EXEMPLES MEDIOCRATIQUES

 

Journal Vigilant d'

 

 

Conclusion du Journal Vigilant d'Exemples Médiocratiques

Après plus de 2 années à relever les malveillances, les hypocrisies, les mensonges, les irrespects des investissements humains (pas tous, il y en a trop), à tenir ce journal pour une société meilleure (eh oui), en traquant les contradictions qui révèlent plus un désir de gouverner que chacun masque soigneusement : je fatigue. Le procédé se répète sous différentes formes, mais reste toujours le même. Il suffit de lire les relevés mensuels pour s'en rendre compte. Et comme je ne suis pas journaliste et que le procédé est compris, j'arrête. Le Journal Vigilant d'Exemples Médiocratiques peut être repris par d'autres (ici pas de droit d'auteur), c'est un excellent exercice de réflexion qui met en doute les morales dominantes, les croyances conditionnées et ce qui est réellement en jeu dans les relations humaines et du savoir. Ces analyses m'ont permis de mieux saisir les manifestations des camps opposés d'une guerre qui ne me concerne pas. Avec la musique, je fais avec, pas contre. Cette simple application : « avec » changerait la forme de nos sociétés, ce serait un bouleversement. Où l'empire de la politique et de l'économie de l'égoïsme et de la manipulation du savoir s'effondrerait par désintérêt. Pouvoir ne réside pas dans l'argent, mais dans le savoir. L'argent n'est qu'un irriguant à l'échange : une valeur pour dévaloriser et soumettre où la misère crée la richesse et la richesse entretient la misère. Ce n'est pas le tricheur qui détruit le jeu, mais celui qui ne veut plus jouer, disait Roger Caillois. N'est-il pas temps d'arrêter de jouer à ce jeu destructeur ?

 

 

Ecrire du texte qui décrit les idées reçues
est plus facile que d'écrire de la musique qui n'existe pas,
mais la musique en retour offre plus de plaisir que
le texte qui ne dit que ce qu'il a à dire.

« n'est écrit que ce que chacun pense »
du déséquilibre de nos sociétés
qui se délectent dans l'injustice

 

2011 - 2006

 

bonus 2012
2.
2000 familles sont passées en dessous du seuil de pauvreté en 2011 à Toulouse
(source : Caisse Primaire d'Assurance Maladie de Toulouse)


1.
Voter

Voter, c'est accepter (vouloir) un élu.

Le résultat d'un vote ne dépend pas des votants, mais de l'opération du vote choisie : des règles du jeu adoptées pour l'élection. Autrement dit, le gagnant (l'élu) dépend du jeu électoral choisi et non de la mise des joueurs. La mise a une incidence partielle sur le résultat, mais c'est elle qui fait vivre le jeu. Ne plus voter annule le jeu. Le vote est une action de probabilité qui requiert un certain nombre d'opérations pour un mode de scrutin* déterminé par... Le jeu du vote ne fait pas gagner les joueurs, mais l'un des candidats de l'élection. En France l'élection présidentielle se fait à la majorité absolue (ni relative ou partagée : « le pouvoir ne se partage pas, il se possède » est une erreur acceptée du jeu électoral français). Et le duel final ne donne aucune alternative à l'univocité de l'élu. C'est une conception étrange de la démocratie : le pouvoir du peuple que le peuple remet à un seul élu. Le choix du dirigeant par les dirigés qui acceptent d'être dirigés : en quoi est-ce une démocratie, le pouvoir de décider de se faire diriger ?

Voter, c'est d'abord accepter la règle du jeu du vote du mode de scrutin opéré. Le vote définit des joueurs : un gagnant, des perdants, des électeurs pour un élu. Si je joue à un jeu, c'est pour gagner tout en acceptant de perdre. Avec le jeu du vote, on ne gagne rien (on perd sa voix), on ne change rien au régime que le visage de l'élu que l'on ne connait pas. Si le vote est à la majorité, toutes les minorités perdent. Une compétition dont le résultat fait appel au hasard dû à l'opération de probabilité, mais qui détermine le champ des gagnants qui avantage la norme contre les exceptions. Le vote « à la majorité » opéré favorise l'exclusion des minorités majoritaires qui pour une élection (présidentielle) à la majorité est un paradoxe. L'autre paradoxe au-delà de celui de Condorcet (qui pour plus de 3 candidats aucun n'est éligible**), est d'associer l'organisation des relations humaines (la politique) à un calcul de probabilité (de probable). Voter c'est remettre sa vie au sort d'un calcul électoral sachant que les candidats à l'élection sont normés à l'élection (à être élu) qui n'offre aucun choix réel d'éligibilité de diversité politique, car la pratique de l'élection a déjà mis le pouvoir aux mains des élus qui obéissent au protocole de l'administration de l'élection. Voter, c'est remettre son pouvoir à un seul au détriment de tous : c'est une démission de ses responsabilités autorisant que le pouvoir soit approprié par une minorité gouvernante : c'est un leurre démocratique.

Un vote présidentiel national ne reflète jamais le souhait majoritaire d'un pays. Trop de contradictions sont mises en jeu dans le vote national. D'abord celui du vote pour obtenir une majorité absolue au parlement qui laisse le champ libre aux actions du président élu, au lieu de partager le pouvoir entre TOUS les partis présentés. Ensuite, au-delà de 2 candidats le paradoxe de Condorcet se manifeste obligatoirement et transforme le vote en une loterie. Ensuite, nous savons qu'à chaque élection plus de 40% des électeurs ne votent pas à cause de divers empêchements, ce qui ramène les électeurs actifs au mieux à moins de 60% (des électeurs pas de la population globale). Au final, dans le duel et dans la tradition, la moitié vote pour la Droite et l'autre moitié pour la Gauche avec un écart minime. Ce qui fait que le président est élu par une minorité de 30% contre une majorité de 70% des électeurs inscrits. Si le vote blanc était actif, aucun candidat ne pourrait être élu, le pouvoir n’appartiendrait à personne et on pourrait recommencer une vraie démocratie. C'est encore un autre paradoxe où une majorité à l'Assemblé nationale ne reflète pas la majorité nationale de la population dans son choix. Aussi, les finalistes sont ceux qui sont soutenus par un parti avec les plus gros moyens : les petits partis pauvres n'ont aucune chance d'accéder à la finale par manque de visibilité. Les électeurs projettent leurs souhaits dans la richesse, pas dans la pauvreté. Ce qui automatiquement place les riches au pouvoir. Des élus déjà élus par leur position sociale privilégiée dont la presse dominante (propriété des oligopoles) soutient et favorise cette mascarade.

En votant, les dirigés (les électeurs qui votent) ont déjà accepté d'être dirigés par un seul. Voter est un acte de soumission à un jeu dont les règles sont imposées aux électeurs. Voter pour des inconnus est un autre paradoxe du vote électoral. Voter pour un candidat ne signifie pas que l'électeur choisit ce candidat, cela signifie que l'électeur accepte le mode de scrutin de l'élection à donner sa voix pour une personne qu'il ne connait pas. Pour un électeur, il est impossible de connaître réellement les candidats pour une élection nationale (voire locale). Pour cela il faudrait faire partie de l'entourage du candidat, ce qui au-delà du nombre de personnes mémorisables et de la ségrégation en classes sociales est impossible. Donc, un électeur ne peut que voter pour l'image du candidat. L'image que le candidat travaille comme un comédien et qu'il transmet par les médias avec ses intentions simulées dans des discours et des slogans qui accompagnent sa campagne électorale. Là, rentre en scène la séduction qui fausse la sincérité et force un double jeu : allier à sa carrière personnelle de la conquête du pouvoir le fait de se faire apprécier des électeurs, car le but dans le jeu du vote est d'être élu et tous les moyens démagogiques sont utilisés dans ce sens, comme des promesses pour attirer les électeurs. Rien de suffisamment solide pour donner sa confiance à un décideur politique ni à remettre entre les mains d'un seul son désir de bien être social. L'élection présidentielle est une fanfaronnade administrative pour se faire croire à la pratique de l'équité : un leurre volontaire. Aussi, les négociations du choix des élus dépendent des moyens financiers mis en jeu, dont les donneurs veulent recevoir les bénéfices de leurs investissements financiers. Ce sont les financeurs qui élisent le candidat et non les électeurs avec le vote. Le vote approuve le choix déjà fait. Le vote du candidat ne changera jamais la politique du privilège cultivé dans le pouvoir. Droite / Gauche, 2 faces d'une même pièce de monnaie : pourquoi accepter ce leurre ? l'Administration elle, ne change pas : elle sert les gouvernants. Et pourquoi accepter le leurre du vote ? Le leurre du vote n’est pas contesté, car aucune autre solution n'a été découverte pour gérer (pas gouverner) les besoins des populations, ou ne veut pas l'être. La domination étant la règle de gouvernement de nos sociétés, toute tentative d'équité est systématiquement rejetée. Car une remise en question profonde de la gestion de nos sociétés annihilerait définitivement le privilège des gouvernants. L'acte de voter ne montre qu'une seule chose : celui d'approuver la procédure de domination par l'action de remettre son pouvoir à un seul que l'on ne choisit pas.

