La Douleur du Monde

+ que
discrimination
répression
exclusion

+ insoutenable que
la domination

par le monde

 

Dans le mouvement du monde, nous avons parlé des méfaits de la domination, ce qu'elle engendre de la famille aux administrations politiques des nations, mais dont chacune et chacun s'accommodent comme étant une fatalité de la vie à subir dans la position du plaignant de la victime qui entretient la perpétuation de la domination. Nous avons vu que le danger n'est pas de mourir, mais bien de vivre sans pouvoir vivre, c'est-à-dire être dominé, c'est-à-dire ne pas pouvoir bouger par soi-même de manière autonome, mais d'être bougé et immobilisé par l'autre, comme le curare qui immobilise tout en restant conscient de ne pouvoir rien faire ni agir : le danger est exactement là. Où la souffrance n'est pas encore là.

Nous allons passer à quelque chose de + douloureux qui dépasse la domination ou qui en est sa résolution ou son désir caché qui autant que la domination est autant banalisée : je veux parler de la persécution. Nous nommerons ce nouvel ouvrage LA DOULEUR DU MONDE pour que l'on comprenne clairement que la persécution est une attitude que l'on retrouve de la famille à la nation et dans toutes les cultures. Une vengeance lâche à torturer les + faibles et à les laisser en vie handicapés à vie. Une pratique que l'on pourrait considérer comme étrange des uns contre les autres de la même espèce ou pour dire autrement : la nuisance « parfaite » de ce que l'espèce humaine peut générer envers elle-même. Que le manège des persécutés persécuteurs est une révolution sans fin.

La première question qui vient à l'esprit est : pourquoi l'espèce humaine désire se nuire elle-même ? La question posée ainsi rend étrange le fait même de persécuter. Attention, la persécution n'est pas de l'ordre du sadisme : le sadique, contrairement au persécuteur ne souffre pas, au contraire il jouit. Il ne faut pas confondre non plus, la persécution avec le sacrifice qui est la forme rituelle du don de soi de sa vie pour celle des autres.

Nous l'avons compris dans Le Mouvement du Monde, ce mouvement du monde (les êtres humains en société) est motivé par l'hypocrisie. Le fait volontaire de ne pas vouloir savoir et de rejeter fermement tout ce qui n'est pas mensonge. Vivre dans le mensonge est une forme de confort qui donne le bon argument de légitimer ses actes et principalement de rendre misérable les vies des autres. La pauvreté n'est pas un phénomène « naturel », une maladie sociale à éradiquer. La pauvreté est générée par le mensonge sur lequel se fonde toute société humaine. Mensonge qui se manifeste dans l'hypocrisie.

La particularité de la persécution qui vient de son étymologie même est la poursuite incessante et sans relâche de la pratique cruelle : la torture envers l'autre. Avec la torture : il s'agit bien de tourmenter l'autre constamment jusqu'à sa mort retardée autant que possible, à vivre dans la douleur insoutenable et permanente.

Dans la persécution, il s'agit bien de « faire payer » une dette par la douleur perpétuelle (qui n'est pas le cas du sadisme et du sacrifice qui usent aussi de cruauté, mais pas pour les mêmes raisons et les mêmes effets et dans une durée limitée). La persécution poursuit une vengeance à perpétuité.

Dans ce livre nous allons essayer de comprendre pourquoi l'être humain fait souffrir l'être humain et pourquoi il se satisfait de la persécution pour la répéter en boucle au-delà des générations ? Nous allons essayer de comprendre quel est l'intérêt primordial et la motivation de vivre une vie à faire souffrir volontairement les autres par la persécution ?

 

qui doit cesser
pour que l'intelligence de l'humanité
puisse enfin s'épanouir

ça commence par le bas

 

avril 2016
1.
La haine millénaire envers les femmes (dans le monde occidental, ailleurs je ne sais pas)

Si les femmes sont violées (encore au XXIe siècle à raison de 2 viols déclarés chaque heure) c'est parce qu'elles sont haïes par les prêtres instaurateurs de la religion au monopole déïque (monothéisme régulé en lois) au point de faire foi de célibat et préférer les très jeunes garçons (prêtres pédérastes : toujours en culture aujourd'hui jusqu'au viol des très jeunes garçons aussi). La haine des femmes des prêtres chrétiens a été transmise aux politiques laïques bourgeois qui se sont accommodés de cette haine pour maintenir les femmes en captivité (épouse = la promise sans choix pour elle) dans la fonction que eux ont décidé pour elles. Celle de la soumettre, de la dégrader à être, à vivre dans la seule fonction de donner (pas d'échanger) du plaisir au mâle (la putain) en élevant la « marmaille » [= bruit de murmures] (la maman) sans que lui, l'homme dominant satisfait dans sa bêtise, n'est rien à s'en soucier.

Les religions monothéistes avec leurs règles dont l'obéissance doit être absolue (qui dans les religions polythéistes est inconcevable) ont introduit, injecté dans l'humain (le mâle homme masculinisé au travail) ces êtres humains qui ne demandent rien, le sentiment malsain(t) de voir le mal dans la femelle « source des maux de l'humanité (dans l'antre de son vagin) » (sic) partout où le mal n'est pas (et toujours à cause des femmes) pour les condamner au viol perpétuel. Ce viol perpétuel en effet dure depuis l'instauration des religions monothéistes. La domination masculine qui se nourrit de croyance et de bêtise n'est qu'une conséquence de cette haine millénaire des prêtres monothéistes (qui par la dictature d'un dieu unique inexistant imaginaire sert uniquement à s'emparer du pouvoir pour gouverner les autres). L'élu prophète (le ministre entendu qui révèle la volonté de dieu où la lâcheté de se planquer derrière l'invisible pour terrifier les autres) le fils du dieu unique (pour accentuer la persuasion et sceller la conviction) est pratique et suffisamment convainc l'impression pour créer le lien : t'esrrien - divin à la soumission de tous les êtres humains (résiste des exeptions).

Quelle est la raison de cette haine millénaire envers les femmes ?

Dans les religions antiques polythéistes (tolérantes, que les monothéistes ne sont pas), les femmes étaient les gardiennes des temples. Pour entretenir le temple, il y avait des donateurs qui se livraient à l'offrande dont les gardiennes offraient en échange (oui en échange) un temps de plaisir d'amour sexuel. L'amour que les prêtres monothéistes ont sali préférant les très jeunes garçons : qui était une coutume de la Grèce Antique de déflorer l'adolescent (pas les enfants) pour leur faire connaître l'orgasme de la prostate qui rejoint la jouissance féminine, si totale et si intense (contrairement à l'éjaculation qui est une jouissance localisée et instantanée) que les religions monothéistes ont « diabolisé », sali, introduit la notion et la sensation de dégoût moral (la nausée dans l'idée qui se retrouve encore au XXIe siècle dans les lois du Code pénal) : « le mal » du malin (sic) malsain(t) pour un acte (d'amour) qui ne l'est pas (où il s'agit de diviser pour régner : l'amour au contraire lie les individus). Il s'agit bien de ça : terroriser et salir en montrant (sic) le résultat de la transgression de l'interdit par des images répugnantes (tout ce que le dogme interdit pour gouverner les hommes à ce qu'ils obéissent sans se poser de question) l'image donne l'imagination (ou croire réel ce qui est vu). Oui je sais, il y a un dégoût amer qui te remonte de l'estomac et qui stationne dans l'oesophage qui se dépite dans ta nausée. Comprendre que nous, êtres humains, nous nous sommes fait trompé depuis si longtemps crée un choc violent qui rebondit jusque dans nos générations précédentes qui accentue encore + son propre dégoût. Maintenant, il faut se poser la question : pourquoi croire l'incroyable ? à se confiner dans une vie misérable : la vie qui s'interdit de rire.

Il faut savoir que les plaisirs dans l'Antiquité (les civilisations avant l'instauration de la civilisation monothéiste dont juif chrétien et musulman sont différents versants du même objet : prendre le pouvoir sur les esprits) n'étaient pas scindés et classés par des lois (7 péchés du capital) qui interdisent les plaisirs (et dont la seule activité autorisée est : le travail laborieux et l'adoration de son dieu unique et jaloux). Dans l'Antiquité, le plaisir de manger n'était pas séparé du plaisir de l'audition se confondait avec le plaisir de toucher de caresser avec celui de regarder et de penser (pour les philosophes). La(es) nouvelle(s) religion(s) monothéiste(s) avec le mensonge prétexte de libérer les esclaves (le statut de l'esclave antique ressemble point pour point au salarié d'aujourd'hui : veulent-ils être libérés de leur travail, de leur tâche ? non, ils redoutent la liberté du chômage) a con-vaincu les êtres humains qui formeront la Civilisation Occidentale que le labeur de leur vie leur offre la récompense : le paradis après leur mort ; c'est la + grande escroquerie humanitaire jamais réalisée sur autant de temps, une période historique si longue.

Prendre le pouvoir sur les autres passe par l'instauration de la trouille de vivre. Avec Sodome et Gomorrhe il s'agissait de foutre (spermer) la trouille aux croyants par le dégoût (le dégoût fonde la morale même si celui-ci est faussé) : un être humain ne peut gouverner un autre être humain qu'en lui foutant la trouille : le démunir de sa responsabilité et de son autonomie. Il fallait imaginer un « châtiment éternel » terrible, le pire du pire de la souffrance permanente pour que les hommes piégés en « fidèles » (pour les femmes damnées c'était déjà fait) obéissent et travaillent toute leur vie pour servir les maîtres de dieu (les prophètes institués en politiciens et fonctionnaires). Au XXIe siècle, + de 2 mille ans après, nous ne sommes pas encore sortis de ce piège bêtifiant. On peut considérer que pendant la durée de ces 2 millénaires, l'épanouissement de l'intelligence humaine a été freinée dans la croyance du châtiment éternel. En effet pour gouverner, il faut bêtifier, terroriser et écoeurer.

Les femmes, par le viol autorisé [1], sont les décharges de toute la haine des mâles frustrés dans leur captivité mentale [2]. Si les femmes tolèrent depuis 2 millénaires cette humiliation (du viol de la domination), c'est par amour filial, leur sacrifice de pardonner aux hommes l'inconséquence de ce qu'ils font, pour perpé-tuer l'espèce qui dans le cas contraire serait éteinte depuis longtemps. Si l'espèce humaine existe, c'est uniquement par le sacrifice de ses femelles persécutées.

