l'opération ; que la qualité et la quantité des principes est la même, et qu'il n'y a que des changements, des modifications. » (Lavoisier, Traité élémentaire de chimie (1789), p. 101) Cet énoncé a été repris et adapté par Lavoisier du philosophe grec Anaxagore de Clazomènes. (wiki fr)

Lavoisier Laplace et Condorcet : des copains : « Avec Laplace, Lavoisier réalise l'expérience qui met en évidence l'air inflammable (découvert par Henry Cavendish) qu'il baptise « hydrogène » (du grec « formeur d'eau »), qui réagit avec l'oxygène pour former la rosée, qui est de l'eau (comme l'avait déjà remarqué Priestley, sans l'expliquer). La synthèse de l'eau de Lavoisier annihile 2500 ans de croyance au "dogme aristotélicien", selon lequel l'eau est un élément, et réhabilite la théorie épicurienne de Lucrèce sur les atomes. » « Elle démontre aussi qu'un corps qui se liquéfie n'est pas un corps qui se transforme en un autre, comme le postule la théorie aristotélicienne, mais que le même élément chimique peut, selon les conditions de pression et de température, changer d'état. Le concept sous-jacent d'état de la matière est, quant à lui, totalement nouveau, et ouvre la voie, insoupçonnée par Lavoisier, à la thermodynamique statistique. » « La respiration est une production de chaleur continue semblable à une combustion lente. Ils démontrent que la respiration est une étape de la thermogenèse nécessaire à l'homéostasie. » (wiki fr)

 

 

juin 2016
1.
LA LOI & L'ARRESTATION

Le politique (avec sa sous-hiérarchie policière) pour régner confond abusivement : la loi (= ce qui se considère inerte et immuable) et l'interdit (= ce qui est imposé à l'autre (en dehors du privilège) à ne ne pas faire sous peine (menace) de punition). La différence de l'une et de l'autre est sans rapport, car la nature (= tout ce qui existe) n'interdit pas, mais donne à percevoir l'impossible par l'exercice de notre imagination (= notre capacité de se figurer l'improbable). Alors que l'interdit impose l'arrestation du mouvement possible certain par la force armée policière. La loi révèle la constance de l'inertie immuable. Le changement désiré par personne. C'est un abus de sens que de parler de loi dans l'organisation dans le monde des humains en société (comme l'a prétendu la cybernétique après guerre ou avant « la théorie des foules » de Gustave Le Bon ouvrages qui ont suscité les dictatures affligeantes du XXe siècle). Surtout quand on sait que tout « instrument de mesure subit les mêmes déformations que les objets à mesurer » (Poincaré 1906) ce qui fait que des faits existants perçus inertes posés en loi sont en réalité en mouvement, mais « on ne s'aperçoit de rien » (Poincaré, ibid).

En effet ! tout jugement est faux, et par le contexte (de) sa particularité, et par l'insuffisance des données perçues, et par l'influence de la croyance inculquée par l'éducation qui elle-même est motivée par « la peur » de vivre (à manquer) agonisant. La vie est des mouvements en mouvement en mouvement, etc., la mort, plutôt la non-vie est une inertie, une certitude immuable qui ne se vérifie pas dans la vie, mais ne peut se constater qu'à travers la contradiction, à considérer le versant opposé de l'idée. Une abstraction simplifiée. Le probable (reconnu depuis + d'1 siècle dans le monde du calcul mathématique) s'évalue aussi dans l'arrestation (position fixe de l'observateur qui juge) à un moment nommé temps dit « à un certain instant t » (Popper 1960) et par préférence, c'est-à-dire le choix opéré par l'observateur, choix qui est le résultat d'un jugement comparatif (le fixe juge le mobile multiple) qui valorise l'état immuable au détriment du fait probable ; dont l'un est improbable et l'autre possible. Mais dans le jugement du juge ce qui compte c'est la condamnation ; dont le nombre doit être effectif en fonction de la demande de rendement pour justifier la fonction (publique) de juge ou l'utilité du magistrat à « produire de la sécurité en enfermant les délinquants » au sal-aire chèrement payé où le taux d'injustice doit dépasser le taux de justice pour justifier « l'autorité judiciaire » (qui ne se discute pas) qui dans le cas contraire ne se vérifie pas. Le règne politique (et religieux) ne naît que d'un tas de misère et est inutile dans un état de félicité. La condamnation opère une arrestation du mouvement de la vie (excès de vitesse) par la mise à mort, l'attachement (menottes) et l'enfermement (= prison) la réduction de l'espace de l'être humain dé-tenu main-tenu pour réduire l'amplitude de ses mouvements (explosion de bombe et la + grande amplitude celle atomique).

Ce que demande le besoin de certitude (à ce que les choses et les états ne changent pas) c'est le besoin d'assurance (déterminé à l'avance = déterminisme), de rassurer sa peur du changement convaincu de son mouvement inexorable de l'état acceptable (bon) à celui inévitablement (fatalisme) inacceptable (mauvais) : bien que l'autre direction existe. On comprend pourquoi les compagnies d'assurances se sont tellement enrichies jusqu'à devenir des banques d'affaires. Cette conviction semble être née de notre culture (biblique) de la catastrophe qui nous empêche d'envisager un meilleur après un bon qui a sa limite dans le meilleur pour retomber dans un moins bien jusqu'à la limite du pire (au-delà du pire il n'y a que l'invivable qui donne l'inexistant). Cette idéologie de la catastrophe certaine « annoncée » est une histoire rédigée dans la bible par St Jean dans son récit : la révélation (= l'apocalypse) s'est transformée en croyance (idée fixe) de « la fin du monde » qui par analogie se répète à chaque mort d'un être humain lié (attaché) à une famille. La mort pour l'Occidental est une catastrophe, voire un scandale. Cette théorie du meilleur-pire pose le graphique à 2 directions (sans pouvoir en envisager d'autres) :

limite du meilleur ------------------------ = limite du bon (au-delà ? la mort dans l'extase)
                                    +
limite du neutre   - - - - - - - - - - - - - - fade sans goût (jusqu'au point zéro de l'anéantissement)
                                    -
limite du pire       ------------------------ = limite du mauvais (au-delà ? la mort dans l'empoisonnement)