téléchargez le texte publié en dazibao

Notes
* majoritaire, plurinominal, proportionnel, uninominal, etc.
** car la relation transitive ne fonctionne pas : si A aime B et B aime C alors A aime C, ne se vérifie pas dans le vote.

 

décembre 2011
6.
Le ravage des opinions établies

Nos cultures reposent toutes sur le fait de croire à des idées reçues, exprimées par : « c'est comme ça ». Des idées reçues qui sont généralisées (qui évitent les exceptions) pour classer (les exceptions rendent les choses inclassables). Le classement permet d'évaluer (un classement s'opère toujours par rapport un critère (un modèle) de sélection). Evaluer permet de garder ou rejeter ce qui semble bon ou mauvais pour soi, et bien et mal pour les autres (le jugement moral est toujours appliqué aux autres). Quand ce procédé s'applique aux humains eux-mêmes, cela se nomme : un système social hiérarchique autoritaire, aux chances inégales de vie, couronné par le privilège (la chose précieuse du pouvoir).


5.
Adhérer à un genre réduit les possibles à vivre : que ce soit dans la politique, le sexe ou la musique

La distinction politique en genre « gauche » et « droite » n'a de sens que de s'opposer. De poser des désaccords, de disposer du désaccord pour la manipulation de décisions qui sont prises « en force » (imposées) du genre majoritaire à l'Assemblée, mais pas dans le pays (je me répète : sur 100% des électeurs - pas de la population globale dont les mineurs, les prisonniers, les marginaux et les étrangers, etc., sont exclus - 60% votent (souvent moins), légèrement plus de la moitié remporte le vote, ce qui revient à 30% des électeurs minoritaires qui élisent une majorité politique) qui n'est qu'un jeu de l'exercice du pouvoir. Etre dès sa naissance, imposé à un rôle sexué (fille ou garçon) oblige l'être humain à se soumettre et à se contenter (une fois éveillé) à ce que le genre offre ou n'offre pas, de l'attitude convenue : ce n'est pas les hommes qui sont plus fort physiquement que les femmes, c'est le genre. Le résultat de la croyance à des idées reçues. En musique, les genres sont plus facilement identifiés, car ils sont extérieurs et non intégrés à soi comme pour les genres politiques et sexués. Les genres dans tous les cas, ne concernent que des partis-pris. La chanson, la musique et celle ailleurs locale (nommée folklorique, traditionnelle, du monde, etc., en dehors du marché). Dans ces trois genres (en fait 2), il y a des sous-classes qui ne communiquent pas (sans lutte de classes ?). Dans le genre chanson il y a : la chanson à texte, la chanson « pop », le rock dérivé du R&B (rhythm'n blues = le cafard dans le rythme) jusqu'au hardcore d'aujourd'hui (même si ça hurle c'est une chanson), la chanson jazz, la chanson folk (avec une seule guitare), le hip-hop, les musiques électroniques avec ou sans paroles, etc. Dans la musique, il y a la musique classique (principalement à partir de J.S. Bach. La musique baroque et médiévale est mineure) et les « avant-gardes » expérimentales qui inclus la musique contemporaine institutionnalisée, un certain jazz, un certain rock et une certaine musique électronique. Voici les proportions du partage du marché de la musique : chanson = 90%, musique classique de compositeurs morts du XVIIIe et du XIXe siècle * = 10% et la musique d'aujourd'hui = 0,2% **. Ce qui revient à constater que 90% de la population aiment la facilité (de se laisser gouverner), 10% aiment se distinguer (à gouverner) et 0,2% aime réfléchir et l'autonomie. Le genre majoritaire de la chanson, et dans la musique de la musique classique, a provoqué l'appauvrissement de l'audibilité des musiques des compositeurs vivants, en leur retirant tous les moyens d'entendre leur musique non institutionnalisée qui pour survivre ne peut que se produire dans la clandestinité en dehors du marché de l'industrie du disque. Chaque genre possède ses règles immuables, essayer de changer ces règles ne provoque que le rejet du marché de l'auditoire du groupe genré qui ne tolère aucune modification des règles qui permettent de les distinguer des autres genres et pour le genre bénéficiaire majeur, de rapporter des bénéfices colossaux ***. Les règles immuables de la chanson sont : le couplet-refrain de la forme ABABABA... oui, c'est issu du babillement infantile, et une mesure binaire à 4 temps dansable, et dans le mode majeur et pentatonique (la gamme mineure n'est tolérée que pour les chansons tristes). Ce qui est très réduit. Je me demande comment sans les « nouveaux » sons électroniques, la chanson aurait pallié la pauvreté de sa forme ? Bien que les nouvelles générations répètent le passé qu'elles n'ont pas connu (je pense au retour du folk des années 60). Le cercle de l'éternel retour des genres, que le genre humain utilise à la fois pour se regrouper et se distinguer dans l'inégalité, pour donner du sens à s'opposer les uns contre les autres.

Note
* période la plus despotique, de la musique savante occidentale : où le chef d'orchestre devient une activité autonome (avant, il était musicien dans l'orchestre et compositeur) et la notation musicale s'affirme dans la réduction des marges de liberté d'interprétation du musicien, qui devient un exécutant; qu'on retrouve dans la musique classique d'aujourd'hui. Le XIXe siècle est aussi la période de création d'orchestres colossaux jusqu'à mille musiciens, et du métronome (objet mécanique pour faire « marcher » au pas les exécutants, imposé en 1816).
** Source : rumeur du marché dans le contexte de l'industrie occidentale du disque (Europe et Amérique du Nord) consommé, des années 80 et 90, mais toujours tenace : parce qu'elle afflige. Nous ne mentionnons pas la musique de film qui reste dans le domaine de l'industrie du cinéma.
*** La politique commerciale d'Apple de rafler avec iTunes la distribution mondiale de la musique enregistrée en créant un support physique propriétaire iPod iPhone etc., et dont la proportion du partage des bénéfices est la suivante : 93% pour Apple et 7% pour l'artiste qui reverse 15% à la SACEM. Pour un SMIC l'artiste doit vendre environ 1800 chansons par mois et toucher 500 000 auditeurs minimum avant de prétendre à se produire comme objet publicitaire.


