Les règles
Les Lois ?

 

Ça, sert à quoi ?

 

À savoir obéir. À savoir répéter le même dans la différence. Faire la même chose, quelle que soit la différence du contexte. À reconnaître. À se reconnaître dans l'indistingable des multitudes de différences. Mais, suivre, obéir les règles, les lois instaurées dans les communautés de la société, ça sert à quoi ? Ça sert à éviter les souffrances et ça sert à en provoquer. Ça avantage les uns, ça désavantage les autres. Ça, organise les mêmes plaisirs et les mêmes peines des différences. Ça similarise, à faire toutes et tous (agir pour) la même chose. Pourquoi faire la même chose ? pour atténuer sa peur en se regroupant à faire pareil (contre la terreur d'être perdu.e seul.e dans l'espace de l'univers sans direction ni sens possible). Le remède pour ne pas vivre perdu.e ? Un pis-aller (« faute de mieux »).

Quand les lois sont dites « naturelles » (ce que les scientifiques s'efforcent de découvrir avec la conviction que "la nature" est gouvernée et/ou gouverne par des règles, cru aux vues des répétitions crues des phénomènes observés : l'observation scientifique se détache alors du contexte), ces lois ne sont plus discutables. Pourtant, en permanence, on s'aveugle de croyance, généralement par le désir de sa volonté de croire, celui qu'on projette dans nos perceptions crues voulues du réel. Le réel est en effet impréhensible, insaisissable (lire les tentatives instructives de Clément Rosset). C'est en ça que le réel est réel, sinon, il aurait été approprié pour en faire un objet de commerce. En revanche, l'humanité s'est approprié l'illusion dont elle fait commerce abondamment.

La fonction de la règle. La règle régule pour répéter le même. Les règles qui produisent des différences ne sont plus des règles, mais des algorithmes en évolution adaptative : des suites d'opérations imbriquées contextuelles en mutation. À perce-voir l'existant du réel, il semble que ça fonctionne + de la mutation que de la permanence. Ou, que ça fonctionne + des différences répétées et des répétitions différentes, mêlées. On pense aux algorithmes des nuages en mouvement et des vagues (synthétisés pour créer l'illusion au cinéma) qui se contentent de la répétition qui n'existe pas dans la réalité, celle réelle insaisissable (pas celle humanisée d'illusions).

La « nature » n'obéit pas à des lois immuables ou ne forme pas un ensemble de lois immuables (tel que le monde de la science des savants se persuade pour s'assurer à donner l'argument de sa recherche -de son activité- financée, approuvée, intégré en société celle de l'économie des échanges des nécessités crues), non, la nature PROCÈDE et... « recule d'1 pas pour mieux sauter », autrement dit, joue de l'accommodement dans l'instant en permanence au gré des contextes coïncidant. Improvise ? Le « gré des contextes coïncidant » est le procédé de l'adaptation ou de l'accommodement des tous qui existent avec les tous qui existent (différents semblables ou semblables différents). Est-ce une loi (l'énoncé immuable d'1 fait répété) ? Est-ce général ? une loi immuable « le gré des contextes coïncidant » ? En soit, ne peut l'être, si non, si les grés ne coïncident pas, ça s'arrête = ça meurt (= ça se transforme en autre chose pour coïncider). Il existe des accommodements impossibles de quelques soient (des étants) pour qu'existent, ceux, à côté, possibles. Ça passe des uns aux autres aux « grés des contextes coïncidant ».

La « nature » n'est pas un système dominatoire ou propriétaire (= immuable et préhensible) telle qu'elle est considérée par les humains pour s'en emparer (= saisir) « naturellement ! » et dans lequel, nous, humains, vivons soumis dedans à la soumettre (en créant le rapport de force permanent de l'hostilité pour la guerre permanente provoquée par les êtres humains frustrés par la honte d'avoir peur). L'existence du contexte dans lequel on est présent dans l'instant fait du vivre (le fait d'exister) ce qu'il y a à faire pour continuer à vivre en mourant ou à mourir en vivant (sachant que la mort est le complémentaire de la vie qui fait que la vie existe et vice & versa). L'idée de la « nature » (immuable) reste un argument pour con-vaincre. Où l'assimilarité Dieu <=> Nature se retrouve sous des termes différents. Dans un seul but social : craindre pour vivre dominé pour obéir.

La croyance de la règle immuable est convéniente (= commode/facile au pouvoir de nuire), convient à une société d'humains qui recherchent à se conformer, à se conformer aux règles (car obéir déresponsabilise) qui dans la durée deviennent des lois (de la nature ; réalisé par le conditionnement conduit par la croyance). Instaurer des lois sert à dominer pour se faire obéir. Mais, ce n'est qu'une manière de considérer vivre, parmi d'autres. Celle de l'expression masquée de la peur de vivre. L'immuabilité empêche la muabilité de la mutation, celle d'évoluer ou le pouvoir de s'adapter dans des contextes différents et inconnus. L'espèce humaine, comme celles des insectes (+ nombreux) ou des rongeurs possèdent un champ large d'adaptabilité : des pôles à l'équateur tropical, des humains vivent. (Bien que notre temps d'exister demeure encore inférieur, de + de 3 fois, à celui des dinosaures).