La 3e direction du temps offre la possibilité de changer d'état à t1 t2 t3 t4 t5 t6 t7 etc. À l'intérieur chemine une onde aléatoire muée par les variables : vitesse et amplitude qui donnent la position-direction du cheminement (d'une vie d'un être humain qui va dans le temps qui si elle se raconte devient une histoire). Toute la musique occidentale est basée sur cette évaluation du possible - restreint. Le schéma reste le même concernant l'ignorance et la certitude qui définit un champ replié sur lui-même :

limite de la certitude absolue --------------------- = probable improbable

« Si nous n'étions pas ignorants, il n'y aurait pas de probabilité, il n'y aurait de place que pour la certitude » (Poincaré 1899)
« Notre ignorance ne peut pas être absolue, sans quoi il n'y aurait pas de probabilité » (Poincaré 1899)

limite de l'ignorance absolue ---------------------- = probable improbable

Cette pensée logique de Poincaré amène l'opposition certitude/ignorance à l'équivalence inattendue certitude = ignorance où la première limite est le probable improbable issu de la certitude et de l'ignorance et la seconde limite à l'opposé est l'improbable probable qui définit le possible formé d'inconnues à savoir :

limite
improbable probable ---------------------- = savoir de l'incertitude
                                    INCONNU
                              - - - - - - - - - - - - -
                                     CONNU
probable improbable ---------------------- = ignorance de la certitude
limite

La considération du probable depuis la constitution du calcul des probabilités (Pascal et Fermat axiomatisé par Kolmogorov et utilisé intensivement par les compagnies d'assurances et le marché financier du jeu du capital d'argent) renverse le sens de la certitude à se confondre avec l'ignorance qui ouvre le champ axiomatique, jusqu'alors fermé, de l'improbable à l'étude et à la connaissance, c'est-à-dire : à vouloir savoir l'inconnu, à connaître l'insu qui est l'objet, le but du connaisseur de réduire l'ignorance de sa certitude. Cette porte a été ouverte à la fin du XIXe siècle et malheureusement n'a eu aucun effet sur les populations, jusqu'aujourd'hui au XXIe siècle, qui se maintiennent dans la bêtise, au vu des régimes politiques qui nous accablent.

Mais la limite de la science selon Poincaré en 1899 réside dans « la croyance à la continuité », « si cette croyance disparaissait, la science expérimentale deviendrait impossible » où l'erreur est de s'éloigner du chemin continu tracé par la loi : « c'est parce que je considère a priori une loi représentée par une fonction continue (...), comme plus probable qu'une loi ne satisfant pas à ces conditions ».

Avec l'idée de l'éloignement (loin) vient à l'esprit les enfants qui s'égarent (terreur des mères nourricières) « ne t'éloigne pas trop » (sic) est la loi de la conservation de l'espèce crue. Si tous les enfants s'éloignent, l'espèce humaine est-elle en péril ? Non : l'exemple vécu de l'enfant sauvage (Victor de l'Aveyron) apporte la preuve du contraire (rappelons que Victor (sur) vécut seul (sans l'aide des animaux) dans les forêts de l'Aveyron, abandonné à l'âge du nouveau-né et retrouvé 11 ans plus tard par des chasseurs). Cette loi de l'éloignement (en fait du contréloignement) est considérée comme un manque, elle supprime le rôle de la mère (et celui du père au travail à l'extérieur de la maison-mère pas père). Plus loin, en poussant la pensée au-delà d'ici : si tous les enfants s'éloignent (de leur mère) = prennent le chemin de l'erreur = le chemin interdit de l'éloignement, l'erreur se transforme en explosion du regroupement familial tant valorisé et protégé dans nos sociétés contemporaines (depuis le XVIIe siècle) qui est une convention convenue convenable con-vaincu : la fugue est une fuite interdite prise en charge par la police. Arrestation. Le rôle des parents dans le conditionnement de leurs enfants « à suivre le droit chemin » (sic) sans déviation a contrarié le projet centenaire de libération des Européens de la certitude et de l'ignorance (déterministe) qui en 100 ans aurait dû faire un bond considérable dans l'épanouissement de l'intelligence de toutes et de tous. Et de la musique. Eh bien non. Le capo politique sur-veille. Mais l'ouverture du champ improbable et de l'indéterminisme face à l'inconnu donna naissance à la théorie la + fantastique jamais envisagée : la mécanique quantique. Et un support à la théorie de l'harmonie des champs scalaires nonoctaviants.

Lectures
. Karl Popper, La connaissance objective (1979) [malheureusement l'ego convaincu de Popper rend son ouvrage désagréable à lire]
. Poincaré, La science et l'hypothèse (1907)
. Lucien Malson, Les enfants sauvages (1964)
. L'harmonie des champs scalaires nonoctaviants (1982-1991)
. Table combinatoire d'appréciation : musique / son / bruit (1985)
. Y. Rozanov, Processus aléatoires (1975 pour la traduction française aux éditions Mir de Moscou)
. Y. Korchounov, Fondements mathématiques de la cybernétique (1975 pour la traduction française aux éditions Mis de Moscou)
. Philippe Ariès, L'enfant et la vie familiale sous l'Ancien Régime (1975)

 

 

mai 2016
1.
SORTIR DE LA VERSION UNIQUE DU MONO

[l'apport de la musique à la science et le désapport de la science à la musique]

Pour l'ouverture d'esprit,
on ne peut que sortir de la VERSion UNIque du MONO pole, théisme, chrome, corde, die, culture, gamie, idéïque, lingue, logue, maniaque, phonie, tonie : centre cru du pouvoir anthropomorphique au dépens de toutes les autres espèces et principalement sur elle-même

