N'est-il pas temps de rendre accessible la musique spatiale à la maison ?

Ça fait 45 ans qu'on attend

 

En fait, c'est devenu possible en 1990, il y a 25 ans.

Depuis l'invasion de l'informatique dans la production musicale en 1990, la musique spatiale devrait être accessible à n'importe quel mélomane. En effet les formats audio non-compressés n'ont pas changé et reste pour Apple le « .aiff » et pour PC Windows le « .wav ». Le taux d'échantillonnage reste le même 44.1kHz pour la musique et 48kHz pour le cinéma qui n'est qu'une convention, dernièrement les taux augmentent (quoi n'augmente pas ?) jusqu'à dépasser les 192kHz (inutile et lourd pour des oreilles non spécialisées). Le nombre de bit reste à 16 du standard CD et + : à 24 bit, et aussi 32 bit (inutile et lourd pour des oreilles non spécialisées).

Ce qu'il faut savoir :
la convention d'échantillonnage numérique du son passe par une idéologie particulière qui donne au son une propriété particulière. Le numérique n'est pas plus fidèle qu'un autre système de ce qui est entendu. Le son numérique est construit avec l'idéologie pythagoricienne puis fouriériste (de Joseph Fourier) de la décomposition en ondes simples (sinus) du son. Cette méthode favorise les sons graves au détriment des sons aigus. La raison est simple : l'échantillonnage découpe l'onde en valeurs de bit (16, 24, 32 valeurs par tranche), les longueurs d'onde des sons aigus sont + courtes que celles des sons graves, ce qui implique que les sons graves ont un découpage + fin que les sons aigus qui peuvent se retrouver avec 2, 3 tranches par révolution d'onde (le chemin circulaire de l'onde représenté dans sa durée), ce qui implique que si ces sons aigus dépassent un certain seuil critique d'amplitude, ils deviennent des générateurs de bruit numérique. C'est pour ça que le son numérique se préserve à être feutré, car ses sons aigus sont très très désagréables à l'audition (par manque de tranches de bit). Ce qui est nommé « dither » est un générateur de souffle pour atténuer le phénomène. Un suréchantillonnage comme 192kH et au-delà ne fera rien, qu'ajouter de l'échantillonnage inutile aux sons graves et rien aux sons aigus. La proportion reste la même où les subbasses sont envahissantes. Les enceintes de subbasses (le .1 du standard surround) ne génèrent que des ondes simples sinusoïdales (entre ~40Hz et 100Hz) qui ne nécessite pas un suréchantillonnage (over sample rate) d'un excès de calcul inutile. Ce contexte particulier oblige à une certaine manière et façon de mixer la musique (l'art d'équilibrer les uns avec les autres), où un son identifié « mange » facilement un autre moins identifiable par le bas, où la tendance des algorithmes est de minimiser les aigus, c'est-à-dire : la clarté de l'audibilité de l'écoute et donne cette particularité douçâtre à l'audio numérique.

Lire l'article : La culture conditionne la conviction (prt1) pensée d'une réalité obtuse donnée possible qui n'est pas le réel, mais considérée comme telle publié dans Le Mouvement du Monde au chapitre 5. du mois d'août 2012 (avec schémas).

Aujourd'hui, nous avons des systèmes d'exploitation très gourmands Mac et PC et payant et un gratuit que personne n'utilise : Linux qui existe depuis 1993. De quelques mégas dans les années 90 du XXe siècle de l'OS nous sommes passés à plusieurs gigas : l'intérêt ? je me le demande (à part remplir les poubelles). Linux n'a pas encore réussi à créer (il y est presque) un système d'exploitation accessible avec les outils dont nous musiciens avons besoin. L'avantage de Linux est qu'il n'épuise pas le « hardware » comme Windows et Macintosh qui après 3 ans tombe en panne. Aussi, Linux rappelle dans sa manipulation que l'informatique est l'informatique et pas un service d'assistance à des personnes qui ne veulent rien comprendre au calcul discret. La majorité des utilisateurs d'ordinateur qui tapent du texte et naviguent sur Internet devraient être équipés depuis longtemps avec Linux, ils auraient fait l'économie et l'écologie de ne pas jeter des ordinateurs dans les poubelles des immenses dépotoirs de l'Afrique et de l'Inde.

En fait, depuis les années 90, il est possible grâce à l'informatique audio, d'écouter chez soi de la musique spatiale, c'est à dire de la musique qui utilise plus de 2 pistes (au-delà de la stéréo) pour son expression. Le format compressé mp3 largement diffusé, contrairement au - connu mais non propriétaire OggVorbis « .ogg », ou comme le format FLAC, ne retiennent que le format stéréo ou mono (1 et 2 pistes. Windows Media Audio pro 10 ne standardise qu'à 2, 6 ou 8 pistes pour un formatage à la stéréo, au 5.1 et au 7.1 surround : aucun intérêt pour la musique spatiale). Seuls les formats audio non compressés « .aiff » et « .wav » permettent de communiquer un fichier multipiste : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, pistes, pas encore + : pour ça, il faut plusieurs fichiers audio. Une oeuvre ambitieuse, mais que quadriphonique comme les Complices du Silence d'une durée de 51:21 pèse 1.6Go à 44.1kHz et 24bit : à la demande, elle est chargée et disponible sur un disque dur public : un « serveur » (le temps de chargement reste toujours à ~ 40Ko/secondes).

