The Unanswered Questions
Les questions sans réponse

The Unasked Questions
Les questions jamais posées

La musiques qui colorient les silences ?
de La musique ?

 

Composer une musique qui n'est pas remarquable pour un compositeur qui ne compose que des musiques originales pour être remarquables est une contradiction, mais aussi le désir d'une expérience qui enrichit son existence à apporter des réponses à ses questions. Tout être humain (presque) veut se faire remarquer pour séduire la + belle, le + beau (= se faire aimer). Comment rendre une musique indistinguable, indiscernable, imperceptible, qui n'attire pas l'attention ? Comment composer un bruit de fond qui ne se remarque pas = absent dans les consciences et présent dans le fait, tout en créant quelque chose d'intéressant. Même si on le remarque pas, il existe un intérêt de ne pas le remarquer.

Musique sous-enregistrée + Musique à colorier le silence = Musique irremarquable

Musique sous-enregistrée

L'enregistrement audio-numérique (après l'analogique des vinyles, bandes et cassettes) qu'a-t-il amené de mieux ? L'audio-numérique élargit l'intervalle entre les sons faibles (doux) et les sons forts (puissants). Dans la mesure, ça donne pour le vinyle un champ de 40 à 60dB et pour le CD un champ de 90dB (notre champ d'écoute naturel est de 120dB, de l'inaudible à l'insupportablement douloureux). Mais la musique enregistrée s'est divisé en 2 camps distincts 2 manières de faire : la musique classique avec ses pianissimi et ses fortissimi (à partir du romantisme du XIXe siècle) et la chanson qui elle doit manifester sa présence constante. Le résultat ? Les ingénieurs du son de la chanson considèrent le « bouton de volume » que contrôle l'auditeur et l'auditrice que la musique classique ignore agissant sachant que le volume est en permanence au maximum (sinon les pianissimi se perdent dans la rumeur).

Musique à colorier le silence

Depuis mes 1ers concerts, il a fallu que je considère le fond sonore de la salle de concert. Le silence n'existe pas, nous le savons. Il n'y a que des sons qu'on oublie d'entendre. Mais ce fond sonore, depuis la généralisation de l'électricité, des ventilateurs et des moteurs à réaction, a augmenté le niveau de la rumeur ambiante, jusqu'à se confondre avec les pianissimi des musiques dynamiques (qui jouent de l'intensité et du silence, pas seulement classiques, mais les autres vivantes et inconnues des institués) et +, il marque le sens de l'écoute. Exemple : les buzz électriques à 50/60Hz (des transformateurs) forment un spectre harmonique constant oublié par sa constance et imprégné par sa forme intégrée pythagoricienne. Pour la création musicale originale (des champs scalaires nonoctaviants), c'est une provocation. Depuis, je colorie ces fonds sonores inconsciemment acceptés (le timbre de la rumeur) avec toutes sortes de sons assemblés formant une musique inaudible ; le + drôle ? un fond sonore de pluie (en mutation musicale) dans une salle à l'abri de la pluie ! (pour le récital de l'Ephémèrôde). Tous ces fonds sont oubliés par le conscient et (im)perçu-intégré par l'inconscient collectif du public.

Musique irremarquable ?

Pourquoi publier ça, seul, dans le contexte d'un album indépendant ? À un niveau musical qui interpelle l'attention, c'est une forme identifiée et nommée. « Ambient » (qui commence à la limite de l'audible) par les Britanniques et « électroacoustique » (bien audible) par les Français. Une musique pour un voyage mental. Mais ici et maintenant, il ne s'agit pas d'écouter la musique silencieusement, il s'agit de brancher le son pour colorier le silence (= le fond sonore) les silences de mes musiques, avec ton silence aussi. Pas comme l'écoute au casque dehors qui est un acte radical qui coupe l'auditeur de la réalité sonore environnante. Ici, le son de la musique n'est pas supposé s'entendre. Forcément, il donne à penser. Il meuble invisible en dessous du niveau de la conversation. Si je publie le disque (les fichiers), c'est pour offrir cette expérience musicale aux mélomanes, en dehors de mes autres créations dont elle fait partie. À former un genre indépendant de coloriant de silences par une polyphonie de différentes musiques à différentes intensités ? K. Stockhausen parlait de « couches de silences », « entre le rien et le quelque chose », Luc Ferrari a fait « Presque rien » (des musiques anecdotiques).

J'ai déjà composé des musiques pour « remplir le vide », des salles d'attente, des musées, des lieux de passages, mais ce n'est pas de la musique qui colorie de fond sonore du silence. Certaines sont rassemblées dans l'album 36 : WAITING MUSIC FOR BORING ROOMS, puis avec l'album 37 : LE REVE DES FEMMES-POISSONS, c'est encore autre chose : une installation audible (qui capte l'attention) de l'eau qui masque la musique (une oeuvre orchestrale composée masquée = rendue inaudible par les sons de l'eau). La musique d'ambience (elevator music) ou envi-ronne-mentale repose l'attention sur une présence constante absente qui rassure le consommateur (effrayé) de la cage d'assenceur et du débordement de l'abondance des supermarchés.