L'UNIvers comme tout ce qui est perçu avec nos télescopes: reste une idée, qui est : « l'Univers est l'unité du divers ». Une fois l'idée mise en tête, l'esprit scientifique va démontrer la raison de cette idée. Si on compte et mesure pour se repérer dans l'espace-temps (champ), c'est à cause d'une autre idée conviction postulante qui est : « l'unité est sous-jacente » (à tout ce qui existe) = elle est imperceptible, mais (c'est obligé) elle doit exister, car dans le cas contraire, tout (dans l'UNIvers) serait délié et, sans sens. Et vivre avec l'absence de sens est la + grande terreur de l'humanité occidentale. Le concept de l'UNI va + loin, jusqu'à incorporer la notion d'ORDRE : l'idée de l'ordre de l'UNité. Cette idée a des répercussions (ses conséquences) sociales violentes. Car si est posé comme postulat (base fondatrice à ne pas douter au risque de l'effondrement du système conçu pour être vrai) que l'UNIvers est chaotique (dans le sens de désordonné = sans direction, sans volonté) pourquoi vouloir y insérer (à l'intérieur) la notion d'UN « ordre caché » ? que le scientifique traduit dans son esprit avec le mot de la musique : harmonie ? L'harmonie, celle imposée depuis Pytha-gore, est une organisation (sociale) basée sur la domination des nombres entiers (de l'ensemble N) dans l'ordre cardinal : 1 premier, 2 second, 3 troisième, etc. L'harmonie, telle que l'Occidental l'entend est basée sur 3 intervalles (rapports) dominants : 2/1, 3/2 et 4/3 : les 3 premiers intervalles de la série harmonique découverts par Pytha-gore (nom bien étrange quand on sait que la pythie est la prêtresse de l'oracle du temple d'Apollon à Delphes qui signifie python, oui le serpent et gore = sanglant < la matière visqueuse, les excréments d'animaux, la matière putride : goor, gor, goar à l'étymologie obscure) en effleurant une corde vibrante à sa moitié (octave = 2), son tiers (quinte = 3/2) et son quart (quarte = 4/3). Savoir non inconnu des musiciens depuis l'aube de la musique (= de l'humanité vibrante), mais théorisé par le gourou Python Putride (c'est son nom !?) qui débuta à partir de l'institution du MONOthéisme (1/2 millénaire plus tard) l'idéologie de la domination MONOtonale de l'élunique à vénérer par commandement biblique. N'est pas très glorieux pour l'esprit de l'investigation scientifique.

Les sciences, pour expliquer (déplier) le monde (dans sa cohérence logique de contraintes), utilisent, quand elle ne trouve pas d'explications convaincantes suffisantes, la musique. Telles, les théories des cordes (vibrantes) pour re-lier (années 70 et 80 du XXe siècle) la relativité générale (immensité = sans limite) à la mécanique quantique (l'agitation des quanta microscopiques), ou celle plus récente des boucles dynamiques (2004) jusqu'aux noeuds topologiques, et jusqu'au « tambour cosmique » de l'Univers vibrant (ondes cosmiques < gravité/pression en dés-équilibre = en jeu, en action permanente) instrument de musique qui donne sa signature spectrale harmonique (pas inharmonique = rapports non-entiers de fréquences stabilisées + compliqués à calculer) de l'UNIvers vibrant dans les rapports UNIque des suites de nombres entiers : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 etc. pour 2/1 3/2 4 /3 5/4 6/5 etc. toujours dans ce même ordre où les 1ers intervalles sont favorisés par rapport aux suivants dans une organisation (sociale) déterminée sur la domination hiérarchique (la hiérarchie introduite par les religions monothéistes) de 1 « l'octave » (le rapport 2/1) puis la « quinte » (3/2) genrée en mâle fort puis « la quarte » (4/3) genrée en femelle faible, où 2 = 3/2 . 4/3 est l'emboitement primordié (dieu 1er) pour former la « gamme » (lettre G de l'alphabet grec) ou échelle de « tons » (= cordes tendues) fixé à 7* (pour le mode majeur diatonique = tons distinguables majeurs) et à 12 (pour l'échelle chromatique de 12 tons dont 5 sont les « altérations » des 7**). Cette organisation, est une culture qui refuse la diversité : pour la fusion dans l'UN, le tout indistinguable de la déité unique (dieu = jour) : de consumer les individus par le feu (l'image de l'enfer sert à ça : brûler les infidèles autonomistes dans l'éternité de la douleur de la fusion cosmique : des idées moteurs (motivations) qui aujourd'hui paraissent insensées dans la culture à donner soin les uns envers les autres).

Il faut savoir que le mot harmonie***, né dans la Grèce Antique (de l'indoeuropéen « are »), n'avait en lui aucune signification supplémentaire que de dis-poser à assembler ensemble. Ordonner dans la valorisation (préférence hiérarchique) : mettre en ordre, mettre de l'ordre, de poser un ordre immuable en postulat => simpliste pour être compris (un ordre doit rester simple pour être exécutable par quiconque instruit ou pas). Comme le mot com-position = poser ensemble signifient à eux 2 : assembler, mettre poser ensemble, joindre sans valeur de préférence des faits objets et individus vibrants classés. L'harmonie et la composition musique ne présupposent en aucun cas, la préférence et le favoritisme immuable de la règle imposée. L'idée de la hiérarchie, classement par importance, s'est incrustée dans les esprits avec l'invasion des religions monothéistes pour instaurer la croyance d'UN pouvoir UNIque auquel « les inférieurs » humains doivent obéissance (on disait avant : allégeance pour loyauté, c'est moins douloureux).