Notes
[1] les arguments : « le viol est toujours provoqué par les femmes » (sic) « elles le cherchent bien, à force de provoquer » (sic) (jugement des soumises qui stationne dans la croyance populaire du public qui juge pour a-voir le spectacle du châtiment) ne servent que de conviction pour que l’homme violeur (le bourreau) soit lavé (= purifié) de sa culpabilité possible, de sa responsabilité (dont il est déjà dépossédé, mais dans le doute... mieux vaut insister) « ce n’est pas moi, on m’a dit de faire » (sic) est l’idée qui maintient nos sociétés dans la dictature hiérarchique du dieu (l’élu) unique qui impose l’ordre et la loi dont les pécheurs (esprits indépendants, autonomes, libres) souffriront dans l’éternité de l’enfer. Oui, pour croire ça, il faut être vraiment démuni de sa faculté autonome de penser. Tout ça, instauré dans les esprits par la religion monothéiste triplée qui devrait être condamné pour « crime d’historicité contre l’humanité » : 2000 ans, ça fait 33 générations d’êtres humains en souffrance morale. La souffrance morale est en effet une instauration de la religion.
[2] qui souffrent sans vouloir savoir et stationnent dans le déni de son malêtre sans se donner le courage de vouloir comprendre afin de se défaire définitivement de sa souffrance millénaire. La religion a donné à la souffrance morale la jouissance de la salvation post-mortem en injectant la misère de la pitié et de l'espoir dans chaque croyant (dans le réel, il n'y a rien à sauver) où sans souffrance la vie occidentale est inconcevable : en être arrivé là est inimaginable, tellement le crime est colossal.

La femme n'est pas soumise à l'homme, les femmes ont pitié des hommes tout en acceptant de jouer à leurs jeux brutaux « moi-je »  ; ça, uniquement pour perpé-tuer (pas perpétrer) l'espèce ; dans le cas contraire, notre espèce serait en voie d'extinction. *

Environ 500 apr. J.-C. (en pleine ascension du christianisme), l’intellectuelle et professeure Hypatie d’Alexandrie fut torturée et assassinée avec une telle rage par les prêtres chrétiens qu’on se demande comment le christianisme après un tel acte assassin a pu rester légitime même aux yeux de ses croyants ? Rappelons qu’Hypatie fut écorchée vive avec des coquilles d’huitre (sic, oui !) puis démembrée désossée vivante à l’agonie puis ces restes brûlés sans sépulture de reconnaissance post-mortem du meurtre commis particulièrement dégueulasse. Les prêtres coupables (comme la police aujourd’hui) n’ont jamais été inquiétés d’aucune accusation ni d’aucun procès. Alexandrie n’était pas à l’époque une mégapole et pouvait facilement identifier les meurtriers. La non-capture la non-captivité le non-jugement des coupables ne révèle que l'implication des gouvernants chrétiens dans la complicité et la responsabilité de ce meurtre. Annihiler les femmes intelligentes et indépendantes était vital pour ces porteurs de convictions violentes afin de tenir par la force leur autorité usurpée. La femme intelligente annihile la prétention des mâles vulgaires qui désirent prendre le pouvoir sur les autres. + qu'un mâle intelligent, la femelle intelligente annihile toute croyance possible, à déshabiller le mensonge de son sérieux par gratitude (une mère ou une future-mère ne peut pas mépriser les enfants), donne à comprendre le meurtre enragé contre Hypatie. Le meurtre de l'indépendance d'esprit fonde le christianisme qui 8 siècles plus tard instaurera l'Inquisition qui durera 5 siècles à mettre vivants au bûcher tous les penseurs et penseuses autonomes marquées de l'appellation : SORCIERE. La sorcellerie est une démonisation des esprits libres.

Tuer, Assassiner, c’est transpercer un corps humain vivant pour le faire mourir. Le Viol transperce aussi le corps humain vivant, mais seulement celui des femelles. Balles (bullet), lame, pointe, pique, bite : pour le faire mourir en le laissant vivant. Comment se fait-il que le viol ne soit pas jugé comme un assassinat réalisé par la torture, mais re-gardé comme une incitation à la débauche ? Parce que depuis l’instauration des 3 religions monothéistes, la haine des prêtres envers les femmes en 2 millénaires ne s’est jamais apaisée. Elle est même entretenue en culture intensive maintenue par les prêtres laïques de la politique et de la fonction publique (celles et ceux qui gouvernent les autres). Surtout que, les prêtres chrétiens préfèrent le contact du viol des tout jeunes garçons (enfants de coeur). Tout en condamnant violemment la sodomie. Cette contradiction constitutionnelle révèle la fondation fondamentale de la souffrance morale dans nos sociétés occidentales. Où la culture du malpropre retient tout le monde dans son malaise fondateur.

 

Les prêtres haïssant du début de l'ère chrétienne se retrouvent au XXIe siècle a assiéger (ass = cul fixé sur le siège) les positions de pouvoir, à prendre des décisions en-vers les autres sans consulter les autres : du président de nation au sous-chefaillon programmateur de spectacle en passant par les professeurs dans la lignée hiérarchique monothéiste (devenue administration nationale), à affirmer le pouvoir : celui d'interdire à l'autre.

Le pouvoir sur les autres ne se réalise QUE par interdire, pour éventuellement autoriser ensuite, rESTe la raison fondamentale du pouvoir. La raison de l'autorité n'existe que pour imposer l'interdit avec sa permission (= la pitié pour l'humiliation) et, à être payé pour ça, en d'autres termes : être entretenu par les autres pour faire souffrir ces autres (les mêmes) par des tracas quotidiens permanents, être payé à travailler pour « faire chier » : le travail des salariés-esclave au service des parasites-gouvernant qui torturent ceux qui l'entretiennent dans son emploi quotidien : est pourtant une activité nuisible à la société des humains. Pourtant, ça dure depuis le début de notre civilisation, et perdure dans sa lâcheté et son hypocrisie depuis tant de temps, montre à quel point la souffrance morale est incrustée profondément dans le sens de vivre de chaque être humain occidentalisé.

 

Note
* mais là, dans la surpopulation planétaire, il faudrait sans doute se ralentir soi-même du besoin sacrificiel de l'enfantement. Mais c'est en général le contraire qui se passe dans les populations qui cultivent le mépris : + une population se misérabilise et s'appauvrit + elle enfante. Croyant compenser sa misère par l'abondance infantile. Elle l'amplifie.

Lire
. Personne n'oblige les femmes à tant dépenser pour les cosmétiques
(article 6, à : avril 2016, dans le livre : Journal Vigilant d'Exemples Médiocratiques, etc.)
. LA PART RESPONSABLE DES FEMELLES-FEMMES féminines ou masculines dans la misère du monde (article 1 à mai 2016, dans : Le Mouvement du Monde)

 

 

décembre 2015
2.
Philosophe et psychanalyste

Le philosophe ne peut pas se contenter de notions stéréotypées simplifiées qu'usagent le psychanalyste qui par un mot ou une formule [1] symptômatise ou syndromatise un comportement (simplification qui banalise et pervertit le sens de la souffrance en une maladie définie, mais fausse). Comportement considéré anormal ou non-conforme à ce que le groupe qui discrimine, violente et exclut sa différence attend de l'individu qu'il se similarise (s'assimile) et de ce fait crée sa souffrance. L'exemple scolaire n'est que violent. Et dans nos sociétés contemporaines, la première exigence de l'autorité parentale scolaire et policière est l'obéissance aveugle (au questionnement interdit aux réponses impossibles) avec son opposé le châtiment, la punition due porter le sentiment de culpabilité (injection volontaire de la souffrance dans les enfants). L'assimilation dans nos sociétés (malades) ne passe que par l'obéissance. Mais ces autorités se ruinent quand elles n'obéissent pas aux lois qu'elles instaurent, à ce que les autres (dominés = enfants et infantilisés) sont obligés d'obéir qui démontre la tyrannie du régime (générateur de souffrants).

À ne vouloir que se concentrer et cibler l'intimité intérieure du patient malade, la psychanalyse « oublie » le contexte dans lequel la souffrance du patient est née. La souffrance naît du paradoxe : à partir de 2 nécessités contradictoires qui empêchent de prendre une décision, dans l'arrêt de l'indécision indécidable règne la souffrance qui s'amplifie dans le temps. L'aveu pratiqué dans les cabinets est censé soulager : c'est ce que croit le psychanalyste (con-vaincu). Mais l'aveu ne suffit pas, car le contexte est nié. Le contexte se réfère à un autre domaine d'étude, celui de la sociologie (philosophie des sociétés) et de la politique (gouvernement des autres) que la psychanalyse occulte. La position dominante de l'analyste sur le souffrant (qui ne comprend pas pourquoi il souffre) crée une relation ambigüe, voire malsaine dominant-dominé : environnement hostile qui ne favorise pas la guérison (la libération de sa souffrance). Le dominé donne sa confiance (sa croyance) ses secrets intimes au dominant qui le soulage (ou pas) en étant à sa merci (en position de chantage). Ce dominant, à fouiller dans l'intimité secrète du dominé scelle sa servitude en échange d'un soulagement éphémère et illusoire. La guérison ne se produit uniquement quand le dominé devient dominant (de soi pas de l'autre) et dans ce cas le psychanalyste perdra son client.

La psychanalyse est un domaine où le charlatanisme prospère en raison de 3 causes : 1. par le prix élevé de la consultation 2. un boulot facile à n'écouter que les patients en souffrance (qui payent cher pour guérir) en restant assis et 3. donner des explications (même irrationnelles, surtout ? et peu importe tant que les liens insensés de sens sont crus par le patient) qui rassurent le « malade » le temps qu'il revienne à la séance suivante. La gratuité du soin est rejetée par la majorité des psychanalystes (arguant « le sacrifice du péage », sic) qui en fonction du rang social peut atteindre des sommes irrationnelles. C'est en ça que la psych-anal-yse agit dans l'escroquerie. La frontière est très mince entre le charlatan et le médecin soignant et le basculement est courant. Le charlatanisme est le résultat de l'ignorance dans lesquelles baignent les populations. Imaginons un instant que les populations soient sachantes à ne plus former une foule d'idiots ? Imaginons...

Le philosophe ne prétend pas soigner, mais il apporte un dénouement du paradoxe (qui fait souffrir) dans le contexte qui l'a créé (et bloqué par l'ignorance, renforcé par la croyance qui fige l'état d'esprit) : dénouement qui libère de sa souffrance [2]. Le philosophe communique par la lecture (il écrit et dialogue au-delà de la durée d'une vie humaine) [3] et ne vient pas violer l'intimité du souffrant par la présence physique de l'autre en preneur d'otage maître chanteur (qui dans notre contexte social hostile crée une antipathie à se chercher du dominant du dominé = les rapports sociaux permanents et fatigants). Par la philosophie, le souffrant est responsable de sa souffrance (résistant, courageux) qu'il découvre et libère par lui-même : il n'est pas une victime, il ne se victimise pas, pour rester passif avec sa souffrance et demander d'être sauvé (l'aumône, la charité pour son humiliation que pratique entre autres la religion). Le souffrant affronte (avec un dialogue sans haine) sa souffrance en lisant seul par la raison de la pensée qui avec celles des philosophes, il fait sienne. Lire la philosophie, c'est dialoguer avec le philosophe. La pensée résonne comme le son (dans le champ signifiant sans signifié), quand elle s'accorde entre le fait et le sens il se passe un phénomène mal nommé « évidence » et pour le souffrant : un soulagement durable, voire permanent.