4.
« lien social »

L'expression et la notion de « lien social » sont une curiosité sémantique, car une société sans lien n'est plus une société, mais quelque chose qui n'existe pas. « Lien social » fait partie d'une collection de nouvelles formules rabâchées et intégrées par tous (surtout les intellectuels) sans esprit critique comme le phénomène de « l'individualisme » considéré aujourd'hui comme négatif. Le mot individualisme remplace le mot égoïsme dans le sens de son usage. Ne pas être individualiste c'est être docile et obéissant. Les notions de « lien social » et la négation de l' « individualisme » ressemblent à des tentatives désespérées de notre société à sauver : 1. « le déclin de l'autorité (policiers, parents, enseignants, etc.) », 2. « l'existence de “ratés” lors du processus de socialisation » (processus de socialisation = perte volontaire de sa culture pour une autre) et 3. « la difficulté à établir de nouvelles règles de vie commune du fait de l'individualisme croissant », ou la désobéissance systématique aux règles. Source : Banque de Ressources Interactives en Sciences Economiques et Sociales, brises.org. Le lien social fait une référence cachée à l'institutionnalisation : à la perte du sens des institutions. Car toute société urbanisée considère les institutions comme étant le « lien social » au regroupement par l'obéissance aux lois qu'elle applique. Mais aujourd'hui ces « autorités » d'hier sont remises en question de leur véritable utilité dans une organisation sociale sans privilège. Parler de « lien social » signifie que les autorités ne se font plus obéir. Parler de « lien social » signifie que l'organisation pyramidale de nos sociétés s'effrite.


3.
Le piège et les contradictions du militantisme

I.

Le militant est un soldat (du latin militare = militaire, milice). Un soldat sans solde en lutte permanente pour ce qu'il croit, c'est-à-dire à la cause à laquelle il adhère comme membre d'une organisation qui agit pour imposer ou obtenir l'avantage de l'idéologie de sa croyance. Une cause qui prend sens dans la confrontation, considérée comme bonne ou mauvaise par les uns et les autres, permet de rentrer dans la lutte armée où la cause est le prétexte de l'opposition, de s'opposer aux autres. La culture de l'opposition positionne le militant dans la confrontation, dans la confrontation armée, autrement dit : la guerre.

En regardant le militant comme un soldat, un déclic dans la conscience se produit : nous nous sommes nous-mêmes piégés dans la défense des causes justes. Croire à la justice et à la paix par la guerre est une contradiction majeure, aussi bien qu'un noeud psychologique (à la Ronald D. Laing) : => je souffre => je lutte pour la libération de ma souffrance => je souffre => je lutte... etc., noeud duquel on ne sort pas, sans considérer l'absurdité du noeud.

Militer c'est faire la guerre, avec les armes disponibles produites par les dominants : les « armes douces » de la propagande par la publicité et le divertissement, l'exploitation du mensonge pour inoculer de fausses croyances (la désinformation), ou et les « armes brutales » qui assassinent ou handicapent les populations telles que les armes bactériologiques, les armes électroniques d'information, les armes mécaniques à projectile, ou les armes explosives pour donner dans le spectacle dont les Twin Tower reste l'exploit jusqu'à ce jour le plus spectaculaire (les armes de poing demandent plus de courage ou d'inconscience). La fabrication des armes et des stratégies d'invasion est l'activité majeure de l'humanité. Par exemple, l'acte de voter marque l'acceptation de la confrontation comme mode opératoire de la gestion sociale par un seul élu. Autrement dit, voter marque l'acceptation de se faire gouverner par un seul individu* au lieu de réaliser une assemblée de tous les candidats aux idéologies différentes de gestion sociale. Notons que l'absence de gouvernement en Belgique où c'est implanté le Parlement européen, n'empêche pas l'organisation et l'existence des Belges et des autres.

Le militant ne lutte pas à l'abolition du système pour quoi et contre lequel il lutte puisque c'est sa raison d'exister, mais l'alimente en lui offrant l'opportunité de lui faire la guerre. La guerre est un état de consommation extrême et c'est en cela que les guerres se décident quand un pays (ou plusieurs) est en crise financière ou dans l'avidité de la conquête et de l'invasion. La guerre des uns contre les autres exige des gagnants et des perdants. Les perdants prévus payent les gagnants (il est très rare de voir un gagnant s'engager dans une guerre qu'il risque de perdre). Mais sans élu perdant, il n'y a plus de guerre puisqu'il n'y a personne à combattre. C'est la tactique de l'esquive anti-militante de l'éradication du prétexte aux hostilités des nouveaux opposants dont le terme militant ne convient plus. Le terme revendicants paraît-il plus approprié ? voire celui d'indignés.

Notre système social est une économie de propriétés individuelles qui rapportent un revenu une rente, et hiérarchique : basé sur l'obéissance aux supérieurs (à une personne considérée plus importante que l'autre) sous peine de rejet de la communauté; que chacun sert de son temps de vie de travail. Chacun travaille dans la hiérarchie par obligation (tenu par un salaire) et dans la conviction qu'il n'y a pas d'autres choix. C'est cette hiérarchie qui crée les « classes inférieures » et les « classes supérieures » : les privilégiés et les non-privilégiés qui servent et entretiennent leur misère par obéissance. Il n'y a que la conviction de chacun de l'absence de choix qui maintient ce système hiérarchique, d'une organisation sociale calquée sur l'organisation militaire. Le système hiérarchique civil est une organisation de combat. Pour rendre ce système obsolète, il suffit, dans son quotidien, de ne plus agir pour et dans ce système. C'est-à-dire ne pas obéir à ses lois qui n'aident pas son prochain : surtout dans les administrations.

Le militant au contraire agit. Il n'agit que par la violence de la confrontation avec des armes, qu'elles soient douces ou brutales reste des armes. Par son combat, le militant alimente l'injustice au lieu de l'éradiquer en faisant un spectacle de sa contestation : un divertissement médiatique. Une diversion est une stratégie militaire. L'acte de militer masque le problème à régler dans la manifestation tout en pointant le problème. Militer est un acte autonome pour lui-même. Les combattants ne règlent pas les problèmes pour lesquels ils combattent, car ils combattent au lieu de régler les problèmes. Et les combats restent les sujets majeurs qui alimentent les médias pour leur retentissement spectaculaire : il n'y a rien de plus spectaculaire que des combats explosifs (voir les abus de badaboums dans le cinéma « grand public »). L'injustice comme la misère sont des produits médiatiques de grande consommation parce qu'ils émeuvent. Ils payent la publicité, capitale du privilège de la rente, c'est-à-dire : être payé sans obligation de travail grâce au spectacle de la misère.

Les humains des couches sociales non-privilégiées de notre système hiérarchique sont éduqués à ne pas réfléchir (à ne pas distinguer le vrai du faux en recoupant les informations) à qui sont inculqués de fausses données, pour que dans le cas où ils réfléchiraient, ils aient la conviction de se tromper. Je pense à l'histoire. Les troubles psychologiques eux naissent toujours de contradictions douloureuses entre la conviction du vécu et le conditionnement de soi qui ne se résout pas : c'est un déchirement de soi. C'est le piège duquel les classes serviles ne peuvent s'échapper. Comprends-tu ce que j'écris ? Quand un travailleur milite, il ne travaille pas il milite : c'est un amateur dans une activité secondaire, confronté à une milice professionnelle entrainée et payée pour la combattre : soldat vient de solde, la paye du militaire. Tout comme les mercenaires, la police et les militaires sont payés pour tuer. Eux ont le droit, mais pas les militants à qui aujourd'hui leur a été donné le nom de « terroristes » pour mieux les traquer avec l'approbation des spectateurs.

La globalisation est une invasion par le système de la propriété rentable (pour la rente : le capital) qui efface les contextes économiques locaux (comme le potlatch) pour qu'ils s'intègrent et disparaissent dans le capitalisme mondialisé de nouveaux clients du système hiérarchique : tous homogénéisée dans la pensée d'une langue commune, celui du profit hiérarchique : effaceur de cultures originales. Résultat : le signe d'appartenance à la communauté globale : le téléphone et l'ordinateur portable encombrent et inutilement dans beaucoup cas des populations extérieures comme les Esquimaux ou les Touaregs qui ne conçoivent pas les programmes dans leurs langues. Moi-même par la publication de ce texte sur le réseau Internet, j'alimente la raison du réseau : sa nécessité. Mais ce n'est pas la nécessité réelle de l'objet qui est vendu, mais le nombre de ses utilisateurs clients achetés qui permet l'invasion homogénéisée. Les militants et moi-même utilisons aussi le téléphone portable comme les Peuls du désert parce qu'il est abordable pour communiquer ?