La geste compositionnelle n'est pas éloignée de l'Ambient, ni de la « Noise », pas de la musique d'Ameublement,
mais en même temps, le critère constant de choix compositeur est de retenir ce qui n'interpelle pas l'attention.
En silence, faire tout pour ne pas se faire remarquer, mais se faire oublier (entre le buzz et le souffle).

Différence entre un fond sonore (l'instrumental de The girl of Ipanema) qui masque le bruit de fond de son effroi (elevator music, easy listening music) et une rumeur musicale qui se mélange au silence (= fond sonore) pour en faire une autre musique, avec en + favoriser la réflexion. Dont on doit la première à Brian Eno avec ses Music for Airports (musique pour aéroports) ignorables et calmantes propices à penser. Mais dans ces 2 rumeurs musicales The Unanswered Questions (= Les questions sans réponse) et The Unasked Questions (= Les questions jamais posées) il n'y a aucun instrument percussif (comme le piano) attracteur d'attention (sauf loin au fond un jinghu dans The Unasked Questions). Le tout étant en dessous du niveau de l'audibilité attendue*.

Est-ce de la musique ? Oui et non. Les masses sonores de superpositions de couches qui semblent immobiles font référence au mysticisme (l'union et la permanence), pourtant ici, il ne s'agit que de colorer le silence = le « bruit » de fond ambiant. La composition est trop ténue pour être appréciée en tant que musique et le genre de ces continuums massif a bien été exploité par les compositeurs et en 1er par Jean-Claude Eloy. Aujourd'hui on dit « drone » en référence aux sons statiques de La Monte Young qui pourtant ne sont pas massif. Bien qu'ici rien ne soit « statique », il ne s'agit pas d'un bourdon, la perception détaillée est trompée par la perception globale. À l'usage, ces compositions massives droniques (j'ai du mal avec ces avions de chasse sans pilote, summum de la lâcheté guerrière) se sont complexifiées par l'intégration du « bruit » = de complexes sonores nonharmoniques dans des volumes sonores élargis (des sonorisations surpuissantes). Ici, l'harmonie des accords change en permanence de manière continue et, trop progressive pour que ses changements soient perçus.

Oui,
The Unanswered Questions (= Les questions sans réponse) et The Unasked Questions (= Les questions jamais posées)
sont donnés à -30dB qui se nivellent avec le fond du silence, jamais devant lui.
Si tu augmentes le volume de ton système audio, tu augmenteras son absence, par plus de présence du fond : le bruit blanc du vent qui souffle.
Tamisé par ton audition.

 

THE UNANSWERED QUESTIONS for music

The Unanswered Questions & The Unasked Questions are absent music to colour the silence. Knowing that silence does not exist, because there is always something moving creating vibrations in propagation. Even in empty space, vibrations exist (audible or not) because collisions from explosions exist. Vibrations (from explosions) and sound (= audible vibrations) to be communicated needs collisions of any matter and particles. In rarefied space (where we cannot breath) it just takes longer to come to you (if you are alive to hear it).

In most of my music creations, I introduce (since 24 years) a music to colour the audible background made most by electric machines, their buzz sound at 50 or 60 Hz (depending of the Western continent separated by the Atlantic ocean). And these buzzes are harmonic, means that its sound's constitution is based on the whole numbers series giving the usual intervals I try to avoid with the nonoctave harmony.

The Unanswered Questions is not an album like we can think about as a concept album, and yes it is, but what every sincere musician hates: a background "easy listening" music to kill our anguish feeling emptiness. In contrary of my most mixed music with strong presence, here the music is at -20dB, so you can turn up the button to push the volume of your amplification, it will give you no more presence, but more absence, by more presence of breath sound called: 'noise' (= unwished sounds). To Plug in a "denoiser" will just transform the air sound in water sound. Which is only a point of view, a belief of what is pleasant and what is not.

The Unanswered Question is a known title of a music composed by Charles Ives. The music is a beauty. Its form is simple, the flutes are agitated trying giving an explanation, the strings in chords stay unchanged as the silence in a (dark) slowed down hymn ; the melody by the trumpet is questioning, repeating the same question. All that, shakes our emotion connected to our memory on the millennium heptatonic major/minor (= dur/mol) mode. We do not recognize the too slowed hymn, but Ives by slowing down the hymn reveals our millennia conditioning on what we are supposed to react our feelings and what we have to perceive: this is why this music touch us so deeply.

What I did first was to slow down the 8 minutes of Ives music, to become the background for my music 'Hey! Babies are Escaping!' (commissioned and decommissioned by art zoyd in 2016 and 2017); for the concert duration, which is more than one hour. The result was a de-identification (= to take out its identity) of the Ives hymnal tonal harmony, and something new appears: a different harmony. The Unasked Questions goes beyond.