Si nos sociétés provoquent et cultivent la souffrance par l'ignorance et la croyance, c'est uniquement par désir de domination (qui n'est en rien « naturelle »). L'exemple de notre civilisation occidentale a vécu 2 000 ans de conditionnement au régime de la chrétienté. Les populations avant l'ère chrétienne ne vivaient pas dans la haine ni la terreur de l'autre qui génère une violence insupportable qui envoie les êtres fragiles qui craquent (dépressions et autres à tuer la conscience) chez le psychanalyste (qui considère la persécution sociale réalisée par le christianisme et les 2 autres religions du livre juive et musulmane comme un « délire personnel » sans parler de la perversité qui n'est rangée qu'en « jugement moral » : oui). La psychanalyse, et sa grande soeur la psychiatrie, récupérée par la politique laïque de domination en se réalisant elle-même dans le charlatanisme à l'image des gouvernements autoritaires masqués du mot « démocratie » (par un faux jeu de vote) protège la religion (son institution, son pouvoir) à renforcer la souffrance « du malade » au lieu de la libérer : une pratique conséquente de l'idéologie chrétienne réalisée par les tortures de l'Inquisition pour obtenir l'aveu = sa soumission.

Notes
[1] Exemples de jugements simplificateurs utilisés couramment et banalisés par les psychanalystes :
. Addiction (volonté de soigner l'addiction) = ne plus pouvoir se passer de quelque chose. Le mot anglais a remplacé le mot toxicomanie pour élargir le champ au-delà des drogues de contrebande. Par cette appellation, elle rejoint les obsessions et les frontières de l'addiction sont poreuses. Jusqu'à pouvoir énoncer : « une addiction à la vie m'empêche de m'en libérer » qui pour la morale chrétienne est un contre-sens. Synonymes : accoutumance, assuétude (adaptabilité au changement d'habitude), dépendance, pharmacodépendance, pharmacomanie, toxicomanie, toxicophilie.
. Nihiliste = personne au comportement extrême sans nuance : tout ou rien, avec qui la conversation confession est impossible.
. Complexe d'Oedipe = tuer son père et aimer sa mère sexuellement.
. Le déni = refuser de reconnaître la réalité. Arme utilisée au cas où le patient refuse d'obtempérer. Ou le forcer à reconnaitre ce qu'il n'est pas.
. Le syndrome de Pan = les adultes mâles infantiles
. etc. Consulter les dictionnaires de psychologie et de psychiatrie et le Dictionnaire de la violence et du crime destiné à la formation des magistrats et de la police où les mots domination et persécution sont absents du dictionnaire : quelle belle partie à rire ! Le rire interdit par la religion est un excellent moyen de guérir son âme malade qui n'est surtout pas pratiqué par la psychanalyse. Qui si, n'est pas prise au sérieux, se ressent humiliée ! Bien oui. Le rire annihile l'autorité (mais pas sa violence) en ridiculisant son pouvoir en révélant la motivation de sa frustration.
[2] Lire les antipsychiatres et antipsychanalystes, dont Ronald David Laing et surtout son livre : Noeuds (knots), un livre de poèmes qui parolent les cercles vicieux qui créent le paradoxe des liens humains et la conséquence de sa souffrance. Que j'ai mis avec quelques unes de ces paroles en musique, disponible à l'écoute avec l'album Knots System in Miami (1998) disque, page web.
[3] Lire (à la TV) les dialogues de Socrate rapporté par Platon qui sont en + drôles. Ici source gratuite de lecture. Ou Friedrich Nietzsche qui s'énerve contre la bêtise. Ici source gratuite de lecture. Ces 2 philosophes parmi d'autres (quelques ouvrages gratuits ici) ont la capacité de faire rire (moins Spinoza ou Lao Tseu, mais ils sont tellement inspirés !). Ici une galerie de portraits. La mine de lectures gratuites en sociologie est ici. Le site de Philippe Remacle (1944-2011) est une mine de textes anciens traduits : http://remacle.org.

 

 

1.
La religion, créatrice de la persécution

RELIGION : ACTE DE PERVERSION DE DESTRUCTION DE L'ÂME

La chrétienté, la culture de la perversité sexuelle (ou sublimation du supplice masochiste)

Je me suis toujours demandé comme est-ce possible qu'un instrument de torture : la croix qui crucifie à mort dans l'attente (déshydratation, faim, insolation, etc.) puisse être le symbole de toute une religion (religion devenue majeure sur la planète des êtres humains) ? Dialoguer avec différents prêtres n'a apporté aucune raison qui puisse donner à comprendre le pourquoi de cette culture religieuse vieille de 2 millénaires ? Je viens de rencontrer l'interprétation de Julia Kristeva psychanalyste et théoricienne de la littérature qui exprime une fascination pour le christianisme et le Christ (Ève du Christ, où christ signifie : croix). Il faut se rappeler que la croix avant le Christ était le « tripalium » qui tenait les jambes écartées et les bras en l'air écartés et qui est la racine du mot : travail. La croix christique des Romains rassemble les jambes (le sexe est protégé) et baisse les bras à l'horizontale à ce que le sang circule encore, ce qui rallonge la torture de l'agonie de la peine de mort. La cérémonie de dévotion : la messe, « c'est un meurtre que commémorent les croyants ».

Sens du mot

Le mot Religion apparaît pour ce qu'il signifie aujourd'hui vers l'an 1000, mais vient du latin « religio » dont ses synonymes signifient : scrupule, attention minutieuse, ferveur inquiète. Qui renvoie à l'exercice du culte, du rituel qui exige une répétition minutieuse, protocolaire. Religion est recueillement. Le recommencement de re- et une manière d'agir particulière en soi de -ligio. Rien à voir avec relier du latin religatio et non religio (Émile Benveniste) comme le désirent les premiers auteurs chrétiens à forcer le faux sens : relier les fidèles à Dieu. Religion est un mot chrétien, propre au christianisme. Qui aujourd'hui désigne toutes les religions !

La perversion (la version du Père) chrétienne christique : transformer la douleur en jouissance (pour une domination patriarcale absolue)

« La foi chrétienne repose sur une confiance indélébile dans l'existence d'un Père Idéal et un amour absolu pour ce Père aimant », ce père donne la parole (et la retire par l'autorité). La foi chrétienne donne à « l'être supérieur » qui nous contient l'image du père : l'Image de l'autorité patriarcale, des femmes soumises et des enfants soumis. Le chrétien se réjouit d'une domination amoureuse patriarcale. Signifie que pour être aimé, le chrétien est prêt au sacrifice de soi, de sa vie, jusqu'à la vénération, à sa soumission. « J'aime parce que je suis aimé/e, donc je suis », telle est l'argument, que propose Kristeva, propre au croyant chrétien. Être chrétien, c'est d'abord être aimé (en échange de sa soumission absolue), se sentir aimé, qui est la manifestation du dieu unique auquel on ne peut que croire puisqu'il se manifeste par l'amour cru que le chrétien reçoit, croit recevoir. Le chrétien « exile son moi dans Lui » (bien qu'il soit déjà dedans), (illusoirement), il se défait de son ego par la dévotion de sa soumission qu'il renforce par la culpabilité de sa peine afin de ressentir l'intensité de la fusion acorporelle sublimée. Le paradoxe ingéré en soi génère l'incohérence mentale, l'incompréhension, la perte de sens : état insupportable qui exige un guide (pour être sauvé). Un chrétien est un être passif (en souffrance paradoxale) qui se déclenche une fois qu'il reçoit : une fois qu'il reçoit, il redonne : il aime parce qu'il est aimé. Il ne sait pas donner de lui-même.

Mais si cet amour se met à manquer, que se passe-t-il ? Il y a transformation. Transformation proportionnelle à l'intensité de la félicité de l'amour cru reçu de Dieu : la violence du monstre, générateur de souffrances par le moteur de la vengeance ? Oui. Le monstre de l'horreur « gore », humain déformé qui tue dans la peine extrême, qui jouit de la douleur de l'autre qu'il supplicie, est une invention de la civilisation occidentale chrétienne. À l'opposé de la félicité qui se rejoignent, il y a le martyre, ou la douleur extrême qui tue ou débranche la conscience pour se réfugier dans l'insensible : le soulagement soudain qui crée la jouissance en échange de perdre sa conscience : l'être torturé cru aimé du Père Dieu est un être humain absenté. Et les autres, pour argumenter la présence du Dieu Père, disent du martyr (défait de sa conscience) qu'il est le « témoin (de Dieu) » : l'innocent. C'est en fait un mort-vivant qui ne peut vivre qu'en étant de dépendance (cultivé par la charité), sinon il meurt (libéré). La récompense ultime du croyant chrétien : être le témoin (l'élu) de voir (la vision) l'amour du Dieu son Père en échange de perdre sa vie. Mais à part la lumière de l'intensité, il n'y a rien à voir. La devise du croyant chrétien baignant dans le paradoxe amour-culpabilité-punition est selon Kristeva : « Nous sommes tous les 2 amoureux et coupables, nous méritons d'être battus ensemble à mort, la mort amorce notre réunion dans l'au-delà. » « Le christianisme ne se contente pas de renforcer les interdits, mais il les déplace et ouvre la voie à leur sublimation ». Est la clé qui ouvre à toutes les perversions sexuelles de la pornographie (l'industrie de la frustration sexuelle).

Obtenir l'amour de Dieu, non seulement génère la jouissance du croyant, mais en +, le fait de ne plus être jugé par Lui. À sa mort, il n'est plus coupable. Être aimé délivre du sentiment de culpabilité du Père Dieu Juge, dont ses « enfants » (celles et ceux qui ne parlent pas et qui confient leur confiance à leurs parents pour ne pas mourir) les brebis égarées de son troupeau (= les incroyants sans attachement : les êtres humains libres et « les païens » = les adeptes de religions autres que le christianisme à convertir de force) doivent être convertis par la force.

Institution du supplice

L'Inquisition est l'institution du supplice pour, pas contre, les hérétiques (infidèles = sans foi = sans attachement d'amour au Dieu Père) pour qu'ils connaissent l'expérience de l'amour de Dieu Père dans l'extrême douleur provoquée par la torture. L'Église devient à la place du Père le bourreau qui donne l'amour par le supplice. Le supplice du Christ sur la croix qui se retrouve être le symbole central dans toutes les églises chrétiennes, représente l'amour dans le supplice. Autrement dit, prône le masochisme (avant Sacher-Masoch et avant le marquis de Sade pour le rôle du bourreau jouisseur) pour la soumission absolue (à remettre sa vie à l'inexistant par l'entremise de l'autorité ecclésiastique).

Miracle

L'excès de croyance, de dévotion, crée des visions, des hallucinations (par jeûne excessif : à contrevivre), autrement nommées « miracles » où l'impossible se produit. Jesus dans le rapport de la Bible attire et retient ses adeptes en réalisant des miracles : en soignant instantanément les impotents (« je marche ! »), les aveugles (« je vois ! »), et autres malades spectaculaires expulsés (on pense aux lépreux). Aujourd'hui, on appelle ça : une campagne publicitaire. Le miracle est l'expression de la foi (dévotion) la ferveur tient à vouloir voir ce qu'elle veut voir et dans l'intensité de la jouissance religieuse (sans corps = la caresse est un péché de chair, de luxure) apparait à sa vue des visions. Si la supercherie dure encore jusqu'aujourd'hui (Lourdes) c'est qu'il y a toujours une demande intense de croire à l'incroyable. L'incroyable qui n'est produit que par la religion qui s'identifie par le miracle (évènementiel spectaculaire de la campagne publicitaire). Le miracle est couru par les adeptes, car le miracle résout un problème qu'ils sont dans l'incapacité de résoudre eux-mêmes. La religion renferme dans un monde d'illusions qui satisfait, contente, suffit l'adepte (de l'anglais adept = atteindre, acquérir, a relié, apte).