Le mouvement militant le plus remarquable depuis le XVIIIe siècle est le féminisme** : des femmes qui revendiquent l'égalité des privilèges avec les hommes (pas contre les hommes, mais avec les hommes). Ce qui aujourd'hui parait impensable qu'il en soit autrement. Pourtant encore au XXIe siècle les salaires des femmes restent inférieurs à celui des hommes, surtout dans l'Administration publique. L'avortement est en permanence remis en cause par les croyants des diverses religions pour sa reinterdiction*** et des pays comme, la Pologne, l'Irlande, le Portugal, Malte ou Monaco, etc., interdisent toujours l'avortement libre : par la loi (sic) hypocrite faite par les hommes qui décident de l'IVG ou non. Après 3 siècles de lutte pour la parité entre hommes et femmes, la majorité des femmes du XXIe siècle choisissent la soumission à « son » homme pour se sentir protégée : son entretien financier en échange de l'entretien de sa beauté, de la maison et des enfants (voir l'article ci-dessous : Homme / Femme = le conditionnement agressif du foyer familial). Si le féminisme désire la parité homme / femme, c'est que le féminisme reconnait le sexisme : la partition des sexes en genres. La partition des sexes éduque aux rôles genrés de la femme et de l'homme dans nos sociétés. Ce qui demeure contradictoire : il ne peut avoir d'égalité pour deux rôles différents qui travaillent à des tâches différentes. C'est cette fixation qui est à défaire et non la parité de la partition. Pour sortir de ce noeud, les hommes et les femmes doivent sortir de leurs rôles sexués imposés. Ce n'est pas le fait d'être partitionné en homme ou en femme qui destine à une tâche, mais la compétence à réaliser cette tâche qui va effacer la partition genrée bêtasse en masculin et en féminine. Autrement dit, les femmes doivent se défiminiser et les hommes se démasculiniser, c'est-à-dire effacer l'objet de la contradiction des genres enrôlés de la pensée partitionnaire « toi tu va faire ça parce que t'es une femme et moi je vais faire ça parce que je suis un homme » dois pouvoir faire rire les générations suivantes de sa bêtise.

Le militantisme considère les choses à l'envers de ce qu'il croit. Il croit lutter pour la justice, alors qu'il entretient et alimente l'injustice par le combat. Le militantisme identifie la marginalité et la met en spectacle. D'après les travaux de Stanley Milgram sur l'obéissance aveugle et la soumission à l'autorité, la marginalité représente 1/3 de la population mondiale : celles et ceux qui ne se prêtent pas au jeu de la soumission aveugle.

Le militantisme incite au partisme : à lutter les uns contre les autres. La culture de l'ennemi. Sans ennemis, il n'y a plus de lutte. Alors qu'il tombe sous le sens que les problèmes se règlent ensembles, pas les uns contre les autres dans la guerre. Le militantisme identifie la partition de luttes idéologiques faussées puisque son territoire et son activité est la guerre. Les présidents américains se considèrent tous comme des militants de « la cause juste ». Le militant peut être aussi dangereux que la police de carrière, voire plus, car il est motivé par sa croyance comme un soldat de la foi qui sacrifie sa vie à la cause. Je pense aux chevaliers de la foi qui sont allés combattre les musulmans (les infidèles) en Palestine entre le XIe et le XIIIe siècle revendiquant leur terre sainte à eux, mais pas aux autres en sacrifiant leurs vies. Militant est un mot formé par l'Eglise du XVe siècle pour former « la milice de Jésus-Christ de l'assemblée des fidèles sur la terre » (Littré). Nous ne sommes pas loin de l'Inquisition du XIIIe au XVIe siècle qui suivit les croisades à la chasse des « hérétiques » (des militants contre des militants qui n'adhèrent pas à leur croyance). Qui au XXIe siècle sont les « hérétiques » ? et de qui ? La puissance financière destructrice ? ou celles et ceux qui consomment ses produits ? Qui n'a pas son iPhone ? Oui, c'est cela : l'humanité socialisée favorise sa soumission. Maintenant, il faut savoir pourquoi ?

II.

Quelle est la motivation profonde du militantisme ? La sensation d'injustices sociales qui génère des peines blessantes et des difficultés à la vie commune de chacun touché par ces injustices ? Ces frustrations sociales ressenties comme des manques qui suscitent la colère et la réaction immédiate par la révolte ? Cette révolte (colère) s'épanouit par la manifestation de regroupements de personnes organisées qui se ressentent victimes d'une injustice****. La première injustice de notre système du capital hiérarchique est la pauvreté. La seconde l'exclusion (qui découle de la pauvreté). La troisième la ségrégation (qui découle de l'exclusion). La quatrième la discrimination (qui découle de la ségrégation), etc., avec pour chacune les conséquences des peines morales et physiques jusqu'à la destruction de son intégrité (la reconnaissance d'être soi-même) des victimes, conséquence d'humiliations à répétition. Notre système du capital hiérarchique forme un Etat partitionnaire qui opère une ségrégation hiérarchique. Un Etat qui fait de l'Ordre avec des humains. « Même si cela doit générer de la souffrance inutile » (sic). Hitler, le militant de la cause aryenne luttait dans cet esprit. Mais pas le Che qui a consacré sa vie à la guérilla : la guerre de la clandestinité, mort par les armes. Mais le monolithe ne bouge pas (ou le Léviathan comme le nommait le philosophe Thomas Hobbes en 1651*****), car la base des dernières classes fidèles est solide.

Le mot « militant » apparait en 1420 du latin classique militer, militare : « faire la guerre », « être soldat » dont s'empare l'Eglise pour signifier sa lutte contre les tentations, « la milice de Jésus-Christ de l'assemblée des fidèles sur la terre » opposée à une Eglise triomphante des saints et des bienheureux (se délectant dans le « vice » ?). En 1832, militant signifie lutter activement (par la force et l'agression) pour défendre une cause, une idée. Militaire, soldat, milicien. Le militant est celui qui se bat les armes à la main pour défendre sa cause, sa croyance. Qui suppose une agression. Un Etat sans agression n'a plus de militant, mais toujours des miliciens de la cité (la police ou la professionnalisation du militant) qui représente la crainte permanente d'être agressé.

Militaire, milice sont de la même racine. La guerre civile se divise en deux camps : celui des insurgés et celui des dominants. Le militant est un acteur volontaire de la guerre civile par la création de son propre camp contre l'autre défendu par la milice et les militaires du système dominant. Le militant se bat contre les autres, il ne s'entend pas avec les autres qu'il combat, seulement avec les « siens » qui adhèrent à la même cause idéologique. Tout combattant défend ce qu'il a à défendre par l'agression. C'est une confrontation violente pour l'obtention du pouvoir entre ceux qu'ils l'ont et ceux qui ne l'ont pas. Le militant passe pour le défenseur des causes perdues contre les milices des forces dominantes des causes acquises. Mais le résultat du militantisme n'est que la guerre. La guerre ne résout rien, elle détruit les plus faibles et renforce les plus forts. En faisant fonctionner l'économie au bénéfice des plus forts. La guerre est un état de consommation paroxystique dont les besoins démultipliés sont favorables à l'économie de l'enrichissement des dominants. La guerre ne soulage jamais un conflit, elle le représente, elle l'exploite, elle l'encourage. La contradiction du militantisme est de croire qu'il agit pour une guerre juste : aucune guerre n'est juste. L'action du militantisme dominé renforce les dominants. Ceux qui luttent pour une autre société plus équitable avec les armes des dominants, renforcent le système dominant inéquitable en consommant ses armes. Le vol consomme aussi. C'est la demande d'aumône qui positionne le dominé en dominé et le dominant dans sa domination. Le dominant n'a aucune requête envers le dominé contrairement au dominé. La requête positionne le dominé en dominé (on peut comprendre la position des ermites qui se refusent à tout désir pour éviter toute requête en échange de leur soumission : des SDF qui refusent le RMI devenu RSA).