This too slow too low music of imperceptible changes is a music to use to colour the believed emptiness with your sound system, but in real it reveals the contrary: this emptiness we try to hide with our hypocrisy we deny. Which makes this uneasy music to use as an ‘easy listening’ music. Yes, the purpose is to trap our lies which trap our fears. Time to stop damaging humind of what could be Humankind.

 

THE UNANSWERED QUESTIONS DISC DOUBLE COVER
Discover of the 2017 album The Unanswered Questions

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LA QUESTION DE SAVOIR
FONDE LA PHILOSOPHIE
                                       ET ELLE M'IMPORTE

SAVOIR QUI NE SE RÉALISE QU'AVEC LA PAROLE VRAIE
EN LANGUE DES CHIFFRES CETTE CONDITION SEMBLE INUTILE À EXPRIMER
POURTANT, DEPUIS L'INVENTION DES CALCULS DE PROBABILITÉS,
NOUS SAVONS QUE LES CHIFFRES SONT MANIPULABLES VOLONTAIREMENT
SOIT INVOLONTAIREMENT = PAR ERREUR DE CALCUL.
UN CONCEPT = UNE FIGURATION PASSE D'ABORD PAR UNE REPRÉSENTATION MENTALE
CE QUI DIVISE CE QUI EST SU, EN SAVOIR ET EN CONNAISSANCE
LE SAVOIR EST CE QUI SE SAIT DE SOI
LA CONNAISSANCE EST CE QUI EST SU DES AUTRES
(DONT L'INSTITUTION EST LA FORMATRICE DU CONDITIONNEMENT À LA CROYANCE)

ÇA C'EST SU

POUR RÉPONDRE AUX QUESTIONS
IL FAUT D'ABORD POUVOIR LES POSER
POUR POUVOIR POSER DES QUESTIONS
IL FAUT AVOIR LE DÉSIR DE VOULOIR SAVOIR
SAVOIR, DANS DES SOCIÉTÉS CROYANTES
MENACE LE POUVOIR SUR LES IGNORANTS
C'EST EN ÇA QUE LA CONNAISSANCE INSTITUÉE A ÉTÉ CRÉÉE
LE FAUX SAVOIR NÉCESSAIRE POUR CROIRE SAVOIR
C'EST À ÇA D'ABORD
QUE LE PHILOSOPHE QUESTIONNE.
LA TACHE EST DOUBLE
1. DÉBUSQUER LE FAUX SAVOIR
ET 2. COMPRENDRE LES MANIPULATIONS DU SENS QUI EMPÊCHENT DE COMPRENDRE.
UNE FOIS COMPRIS,
TANT DE PROBLÈMES INUTILES (= ENCOMBRANTS) S'ÉVITENT
ET SEULEMENT À CE STADE, ON COMMENCE À QUESTIONNER L'ESSENTIEL

 

 

Il existe plusieurs manières de colorer le silence et
la 1re question qui vient à l'esprit est pour quoi colorer le silence ?
Ah aaa !

répertorions :

1. enregistrer le fond sonore de la salle de concert vide puis transformer ce fond en quelque chose d'autre
                 a. transformation partielle
                 b. transformation complète

2. opérer une schizosonie : interchanger le fond sonore pour un autre
                  (telle la pluie comme fond sonore dans la salle de concert abrité.
                  Pour le son du vent avec la création de tourbillons ventés de brouillards dans la musique dans le public, j'ai utilisé un ensemble de ventilateurs,
                  voir la création d'Un Voyage au Bout du Possible de l'Homme, et plus tard, de l'Humain, en 2008 censurée et réalisée en 2012)
                 a. tel quel
                 b. composé = sculpté = pensé en tant qu'oeuvre musicale indépendante inaudible ou colorante (perçue, mais pas par le conscient)

3. poser une composition musicale à avoir la fonction de colorer le silence à être le fond sonore de la salle de concert
                 a. demande une staticité de la musique pour ne pas qu'elle soit remarquable même ténue
                 b. ou au contraire jouer (de cette dernière couche masquée) de remaquabilité voulant se démasquer de la musique bien audible de la 1re couche
                    (lire dans le même ouvrage les formes à effets de masque ou le masque dans la forme musicale)

 

 

Note
* Avec Jorge Ribeiro à Rio de Janeiro où la rumeur de la ville tombe drastiquement à la nuit "tombante", a fait qu'ensemble nous accompagnions cette rumeur ténue de la nuit, lui de sa contrebasse et moi à la trompette en do. Ça a donné l'album : Wind of Skins, We Speak Wales' Song. silent music in 2000 middle of the night in Rio. album 33 du centrebombe.

 

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You will can dOwnload soon the Charles Ives's score
The Unanswered Question for strings, trumpet and 4 flutes
and the myster shadow-sky new record
The Unanswered Questions with The Unasked Questions
No?

 

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The book: In the Sky, the Noise of the Shadow