Origine du viol-meurtre

Quand le croyant se confronte à la réalité de la vérité, il devient, obligatoirement, pour protéger sa foi, sa croyance suffisante (sa satisfaction), violent et agressif, proportionnellement au degré de sa croyance : + le croyant est investi + sa violence est intense. C'est pour ça. Le ça de sa jouissance à lui, inanihilable, inaliénable (bien qu'il le soit complètement dans la contradiction dans laquelle il baigne qu'il atténue sa représentation par l'hypocrisie) qu'il est prêt à infliger les pires souffrances (monstrueuses) pour garder l'amour illusoire de sa dévotion intacte. Le croyant en manque est un être humain égoïste, inconscient, dangereux et violent pour tous les autres. Ce fou meurtrier ne sait même pas pourquoi il viole et tue (Gilles de Rais).

Conséquences

On peut comprendre maintenant comment la perversité sexuelle s'est créée et propagée à partir du christianisme (le martyr est l'état de sainteté ultime). Le christianisme a formé les modèles de toutes les perversions sexuelles rentrées dans l'usage (commerciale) en commençant par le masochisme suivi du sadisme et autres violations (sans parler du proxénétisme clérical) dont les prêtres s'illustrent encore aujourd'hui par le viol des enfants (de choeur) répandu partout où ils sont enfermés dans leurs écoles. Tout ça pour la tentation de la jouissance du supplice du châtiment (masochisme) afin d'être lavé de toute culpabilité (marqué dès l'enfance par la punition) pour rentrer dans le monde (domaine) de Dieu. Ces perversités ont débordé le domaine de la religion pour se retrouver dans la pornographie (laïque, du sexe intouchable) tout en interdisant aux laïques par la morale, la luxure sexuelle = faire l'amour sans vouloir faire d'enfants (interdiction du préservatif même en cas d'épidémie mortelle : exemple du SIDA, HAIDS) et pire pour le clergé est la masturbation. Parce que la masturbation permet de sortir (du jeu malsain du supplice et de la soumission aux dogmes) de l'Église. C'est cette contradiction fondamentale (sexe interdit et jouissance du supplice incité) qui a rendu les gens fous, fous de violence et fous d'un amour impossible à la frustration incommensurable envers un Dieu Père autoritaire jaloux et inexistant. Comment est-il possible de s'imposer à croire qu'un être supérieur a créé l'espèce humaine à son image ?! « ah, mais, sauf les sauvages » (sic). À ce que son clergé puisse cultiver (chez ses adeptes et les autres) la frustration sexuelle mélangée au sentiment de culpabilité d'accepter sa punition, son autopunition masochiste, et à interdire moralement la pratique de l'amour libre. Contradictions qui génèrent toutes les dépressions que l'on connait encore aujourd'hui.

Civilisation

Ce qui est triste dans notre histoire de l'Occident, notre civilisation (juive-chrétienne-musulmane), c'est qu'au lieu d'évoluer nos états d'esprit à partir de l'apport de la culture de la Grèce Antique (où la religion n'était pas une dictature dogmatique à faire chier les autres qui ne demandent rien) nous avons sombré dans l'excès de dictature annexée par l'excès d'autorité conquérante de l'Empire Romain dominant (à traiter les autres comme de la merde) en introduisant la tyrannie incohérente (Néron, César et autres) a généré une (plusieurs, avec les « Barbares » convertis) controffensive politique par des meneurs (menaceurs dialecticiens manipulateurs convaincants accompagnés de figures (acteurs) sacralisées de représentation intouchables qui ne parlent pas, pour renforcer l'impression du « bon choix » de la puissance) sachant que face à une armée suffisemment armée et entrainée, seule la ferveur religieuse du sacrifice en masse pouvait renverser ce pouvoir (de la foule en furie), en formant des armées d'esclaves (les trompés appauvris humiliés) sous le prétexte de leur libération. La religion est, le support idéal, + efficace que la politique laïque, parfait pour former des armées destructives, sans trop de frais, car ses soldats sont convaincus de leur « bonne action » de massacrer les hérétiques infidèles, tenue par la foi et une dévotion fervente d'amour (attaché à et jaloux). Les guerres de religion sont les pires, par la densité de leur cruauté incohérente de haine de leurs soldats : les fous de Dieu. Haine ou colère aveugle qui leur fournit une énergie, une audace et une résistance hors du commun au combat. Aucune religion n'est épargnée par la politique du pouvoir (en Asie, c'est la même chose avec le Boudhisme) puisqu'elle est la base de son institution. Aujourd'hui, la controffensive des Musulmans (extrémistes ?) ressemble tellement aux soulèvements des premiers Chrétiens (fous d'1 Dieu) prêts à torturer et à tuer les inconvertis à leur croyance (pensons au sort rapporté qui dépasse la violence d'Hypatie d'Alexandrie). Les César et Néron d'aujourd'hui, l'empire Romain, c'est l'Empire Américain et sa petite soeur Europe. Depuis 2 millénaires (33 générations), Notre civilisation occidentale se dirige par la haine de l'autre, n'est-il pas venu le moment de mûrir ? De stopper les souffrances de ces minorités haineuses qui emmerdent tout le monde (gouvernants laïques compris). Il semble à l'évidence que la majorité des êtres humains ne jouissent pas de souffrir.

 

postNotes
. Sublimation pour Kristeva et Freud est le déplacement du plaisir sexuel au plaisir visuel : « La père-version et la sublimation s'imposent ainsi comme l'envers et l'endroit de cet assouplissement (sic), sinon de cette suspension fabuleuse de l'interdit de l'inceste qu'induit le Fils-Père battu à ma place ». Perversion que l'on retrouve aujourd'hui dans notre monde des écrans d'images de l'amour (attachement) sans corps et intouchable.
. Miracle du latin « miraculum » qui ne signifiait qu'alors que : chose étonnante (dans le spectacle de la vie) au lieu du fait extraordinaire du à une intervention surnaturelle, divine à vénérer.
. Cette perversion de la sexualité est commune aux 3 religions monothéistes du livre : juive, chrétienne (avec toutes ses branches) et musulmane. Les religions bouddhique et hindouiste possèdent aussi leurs perversions qui ont provoqué tant de guerres, mais je ne suis pas de cette culture pour pouvoir la décomposer de l'intérieur afin d'en comprendre les rouages de leur perversités.

Déclencheur du texte, et d'où proviennent les citations
Julia Kristeva, Cet incroyable besoin de croire, 2007, Bayard. La révélation de la perversion chrétienne dans son éloge se situe de la page 108 à 123. Je suis surpris qu'une « grande » intellectuelle comme Julia Kristeva puisse écrire tant d'âneries, ou vie dans dans un monde qui ne distingue plus fabulationsexejouissanceintellect. Une critique sommaire du livre est publiée ici.

 

Après, on peut se demander : Pourquoi se mettre dans cet état ?
Au-delà de la motivation à ruiner sa vie, à vouloir vivre sa ruine : à s'autopersécuter ?
transformer sa souffrance en jouissance ne suffit pas la raison même irraisonnable de son existence misérable.
Ruiner sa vie ne change pas sa misère.

 

 

octobre 2015
1.
Comment est-ce possible de pouvoir vouloir vivre dans une société qui fait faire des trucs dégueulasses (qui cultive et banalise la persécution) ?

Par sa lâcheté.

 

mai 2015
12.
Viol

Comment le viol,
Peut être rendu obsolète
Par la gratuité ?

Cul pas habilité

Je me demandais constamment comment est-ce possible que Freud rapporte (presque) toutes les dépravations mentales au cul ? Il est obsédé ou quoi ? C'est que l'interdit sexuel est tellement puissant que chaque jouissance est accompagnée du sentiment de culpabilité. Cette contradiction ressentie physiquement fait souffrir. Le sentiment de culpabilité est une considération de soi sali et honteuse d'avoir commis avec ton corps un interdit (avant le mariage). L'union forcée de la reproduction religieuse crue devenue laïque. Le sentiment de culpabilité physiquement, je sais, c'est intolérable, car par la fausse faute on se dénigre et on se dévalorise constamment, on devient son propre meurtrier, c'est une torture en noeud en boucle. Source de profond malêtre, générateur de maladies physiques jusqu'au suicide. Qui injecte la culpabilité ? Toutes celles et ceux dominants protégé par la domination de l'État qui commence dans la famille. L'injection passe par la mère puis/ou/ou pas par le père. La hiérarchie et l'obéissance commencent pour l'enfant dans la famille. Il y a aussi celles et ceux qui pratiquent l'injection sans s'en rendre compte, souffrant eux-mêmes sans être conscients, qui à travers le reproche l'autre se sent amoindri et humilié sans comprendre, tellement cette pratique de domination est banalisée. Faire ressentir l'autre coupable sans qu'il le soit est un acte de domination à plier l'autre à le faire souffrir pour qu'il obéisse. Les souffrants s'entretiennent. Celles et ceux qui ne souffrent pas sont indominables, car ils ne sont pas concernés par le contexte familial : ils sont détachés (on ne parle pas ni de l'alcool ni des drogues, tellement leur fonction est évidente). Ces enfants détachés de la domination sont nommés : « délinquants ». Ils ne savent pas, mais ressentent que quelque chose ne va pas. Ce sont les cibles de la police. Les exemples à ne pas suivre pointés par l'État et pourchassés par la police à grand renfort médiatique. Qui en profite de les accuser des maux créés par la domination de l'État, principalement : la terreur. L'État terroriste accuse ces rebelles (qui n'ont rien demandé) de terroristes. Localisés dans les cités ghetto : facile. De là au viol, il n'y a qu'à le dire pour le croire et le suggérer pour le faire. Si un « délinquant » devient un « criminel », il devient un fonctionnaire d'État non rémunéré bien qu'employé à représenter la « racaille » à emprisonner. Ce nouveau fonctionnaire à qui est donné le privilège de violer les jeunes-femmes. Rappelons que le viol pour Freud était un délire paranoïaque signifie que soit il avait une grande pression du pouvoir politique, soit il déconsidérait la femme à poser en « objet » d'étude et de plaisir (rappelons que la psychiatrie est née de « l'hystérie* féminine » sic).