Abolir les inégalités sociales, politiques, juridiques, économiques et culturelles ne passe pas par la guerre, mais par la négation de la hiérarchie locale qui agit dans son système global. Tant que cette hiérarchie règnera, les inégalités règneront. Le sens même de la société hiérarchique est de produire des inégalités. L'agitation n'est pas nécessaire pour désobéir ou militer, même au contraire. L'agitation est éphémère et l'immobilité est perpétuelle. Je préfère les mouvements silencieux qui décomposent l'intérieur d'un système inadéquat au lieu de taper sur l'extérieur du système qui le renforce à chaque nouvelle frappe.

Le militantisme s'avère aussi dogmatique ou intolérant que l'idéologie dominante qu'il combat. Sinon il ne provoquerait pas la guerre. Ceux qui ne se désignent pas comme militant et pratiquent dans leur quotidien une désobéissance involontaire et instinctive sont certainement plus efficaces que le militant agité (pour un temps) qui combat dans le spectacle.

Exemples, je pense aux :

. Attaques antipubs qui n'éraflent que la surface (c'est vite nettoyé) de ce qui dérange ces manifestants en créant par leur acte un évènement publicitaire divertissant médiatisé.
. Destruction explosive de bâtiments du pouvoir dominant qui n'offre que le prétexte de reconstruire et du travail aux architectes et ouvriers de la construction et un spectacle spectaculaire médiatisable, c'est-à-dire consommable, qui attire les publicitaires et les investissements.
. L'organisation Attac porte un nom agressif du militantisme de guerre.
. Groupes anti-corrida, mais dont leurs membres mangent de la viande.
. Nouveaux croyants (catholiques ou musulmans, etc.) prêts à l'assassinat pour satisfaire leur intolérance déplacée influencée par des meneurs manipulateurs ou des gourous opportunistes (pour leur gloire et leur richesse personnelles).
. Affichages sauvages de toujours la même affiche avec des animaux torturés d'un groupe de végétariens qui voudraient interdire la consommation de viande.
. Désobéissants qui font commerce de leur propagande dans leurs « formations » et leur « boutique militante » (sic) à partir de leur site internet desobeir.net (pas .org ?) de livres pas donnés, T-shirts à slogan, badges à slogan, autocollants à slogan, même des drapeaux (!), etc. où tout est à vendre : n'est-ce pas la forme publicitaire que leurs propres militants attaquent ? Comme les autres, les Désobéissants participent à la globalisation du capitalisme avec leurs marchandises. Dans la résistance, l'échange des idées ne se vend pas, d'autant plus qu'elles ne sont pas inutiles comme d'autres opportunistes tels un Michael Moore ou d'autres.
. Chanteurs hip-hop vendus aux majors qui scandent des textes militants poussant à la révolte, entourés de jeunes-filles-poupées-sexy, de « gros flingues » jouets masculins de l'industrie de la guerre et de grosses voitures forcément coûteuses qu'ils n'ont pas montées eux-mêmes : représentent les marques du pouvoir caricatural d'un roi africain.
. La Global Rich List défend (sans le savoir ?) le capitalisme avec sa jauge du plus pauvre humain au plus riche de la planète; ceci hors contexte culturel, qui en fait est une publicité pour convaincre à donner son argent à des oeuvres caritatives dont elles-mêmes renforcent le capitalisme avide en tenant le rôle de la « maman qui soulage » pendant que le « papa gronde » de la colonisation globale : l'enfant reste soumis à la violence même s'il est soulagé momentanément par les ONG. L'argent représente et représentera toujours le marché de la finance contrairement à la gratuité qui ne coûte rien. L'échelle de valeurs de la Global Rich List pose 70 € par an pour le moins riche de la planète et à partir de 36 400 € pour les plus riches (dans le contexte du marché de l'argent). Si à partir de 3000 € par mois vous faites partie de l'élite mondiale, c'est que Global Rich List veut faire payer la couche sociale à partir de ce revenu.
...

Toutes ces agitations sont l'expression de personnes qui ne réfléchissent pas en profondeur ou qui manipulent les autres dans leurs propres intérêts et qui par leurs actes « militants » extrêmes s'assimilent aux agissements agressifs des « commerciaux » (ces soldats avant-gardes de notre économie avide et rentière) ou de la police et renforcent par l'agression le système qu'ils pensent combattre. Derrière leurs masques de militant; un salarié-consommateur attend de recevoir « sa » récompense (pour son obéissance). Mais comment faire autrement ? Quand les 2/3 de la population mondiale se réveillera de son engourdissement intellectuel, le système hiérarchique que nous subissons va obligatoirement changer, puisqu'il est aberrant.

mais d'autres comme :

. Les hackers qui par leurs actions pratiques et anonymes ouvrent les accès appropriés, propriétaires et interdits, permet de contourner les péages abusifs et donnent des outils non propriétaires aux utilisateurs, contribuent plus efficacement à équilibrer nos sociétés où règne l'injustice entre les munis et les démunis que des militants identifiés à se faire connaitre qui s'agitent dans la contradiction d'une guerre vaine (comme José Bové ou d'autres : « tu détruis les Mac Do, mais c'est le seul endroit public où les ados peuvent se regrouper autour d'un repas abordable et rester sans être mis à la porte. »)
. Avaaz.org qui à compris que pour l'application d'une réelle démocratie, il fallait faire participer la population individuellement mondiale (conséquence de la globalisation) dans la signature de pétitions qui montrent aux « méchants » qu'il existe une forte désapprobation publique qui demeure invisible dans le vote. Le système est encore à améliorer, car le choix des pétitions est conduit par l'équipe d'Avaaz dont son créateur s'enorgueillit dans la presse dominante américaine.

ou d'autres comme :

. Greenpeace qui milite depuis 1971 à la protection de l'environnement et à l'encontre du nucléaire à l'échelle mondiale dans ses déploiements spectaculaires qui sont du domaine de l'installation et de la performance des formes d'expression du domaine des arts, s'alimente de dons (comme toutes les ONG) par le système financier dominant pour faire de ce spectacle des signes d'alertes communiqués au public par les médias dominants qui affectionnent le spectaculaire pour le taux d'audience payé par la publicité : l'histoire de l'arroseur arrosé. Mais qu'est-ce que ça a résolu ?
...

Chacun cherche des alternatives aux combats militants, aux confrontations violentes des manifestations de masses éphémères qui ne résolvent rien que provoquer des guerres civiles qui légitimisent la répression d'un pouvoir dominateur sur une « masse irresponsable » (sic). Le militant aujourd'hui est remplacé par des indignés aux actions sans violence (être là sans rien faire) que de représenter son indignation individuelle en groupe pour freiner les abus de nos sociétés hiérarchiques qui paupérisent le monde.

III.

Que devient le militant au XXIe siècle ? sans armée organisée de croyants ? Est-ce le citoyen qui ne peut être entendu (bâillonné par un système hiérarchique qui interdit l'entente ?) et qui se manifeste en se rassemblant dans l'inaction pour l'action de montrer sa réprobation ? (je pense aux indignés en Espagne et aux Etats-Unis). Une personne qui veut faire entendre sa réprobation face aux injustices sociales : un plaignant actif manifestant et non plus un soldat de la foi prêt au meurtre pour protéger sa croyance ? Oui mais notre pays est un pays de plaignants (« les Français sont des râleurs ») qui naviguent dans l'intolérance principalement du voisinage, du travail et de la politique. Le dénonciateur de personnes est le militant pour la cause du pouvoir en place qui est convaincu que le trouble vient de la personne qui est coupable. De l'autre bord se positionne le militant du contre-pouvoir qui dénonce les causes du système et non les personnes et qui ne tolère pas l'injustice par la mise en danger de personnes ou la dégradation de ses ressources. Pour les uns la source du mal est l'homme et pour les autres la source du mal est le contexte du système. N'y a-t-il pas un peu des deux ?