La règle est un accommodement d'accord entre des différences qui cherchent à se ressembler, se rapprocher pour interagir. Une différence trop marquée empêche le rapprochement. Empêche le jeu. Les règles dans le jeu créent le jeu. Désobéir aux règles recrée le jeu (= tricher). Le jeu est détruit quand les joueurs ne jouent pas le jeu tout en restant là à ne pas jouer le jeu (bien que, parfois, ce non-jeu s'intègre dans le jeu, la grève par exemple. La grève ne détruit pas le jeu du travail, elle la renforce : les grévistes désirent travailler, si non, ils ne seraient pas ici en grève, mais ailleurs à jouer à autre chose).

La règle régule la répétition du même dans un contexte de différences. La répétition donne des repères que la différence donne à identifier. Quand l'équilibre se brise entre différence et répétition, trop de différences devient répétition et trop de mêmes répétés devient à se différencier, les extrêmes se rejoignent. Dans notre contexte social, l'assimilation de la différence à la liberté et l'assimilation de la répétition à la dictature de l'ordre avec à l'opposé celui de la transe, donne à comprendre l'enjeu des tiraillements du réel avec la volonté humaine.

 

à suivre...

...

 

 

Et puis, il y a (aussi) :

 

Les règles masquées qui gouvernent les sociétés humaines

les Moralisateurs de l'Ordre Mondial Occidental [les MOMOs]

l'Ordre (sic, ?)

l'Ordre Moral [l'OM]

Le pensable :
« il est mal de penser du mal du bien »
« il est mal de penser du bien du mal »
« il est bien de penser du mal du mal »
« il est bien de penser du bien du bien »

Penser n'est pas juger : juger condamne, penser questionne et résout les problèmes.

Ça, c'est impensable :
« il est mal de juger le mal de mal »
« il est mal de juger le bien de bien »
« il est bien de juger le bien de mal »
« il est bien de juger le mal de bien »

« Quand on ne peut pas parler d'une règle dont on ne peut pas parler, on atteint la limite de ce dont on peut parler. »

Comment et par quoi peuvent exister des règles inhibantes qui interdisent d'avoir conscience de l'existence de ces règles ?

Le comportement suggestif « qu'il vaut mieux » obéir (pour notre sécurité = « bien être » sic). Pour annihiler toute mise en cause du système de la gestion sociale des êtres humains : c'est-à-dire leur mise en esclavage dans des enclos (de même langue).

Pourquoi (vouloir) interdire (l'autre) de penser et interdire le fait de penser qu'il est interdit de penser ; de manière à pouvoir affirmer qu'il n'est pas interdit de penser ? Et interdire de penser quoi ? Les pensées et les questions qui anéantissent les dominations telles que :
Dieu est une projection humaine qui en dehors de l'imaginaire humain n'existe pas. Ou. L'autorité du père n'a aucune légitimité.

Toutes les règles fondatrices du comportement social ne servent que la servitude de celles et ceux qui s'y soumettent.

« On a atteint un stade où l'on ne peut pas penser que l'on ne peut pas penser ce à quoi l'on ne peut pas penser. »

« Il y a un impensable non-dit oublié qui
1. interdit de penser
2. interdit de penser qu'il y a une règle interdisant de penser qu'on ne doit pas penser à ne pas penser à certaines choses. »

« Ceux qui s'y soumettent n'ont pas conscience qu'ils n'ont pas conscience (d'obéir à une règle leur interdisant de penser). »

Cette non-conscience offre de « nier qu'ils obéissent à une règle quelconque ». D'affirmer l'opposer et de vivre dans le paradoxe : faire une chose et affirmer faire l'opposer : « si je te bats, c'est pour ton bien ». Vivre dans le paradoxe, le mensonge, à nier l'évidence, crée des conflits intérieurs entre ce qui est su vrai et ce qui est agi à l'opposé.

« On comprend qu'une grande partie des difficultés qu'on rencontre n'est pas due à la complexité du sujet, mais à ses propres inhibitions qui empêchent de comprendre ce qui est évident. »

l'INCULCAGE DE L'INHIBITION

- Où en est-on ?
- Toujours au même point.
- 2 mille ans après !

Quel est ce noeud si serré que nous formons nous-mêmes de manière à ne plus avoir conscience de vivre noués ?
Comment a-t-on pu rendre les évidences indicibles pour ne pas comprendre que nous nous piégeons nous-mêmes ?