* du latin tardif « hystericus » : relatif à l’utérus du grec « husterikos » : femme malade de l'utérus (donc ciblé). Le sens commence avec « ensemble de troubles psychiques, neurologiques et fonctionnels attribués à la simulation » et continue avec « névrose caractérisée par une exagération des modalités d’expression psychique et affective qui peut se traduire par des symptômes physiques et par des manifestations psychiques telles que le théâtralisme, la dépendance et la manipulation de l’entourage. » Si ces définitions du dictionnaire ne sont pas discriminatoires et insensées, qui reviennent à dire : une révolte simulée = une fausse révolte ? un non-sens contradictoire, on comprend la manipulation du sens qui aujourd'hui se noie dans un jargon psychiatrique qui commence avec Charcot en 1880 qui aisément détectable et compréhensible avec l'aide de l'étymologie. Et débusquer ainsi le faux savoir. Oui, l'hystérie concerne d'abord uniquement les femmes jugées de troubles psychiques liés à l'utérus pour cause « d'accès d'érotisme morbide » (sic). Là on se demande quel est le sens à ce que l'utérus soit un « accès d'érotisme morbide » (le dictionnaire hystérique pardon historique de la langue française ne le dit pas). Morbide qui signifie malade (malsain) comment peut-on signifier l'érotisme de maladie ? Tout ce qui concerne l'amour de maladie ? N'est-ce pas malsain ? Freud en 1924 en a fait « le principe d'action dont l'énergie est la libido, opposé aux pulsions de mort ». Éros et Thanatos, aïe aïe les histoires.

Le rôle précis du violeur (et de la violée)

Les motivations de violer du violeur passe par un long cheminement de conditionnement de frustrations et d'imbécilités (faiblesses) avec un projet de vengeance secret, non dit pour ne pas le dilapider. Le contexte du viol rassemble le manque et la permission, un contexte psychique en contradiction favorable à sa culture. Vivre la contradiction sans le savoir dépérit, sauf avec un projet obsessionnel. Longtemps (encore maintenant) la femme violée est considérée avoir provoqué son agresseur, l'agression, son viol jusqu'avoir souhaité son viol (sic). Oui, c'est incroyable, mais cette conviction découle directement du règne de la domination masculine pour la persécution des femmes. La femme sert, oui « sert » à faire le ménage, à faire à bouffer et s'occuper des enfants sinon elle est (légitimement) battue (sic). Alors que le mec va picoler avec les copains. Violeurs et violées sont les êtres humains sacrifiés à la condition patriarcale de la domination : son spectacle de la déviance si la limite (du mariage) est transgressée. Oui, violeurs et violées sont utilisés comme exemples en sacrifice médiatisé pour valoriser la « bonne conduite » (sic) comportementale des sociétes à domination masculine.

Le viol est l'acte de vérification : que la domination du mâle masculin est bien active, en activité dans nos sociétés patriarcales des mâles masculins dominants. Le mâle masculin (le « cunnus mâlus » pour pas dire con) lutte contre la féminité pour l'assouvir par le mariage et s'il y a résistance par le viol. La femme inassouvie est isolée. La morale de nos sociétés, formée par l'intolérance religieuse qui pointe du doigt, juge comme une dégénérescence le mâle féminin et la femme masculine qu'elle met dans le même pot rejeté et banni dans l'homosexualité : ce qui est suffisamment simplificateur pour ne pas y penser : ne pas prendre conscience de la diversité sexuelle des êtres humains (qui n'est pas binaire), sans même parler des transsexuels dont Michel Foucault rapporte comment ces êtres humains ont souffert leur différence bannie. Le refus catégorique à ce que ces humains « dépravés » (sic) se regroupent : pour cultiver la vulnérabilité de leur isolement : pour les violer. Les transsexuels sont les + exposées à cette violence. Les manifestations récentes contre le mariage gay (pour faciliter administrativement la vie en commun) montrent la cruauté des croyants ignorants conditionnés à condamner la réalité qui n'est pas comprise dans le dogme. Des violeurs et assassins possibles dont on a vu déchaîner leur violence sur les femmes avortées (isolées).

Si le viol existe, c'est que nos sociétés l'autorisent. Dans le seul but de soumettre les femmes à servir les hommes. Une femme violée est une femme isolée. Une femme isolée est impensable dans nos sociétés patriarcales. La société la punit donc par le viol : l'humiliation physique lui blessant son vagin (lieu fragile de plaisir et d'enfantement) et surtout psychologique de porter une honte indicible (d'autant + profonde, qu'elle est jeune : les enfants ne s'en remettent pas). Oui, si le viol existe, c'est qu'il est autorisé. Le violeur est un lâche (atome fondamental constituant nos sociétés dominées), un être humain soumis qui n'a pas la capacité de prendre la décision de l'agression sans qu'elle lui soit suggérée. Avec un peu de recul, ne faut-il pas être « cunnus malus » (con) de ne pas se donner la chance de prendre du plaisir à faire l'amour dans un contexte de confiance de paix et de douceur ? au lieu de forcer le vagin sec ou l'anus étroit avec une bite qui dans l'urgence va avoir mal ? frotte ta queue dans un orifice sec et fermé, tu vas comprendre. Le violeur est un mâle lâche, trop lâche pour prendre l'initiative de lui-même pour désirer se faire agresser (délicatement) par la prison. Faut être con. Le violeur comme l'assassin servent le règne de la domination masculine, ils justifient et sont à la fois protégés par la police (dans les prisons). La police (en femme) conseille aux plaignantes de retirer leur plainte pour éviter une seconde humiliation de la procédure judiciaire. Je parle aussi des viols partouzes organisées dans le privilège de la domination du pouvoir politique et millionnaire qui jouit du pouvoir de la transgression impunissable en violant des femmes payées et des enfants kidnappés et tués : tous les enfants disparus.

Le viol annihilé par la gratuité

La gratuité annihile la corruption : être payé pour faire une chose pour une autre. La corruption annulée (l'appât du gain, de ce qu'on influence à manquer) annule le chantage (le fait d'obliger quelqu'un à faire quelque chose qu'il ne souhaite pas). La gratuité annule le travail obligatoire (qui entretient sa pauvreté pour être corrompu et vendu). La gratuité annule l'argent (l'aliment du pouvoir). La gratuité annule le péage. La gratuité annule les impôts. La gratuité annule l'entretient de la domination. La domination qui autorise le viol. C'est pas compliqué. La gratuité cultive la générosité du don sans contrepartie (y'a pas à dire merci). La gratuité équilibre les valeurs d'une vie épanouie. Avec l'aide de la tolérance et de l'ouverture d'esprit. C'est aussi simple que ça.

 

lire en + :
La révélation du Con, plutôt du Cunnus mâle, voire du « cunnus mâlus », chapitre 2, mai 2015, l'acteur de la domination médioctratique.
Et, Les croyances propriétaires, chapitre 8, mai 2015 sur le leurre de la sécurité et de la protection.

 

11.
Trahison : l'arme de lutte des lâches

Le pouvoir en tant que je peux et le pouvoir en tant qu'institution de forces de violence envers les autres (considérés ennemis : les amis, ça ne se domine pas) pour les soumettre par la souffrance à fonder une insécurité permanente à leur faire vivre, une mise en danger où l'on est plus maître de ses actes et de son comportement, mais conditionné à obéir (« respecter » (sic) les interdictions et les ordres ou devoirs imposés, sic) à se laisser disposer dans l'espace, à se laisser occuper son temps par des horaires et à donner sa vie (prise de force) à ce qu'elle soit composée par le dominant (surtout pas par soi-même), le dominant juste au-dessus de toi dans la hiérarchie. En moins de mots : de transformer un sujet en objet. Et encore moins : de le marionnettiser.

L'occidental persécuté en Europe émigré en Amérique emploie la trahison pour se débarrasser des Amérindiens : les tuer tous : le + grand génocide connu de l'histoire de l'humanité. Pourquoi massacrer les Amérindiens ? À quoi ça sert ? Européens et Amérindiens pouvaient vivre ensemble en accord avec l'entraide, pourquoi les massacrer ? Par vengeance de persécution. Que le persécuté émigré en Amérique du Nord et en Amérique centrale (moins du Sud ?), est émigré parce qu'il est persécuté, va prendre les Amérindiens comme objet de sa vengeance, en reprenant la domination perdue et « laver » son humiliation subit en Europe qui l'a obligé à fuir en Amérique. Sa honte de persécuté dominé, de victime humiliée, il la transforme grâce aux Amérindiens désarmés et pacifiques en fierté meurtrière de dominant. Il transforme sa souffrance en jouissance. La vengeance du persécuté fonde sa terreur pour être craint et se débarrasser de sa honte. Les Amérindiens n'y sont pour rien.

Le persécuté persécuteur est un comportement qui agite les êtres humains depuis quelques millénaires à agir contre l'autre. Ce stéréotype comportemental construit l'histoire des hommes, illustré d'une suite inter-minable de guerres, comme si l'histoire de l'humanité repose sur « les rapports de forces » à vouloir détenir la position de dominant par la guerre. Comme si la guerre est la fierté de l'homme : « ha tu vois, je lui ai niqué sa gueule ! », « bravo mon guerrier, je suis fière de toi » répond à qui le dominant est dominé : l'amour et la reconnaissance filiale liante (pour + : enchaînante). Les dominants s'enfilent les uns derrière les autres en dominant dominé pour se maintenir dominant envers les autres. À prendre une distance avec ce comportement, on se dit : « faut vraiment être profondément débile et frustré », ou raccourci : « fo ait'e con ! ». + élégant : « il ne faut pas avoir honte de sa bêtise pour agir ainsi ».

Sauf que toute domination sociale (qu'occidentale ?) se fonde sur la lâcheté. Sans scrupule, sans honte. La lâcheté s'organise pour dominer. Le lâche utilise le pouvoir dans l'autre sens : du dominé vers le dominant. La lâcheté agit avec le mensonge et l'hypocrisie pour réaliser l'escroquerie par sa terreur du pire. Contrairement au courage qui règle les problèmes, sans anticiper le pire à craindre pendant l'action, autrement dit, sans penser d'être con-vaincu de perdre pendant le combat qui annihile ses forces de résistance et le fait tomber à genoux pour s'humilier dans la pitié, à se soumettre dans la merci* : l’orgueil méprisé par la miséricorde qui blesse son amour-propre, la déconsidération de son être comme personne à être reconnue (identifiée) pour la valeur de son courage perdu (dont elle est convaincue avoir). Le lâche est convaincu. De recevoir le dû ce pour quoi les sociétés des humains existent, recevoir les égards du respect de soi qui est la marque de dignité et non la vexation, la souffrance morale subie et due à l'effet de violation par la trahison des lâches. Les lâches se trahissent entre eux. Le lâche pour dominer ne peut que trahir. On reconnait le lâche à ce qu'il prend presque toujours le rôle de la victime (dans le sens de : subir un préjudice par la faute d'un autre désigné par la justice -divine ou humaine, revient au même-). Celle ou celui qu'on considère par pitié.

En vérité, ce n'est pas difficile de briser le cercle vicieux de la domination

sociale et familiale (sources constituantes des sociétés) :

il suffit de reconnaître la bêtise de ses actes envers soi et les autres.

Se disant :
« pourquoi par amour-propre je dois faire chier les autres ? » **

va résoudre d'un coup sa frustration

et donnera le sourire du plaisir de vivre.