Quel être humain peut tolérer l'injustice ? Celui ou celle qui n'en bénéficie pas ou qui ne l'expérimente pas : l'injustice est une fabulation pour celui ou celle qui l'administre, car les règles sont au-dessus de l'injustice, elles sont privilégiées aux dépens des personnes qui en souffrent. Et celles et ceux qui ressentent « l'injustice n'est dû uniquement qu'à leur désobéissance aux règles communes et doivent être punis » (sic). Ce à quoi l'opposition répond : les règles doivent s'adapter à chaque différent contexte pour ne pas être injustes. Il ne s'agit pas d'obéir, mais de ménager. L'injustice comme son opposé, le mérite sont les fondations idéologiques de notre système social hiérarchique qui cultive la rente.

Les militants se trouvent en oppositions dans deux camps distincts aux intérêts divergents : la liberté contre l'obéissance, la pauvreté contre la richesse, la sympathie contre le racisme, la convivialité contre la violence, le privilège contre le travail obligatoire, la sincérité contre l'hypocrisie, etc. où les uns ouvrent un dialogue contre les autres qui ordonnent et exigent l'obéissance. Les uns souffrent et les autres ont peur, peur de perdre leurs acquis : biens et position sociale mérités. Le fait d'engager une hostilité renforcera les positions des opposants, car chacun reconnait sa position être légitime. Le mérite a produit des efforts pour se voir accepter sa position, et peu sont prêts à refaire ces mêmes efforts pour une position similaire ou indésirée. Le mérite et la peine s'opposent à l'égalité des différences. Cela, pour la décoration, comme la médaille de l'Ordre du Mérite et autres prix Nobel et palmes en multitude, aujourd'hui galvodés.

Et si pour concilier ces divergences on faisait appel à la musique. En faisant coexister plusieurs systèmes sociaux en parallèle que chacun aurait la liberté de choisir. La multiplicité des systèmes sociaux propose un choix de vie, que chacun peut choisir à son épanouissement. Si un système hiérarchique à péage réjouit, qu'il existe ! Mais qu'il partage le territoire avec d'autres systèmes : un système non hiérarchique qui favorise la gratuité, un système totalitaire qui favorise l'obéissance, un système anarchique qui favorise la responsabilité et la liberté, etc. Cela en superposant les systèmes dans une polytonie globale sans frontière, au lieu de notre monotonie territoriale sans alternatives aux frontières fixées. Sans frontières (sans nationalité), sans distinction (sans identité) obligatoires, mais avec le choix de vie possible dans la polytonie qui superpose et mélange les différences. Une généralisation des marginalités, pour la reconnaissance des différences de chacun, sans obligation d'intégrer un système qui ne lui convient pas, et tout en étant libre d'en changer à n'importe quel moment. Il n'y aurait plus un système unique et dominant qui ne convient qu'à une minorité et dont une majorité s'y sacrifie en lui abandonnant sa volonté, mais plusieurs systèmes qui cohabitent dans les marges de tolérances. Reconnaitre la marginalité à tous, c'est reconnaitre la particularité de chacun qui créera son propre système social intégré avec les autres. Un tel multisystème polytonique va obligatoirement motiver les imaginations pour trouver les solutions. Une polytonie en perpétuelle création. Une polytonie de marginalités aux organisations sociales autonomes qui dépendent les unes des autres, mais où ni l'altruisme ni l'égoïsme ne soient bannis, car l'un ne peut exister sans l'autre. La déterritorialisation et le mélange des langues permettent d'effacer les frontières de l'intolérance sans annuler la propriété si chère aux propriétaires. En fait, cette politonie existe déjà, mais à un état larvaire qu'il suffit de soutenir (et non interdire) pour qu'elle s'épanouisse. Ce qui éradiquera définitivement l'exclusion et la répression pratiquées en permanence dans nos sociétés.

La proposition d'une telle forme sociale vient de l'imagination musicale. La musique dispose les différences qu'elle doit composer pour les faire vibrer ensemble. La musique est une activité qui propose des formes d'organisations vibratoires aux origines humaines. Tout vibre avec chacun de nous en permanence. La musique travaille avec les différences, sans ces différences il n'y aurait pas de musique. Si tout était pareil, le monde n'existerait pas. Les solutions musicales ne sont ni philosophiques, ni scientifiques, elles sont musicales. La musique met en vibration, en résonance les conscients et les imaginaires collectifs. Il n'est pas innocent que la politique utilise des termes musicaux dans la gestion humaine, comme : entente, accord ou harmonie, etc., car ces dispositions sont l'affaire du vibratoire qui se propage par sympathie; et la musique compose et dispose du vibratoire pour créer des oeuvres vibrantes en sympathie avec les autres.

Le jour où le militantisme ne sera plus nécessaire, c'est que chacun se sera entendu.
Pour l'instant, nous traversons cette longue période de surdité psychophysiologique.
Depuis déjà plus de 2500 ans...

 

Notes
* voter pour un seul, manifestent l'acceptation et le soutien du système social hiérarchique et autoritaire du vote. L'élu avec son parti qui prodigue des lois sans consultation populaire, car il a l'aval de la population par le vote de son élection. Même si cette population est minoritaire par rapport à la population globale. 30% des électeurs minoritaires (des citoyens de la population globale majoritaire) soutiennent l'élu et son parti majoritaire à l'Assemblée nationale.
Les organisations politiques d'aujourd'hui viennent de l'organisation souveraine passée de l'Eglise :
Église collégiale ou collégiale : église qui possède un chapitre de chanoines sans être une église épiscopale.
Église épiscopale : église relative au pape. Église anglicane dont l’assemblée des évêques est supérieure au pape.
Chapitre : Assemblée délibérante de religieux, de chanoines.
Cathédrale ; Église épiscopale d’un diocèse.
Diocèse : Circonscription administrative de l’Empire romain. Territoire placé sous la juridiction d’un évêque ou d’un archevêque.
** le mouvement militant des esclaves ne se manifeste plus depuis Spartacus (mort en 71 avant J.-C.) malgré la persistance de l'esclavage sous d'autres formes qu'oblige une société hiérarchique et autoritaire.
*** Il faut savoir qu'en France l'avortement n'est autorisé que depuis 1975 (depuis 36 ans seulement) et qu'avant il était passible des travaux forcés puis de la prison à perpétuité, voire de la peine de mort (Marie-Louise Giraud, dite « la faiseuse d'anges », avorteuse pendant la guerre, a été guillotinée le 30 juillet 1943). La dépénalisation de l'avortement et son encadrement légal n'est réalisés qu'en 1975, grâce à Simone Veil alors ministre de la Santé. Pour information, la peine de mort ne fut abolie en France qu'en 1981 (l'Etat n'assassine plus depuis 31 ans).
**** avec des sympathisants qui ne souffrent pas, mais qui agissent pour les victimes dans la lutte militante, aussi quelques opportunistes de se voir glorifié.
***** Thomas Hobbes « le Léviathan ou La Matière, la forme et la puissance d'un État ecclésiastique et civil » 1651 : « c'est comme si chaque individu devait dire à tout individu : j'autorise cet homme ou cette assemblée d'hommes, et je lui abandonne mon droit de me gouverner moi-même, à cette condition que tu lui abandonnes ton droit et autorises toutes ses actions de la même manière » (chapitre 17). Ce contrat fait de chaque individu le sujet volontaire de l'institution politique dont le souverain est l'expression. (cité in EU 2009). Voir aussi John Locke « Essai sur l'entendement humain » (1690), « Deux Traités sur le gouvernement civil » et la « seconde Lettre sur la tolérance » la même année.


2.
cadeau de Noël pour les souteneurs de l'industrie de la charité et du commerce de la misère

publicité culpabilisante pour incitation à payer avec l'argent du marché financier dominant,
et non à faire comprendre le partage des richesses sans l'argent du marché financier dominant :
image de propagande d'Action contre la Faim
Un petit enfant du Nigéria avec un paquet de cacahouettes salées industrielles qu'il a du mal à ouvrir pour se restaurer : c'est à ça que sont destinés les dons que montre l'image publicitaire d'Action Contre la Faim : enrichir l'industrie alimentaire occidentale d'exportation vers l'Afrique. Cette photo date de 2001 pour une campagne de 2010. L'industrie de la charité et le commerce de la misère ont définitivement évacué le complexe de l'escroquerie.

