La partition-jeu

La solution pour ne plus courir après les horaires

 

« Mathius Shadow-Sky est le premier compositeur à développer une base d'un système de jeu non stratégique (= non militaire) qui crée une autre manière « d'écrire » et de jouer la musique. Le plaisir de jouer (dans l'instant) au contraire de jouer pour obtenir autre chose (à courir après dans un état d'inquiétude, voire d'angoisse). L'aventure de la partition-jeu a commencé en 1980 avec Ludus Musicae Temporarium (pour un consort de lampes d'architecte = un orchestre d'objets*), suivie de différents de jeux de musique, parmi eux : Les Ephemerodes Cardent des Chones en 1984 (pour 7 pianos cassés entassés) qui développe un jeu temporel basé sur des rythmes élastiques et des échelles mouvantes avec une harmonie non-octaviante par réaccordage permanent. »

 

LE JEU ET LE TEMPS

 

Retirer l'angoisse

La partition-jeu, au contraire de la partition-séquence(use) classique au temps linéaire qui fuit, donne à maîtriser le temps : au lieu de lui courir après (et se perdre « à être délaissé derrière ») chacune chacun produit au moment voulu ce qu'il y a à jouer.

Temps linéaire et instantané

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La partition-jeu, au contraire de la partition-séquence(use) classique au temps linéaire fuyant, permet de maîtriser le temps, au lieu de lui courir après (et se perdre « à être délaissé derrière ») chacune chacun produit au moment voulu ce qu'il y a à jouer avec les autres. Car dans la musique ensemble, il s'agit de synchroniser différents gestes à des mêmes instants dans (la ligne) le temps (des moments qui passent) : des accords. Le temps linéaire est à l'extérieur de soi (du musicien), le temps instantané est à l'intérieur de soi (du musicien).

Sortir de l'obéissance

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La conséquence dans les états d'esprit est que le temps linéaire automatise une attitude de soumission. Le temps extérieur commande les autres avec des horaires (des machines, le métronome est une machine comme l'horloge comme l'ordinateur), le temps intérieur maîtrise l'instantanéité que chacune, chacun produit dans l'ensemble (de l'orchestre). Dans un temps linéaire à horaires, on est toujours en retard, jamais à l'heure de l'instantanéité. Cette différence est fondamentale dans l'attitude sociale et musicale : l'une cultive la domination (= l'obéissance dans le travail obligatoire => la punition de la désobéissance = la souffrance) et l'autre cultive la libre responsabilité des individus envers les autres dans l'ensemble (l'orchestre) (= prendre soin des autres pour que l'ensemble fonctionne).

Le temps vibrant, le temps fuyant

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La commande (= l'ordre) qui passe par l'écrit (la lecture) la vision puis la conscience puis la transmission gestuelle, met un certain temps (dure) à parvenir au musicien-exécutant-mécanisé (= prévisible) de l'orchestre (classique) dans le temps linéaire des durées chronologiquées. En temps instantané toute désynchronisation est inexistante, car elle passe par le 1 seul canal, le vibratoire (sans passer par la 1. lecture de la visibilité, ni 2. la conscience de comprendre, ni 3. les gestes communicants). Une transmission par le monde vibratoire est immédiate : le vibrant est dans le vibré qui est notre être vivant qui dans le monde de la visibilité de la durée d'apparition dans la chronologie figurée est déjà (dé)passée.

La sympathie ? fondatrice essentielle de la musique

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Dans la musique, il ne s'agit pas de punir les retardataires. Mais de créer des sympathies.

 

 

LE JEU ET LE VIBRANT

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LE JEU EN SOCIETE (en orchestre)

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LE JEU EN GRAPHIQUE (composition de la départition)

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Note
* en 1988, les Percussions de Strasbourg se sont essayées au jeu de la musique Ludus Musicae Temporarium, nommée alors Delirium à la place de Temporarium (au Manca à Nice).

 

 

le JEU : fondateur de la nouvelle écriture de la musique du XXIe siècle |1980

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