Note
* synonymes de merci n.f. : abaissement, allégeance, appartenance, asservissement, assujettissement, attachement, captivité, contrainte, dépendance, domestication, domesticité, domination, emprise, esclavage, gêne, hilotisme, inféodation, infériorité, mainmise, mouvance, obédience, obéissance, obligation, oppression, pouvoir, puissance, servage, servitude, soumission, subordination, sujétion, tutelle, tyrannie, vassalité. Puis : apitoiement, attendrissement, bienveillance, clémence, commisération, compassion, indulgence, miséricorde. Marque de dépréciation qui développe le sentiment de culpabilité chez les dominés pour les maintenir en état d'être dominé, dans la relaxe et l'innocence d'être et de rester dominé.

** Pourquoi blessé, je dois blesser les autres ? sachant que ça ne me soulagera pas,
    qu'un court instant, qui m'asservira à son renouvellement, constamment.

 

10.
Séduction

La séduction est une (forme déviée de l') agression et si elle persiste est une (forme de la) persécution. Pourquoi ? Dans la séduction, ce qui compte, ce n'est pas la personne à séduire, mais les avantages qu'elle offre : « son cul, son fric » (sic) généralement pour les hommes pénétrer le sexe de la femme (le posséder « il est à moi seul » sic) et pour les femmes (patriarcat oblige) profiter des richesses de l'homme (posséder son argent « c'est à moi » sic) pour les pires, les autres mitigent entre « son cul et son fric ». La vie commune post séduction, dans ce type d'union intéressée cultive un contexte hostile permanent entre les personnes séduites et d'agressions quand ça devient insupportable. Une intimité construite sur le mépris de l'autre cultive la persécution par vengeance de reprocher à l'autre son désir de possession. Une vie invivable (crue nécessaire). La séduction est une corruption parce qu'elle est hypocrite. Elle n'aime pas l'autre, elle le/la méprise. La séduction veut s'emparer de l'objet désiré que détient l'autre. Le renard (dans la fable de Lafontaine) ne veut pas aimer le corbeau, il le séduit par la flatterie pour obtenir son fromage, le renard avide ne veut pas son amour qui pourrait lui faire avoir tous les fromages qu'il désire, mais son avidité, son esprit intéressé méprise l'autre. Il n'y a pas de quoi être fier d'être un séducteur ou une séductrice. Collectionner les relations sexuelles comme des trophées de chasse (des sexes en collier séduits) est aussi méprisant pour son espèce que l'escroquerie des banquiers (l'escroquerie banalisée des prêteurs sur gages). Pour agir de la sorte, il faut une forte dose, de goût mépris de dégoût pour ses semblables.

Don Juan était dominé par son désir de prouesse sexuelle : baiser jusqu'à ignorer la douleur de son sexe (et la femme niquée qu'il délaisse après l'amour) à surcopuler pour se démontrer sa « puissance sexuelle » comme un exploit de sa faiblesse. Comme si le sexe avait quelque chose à voir avec la puissance. Non, niquer n'a rien à voir avec la « puissance » du pouvoir : un sexe mâle bandant dur n'a aucun pouvoir social que de pénétrer un vagin et la bêtise humaine.

Séduire vient du latin « seducere » qui signifie « emmener à l'écart », c'est « se » qui marque la séparation, l'éloignement et la privation et « ducere » qui signifie « tirer à soi ». On comprend le mouvement égoïste de considérer ce qui est séduit comme un objet (et non un être humain à respecter) : « je l'emmène à l'écart des autres pour le/la posséder ». Au XVIe siècle, le sens dérive à « amener (en douceur) à ce qu'une femme donne son sexe » (au contraire de la violence du viol où le mâle prend sans demander et sans accord de la femelle par la force). Puis au XVIIe de « convaincre en employant tous les moyens de plaire » on pense aux courtisanes et courtisans vivant en parasites autour du roi parasite (par les impôts imposés) pour le flatter et aujourd'hui aux commerciaux agressifs et commerciales encore pires prêts à toutes les bassesses pour vendre leur came qui (n'est pas la leur) jusqu'à merdiquer leur vie personnelle. L'agressivité en effet rend sa vie misérable. Aujourd'hui, la banalisation de la séduction (ou son incompréhension) qui s'exprime dans la publicité agressive par l'image qui va jusqu'à violer notre intimité par les écrans allumés installés dans nos maisons et le refus de vouloir comprendre le véritable sens de la séduction, fait qu'il ne lui reste que le sens de « plaire » : plaire, est la signification hypocrite de la séduction.

 

9.
Harcèlement

Attaquer, tourmenter une personne sans répit.
« Remarque. — Harceler est une variante de l’ancien verbe herseler apparu au xve siècle. Ce dernier est le diminutif de herser, qui en plus de son sens propre toujours usité « passer la herse sur », possédait aussi le sens figuré de « malmener », par allusion aux pointes de la herse qui grattent et déchirent la terre. Harceler avait plutôt le sens de « exaspérer » avant d’acquérir son sens moderne. Celui de prendre la place de persécuter. Par la figuration de blesser la terre en permanence. » (dictionnaire québécois Antidote)

On doit aux féministes (en associations) les luttes contre la bêtise et les abus de violence des mâles instaurée et protégée par le patriarcat : la domination du mâle qui se prend tous les droits d'agresser les femmes, des mâles qui acceptent et qui se satisfont de leur conditionnement pour persécuter les femelles (fillettes, jeunes filles et femmes). La persécution patriarcale est une attitude « naturelle » pour marquer l'irrespect de sa domination masculine lâche qui cogne toujours le + faible. Jusqu'au viol. L'humiliation ultime qui impose la domination masculine. Le viol n'existe que par l'interdiction religieuse du rapport sexuel en dehors du mariage mélangé à la violence du patriarcat.

Avec la reconnaissance juridique du viol (le viol d'hommes est une lubie) et des discriminations des femmes dans le monde du travail (par les mâles dominants de la magistrature), les féministes ont trouvé ce mot : « harcèlement sexuel » pour désigner la persécution (taboue, utilisée que dans la paranoïa du délire, sic). Harcèlement est un « calque » de l'anglo-américain « harassment » du verbe « harass » qui signifie « harceler, tourmenter » (l'ennemi). Harasser en français signifie : « épuiser » (to exhaust). De malmener jusqu'au XVe siècle le mot est passé au XVIIe siècle à soumettre à des attaques réitérées (sens de 1648). Il fallait trouver un mot pour désigner la persécution des femmes dans le monde du travail (un autre mot que le mot persécution tabou). La masse considérable de plaintes pour harcèlement sexuel doit finalement être reconnu (par les mâles dominants de la magistrature) comme une forme d'humiliation (de préviol ?) que le mâle considère « normal » de « taquiner » : sa manière de communiquer avec la femelle « pour posséder son cul » (refus qui mène au viol). Si ces « taquineries » étaient destinées aux mâles, ils assassinent ou amochent sérieusement « le taquineur » pour cette franche attitude de mépris. Aucun mâle ne « taquine » un autre mâle sans « prendre directement sur la gueule ».

Dois-je décrire le harcèlement sexuel ?

 

8.
DANGER (encore)

Le mot « danger » est (toujours) mal compris (même par Erich Fromm). Le danger n'est pas risquer de mourir. La vie sans la mort ne vit pas. La mort donne à la vie de vivre. Mettre sa vie ou la vie de quelqu'un d'autre en danger n’est pas de mourir. Mourir délivre la vie. Vivre délivre la mort. Se mettre en danger signifie : se laisser dominer pour ne plus pouvoir agir soi-même. Mettre en danger signifie : dominer les autres pour ne pas laisser agir les autres par eux-mêmes. Les formes de danger-domination sont multiples allant de la politique banalisée à l'organisation familiale sur le modèle politique religieux puis laïque imposé qui doit être obéi. Le danger de la domination masculine du patriarcat à soumettre les femmes et les dégrader est la domination la plus connue. Pourtant, le danger se retrouve jusque dans la sexualité, dans le mysticisme (dominé par les mystères : l'abus d'ignorance) sans parler des religions qui sont une domination absolue (la pire de toutes sans doute), dans la médecine (par les drogues et le mépris du malade) et partout quand une personne ne peut que soumettre sa vie à l'autre (ou à une machine). DANGER signifie : être menacé de ne plus pouvoir vivre libre à sa guise. Si dans nos sociétés il y a beaucoup de malades, c'est que nous sommes en danger, en permanence : sous la menace de punitions financières et tous privés de liberté par « l'intérêt général » qui prend la forme de hiérarchie punitive, de privilèges appauvrissants, d'autorités autoproclamées soutenues par une minorité votante, etc. qui dominent (grâce à la violence de la police, des huissiers, etc. fonctionnaires de l'Administration au service du gouvernement contre les populations). Nos sociétés ont réussi à ce que chacune et chacun soient en danger en permanence est une forme de la persécution.

Étymologies (du Dictionnaire historique de la langue française, Robert)

DANGER issu du bas latin DOMINARIUM puis DOMINIUM qui signifie « pouvoir », dérivé de DOMINUS qui signifie « maître, seigneur » de DOMUS « habitation, domicile » : « maître à la maison ». DANGER signifie d'abord « domination, empire ». Être en danger signifie : « être au pouvoir de quelqu'un, à sa merci ». L'esclave est éduqué à dire merci ; de gratitude d'être en vie d'envie par la miséricorde religieuse (je compatis, je souffre le coeur de ta misère, mais je ne fais rien à part avoir pitié) est une manipulation de sens de vivre pour garder ses esclaves à sa merci. Merci qui ? Le sens moderne de « péril » (1340) dois s'être dégagé de « en danger de » matérialisant le sens qui passe de « au pouvoir de » à « en craignant l'action de ». Notons que Dangerosa était le surnom de la femme au XIe siècle. « Savoir manipuler par la ruse pour soumettre les autres à ses désirs : le danger d'être pris au piège » est le propre de nos sociétés contemporaines.

PÉRIL du latin classique « PERICULUM », qui signifie : « essai, expérience, épreuve » et en latin liturgique « damnation de l'âme ». De « PERIRI », il passe à « EXPIRI » pour signifier l'expérience. Périr est un autre mot du latin PERIRE « s'en aller pour disparaître ». Le sens originel de péril est : « aller de l'avant, pénétrer dans » qui est une forme de courage à braver sa peur dans les épreuves et les expériences de la vie, de sortir de sa vie de puceau. Son passage à « une situation où l'on est menacé » date de la fin du XIe siècle.

