musique symphonique exportée pour désoccidentaliser l'Occidental
musique symphonique déportée, ou l'Occidental désoccidentalisé :

 

La Farsa del Sonido en 1994 pour le symphonique en Turquie à Istanbul dans ses jardins,
Situations Innommables dans la langue où le goût étrange et étranger à la parole incompréhensible en 2000 pour le symphonique au Brésil à Rio dans la rue.

 

La musique n'est pas un langage universel

 

Ma manière de musiquer la musique ex-portée dé-portée à l'interprétation étrangère
[àïe, rejoindre le flux unifié de la musique transculturelle de l'humanité, Quoi ? non]

Qu'est-ce que j'avais dans la tête avec la Farsa del Sonido ? Après mon voyage et ma rencontre avec la musique turque en 1991, je me disais qu'il serait plaisant, voire excitant, qu'une de mes musiques se TRADUISE par une interprétation locale qui la transformerait en autre chose (en action aussi contre la machine globalisante de l'unisson occidental ?) la musique occidentale délocalisée, rejouée à la manière du contexte cultivé particulier différent des autres. Un exemple, imagine adaptée une musique Gagaku japonaise à l'orchestre classique occidental et vice et versa, une musique occidentale à l'orchestre Gagaku*. Là, nous aurions un réel échange et une réelle compréhension mutuelle (au moins un début) de ce qui est agit dans les états d'esprit ici et ailleurs. Les manières différentes de jouer de la musique sur la planète dépendent de l'état d'esprit particulier cultivé en fonction du contexte de vie. Et, il existe différentes et innombrables manières de comprendre la vie et de vivre en fonction de cette compréhension. L'Occidental croit qu'il possède la connaissance universelle, en réalité il ne sait rien que ce qu'il croit. Mais sa croyance convaincue le rend dangereux, jusqu'à absorber (= annihiler) les autres cultures, pour celle du vain-coeur (le coeur vidé par la frustration d'avoir été chassé du paradis, en réaction ? le Blanc détruit tout). La transposition culturelle de la musique, c'est ce qu'offrait la Farsa del Sonido dans les années 90 du XXe siècle. Ça, aussi en réaction à l'homogénéisation mondiale de l'orchestre symphonique occidental du XIXe siècle : aïe, des mêmes partout ! Et au même ton : la3 = 440 Hz ! Aïe.

Je me disais que les grilles musicales : vitesses (= hauteurs) x durées chronologiques (= rythmes) différentes pour chaque culture, pouvaient passer les musiques de l'une à l'autre, se transformer d'un contexte musical culturel à l'autre, une manière de comprendre tous les différents contextes inconnus pour ces étrangers mutuels vivant sur la même planète. C'est clair, on ne joue pas pareil de la musique à Cuba ou à Rio comme à Paris, comme à Bali. D'abord, il y a la disposition humaine à désirer ce qui est important dans son contexte : à Rio on joue la samba avec son âme, on ne joue pas pour émettre des sons comme à Paris. À Bali on joue pour effrayer l'envahisseur (et aujourd'hui pour divertir les touristes occidentalisés, Japonais y compris). [Les artistes authentiques sont tous isolés]. Toutes les grilles théoriques et d'intentions sont différentes pour chaque culture, bien que l'Occidentale envahisse et uniformise le monde à son image (avec sa seule échelle (gamma) unique de 12 1/2 tons divisant l'octave). Non, la musique n'est pas un langage universel entre différentes humanités qui ne se comprennent pas, comme il est cru, mais le résultat de l'état d'un esprit étranger = différent qui la produit. Une décontextualisation reste toujours incompréhensible. Le désir de transculturalité occidentale est un faux échange, + une imposition : « ah, tu veux faire ça ? T'as de l'argent ? » (= combien tu payes, toi le Blanc de l'Occident riche**, pour nous corrompre à ta volonté venue de l'extérieur de notre contexte ?) est la clé de la réalisation de la musique trans-culturalisée dans le pays où tu es l'étranger nonadopté (ou le désir de mélanger les différences incompréhensibles). [Les artistes authentiques sont tous isolés]. Et ça, pour la musique (= la sympathie), c'est injouable. Les esprits manipulés par : l'argent ne mélange pas, il domine, soudoie et servilise et asservit = la manifestation de l'antipathie (= de l'antimusique).

Une fois l'étranger adopté, il se passe autre chose, mais ça prend beaucoup de temps : une vie

La Farsa del Sonido interprétée par un orchestre égyptien, un gamelan balinais ou un orchestre gagaku (qui n'ont pas les mêmes gammes ni les mêmes conceptions du rythme qu'usagent les Occidentaux) était l'idée et le plan d'échange et de partage, mais la violence occidentale mondialisée a éduqué les regards des êtres humains non-Blancs à se méfier des mensonges des Blancs (+ de 2 000 ans de massacres permanents ne persuadera pas du contraire). Situations Innommables dans la Langue où le Goût Etrange et Etranger à la Parole Incompréhensible était une musique pour le contexte Carioca où l'orchestre transclasse (constitué de musiciens classiques et pop) de circonstance se mêlait à l'audience ou vice versa : l'audience rentre dans l'orchestre, qui dans la déambulation est un classique de la samba. Mais les manières sont soient copiées (un orchestre symphonique décontextualisé copié sur « le prestige de Paris  » (sic) l'empire qui n'existe plus) soient incompatibles, car personne ne désire entendre ce qu'un Parisien à Rio a à commander (à part recevoir de l'argent, par l'intermédiaire de l'institut français ? même pas). Mais déjà à l'époque, je n'étais plus Parisien.

 

Notes
* Les Japonais au lieu d'affirmer leur culture et la faire évoluer, copient la musique occidentale dans l'objectif de battre les Occidentaux sur leur propre terrain : c'est leur revanche de leur défaite à la Seconde Guerre mondiale, toujours en pratique.
** Là-bas et partout ailleurs, il est inconcevable qu'un Blanc soit pauvre.

 

Téléchargements des musiques :

De la partition manuscrite des Situations Innommables dans la langue où le goût étrange et étranger à la parole incompréhensible la musique n'a pas été réalisée ni avec l'ordinateur comme l'a été La Farsa del Sonido, par contre à la place des Situations Innommables dans la langue où le goût étrange et étranger à la parole incompréhensible a été réalisée la rencontre avec le contrebassiste carioca Jorge Ribeiro et moi à la trompette en do à jouer ensemble « une petite musique de nuit » : WINDS OF SKINS (WE SPEAK WHALE'S SONG) enregistré sur disque la nuit à Rio quand la rumeur de la ville diurne non-as-sourd-issante s'apaise dans les sommeils nocturnes des cariocas. Avec Jorge nous vivions et jouions la musique acoustique la nuit. L'autre possible carioca a été le disque de musique électronique mélangeant ma voix crue avec les rythmes sambo-techno du moment : THA RAW VOICE OF COOKED EXILE. Aussi, le grand nombre de pianistes classiques à Rio (pour Villa Lobos ?) m'a fait composer à la demande de l'un d'entre eux pour 3 pianos : 3 Ephémérôdes partis du Milieu de la Bombe. À Bali, qu'un cours moment enregistré d'expérience transculturelle BALI, TRANS-CULTURAL MUSIC? [Les artistes authentiques sont tous isolés].

 

idée musicale transculturelle & son expérience

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