Charité ou Solidarité 
deux faces, mais pas de la même pièce ou 2 attitudes qui semblent semblables, mais aux intentions opposées

La charité est une activité de l'hypocrisie qui traite volontairement en masse humaine les individus. Autrement dit, la charité est la culture de l'industrie de la misère humaine. Celles et ceux qui ne savent pas s'occuper d'eux-mêmes, désirent s'occuper des autres : c'est plus facile à vivre, car on est pas concerné directement (une remise de sa propre volonté à autrui) : il n'y a pas d'engagement personnel : on obéit à une procédure morale ou institutionnelle. Celles et ceux qui ne savent pas s'occuper d'eux-mêmes, désirent qu'on s'occupe d'eux : c'est plus facile à vivre, car on est pas concerné directement (une remise de sa propre volonté à autrui) : il n'y a pas d'engagement personnel : on obéit à une procédure morale ou institutionnelle. Dans les deux cas, c'est une déresponsabilisation, une déconnexion : une drogue sociale, une automation irréfléchie, « un boulot comme un autre » (sic) : c'est l'institution du Service (au) public à l'obéissance. La constitution politique hypocrite de l'innocence. L'argument et la justification de l'existence d'un gouvernement sont : « aider le peuple ». Rien de plus hypocrite : un riche aide-t-il un pauvre à devenir riche ? Mais l'idée est ancienne : opinion qui fut argumentée à partir de Confucius et Platon à l'aube de notre civilisation il y a 2500 ans : « le chaos de la nature humaine (sic) doit être gouverné pour l'ordre » à l'opposé de Lao Tseu, père du Tao avec l'idée : « la nature humaine n'a pas besoin d'être gouvernée par l'arrogance humaine ». Peut-on vraiment être convaincu qu'un groupe de personnes privilégiées peut vouloir « aider le peuple » ? Comment est-ce possible de se mentir à soi-même de façon si grossière ? Le peuple se débrouille très bien lui-même quand des armées ne viennent pas le massacrer et l'anéantir. Quand la charité s'insère dans le droit social et devient indispensable, c'est toute sa perversité qui s'épanouit à maintenir la pauvreté. A ce stade, personne ne peut plus distinguer entre Charité et Solidarité. Pourtant l'enjeu de la charité est clair : la domination. Alors que l'enjeu de la solidarité est de se donner les moyens de vivre ensemble le mieux possible. De tout temps, la charité n'a jamais été qu'une arme de gouvernants pour entretenir le peuple dans sa misère, dans une pauvreté qui peut payer. La solidarité est un moyen des gouvernés de s'entraider pour celles et ceux qui en ont besoin et le souhaitent.

Quand personne ne demande de l'aide, pourquoi vouloir aider ? Toujours pareil : pour gouverner soumettre et dominer. Le demandeur demeure toujours dominé, contrairement à ceux qui ne demandent rien, restent dominants ou indépendants. Un demandeur dominant n'a que la violence pour se faire obéir. Le dominé accepte l'ingérence dans sa vie privée (ingérence : la forme hypocrite de l'invasion). Le dominé accepte de vendre sa liberté au nom du « service » et des « droits sociaux » qu'il paye par sa soumission. La liberté dans l'acte de gouverner s'associe à l'idée du chaos : à l'ingouvernable. « La liberté est une maladie dont le peuple doit être exempt » (sic). La liberté de soumettre, reste du côté du pouvoir : dans le privilège (au-dessus des lois. Les lois ne sont faites que pour un peuple soumis). La liberté acceptée et reconnue pour tous, annulerait tout gouvernement et sa légitimité*.

La charité est née de l'abus de richesse. L'Eglise a commencé et continue la culture de la charité : c'était son rôle dans la politique de soumission des miséreux. Hospice, hospital, hôpital vient de l'organisation de l'hospitalité des malades sans moyens de pouvoir être soignés, de les accueillir dans des centres de soins gérés par les « bonnes soeurs » ancêtres des infirmières sous la tutelle de l'Etat (lire Michel Foucault, Surveiller et punir, 1975 et Naissance de la clinique, 1963). L'industrie de la charité avec la naissance des hospices a pour fonction d'entretenir la « masse humaine misérable ». La maladie amoindrit et permet un contrôle absolu du malade. Aujourd'hui le malade est un consommateur piégé, un prétexte bénéfique de l'industrie pharmaceutique. La culture de la charité entretient la misère pour garder le pouvoir sur les esprits affaiblis des miséreux, les nécessiteux en demande de salut. Mais pour être sauvé, il faut être malheureux, les gens heureux et autonomes même malades et pauvres n'ont pas besoin de salut. Ceux qui ont faim et froid ne peuvent pas se cultiver au savoir et reconnaître la tromperie, que s'ils sont miséreux. La pauvreté n'a rien à voir avec la misère. La misère est une considération, la pauvreté un état.

L'industrie de la charité se manifeste à travers les « bigotes » femmes d'enrichis qui se trouvent une occupation pour déculpabiliser leurs maris (en fait elles-mêmes) d'exploiter et de piéger tant de pauvres : « les pauvres ! ». Avec l'aide de l'Eglise, mais cette attitude disparaît au profit du mépris affiché de la haine envers « la maladie de la pauvreté » (sic) ainsi créée. Aujourd'hui, le désengagement de l'Etat et le mépris des oligopoles privés font reculer la charité (sauf pour les ONG toujours utiles aux gouvernants) en faveur de la solidarité citoyenne encore trop peu organisée.

Plus loin, l'idée de la charité a servi à la colonisation (qui continu aujourd'hui sous un autre nom : assistance) elle a pris la forme actuelle de l'ingérence : la forme hypocrite de l'invasion sert à la démonstration de la domination et du pouvoir où les Blancs viennent « aider » les Africains ou les Afghans et tant d'autres cultures déculturées à la recette occidentale des Blancs : le profit égoïste. La seule chose dont ils ont besoin : les Africains ou les Afghans, c'est que les Blans les laissent en paix et arrêtent d'exploiter leur terre et leur richesses (mines, puits de pétrole, main d'oeuvre, etc.), corrompre leurs amis, créer des ennemis pour leur vendre des armes qui les endetteront, provoquer des guerres et entretenir la misère avec les amis des miséreux comme complices, etc. Toujours au désavantage de l'exploité rendu impuissant par convoitise. Les pères blancs sont partis coloniser le monde avec la même idée : aider les Païens, les Sauvages à se « purifier dans la foi du seigneur »** ! Partout où il y a charité, il y a un contrat tacite et non avoué, qui maintient la position du dominant sur le dominé et du dominé sur le dominant. L'inégalité des chances de vivre, le refus de la liberté volontaire, où chacun se complet à se remettre à l'autre dans l'abdication. L'abdication de dominer et celle d'obéir. La charité est une tactique de guerre pour faire abdiquer son ennemi transformé en ami. La charité est une arme de guerre très efficace pour tromper aisément un peuple entier qui trempe en permanence dans la diversion du divertissement et de l'abondance. La charité est l'outil déculpabilisant des tyrans. Et les croyants s'y sont tous piégés pour vendre leur liberté.

Notes
* Quand j'ai reçu le renouvellement de ma Couverture Maladie Universelle CMU (joli nom pour être classé d'office dans la catégorie : pauvre), il y avait la phrase : « nous sommes là pour vous aider ». En fait, le gestionnaire de la Sécurité Sociale : la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (qui est une entreprise privée) chasse « les hors parcours de soin : les HPS » à « résidence instable » autrement dit : les personnes non localisables (non sédentaires) en permanence sur le territoire français : une chasse systématisée au nomadisme pour une inquisition contre les « non-ayants droit ». La garderie du privilège social et l'exclusion par une ségrégation arbitraire pour rentabiliser ses bénéfices. *
** Le philosophe Georges Berkeley désirait ardemment participer à cette omnipotente conversion des Amérindiens des Amériques.