DOMINER du latin « DOMINARI » qui signifie : « être le maître, commander, régner » (à la maison DOMUS) de « DOMINUS » « maître ». De l'allégeance à partager la tâche de gouverner avec fidélité et loyauté (dans la durée et l'honnêteté de l'amitié) on est passé à la soumission et à l'obéissance absolue et pris en otage par l'obligation d'obéir qui commence dans le sein familial et à l'école pour les enfants soumis à la discipline où le mot d'ordre est : « reste tranquille, ferme ta gueule et obéit ». Le souverain est au-dessus des « ses » sujets (et de ses lois), il domine le panorama : régner prévaut (donne + de valeur que les autres), et de là devient un privilège : jusqu'à empêcher les autres de vivre à leur manière, libre, pour affirmer son pouvoir, en générant la misère, payant son privilège. La terreur sociale est une activité politique récente qui date des premières guerres massacres napoléoniennes au début du XIXe siècle et qui donnent un terme aux batailles compétitives des aristocrates et laisse place à la cruauté de l'assassinat en masse. Bien qu'au XVIe siècle les Gardes suisses, mercenaires en armée, ont commencé la guerre des lâches avec les arbalètes regroupées et les longues lances regroupées pour exterminer l'ennemi en tirant dans le tas.

 

7.
La persécution n'est pas un crime ?

La persécution en tant que crime ou délit est absente du Code pénal. Ainsi que des dictionnaires de criminologie pour la formation des magistrats de la police et de la justice. Cette lacune ou cet oubli, montre que le crime principal entre les êtres humains n'est pas considéré comme un crime dans nos sociétés qui se prétendent démocratiques, mais qui ne sont que des dictatures déguisées vivant de la fraude.

Si la persécution était un crime, la politique ne pourrait pas sévir.

La persécution est un outil du pouvoir abondamment utilisé dans nos sociétés contemporaines qui cultivent la violence banalisée de la persécution. Persécuter ne sert qu'à dominer. Le politique est présent en permanence dans les rues par la présence permanente de la police qui punit (en patrouille de lâches) les « citoyens » hors la loi ou pas : les abus de pouvoir (quelle tentation !) sont courants et banalisés. Les lettres de menaces de saisis avec le désir de ruiner des familles pour non-paiement de factures sont courantes (saisie généralement 100 fois supérieure à la valeur réelle réclamée souvent frauduleusement). La lettre de menace est devenue une lettre type envoyée anonymement avec le logo de la société qui s'imagine être dans son droit de menacer la vie des gens : de les mettre en danger. Les « capos » et « collabos » qui envoient ces courriers menaçants sont déculpabilisés : « je fais mon boulot, comme les autres », eh non, pas un boulot comme les autres : un boulot qui entretient la violence banalisée à foutre la trouille aux récepteurs de la lettre qui menace.

 

Voir : harcèlement à 9.

...

 

6.
À ffiche, à ffoutre à coeur à Yeur

À ffiche du pouvoir affiche fond blanc A3 téléchargeable

Comment peut-on se réjouir du pouvoir ? (le pouvoir seul n'est que politique Nathalie *)
Sachant qu'il ne provoque que la misère physique psychique et spirituel ?

Par égoïsme d'être et (con)centré sur sa souffrance
Le pouvoir dans son action soulage sa frustration (l'action empêche de penser)
Et la transforme en orgasme (« ils m'écoutent t et m'obéissent, mmm » sic)
Et en amour-propre : « je suis un homme occupé qui travaille beaucoup » (sic)
Un orgasme + intense que l'orgasme sexuel (les politiques sont de mauvais amants et amantes)

Il n'y a que la frustration = la douleur de l'anti-jouissance en état de vengeance
Frustrer du latin classique « frustra » qui signifie : vain. Frustrer signifie priver quelqu'un de ce qu'il désire et la psychanalyse de renchérir disant décevoir quelqu'un (« dans la profondeur insondable de l'être qui se masque ses intentions dans le jeu hypocrite des sociétés humaines » sic). La frustration (de frustratio) va + loin que le vain et la vanité, elle signifie : l'action de tromper (pas de se tromper) qui est le propre de la politique et de ceux qui gouvernent (ou s'imagine gouverner).
Il n'y a que la frustration qui exige la vénération (dans le cercle du pouvoir désirer se transforme en exiger) la vénération, l'admiration
Qui ne se réalise que dans la soumission et l'obéissance des lâches.

Le gouvernant est en réalité gouverné par sa frustration.
Le gouverné est en réalité gouverné par sa lâcheté.

2 agissements s'affrontent dans l'humanité

pour JOUIR

1-> de l'intolérance se crée

. le pouvoir (le pouvoir seul, Nathalie n'est que politique) de la frustration (vain de tromper, mais qui trahit)
  « Tout, tout de suite et partout » est le caprice de sa frustration qui révèle sa misère à vivre à considérer sa personne + importante.
. avec les personnes qui s'emparent du pouvoir pour rendre les autres misérables, croient fermement que s'enrichir va les soulager.
  Finalement, ils se rendent compte que non, mais continuent avec la persévérance à vouloir croire quand même le contraire.
. que les dominants ne sont pas des gens très intelligents, mais qu'ils en cultivent l'apparence.

2 -> de la tolérance se crée

. l'apaisement qui donne un orgasme + profond. C'est + subtil, c'est + difficile, mais c'est + intense. Et c'est vraiment bon.
. l'échec de la persécution quand l'autre est indifférent, imperméable, inaccessible, et par là devient invulnérable, même
  sous la torture : « mon truc William Potter... est de ne pas faire attention quand ça fait mal ».
. l'indifférence qui annule le pouvoir et sa persécution. Rend vaines toutes ses actions violentes qui sont sans effet.
. la révélation du mensonge de l'exploit et l'inutilité de la gloire qui ne sert que la frustration, la soulage un temps que superficiellement.

La Colère refoulée en vengeance crée la persécution du persécuteur. Exercer le pouvoir c'est persécuter. Le pouvoir de persécuter donne le pouvoir.
Mais en fait.
                  La vénération ne soulage pas la frustration : elle la protège, pour qu'elle ne s'échappe pas. Du pouvoir.

Dire MERCI, demander merci = grâce = pitié, est [en PHILOSOPHIE] une hétéronomie : une situation de domination, une soumission : celle de préférer la douleur de l'enfermement à la douleur physique du supplice. Le sens premier de mercy est resté en Anglais : miséricorde. Supplier miséricorde, c'est approuver cette domination « parce que je suis lâche ». La miséricorde est l'acte ultime de la preuve du pouvoir qui l'accorde : le pardon de Dieu. Qui est en réalité l'expression du mépris absolu envers la victime qui supplie. La miséricorde accule le suppliant (le lâche) à vivre la domination de sa misère dans la peur plutôt que dans la souffrance du viol. La miséricorde cultive cette misère.

 

Note
* Nathalie est une sociologue qui travaille indirectement pour l'autorité gouvernementale, elle publie des livres pour considérer les autres comme des imbéciles qui ne savent pas utiliser les mots et elle s'évertue à vouloir retirer la liberté aux artistes en voulant les enfermer dans un statut.

 

5.
Le cas René Girard

Sans l'avoir lu, je pensais que Girard était le spécialiste qui a dévoilé le rôle du bouc émissaire dans nos sociétés. Avec ses ouvrages publiés en poche (qui est une reconnaissance publique) et classés dans les librairies en philosophie (qui est une reconnaissance de la communauté philosophique) qui traitent de la persécution comme : Le bouc émissaire (1982), Des choses cachées depuis la fondation du monde (1978), La route antique des hommes pervers (1985), sont considérés comme des références sur le thème de la persécution. En fait, ils ne traitent ni de la persécution, et n'ont rien de philosophique, et sont basés sur la conviction d'une intuition dont René est convaincue a priori (ce qui est anti-philosophique) et de vouloir convaincre le lecteur (ce qui est anti-philosophique) qu'il existe « un seul modèle transculturel de la violence collective ». Bon, mais les ouvrages de René ne renseignent rien de + de ce qui est déjà connu et surtout, utilise le mot persécution comme euphémisme pour le mot assassinant. Sa volonté de comprendre reste évasive (puisqu'elle est convaincue du contraire), assemblant un grand nombre de non-sens et de contradictions dans la formulation intellectuelle attendue : vocabulaire châtié et soigné (à la limite du compréhensible) et forme déductive (cause-effet). Là, on comprend que René Girard possède une renommée usurpée : alors, que s'est-il passé ?

Réponse. La violence de la foule est exactement ce que redoutent celles et ceux au pouvoir : d'être déchu de leur piédestal à poser leur gloire illusoire, de perdre le prestige de l'admiration des autres appauvris (qui payent pour alimenter leur sujet d'admiration). Girard conforte celles et ceux au pouvoir (et pas que les politiques), ces gens « influents et prestigieux » (sic) et les victimise en faisant croire à leur sacrifice, confondant volontairement leur scène de leur spectacle avec la souffrance de Jésus sur la croix. Le bouc-émissaire pour Girard est le gouvernant, victime des assauts de la foule criminelle qui cherche à le lyncher pour assouvir sa soif de violence. Ça paraît fou de dire ça pour un philosophe ! car ce philosophe disant ça, soutient « la nécessité » de la police (quoi qu'à sa création au XVIIIe siècle par les Français, Voltaire n'était pas contre, voire pour) qui soutient l'hostilité entre les êtres humains qui sert la domination et la persécution du pouvoir politique de ces gens « influents et prestigieux ». Ça va loin l'hypocrisie intellectuelle dans la dissimulation de la vérité à retourner le contre-sens en sa faveur.

René dit qu'il est un croyant chrétien, apeuré par l'avenir : qui est le modèle de ce que chacune et chacun doit être dans l'obéissance, sa soumission à un pouvoir économico-politique (ils ne se sont jamais séparés). À relire la Bible, Girard affirme des contresens concernant l'idéologie chrétienne comme : la crucifixion de Jésus sert à révéler aux êtres humains des anciennes religions que le sacrifice est un « mécanisme victimaire ». Oui, ça fait rire celles et ceux qui ont compris.

Je vais me servir de ses livres pour réfléchir à l'opposé (dans l'autre sens, de l'autre côté, le côté qui réfléchit) pour comprendre la douleur du monde dans l'organisation de la persécution réelle et politique. Le mot persécution est tabou, volontairement employé à contresens. Eh oui : (pouvoir) politique et persécution sont intimement liées.

 

avril 2015
1.
Les persécutés persécuteurs

L'histoire montre constamment le retournement par la vengeance de minorités persécutées devenant persécutrices. Qui n'est pas systématique. Aujourd'hui encore l'action des persécutés persécuteurs est l'activité majeure à plein régime légitimée parce que personne ne peut arrêter ces humains et dont les + remarquables sont les politiques Américaines, et Israéliennes qui tiennent constamment en émoi l'opinion publique mondiale à provoquer son indignation. Les Juifs persécutés et réfugiés en Israël persécutent aujourd'hui les Palestniens. La vengeance américaine se résout dans l'invasion ou l'américanisation du monde qu'elle nomme globalisation (et en France, mondialisation ?). Le massacre des Amérindiens a été le premier forfait de ces persécutés émigrant du monde entier, s'armer pour s'entretuer vient en même temps, ainsi que d'avoir créé des déportations massives d'esclaves uniquement d'Afrique (?). La persécution génocidaire des Amérindiens jusqu'à leur quasi-extinction, mais n'a pas sollicité chez eux le désir de persécution d'autres bouc-émissaires. Les Amérindiens sont donc des êtres humains remarquables (ou exterminés). Ce qui n'est pas le cas des Chrétiens qui ont inventé toute la manipulation mentale de la « propaganda » et autres censures « censura de censor » (autorité usurpée qui damne dans les flammes) et tortures « pour combattre les hérétiques » = celles et ceux qui n'obéissent pas et ne se soumettent pas à l'Église, à ses dogmes (mot aussi de son invention détourné de son sens premier pour signifier : doctrine [1] idéologique imposée en tant que vérité indiscutable). Les Chrétiens ont été persécutés par les Romains de l'Antiquité jusqu'à détourner le sens du mot « martyr » pour signifier l'acte de sacrifice ultime de soi dans sa longue souffrance de la douleur intenable jusqu'à sa mort pour affirmer la vérité de ses croyances dont les pratiques de l'Inquisition sont à son extrême opposé.