On peut maintenant comprendre, qu'en se réfugiant derrière la musique théorisée occidentale dont sa particularité depuis l'instauration du monothéisme chrétien (les 3 religions sont en réalité 3 visages du même texte) est l'obéissance à l'UN tous UNI dans la VERSion visualiste con-vaincue et crue ; qu'on peut émettre un doute quant à la « construction (logique) d'un ordre cosmique ».

La question à se poser (poser avec = composer) première qui vient à l'esprit est : POURQUOI REDOUTER LA DIVERSITE ? Là, la réponse est simple, on la trouve en politique : pour pouvoir gouverner les autres en masse (uniformisés) c'est-à-dire : leur imposer des règles (depuis les 10 commandements) et des interdits (à ne pas confondre avec les tabous qui transgressés mettent une société en péril qui est la fonction des interdits = le tabou est transgressé par le fait d'interdire) : les lois. Ce commandement monoiste crée la hiérarchie qui favorise l'arbitraire de la simplicité de la bêtise : savoir compter avec ses doigts suffit à gouverner à compter les autres pour les ranger, les caser, les dominer et nuire à leur indépendance dans le seul but de « protéger » l'élu UNIque contre le peuple qui se transforme en « mouvement de foule assassine » qui ne l'est pas (prétexte au massacre = démonstration d'autorité). Le policier est convaincu par cette idée pour pouvoir être et agir en policier (comme les militaires sont con-vaincus de l'idée de l'ennemi permanent qui en réalité est eux-mêmes). L'idée de l'ordre n'est pas une idée musique, mais bien un souhait politique qui se retrouve dans l'exploration scientifique (à compter, peser = équation et mesurer) à vouloir se figurer par des images (l'imaginaire) com-prendre (posséder avec) ce que nous êtres humains autocentrés sur nous-mêmes ; ce que nous faisons là dans la vie à être en vie ? n'est pas la solution.

 

Notes
* où le 8ème ton est égale au 1er, d'où l'appellation octave pour désigner le doublement inférieur (divisé) ou supérieur (multiplié) de l'horloge à 7 horaires : |: do ré mi fa sol la si :| choisit parmi les 12 le l'échelle « chromatique ».

** Dans le vocabulaire de la musique, il existe de vastes confusions dues à l'emboitement des contextes historiques successifs et la mécompréhension de la motivation de l'instauration de la théorie musicale occidentales (pourtant simple) à partir des premiers jours de l'ère chrétienne. Les Arabes ont hérité du mode « enharmonique » grec antique (d'ensemble de modes) dont la caractéristique est une abondance (+ que 2) dans la même gamme d'intervalles macro et micro tonaux.

Petit schéma explicatif à partir de l'apport de la Grèce Antique (départ de notre civilisation occidentale) :
   3 ensembles de modes (familles) :
      1. diatonique
      2. chromatique (rien à voir avec les couleurs), et
      3. enharmonique (le dernier venu selon Aristoxène de Tarente [page au centrebombe de et son livre : Elements Harmoniques]
   3 types de suites de tons (= ensembles de fréquences multiples entre elles : le ton est fondamentalement de rapport entier (nombre entier) <=> harmonique [un harmonique de rapport non-entier est un partiel]) :
      1. l'échelle : suite (de paliers) constituée d'un seul intervalle (pratique pour mesurer et localiser les autres),
      2. le mode : suite constituée aux moins de 2 intervalles différents, et
      3. la gamme : qui est la trans-position du mode aux différents tons de son échelle qui le constitue (aujourd'hui plusieurs échelles constituent -devrait- plusieurs modes).

Bien que de nouvelles théories sont apparues depuis le début du XXe siècle et surtout (le retour à) la microtonalité rejeté par le dogme Chrétien qui a falsifié et simplifié la théorie musicale des Anciens Grecs avec la raison d'UNIfier en une VERSion UNIque la multiplicité de l'ère polythéiste (ne considérant pas pour vrai ce qui est menti : une histoire est une histoire, poser une croyance dessus est un non-sens).

*** les sciences et la politique empruntent à la musique tous les mots dont ils ont besoin pour s'organiser : accord, entente, concertation, harmonie, etc. Mais ni les politiques ni les scientifiques ne comprennent la musique, malgré qu'ils s'en occupent toujours aussi intensément. Les uns à la contrarier et les autres à la calculer, sans jamais la pratiquer.

« harmonia » = joint qui assemble (maçonnerie, ébénisterie), de racine indoeuropéenne de « are » = adapter > art. le mot reste attaché à la perception des sons. C'est à partir du XVIIe siècle que son sens politique apparaît : « bonnes relations entre personnes » (Racine, 1689 repris par l'utopiste Fourier vers 1866). Jean-Philippe Rameau en 1722 transforme le sens du mot harmonie en : règles à obéir. C'est au XIXe siècle que l'économie s'empare du mot (Bastiat, 1849).

 

 

septembre 2015
1.
En quoi, la science construit un monde mythique ?

Qu'est-ce qu'un mythe ?
Un mythe est une histoire qui EXplique (déplier / complique = plier encore +) la vie, le monde, et le reste. Le mythe donne une réponse à la question primordiale : pourquoi on vit ? qu'est-ce qu'on fait là ? où on est ? c'est quoi le plan ? s'il y en a un ? si on croit qu'il y en a un, alors on déise immédiatement, on se ment, on donne dans le surhumain (ce qu'un humain est incapable d'accomplir à priori) et par anthropomorphie on figure le monde à notre image, reflet de soi dans l'inconnu, le vide qui on se demande pour quoi terrifie, le reflet de nos besoins immédiats : pour vivre. Le mythe requiert la fonction d'apaiser les esprits face aux questions sans réponses possibles. L'image, l'imaginaire, l'imagination est notre capacité à cultiver à remplir le vide des réponses manquantes. Dans le cadre d'une domination (< frustration, voire humiliation), les abus se pointent dans les 2 sens du prêcheur et des croyeurs (= les croyants volontaires). Et là, commence l'imbroglio des peines, ce que le mythe est sensé éviter : sauf le notre qui est un temps (le mythe cultive la conception du temps d'une civilisation) catastrophique : où dans tous les cas, ça se termine mal. Notre mythe occidental (judéo-chrétien-musulman) à été construit pour terroriser à soumettre les êtres humains au travail.