Nous sommes toutes et tous à un stade où : « personne ne peut penser de ne pas penser à ce qui n'est pas permis de penser » (R. D. Laing), par contre chacune, chacun « est (croyance crue) libre » de juger le comportement des autres. Jugement qui est cru être de la pensée. Juger n'est pas penser. Penser, c'est poser des questions qui révèlent des réponses de ce qui est incompréhensible pour être comprises. Mais tout ce qui est incompréhensible (inconnaissable) est jugé « contre nature » (sic). L'idée reçue de « la contre nature » est l'interdit le + puissant jamais suggéré à des êtres humains vivants (à se similariser) en sociétés. Être jugé contre-nature génère une souffrance pire que la désobéissance, nécessaire aux règles (qui les justifient). Un être contre-nature ne sera jamais intégré dans aucune société humaine. C'est l'instauration puis la conviction de « la contre nature » qui a fait aux êtres humains de construire les institutions d'enfermement et d'isolement tels : les prisons, les hôpitaux psychiatriques, les écoles ; ces lieux destinés aux êtres « inhumains » = « contre nature » (humains) qui sont des institutions de « normalisation » (et de redressement, de rééducation) au modèle retenu de l'obéissance (M. Foucault) qui se désobéit (pour clamer l'interdit).

« La croyance de la vérité » est une inculcation si profonde (= inconsciente de l'inconscience = oubli oublié) qui en effet convainc des milliards d'êtres humains à être gouvernés, surtout les semi-intellectuels (celles et ceux qui jugent en surface et croient, sont persuadés avoir compris) portant et diffusant la parole mensongère (à convaincre) dans les milieux dominants par la propagande (= la presse, la publicité, les médias, et tout ce qui s'y attachent, telles les « associations de bienfaisance », ou l'urbanisme, etc.) destinée aux masses au travail (pourtant en état hypnotique infantile).

Il faut vraiment creuser et creuser en profondeur pour prendre conscience que nous sommes vécus par des stéréotypes suggérés (= exactement obéis) : telles les idées, tels les mots, tel le jargon de la langue, tels les comportements, les attitudes, etc., qui donnent la manière d'être agi, d’être parlé et d'être pensé par le contre-sens et l'incohérence. Cette possession de soi par l'ensemble des autres inexistants (qu'en tant qu'idée) débute par l'obéissance exigée des enfants dans la famille. L'obéissance, contrairement à épanouir l'être humain, le fait périr. Fait périr son intelligence par ne plus avoir de choix. Et, pour supporter cet état intolérable de subordination, on se convainc, par la suggestion de son entourage, qu'on est libre d'obéir ou pas. Bien que « pour son bien », il « vaut mieux » obéir. L'enfant se mettra-t-il en péril de désobéir ? Il va tenter, car il doit connaître les limites infranchissables. La limite franchie, il sera puni. Et + il récidivera, + la sentence sera pénible. Si la peine de mort a été supprimée, ce n'est pas pour l'immoralité de l'État assassin, c'est parce qu'un mort ne souffre plus. Et pour un régime de domination autoritaire (= qui exige l'obéissance), la souffrance de la désobéissance doit être exemplaire : vue et ressentie par les autres pour ne plus désobéir tout en provoquant la désobéissance pour justifier les règles, les lois, jusqu'à la violence de la police, des hôpitaux psychiatriques et des prisons. Nous vivons dans un régime de terreur, qui est nié avec le sourire, des faux gentils dominants, construit sur un ensemble de contradictions qui perdent les esprits qui veulent comprendre dans l'incompréhensible interdit : « pour obéir aux règles, il faut qu'elles soient violées » (R. D. Laing) est la perversion de la fausse liberté crue de l'être obéissant : « ne pas être conscient de la règle interdisant d'être conscient ». Les dépressions ? Elles informent que quelque chose ne va pas, mais, on ne sait plus quoi, tellement notre quotidien est empêtré dans les contradictions de la croyance à ne pas être soi.

Comment détecter sa croyance ? Au fond, nous savons toutes et tous : quand on se ment à soi-même : le mensonge crée le malêtre (l'angoisse, les dépressions, les maladies, etc.), mais pour franchir le pas à nier l'évidence, il faut reconnaître que son malaise est vrai. Et, de ce malaise va naître une question. Qui est le début de la suite de questions qui va au fur et à mesure dévoiler la réalité. C'est un chemin individuel propre à chacune et chacun et long qui ne doit en aucun cas être dirigé (imposé) par un autre (politiciens, psychanalystes, parents, religieux, médecins, professeurs, etc.) = une autorité qui a la fonction de diriger par le courant de la pensée (dominante) vers l'obéissance.

...

 

re tour à la table des matières