...

2.
Les faux persécutés

Mais la persécution n'est pas attachée exclusivement aux Chrétiens (un Chrétien d'il y a 2000 ans n'est pas un Chrétien d'aujourd'hui), mais aux minorités. La religion chrétienne depuis le XIe siècle est majoritaire sur la planète, elle occupe aujourd'hui entre de 1/3 et 1/2 de la population totale rien que pour les pratiquants. Il y a 2000 ans les Chrétiens étaient minoritaires, aujourd'hui leurs faux martyrs (en fait des assassinats) relèvent + de la provocation à vouloir « évangéliser » ou « convertir » encore pour gonfler encore + (« il y en jamais assez » sic) le nombre des fidèles. Les « Catho » on les reconnait à leurs mines innocentes, la part hypocrite de la religion chrétienne : mais passons, cette hypocrisie-là n'est pas notre sujet. La persécution s'adresse non seulement aux minorités qui expriment leurs différences vivant avec la majorité sur un même territoire et en + la persécution s'adresse à des populations pacifiques, dont le combat, la déportation, la torture et l'extermination sont aisés : il s'agit bien de ça : les persécuteurs sont des lâches, des trouillards qui se débinent s'ils trouvent + forts, et ils se dissimulent. En général, ils se mettent à plusieurs pour torturer une personne. Cette pratique n'est pas rare, elle est courante, comme « samedi soir (l'exploit de l') expédition punitive » (sic). La recherche de l'agression envers une proie + faible ne montre que la lâcheté de l'agresseur, mais pour le groupe est considéré comme un exploit de courage : « il a osé attaquer ». Le 1er commence et les autres plus lâches suivent « pour se marrer » : c'est ainsi que se réalisent les viols collectifs, « pour se marrer ». La persécution ne commence que quand ça devient permanent. C'est en ça que les Chrétiens tués aujourd'hui ne sont pas des êtres humains persécutés (comme abusivement rapporté par les organisations chrétiennes qui submergent les médias).

...

3.
Persécution et psychiatrie

Parler de persécution interminable est un pléonasme. La persécution est une maltraitance continue permanente jusqu'à la mort ou jusqu'au dépérissement de la personne persécutée. La persécution n'est pas uniquement le fait de blessures corporelles : une torture psychologique est souvent beaucoup + douloureuse, car les moyens de s'en défaire sont pervers, voire impossible. L'exemple courant est de persuader la personne persécutée de sa culpabilité jusqu'à ce que cette croyance la fasse souffrir au point de ne plus savoir ni pouvoir agir. Pour se défaire d'une torture physique, la fuite suffit : qui ne suffit pas pour une torture psychologique. La persécution psychologique souvent ne peut se résoudre que par le suicide de la personne persécutée.

Chacune et chacun sait que la psychiatrie et la psychanalyse utilisées par les politiques (celles et ceux qui décident et gouvernent les autres sans leur demander) servent à l'assouvissement public. C'est-à-dire : ce que le politique répressive (des violences physiques policières) ne trouve pas pour soumettre un citoyen, la psychiatrie elle, le trouve. Les exemples sont innombrables depuis sa naissance au XIXe siècle. De comment la psychiatrie avec la psychanalyse ont été utilisées dans les dictatures socialistes, communistes ou fascistes et des régimes + doux dits démocratiques. Michel Foucault a abondamment écrit sur les hôpitaux, les anormaux et les prisons montrant comment des sociétés « civilisées » pratiquent « l'exclusion industrielle » du « nettoyage ethnique » sans meurtre du corps, mais meurtre de l'esprit qui a commencé par la lobotomie relayée aujourd'hui par l'allopathie moins spectaculaire. Généralement la persécution se dirige toujours vers une ethnie minoritaire et pacifique (dénommée dangereuse, folle et anormale), je pense aux Tsiganes de Roumanie venant en France par exemple.

La psychiatrie n'a retenu qu'une seule « pathologie » celle du « délire de persécution ». (être persécuté n'est pas une pathologie, mais un fait qui n'intéresse pas la psychiatrie). Après la Révolution de Juillet en 1830 contre la monarchie réinstaurée (la psychiatrie est née au XIXe siècle) et continua à se développer durant l'Empire de Napoléon III. Si la psychiatrie n'a retenu que le délire et pas la réalité de la persécution dans nos sociétés basées sur la domination patriarcale, la forte hiérarchie et la très forte répression par la punition et le châtiment, sans même pouvoir en venir à réclamer une autonomie, on comprend que le « délire de persécution » aide à se débarrasser des + résistants récalcitrants, au lieu de criminaliser les réels persécuteurs influents. Un persécuteur ou une persécutrice (seul ou en groupe), sans pouvoir, ne peut pas persécuter.

...

4.
Persécution et esclavage

Les mains-d'oeuvre immigrées ou les diasporas des « basses besognes »

...

 

 

Note
[1] Il est d'usage d'associer le mot doctrine au mot philosophie, pourtant ils sont tous les 2 antonymes : doctrine et idéologie sont des systèmes clos d'idées scellées qui ne se pensent plus qui ne se questionnent plus : doctrine et idéologie ne peuvent qu'être souverains, car elles servent d'argument à la domination et à la croyance d'un ensemble d'êtres humains. Une philosophie, si elle ne peut plus questionner perd son statut de philosophie (d'amour de la vérité). Si la philosophie propose un ensemble ouvert d'idées liées, c'est pour que chacun puisse vérifier et questionner la véracité de la théorie proposée, si le dialogue est rompu, la philosophie n'existe plus (idem pour les sciences), au contraire de la doctrine ou de l'idéologie qui doit imposer ses idées à être crues et obéies pour exister. La philosophie n'impose rien, elle propose de comprendre tout en restant attachée à la sincérité, qui fait défaut, et dans la doctrine et dans l'idéologie, qui toutes 2, pour exister doivent rester figées (ne plus évoluer avec le temps), où la remise en question est bannie, jusqu'à l'assassinat de ses opposants. Le philosophe n'assassine pas, contrairement au religieux et au politique. Doctrines et idéologie sont du domaine de la politique et de la religion qui n'existent que par ses croyants et par la soumission de ses croyants à entretenir le système fermé des croyances sans poser de question. Une doctrine et une idéologie ne se contredisent pas, puisqu'elles sont le fondement d'une croyance religieuse et politique : dans la cas contraire pouvoir religieux et politique se perdent et disparaissent. D'usage, on accorde l'idéologie à la politique et la doctrine à la religion. Donc dire : « doctrine philosophique » ou « idéologie philosophique » est un contresens (le sens premier d'enseigner, d'instruire de « doctrina » n'est plus utilisé depuis un demi millénaire, et le sens premier d'idéologie pour étude des idées -propre à la philosophie- mot inventé au XVIIIe siècle, n'est plus utilisé depuis que Napoléon vers 1800 lui donne un sens péjoratif que le mot a gardé pour devenir un ensemble d'idées fixées et crues qui forment le fondement d'un gouvernement ou d'un parti politique).

 

 

Ce qu'il faut savoir

La violence du mépris qui règne dans nos sociétés, jusque dans le monde de la musique, monde qui est censé communiquer et créer des échanges de sympathies vibratoires et d'épanouir l'esprit (par celle savante) a atteint l'hostilité qui rend la compréhension et la communication impossible. Par absence de concerts, j'écris dans l'urgence. Tu as raison de dire que « Déconstruire tant de manipulations dogmatiques depuis la nuit des temps est vraiment harassant, mais plus que nécessaire. » C'est cette honte d'être humain qui me motive, mais je le paye avec ma santé. Écrire ne me procure aucun plaisir. Et après tout, je suis prêt à tout laisser tomber : et musique et littérature. Quelle joie me donne l'activité de l'humanité ? aucune ; j'arrive à un point de détachement où faire et ne pas faire revient au même. Ça me permettra de prendre des vacances que je n'ai pas prises depuis des années. Allez, pour me déshumaniser un peu ? avec le « monde des danseuses aquatiques et narcissiques » ? En visiteur génoscopique.

 

 

Ouvrages

. Toute l'oeuvre de Michel Foucault (y compris ses cours au Collège de France) qui a fait un travail de recherche énorme sur la domination et ses conséquences et donne à comprendre nos procédures de fonctionnement sociales.

. Georges Bataille nous lègue avec L'Erostime, 1957 une étude minutieuse et magistrale sur l'interdit et la transgression et diverses études dont une sur Kinsey (le tant controversé chercheur sur la sexualité des Américains et des Américaines qui a démoli les fausses croyances de la morale chrétienne dominante à coup de statistique).
. Georges Bataille, avec Les larmes d'Éros parle de l'érotisme et du sacré, thème de prédilection avec son ami Roger Caillois, qui révèle des liens importants.

. Jean-Claude Chesnais, Histoire de la violence, 1981. Un peu ancien, mais instructif, le seul à parler du lynchage (qui vérifie les peurs infondées de René Girard). Rien sur la persécution, mais remet en question la non-criminalisation du viol. Les chiffres qu'il emploie pour comprendre montrent avec le recul, leur manipulation (sachant ce que nous savons aujourd'hui). La violation sexuelle soutenue par la domination patriarcale dépasse l'entendement.

. Erich Fromm avec son ouvrage La passion de détruire, 1973 qui dans sa première partie critique les approches simplistes des Freud et Lorenz et autres Skinner qui est + un règlement de compte qu'il « prouve » dans la seconde partie. La dernière partie décrit différentes formes d'agression.

. Dictionnaire de la violence et du crime de Roger Dufour-Gompers, 1992. Ouvrage utile pour savoir ce qui est enseigné aux futurs magistrats. Les mots domination et persécution sont absents du dictionnaire. Au mot viol, il y a un début de reconnaissance à ce que « la femme n'est plus coupable d'avoir été violée » (sic).
. Tout comme le Code pénal.
. Et les dictionnaires de psychiatrie.

. référence aussi à l'article de Georges Torris au mot persécution de l'encyclopédie Universalis [.txt ici]

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les autres livres en mouvements du myster shadow-sky ici au centrebombe :

Le Mouvement du Monde

Le Journal Vigilant d'Exemples Médiocratiques

Dans le Ciel, le Bruit de l'Ombre

Les Mondes en Mouvement

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