Le monde mythique de la science (qui est préférable à celui de la religion mono-théiste) construit avec l'imagination et la logique un monde (plusieurs) cohérent où toutes les parties perçues requièrent une fonction propre à son comportement qui tente de faire la différence entre le probable et l'impossible entre le possible et l'improbable. C'est dans cet interstice, de l'entre cette frontière que se situe la limite entre ce que nous nommons : le réel (ce qui est plausible) et la fiction (action de la capacité de créer l'impossible improbable). Remarquons que et l'un et l'autre font partie du réel puisque tous 2 sont rendus possibles. La science par les contraintes de l'observation (re-garde) et du calcul des équilibres (équations) re-présente 1 monde possible logique DANS lequel nous vivons. Est de l'ordre de la spéculation (de ce qui est observable). La science s'est soumise à l'image (voir le visible) contrairement à la musique qui est soumise à l'audible. L'image (de l'imagination) crée l'idée de ce qui est vu (tout comme le son, mais pas le vibratoire qui est la condition vitale de vivre). L'utilisation de télescopes et de microscopes jusqu'à l'accélérateur de particules pour voir encore + profond ne change pas cet état de fait : la science s'occupe de voir (d'observer par la vision).

Et comment peut-elle s'en évader ? (on me demande : "pourquoi s'évader ?" ?? mais, pour ne pas rester enfermé !)

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direction de recherche possible : les êtres-mondes enchevêtrés *

La croyance se déclenche quand on considère (fixe la con-science) ce qui est possible, réalisable, même si la représentation, le contexte théorisé est faussé. Un exemple : la théorisation de la formation du son (le vibratoire entendu) par le biais de la décomposition de toute onde en un amas d'ondes sinusoïdales (Fourier) a permis la construction des synthétiseurs analogiques puis numériques (et de toutes les machines amplificatrices, de mixage, de traitement et d'enregistrement du son). Ou, la croyance qu'il existe 1 seul « Dieu [qui] nous a fait à son image » relève de notre peur narcissique d'être convaincu être seuls dans l'Univers tout en refusant ce fait ici et là pour tenter avec l'exploration spatiale de trouver des êtres vivants ailleurs que sur Terre (sachant le racisme qui nous gouverne pour nuire aux êtres humains de la même espèce) : bon, et alors ! Une thèse + plausible serait de dire : des êtres vivants nous constituent, nous forment et nous habitent, et nous habitons et constituons des êtres + grands (avec ce que la notion de dimension a de relatif). Les mouvements de l'univers (ainsi nommé par idéologie fusionnelle) dépendent des respirations des êtres dans lesquels nous sommes, est aussi acceptable que la théorie du big bang et autres explosions constitutrices dont l'une reviendrait à son état d'origine : modèle le rythme de la respiration. Si tous les êtres l'un dans l'autre respirent (peut importe la matière respirée), nous obtenons les mouvements vibratoires de base qui lient les mondes aux dimensions spatio-temporelles différentes tout en formant l'énergie vitale nécessaire à la vie (à être vibrant). Ce modèle des « poupées russes » emboitées montre simplement l'idée d'une réalité + complexe où chaque « poupée » en traverserait une autre en se différenciant en se changeant suivant le temps modificateur (le rôle du temps modifie) forme une des suites de dimensions incommensurables à notre niveau et notre stade où la durée de vie de la vitesse de vie est-elle proportionnelle aux dimensions entre l'âge de l'Univers et celui d'un méson pi, voire au-delà ? est une direction de recherche qui va agacer les fidèles à la croyance d'1 seul monde immuable.

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Ce qu'il manque à la science contrairement à la philosophie : est le recul idéo-logique.

 

Note
* Recherche en partie (quantique) déjà entamée avec la nommée : Intrication quantique = quantum entanglement (initié en 1935 par la controverse d'Albert Einstein, Boris Podolsky et Nathan Rosen qui posent « le paradoxe EPR » voulant démonter que la mécanique quantique ne vérifie pas le principe de localité : « les propriétés observées d'un système (ne) sont (qu') attribuables à ce système et ne peuvent changer que par interaction avec un autre système » est le principe du « réalisme local » (principe de séparabilité) d'Albert Einstein opposé au principe de la théorie physique non-locale) vérifiée et observé, mais qui ne s'applique qu'aux systèmes (un système est un état de cohérence algorithmique des quanta : état d'un calcul possible calculable). En 2015 l'équipe menée par Ronald Hanson a confirmé la non-localité de l'espace-temps.

 

 

avril 2015
1.
L'idée de l'infini date bien avant Giordano Bruno. Le mot latin antique « immensus » qui signifie sans limite, infini, non mesurable, le prouve. Pourtant la représentation (imaginée) de l'univers, de la disposition de l'humanité dans la rigidité d'une planète plate avec un ciel-dôme percé laissant passer la lumière des étoiles qui derrière était le domaine des dieux puis du seul dieu jaloux et patriarche des 3 religions livresques ressemble à une régression ou une représentation nécessaire à la domination. Le mouvement des planètes était connu déjà de l'antiquité égyptienne et grecque, mais c'est bien Bruno avec Copernic qui ont donné la représentation (imagée) de l'univers, de la disposition de l'humanité dans le mouvement des planètes que nous avons aujourd'hui. La représentation des galaxies dans l'univers vient de la déduction de la Voie lactée qui forme une spirale aplatie qui comme le système solaire tourne sur elle-même. Bon. Maintenant, chacun cherche une représentation de ce qu'il y aurait au-delà et on parle là de : plurivers...