Quel lecteur audio, le mélomane peut utiliser pour écouter la musique spatiale ? Il n'y en a pas. Beaucoup de formats d'encodage ont été proposés à partir des années 70 du XXe siècle : à partir de la quadriphonie (4 enceintes de haut-pârmeurs pardon : parleurs) jusqu'aujourd'hui avec la standardisation du 5.1 et 7.1 qui est une monophonie encerclante (ou une escroquerie pour la musique spatiale) et le format Ambisonic qui n'arrive pas à se standardiser à cause de la frontalité du cinéma (les IMAX n'ont que 6 pistes audio, et oui !). Mais au fond tous ces codages de standardisation n'ont que l'intérêt de compliquer et d'occuper l'industrie de la diffusion de la musique enregistrée. Au fond, tout ça ne sert à rien, ou (comme le format audio THX) est un leurre (ou une escroquerie commerciale pour vendre un « package » signé par le réalisateur de Star Wars = Guerres de l'Étoile, sic). Le + simple est d'utiliser l'outil qu'utilise les compositeurs qui est aussi un lecteur audio (qui est à la fois le magnétophone, la table de mixage et le reste), et aujourd'hui un programme mieux que les autres, 1. par son prix : 60$ (contre de 700$ à 7000$ pour les autres) 2. sont accessibilité immédiate : il se télécharge et est immédiatement opérationnel, 3. il fonctionne sous les 3 OS Mac, Windows et Linux 32 et 64 bit, 4. il pèse moins de 10Mo, 5. il est adopté par la majorité des compositeurs, car il est ouvert à des collaborations et des extensions extérieures : c'est Cockos Reaper réalisé pour tous les systèmes d'exploitation Linux y compris. Je n'ai rien trouvé de mieux pour accéder à la musique spatiale des compositeurs qui depuis + de 45 ans ne peut pas être publiée par l'industrie de la musique. L'industrie de la musique étant aujourd'hui en ruine, autant disposer des moyens les + simples et les moins chers pour communiquer.

Pour l'équipement audio aussi, ce n'est pas très compliqué, mais ce n'est pas dit. Plusieurs enceintes, chacune amplifiée, une interface audio (entre l'ordinateur et les amplificateurs) aujourd'hui USB et un ordinateur. Une chaîne multisonique au 1/10e du prix d'une chaîne stéréo HiFiiste au prix exagérément gonflé « à la barbe des connaisseurs ignorants ».

Le moins cher que j'ai trouvé avec une qualité appréciable est : pour avoir une octophonie avec 8 enceintes, autant les prendre petites et maniables, car suivant la musique, elles se disposent dans un volume géométrique, un polyèdre différent pour chaque musique. Pour l'amplification, la Chine rend l'équipement abordable et la marque T.amp (malheureusement monopolisé en Europe par Thomann) est d'une qualité équivalente à tous les équipements occidentaux de marque que fabrique la Chine (100€ pour 2x150Watts). D'autres marques d'amplificateurs, comme la marque espagnole Ecler propose des « multichannel power amplifier » par 4 et 6 (quadriphonique et hexaphonique : pour une octophonie, on prend 2 amplis 4 canaux). Dans les petites enceintes maniables, j'ai choisi ElectroVoice, cette marque américaine qui produit depuis des années les petites enceintes S40 pour 70€ pièce (sonorisation des restaurants même en extérieur. Il y a son concurrent JBL, ensuite c'est une histoire de choix). Il y a aussi les petites enceintes britanniques Warfedale diamond 8.1 qui sonnent très bien pour un prix modique au point d'être passé en professionnel. Ensuite, chacun son choix. Le tout (8 enceintes + 4 ampli stéréos) grosso modo pour 1000€ permet d'entendre (enfin !) de la musique spatiale : en triphonie, en quadriphonie, en quintophonie, en hexaphonie, en heptaphonie et en octophonie. Il faut savoir que la multiplication des enceintes élargit la surface de projection sonore qui ensemble produisent les basses que seule une enceinte ne pourrait pas, surtout dans une pièce de maison où le volume est déjà un volume résonant de sons graves. Aussi que des enceintes similaires homégénisent les trajectoires des sons dans l'espace, mais rien n'empêche d'avoir une installation hétérogène avec différentes enceintes et haut-parleurs.

Vient maintenant l'interface audio avec l'ordinateur. Le + simple, le - cher est de se monter une tour mini PC avec une carte mère équipée de 8 sorties audio nommées « surround 7.1 » (sic) qui peut être dispositionné à sa guise. Il faut être vigilant, car des algorithmes « de compression » d'amplitude et de données et « de spatialisation » peuvent être intégrés au chipset de la carte-mère : ce qui est à éviter, car ça ne donne pas le choix d'écoute, mais en impose qu'une seule (un compresseur quand on l'entend pomper dénature la musique encore +). Mac est un système fermé, une industrie qui impose des normes (et des prix élevés) qui ne nous concernent pas. Je conseille l'OS Linux gratuit qui donne une + longévité aux machines que les autres absorbent en les faisant surchauffer pour rien. Les interfaces audio à 8 sorties restent chères, comme l'une des moins chères, la Motu à 777€ qui se connecte en USB2. Je reconseille d'installer le système d'exploitation Linux qui est gratuit, l'ordinateur durera + longtemps. Il n'est pas nécessaire de se ruiner pour la carte vidéo et l'écran : en musique on n'est pas abusé par les visions.

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Bilan Bonus : 58 ans de musique spatiale

Lettre à un commerçant d'outils pour la musique spatiale
et à tous les autres concernés par la musique dans l'espace
y compris les escrocs du « surround 5.1 »

L'état de la musique spatiale révèle l'état de nos sociétés
MUSIQUE SPATIALE ? 2015
son état révèle
la situation des humains en société
[6 pages pdf 88Ko]


Pour la disposition polyèdrique des enceintes, lire l'artice (avec schémas) :
la musique de l'espace : topophonie, scénophonie, géophonie

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