 

 

mai 2014
1.
Infinitude -||- Sphéritude

Un champ gravitationnel courbe l'espace et le temps formant des champs sphériques. Ce qui a pour conséquence que n'importe quel trajet revient toujours à son point de départ. Au contraire d'un champ hyperboloïde où un trajet ne revient jamais. Planètes, systèmes solaires et galaxies spirales sont des champs sphéroïdes. Pour s'échapper de la gravité de l'attraction, il faut slalomer avec force d'extraction ! Si l'Univers est sphéroïde... Alors... on revient forcément au même point.

Les courbures spatiales : convexe (converge la lumière), concave (diverge la lumière) bien que la bosse diverge (écarte) et le creux converge (rapproche) des trajectoires parallèles ! Qu'est-ce qui dilate et rétracte alors ? L'élasticité d'une surface close (sans bord) appliquée à un champ de force (comme la respiration).

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mars 2014
1.
La simultanéité absolue n'existe pas, car si elle existait, la divisibilité infinie n'existerait pas.

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février 2014
1.
BANG

BANG (non, ici qu'un seul coup)

critique, doute :

« Il n’existe aucun “modèle concurrent sérieux” (sic) [1] au (autant croyable que le) Big Bang. » Cette affirmation encyclopédique est fausse : Giordano Bruno au XVIe siècle a proposé une pensée de l'univers infini des mondes. Mais aucun scientifique (astrophysicien) n'a dû comprendre ce qu'il dit : car ce qu'il propose n'est pas un imaginaire, mais une pensée. L'ouvrage fut interdit par l'Eglise et Giordano Bruno fut brûlé à mort en 1600 par l'Inquisition (la police de l'Eglise qui torture et tue les hérétiques [2]). L'histoire de l'expansion de l'Univers a été proposée par le prêtre belge : Georges Lemaître en 1927 (non défroqué par le Vatican ?) et confirmé par Edwin Hubble en 1929 (à qui a été pris son nom pour être donné au seul télescope spatial, américain). [3]

Rire
D'après l'idée de l'histoire du Grand (big) Pan (bang : bang bang : « pan pan t'es mort ») [4] originel, l'univers serait un coup de feu en état d'explosion permanente parce que les galaxies s'éloignent les unes des autres dans un mouvement d'accélération et non de ralentissement (comme il est reconnu de la forme explosive usuelle). Le grand pan (big bang) a été déduit, par symétrie opposée : dans le sens opposé, la forme explosive ramène tout à un centre, « de la taille d'une tête d'épingle » (small pin ?) dans une chaleur telle (ils sont les uns sur les autres à s'agiter) que le bouillonnement interdit toute distinction, mais pas le discernement. Bon.

Histoire et conte et mythe (où cosmogonie = cosmologie)
Cette histoire... la forme narrative qui ra:conte (conte encore) est la forme linéaire de cause à effet du mythe qui explique la vérité à servir sa croyance. Le mythe comme l'histoire est une hypothèse (une sous position d'une opinion argumentaire suppositoire pour expliquer le contexte, c'est-à-dire pour ne plus se prendre la tête avec des questions sans réponses et passer à autre chose), un impossible possible. Mais un fait réel difficilement crédible, puisque la théorie (ouverte) du Big Bang a la forme d'une histoire qui provient d'une déduction par simple opération d'inversion (pas d'une expérience vécue). Avec comme pour toute histoire un passé et un à venir dans la conception unilinéaire du temps occidental réalisé dans la narration (unique tout comme l'uni-vers qui est un ver unique). D'un côté le minuscule pin (tête d'épingle) bouillonnant et de l'autre l'incommensurable big par le bang refroidi aux formes discernées (distinguées ?) qui s'esseulent. Les « objets » galactiques vivent (objets inanimés ou êtres vivants ?) dans la répulsion se distinguent (discernent ?) de la « matière noire » plus le vide (intergalactique) à la lunette astronomique et autres outils de distinction (discernement ?). « Pin Bang » ou « univers éjaculatoire », ça sonne moins bien que « Big Bang ». Pourtant l'analogie est proche. Et là on tombe immanquablement dans les modèles familiers de représentations visuelles pour « se faire une idée » pour savoir « de quoi il s'agit ». Où les films de science-fiction prennent le relais pour vivre par procuration le mythe en question : OK, bon c'est comme ça.

L'univers coup de feu.
Les centrebombes (pour quoi n'y aurait-il qu'1 uni-vers tout seul universel ?) sont des centres (milieux) vides (nécessaires à la réaction : pas d'explosion possible sans mélanger les oppositions) enveloppés de fausses putrides (la putréfaction est un état de la matière changeante en mélange propice à la morphogénèse) chaudes favorables à ce que naissent des entités autonomes vivantes. Si ces fausses étaient sceptiques, il n'y pousserait rien (par scepticisme, il n'y a pas d'action copulatoire) : ça n'agit pas, ça doute : on attend (de voir). L'infection est l'un des outils de mélange qui réunit les matières dans un tout indistinguable (et provoque le dégoût chez les humains nettoyés) indiscernable.

Bang, en musique
est un son à forme percussive : un coup, une « attaque ». Tout son commence par une attaque (violente = rapide ou douce = lente) et se termine, meure dans le relâchement : sa résonnance (la partie du son non entretenu ou non provoqué) comme une queue de comète : une détention qui met un certain temps à mourir. Un son sans résonnance est un son qui meurt instantanément. L'attaque (musicale) se réalise dans la tension. La culture occidentale de la musique est fondée sur la corde tendue (ton) : le nom idéologique Pythagore servant à calculer les « vibrations secondaires » : les harmoniques. Pour qu'un big bang existe en musique, il faut un milieu tendu (en désaccord). Dans un milieu mou, l'énergie vibratoire est absorbée et a du mal à se propager. Chaque vibration dans tout milieu non vide a la forme d'une explosion qui se déploie sphériquement dans un environnement tendu et élastique.

La science : art de la vision mesurée (de l'observateur s'exprimant par la langue quantifiée des mathématiques quantifiant les faits observés) ne se rapproche pas + qu'un autre art de la réalité (comme la philosophie ou la musique). Sa capacité à construire des outils mesurant, non plus, seuls à produire une virtualité simulée. Le problème de la science est que l'observateur ne s'inclut pas dans son observation et que son observation ne se restreint qu'à la vision pour croire à sa vérité.

 

Notes
[1] le sens de « modèle concurrent sérieux », rapporte un état d'esprit particulier : celui d' « approuver la représentation unique donnée qui ne peut pas être mise en doute ». Le manque de recul par rapport à cette histoire (à qui il lui a été donné un temps chronologique, sachant qu'une chronologie n'est exploitable que par une seule dimension temporelle possible) pour expliquer la naissance de l'univers par la déduction contradictoire : « puisque les galaxies s'éloignent les unes des autres, dans l'autre sens, elles doivent se rapprocher jusque dans un point zéro » montre la carence de la pensée déductive du monde scientifique. Faire appel à l'imaginaire pour expliquer un fait porte un nom : un mythe.
[2] hérésie : idée ou théorie qui va à l’encontre de l’opinion de la doctrine religieuse dominante admise et punit par la mort au bûcher. Hérétique : celle ou celui qui émet ces idées et ces théories (auteur original et rapporteurs). L'hérétique met en danger l'autorité gouvernementale religieuse et laïque et sape (laboure) le pouvoir toujours illégitime : de décider de la vie pour les autres.
[3] Hubble est le scientifique héros américain glorifié type, ou la marque au prétexte de supériorité de l'empire américain qui a globalisé la planète par sa culture. Edwin Powell Hubble classifie les formes des galaxies (nommée « séquence Hubble »), donne une loi (déduite de la formule de Doppler) : v = H0d où la vitesse (d'éloignement progressif des galaxies) est égale à la « constante de Hubble » H (pour Hubble) où « l'indice 0 est utilisé pour indiquer la valeur de la constante à l'instant présent » (sic) multipliée par la distance d. Dans cette équation (simple comme celle d'Einstein E=mc2), la croyance à l'expansion provient de cette constatation : « d augmente plus vite que H diminue, donc il y a accélération de l'expansion ». Ça glorifié par le télescope spatial Hubble. Mais aujourd'hui, on pense à : « un étirement de l'espace lui-même » (sic) mu par « l'énergie noire » qui remplace le vide noir interstellaire. Le discernement entre science et fiction n'existe pas. Non, le langage quantitatif ne conduit pas la pensée vers sa logique ou le fait des êtres et des choses (les choses étant des êtres où le mouvement ne se perçoit pas) calculé ne donne pas la réalité, mais une image de ce que ça pourrait être. Penser l'infini (et le pouvoir de le penser) n'est pas plus idiot que de s'imaginer « un ballon gonflant contenant, dans lequel des galaxies contenues fixées (localisables) par l'espace s'éloignent au fur et à mesure que le ballon croit ».
[4] rappelons que l'expression « Big Bang » est une expression imagée (la volonté de donner au public une image frappante) émise lors d'une émission de la BBC en 1949 ou 1950 par le physicien Fred Hoyle (qui défend l'idée d'un univers statique comme Einstein). Ironie des choses.

Rappels
1. Doctrines ou idéologies
sont un système clos d'idées qui ne se discute pas, ne se contredit pas, ne se transforme pas ; à l'opposé de la théorie qui est un système ouvert d'idées qui se discute, se développe, se transforme. Les religions se combattent uniquement pour imposer la vérité de leur croyance aux autres. L'apport de la nouvelle religion science (pas si nouvelle) est qu'elle propose des théories et non des doctrines ou des idéologies comme les politiques gouvernantes et les religions prophétiques, institutionnalisées.
2. « Le chaud mélange, le froid cristallise (distingue, discerne) » : est-ce une loi immuable ?
3.
Hypo- : préfixe élément du grec « hupo » signifiant : au-dessous, en deçà, qui exprime la diminution, l'insuffisance, la situation inférieure.
Thèse : 1579 du latin de rhétorique « thesis », mot grec, proprement « action de poser » une idée.
L'hypothèse propose une idée pour comprendre la réalité, mais dans l'idée du mot il y a le fait d'être en deçà de l'idée posée ; comme si l'idée posée ne donnait pas accès à la réalité pointée à comprendre.

 

Affirmer une hypothèse pour une vérité n'est pas une pratique du savoir (philosophique, scientifique, musical, etc.), mais celle de la croyance.
Affirmer : « The Big Bang theory depends on two major assumptions: the universality of physical laws and the cosmological principle » est-ce du domaine de la doctrine ou de la théorie ? autrement dit, cette proposition est-elle discutable ou pas ? Si la physique suppose des lois immuables alors c'est une doctrine, mais si ses principes sont à remettre en question, c'est une théorie. La science (observation et expérimentation des faits voyants) comme le reste est produite par la pensée. Si la pensée se perd dans la croyance, elle perd son autonomie (elle devient hétéronome) et « tourne en rond » dans l'obéissance de la croyance (le piège de la pensée). En fait cette phrase ne veut rien dire que « dépendre d'hypothèses majeures » puis « sur des lois et des principes de la physique cosmologique » est : affirmer une probabilité, quelque chose de possible pour vrai. La science est sensée affirmer les faits et non des choses probables, mais comme rien n'est certain et tout est probable, l'idéal scientifique est de ne pas se faire abuser qui dans cet état de fait rejoint l'esprit philosophique et musical.

 

déBANGuer

constructique, considération :

La leçon de Giordano Bruno ou la capacité de penser : l'infini des mondes infinis non bornés indénombrables etc. et +

Il est moins facile semble-t-il, de tracer des cartes de l'univers (ou du ver pluriel dont uni a été retiré, est-ce un contenant plausible ? ou un contenu plus vaste que ses contenants ?) dans lequel les humains ne se déplacent pas encore (le vont-ils un jour ?) que les longitudes et les latitudes de la mappemonde de notre planète.

Avec « L'infini l'univers et les mondes », Giordano Bruno socle en 1584 à 36 ans l'utilité de la nécessité de penser rebelle. Avant Locke, Berkeley et Hume, Giordano Bruno (1548-1600) sait que nos sens de la perception sont insuffisants à comprendre (embrasser : saisir la totalité de) l'infini (de l'existant de la vie de l'espace-temps). Nos sens n'ont que la fonction d'une évaluation influençable par un contexte, une culture et un conditionnement ou une éducation (projettent ce qu'on veut percevoir à conforter sa croyance). Nos organes des sens nous permettent une perception locale suffisante à survivre par, toucher, goûter, sentir, entendre et voir. Mais ils ne servent à rien quant à la compréhension de la vie, des mondes et du reste. Ce qui nous donne « la présence d'esprit » est de penser. Aussi cette pensée est servie par une langue qui comme les organes des sens projette le résultat d'une influence en fonction du contexte de la culture du conditionnement ou d'une éducation (sa grammaire : son organisation culturelle). La transcendance (ou la transgression : désobéir à l'usage de la croyance) est un outil qui permet d'échapper le contexte du conditionnement culturel afin de penser sans influence. La transgression est un outil qui permet de s'évader pour penser sans contrainte. Là, la pensée opère. Elle utilise des opérations de relations dont les plus simples sont : l'évaluation quantitative (comparaison de grandeurs), la différence ou l'opposition dans laquelle s'inclut l'intérieur et l'extérieur, le fini avec l'infini (sans l'indéfini), etc. Opérations que l'on retrouve dans la logique** (méthodes des raisonnements) reprises et développées par les mathématiques* (langue des quantités). Une opération forme un lien entre 2 ou plusieurs valeurs (un commerce) ; le lien de la transformation de l'une à l'autre des valeurs discernées. Penser, découvre et le (motif) moteur et son fonctionnement.

...

 

Notes du déBANGage
* Philosophie et mathématiques relèvent du même raisonnement de la pensée en ce qui est imperceptible par les sens, mais diffèrent dans leurs applications où l'une révèle pour savoir et l'autre mesure pour localiser. Bon, on est où là ?
** Malheureusement à partir de Leibniz, la logique se cantonne à la décision binaire vrai/faux pour se diriger vers la logistique autrement dit « assurer la décision militaire de la victoire » (comme les probabilités), la production de machines-esclaves (ordinateurs ordonnés) par l'esprit cybernétique. L'infini en logique est axiomisé faute d'être pensé. La logique se perd dans des méthodes d'approches, plus que de traiter le sens de ce qu'elle emploie. Et bute sur des paradoxes et des non-sens tels que : « une notion est isomorphe à une vérité » (sic) ! La logique anticonformiste d'un Lewis Carroll ou les logiques non binaires sont considérées comme mineures : elles ne servent aucun commandement militaire. En logique binaire, seule la tautologie reste vraie !

 

Notes de l'1tropdiction
1.
Les théories universalistes sont à la fois ambitieuses (pour un seul homme) et tendancieuses pour tous (par un seul homme). Nous gardons à l'esprit les oeuvres envahissantes comme le Capital de Karl Marx, l'oeuvre convaincue de Hegel, Kant ou Freud, les Théories et autres utopies de Charles Fourier, Charles Darwin est un cas où sa théorie a été récupérée pour légitimer toutes sortes de dominations (économiques, politiques, sociales, etc.) bien qu'il fut aussi capable d'écrire des bêtises (comme nous tous) ainsi que toutes ces autres oeuvres volumineuses voulant traiter de la globalité de la vie dont La Méthode en 6 volumes d'Edgar Morin fait partie (sans que cet ouvrage ait encore l'influence effective des auteurs cités précédemment, mais le « Mouvement pour la pensée complexe » (sic) semble y travailler), nous font douter de leur réel apport (pour la compréhension de... ce qui est, de... ce qui vit, de.. l'autre, et de tout le « reste »). Nous avons constaté les dégâts provoqués par les 4 « monstres » dont leurs idées ont été abondamment utilisées en politique, en pédagogie, en économie, ou en médecine de l'esprit (avec le tort de la raison). De tels ouvrages globalisateurs ne sollicitent pas l'ouverture d'esprit où chacun participe à la réflexion, mais impose « une vision » (comme pour celle de Teilhard de Chardin) convaincue de vérité « qui bave de partout » (tellement il y en a) est louche (en bouche). Louche parce que la pensée d'un seul l'homme ne peut pas être une pensée applicable pour tous (cette forme de dictat ou pensée close systématisée qui possède plusieurs noms connus développe des politiques extrémistes (du comportement) aussi bien du pire de la violence que du pire convenable).

L'idéologie du UN vers TOUS est devenue aujourd'hui enfin obsolète : ouf.
Attends, attends, pas tout à fait...

2.
Il est intéressant de constater que les 2 modèles cosmologiques majeurs occidentaux contemporains : le Big Bang et la Noosphère sont des modèles (parties du mythe contemporain de la connaissance) proposés par 2 prêtres catholiques. Pour l'un : Georges Lemaître en 1927 et pour l'autre : Pierre Teilhard de Chardin en 1947. Malgré la naïveté et la conclusion hâtive de l'imagination (la vision) de ces 2 modèles (images), ils recèlent tous 2 des idées qui développent « le penser le monde » : l'une que l'univers (et ce qu'il contient) n'est pas immobile et l'autre, qu'il y a une infinité de mondes autonomes dépendant les uns des autres (dont le monde des idées est l'un d'entre eux).

 

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