Note de la note
* Comment va s'organiser une Sécurité Sociale européenne qui s'attend depuis 66 ans et semble s'amorcer depuis 2011 ? L'inquisition contre le nomadisme rester-t-il un crime du Code pénal ? La Sécurité Sociale est l'outil le plus puissant pour l'identification et la localisation individuelle par l'emploi, dont les huissiers se servent sans retenue pour retrouver les personnes jugées et condamnées.


1.
Une entreprise peut-elle être jugée pour meurtre ou assassinat sans intention de donner la mort ou homicide involontaire ? Nous pensons à Roger, mort à Orléans incendié pendant son sommeil à cause de la coupure de courant volontaire ordonnée par la compagnie EDF ce 1er décembre 2011.

La mort sociale

La « peine de mort » : la mort est-elle vraiment pénible pour le mort ? Ou plus pour un vivant qui ne veut pas perdre sa vie ? On parle de délivrer la vie, de délivrer la mort. A choisir entre un enfermement à perpétuité dans une prison et la mort, je choisis la mort. Ces deux sentences sont équivalentes dans le but de faire souffrir : où la prison « rééduque » violemment à obéir et la mort fait « disparaître le problème ». Le paradoxe de la « peine de mort » dévoile l'autorité meurtrière de l'état de nos sociétés. Nos sociétés, dans la reconnaissance de l'assassinat comme un acte fatal, reconnaissent l'institution de l'agression comme une nécessité à la conquête de sa gloire, de son pouvoir. La conquête du pouvoir passe par le meurtre qu'il soit physique ou psychologique : la compétition instaure l'anéantissement de l'autre obligatoirement. La mort volontaire causée à autrui relève de l'agression, de l'assassinat (de l’arabe hašīš, haschich*), du meurtre (du francique murthrian du bas latin morire). La mort volontaire causée à soi-même relève d'un désir de fin de vie. Interdire ou autoriser la peine de mort aux « ennemis » et « condamnés » de l'Etat, jugés comme tels par sa propre Justice, alors que l'Etat produit industriellement et fait commerce des armes de mort, revient au même. C'est la marque d'un acte d'agression. Nos sociétés autoritaires (avec ses classes privilégiées : au dessus des lois) se donnent le droit de donner la mort (ou ôter la vie). Un membre du gouvernement comme un policier (haut et bas fonctionnaire) ne sera jamais ennuyé pour un meurtre comme un citoyen civil ignorant et anonyme. La communauté règne contre l'individu. La « peine de mort » (son utilisation et son abolition) est le résultat hypocrite de nos sociétés violentes qui règnent par la menace et réalisent le meurtre quotidiennement.

Note
* L'étymologie suivant le Robert. Le mot est apparu en 1560 de l'italien assassino, assessino, datant du début du XIVe siècle qui signifie « tueur à gages », emprunté à l'arabe assasin, pluriel de assas « gardien », plutôt qu'à un dérivé de hasis « haschich ». Des mercenaires, des tueurs (dérivé de tuteur qui ôte la vie. Du latin vulgaire tutare : protéger et du latin classique tutari : veiller sur, garder, défendre; se protéger contre)* qui fument du haschich ?

Note de la Note
* La provenance « obscure » du sens moderne de TUER c'est opéré par un glissement de sens au XVIIe siècle. Comme si ôter la vie violemment n'était la conséquence que d'une protection (?) au lieu de l'issue fatale d'un combat : occire. Aujourd'hui nous dirions : légitime défense avec homicide involontaire. Le dictionnaire québécois Antidote nous dit : « pour tuer (contrairement à tuteur et tutelle), le sens s’est curieusement inversé du tout au tout avec le temps ». Et « Le premier glissement de sens de tutare s’est produit très tôt en latin populaire lorsque le sens “protéger” est passé à “couvrir”, qui est une façon de protéger, puis à “éteindre”, parce qu’une façon d’éteindre un feu est de le couvrir. Ce sens est attesté en moyen français chez Malherbe (dans S'ils n'eussent tué ce flambeau) ainsi que dans les langues d’oïl modernes comme le poitevin-saintongeais tuàe et le berrichon tuer (comme dans tuer la chandelle), et est également répertorié au Québec et en Acadie. Avant même la période de l’ancien français, le sens “éteindre” avait déjà subi un deuxième glissement en passant métaphoriquement à “faire éteindre la conscience”, donc “faire évanouir”, spécialement en frappant. C’est ce dernier sens qui est attesté à cette étape de la langue. Et comme on n’a qu’à frapper plus fort pour que l’évanouissement devienne éternel, le sens a glissé très rapidement une dernière fois de “faire évanouir” à “faire mourir”. Tuer a évincé le verbe occire, issu du fond primitif, qui a cessé d’être utilisé au XVIIe siècle, sauf par archaïsme ou plaisanterie ». Ce rappel historique de la langue nous dit que la prise de conscience du meurtre gratuit sans raison date du XVIIe siècle, justifié par la garde de ses biens, et ceux qui gardent leurs biens ne sont pas ceux qui n'ont rien. L'institution de l'assassinat, ou le droit de mort sur quelqu'un date de cette période. Avant cela, tuer était une aberration. Ce qui confirme que les guerres avant cette période n'étaient pas meurtrières, mais une compétition avec le verbe occire. Le meurtre est né avec l'appropriation.

 

novembre 2011
3.
Pour redonner du « crédit » à la Grèce et apaiser la souffrance de sa population, ne faudrait-il pas commencer par lui restituer toutes ses pièces antiques subtilisées et éparpillées dans les musées des capitales qui cultivent le sentiment de supériorité : New York, Paris et Londres ? La Grèce n'annule pas les intérêts de sa dette, cela l'aiderait. Pas de référendum comme en Islande ? N'est-il pas étonnant de constater qu'aucune solidarité internationale ne s'est organisée pour venir en aide aux Grecs ? comme pour le tsunami qui avait dévasté la Thaïlande dont les dons d'argent de personnes privées avaient dépassé le nécessaire. Quelle est la différence entre un tsunami et un désastre financier pour une nation ? Le résultat est le même, mais l'un est criminel et l'autre pas. La Thaïlande semble avoir un attrait touristique plus grand que la Grèce... pour son commerce du sexe ?


2.
Un état médiocratique n'a rien à voir avec la culture des mèmes (phénomène teens qui s'est fait remarqué par l'affluence massive d'internautes à 4chan.org incomprise en 2007 des médias dominants*, fermé puis réouvert en 2011), mais en est l'une de ses conséquences. Les mèmes des teens anglophones planétaires produisent des images éphémères par provocation et humour cucul et de mauvais goûts par copié-collé, posés anonymement qui bravent les interdits (les tabous) sur les chats de la toile en réponse à la culture dominante de divertissement. Les mèmes sont des renvois « de balles » de la niaiserie cultivées par la culture de masse de la technologie du divertissement, du cinéma, des jeux, des mangas, de l'exhibitionnisme, de la musique, de la mode, de la langue, etc., tout ce qui accroche à la copie de tout ce qui est éphémère qui ne constitue rien qu'un vide idéologique en masse du paroxysme du diverti. C'est l'expression du Bloom décrit par Tiqqun en 2001 de l'être humain « étranger à ce monde et à lui-même ignorant son état », mais avec l'amusement de narguer les vieux avec leur propre technologie servile qui leurs échappent. La multiplication des mèmes est la conséquence de la culture de l'insignifiance sous la forme du divertissement de la consommation non nécessaire à outrance en abondance et en permanence. La prolifération déjectée et clonée LoFi de la nourriture culturelle des images issue du battage médiatique permanent.

Puis ces memes ont fait école et sont assimilés par les intellectuels comme des gênes de la culture dominante et gloutonne, des memes qui obligent les humains à s'entrecopier à se répliquer à toutes les échelles possibles comme par le langage, le comportement, le port de certains vêtements, l'utilisation de certains objets, etc. Les memes personnifiés. Ce jusqu'à trouver des références antérieures et découvrir son origine dans l'esprit d'un livre de vulgarisation scientifique publié en 1976 qui explique l'idée du meme comme « une réplique et une transmission par imitation du comportement d'un individu par d'autres individus ». Les memes deviennent les virus de l'épidémie de l'esprit catastrophe des vieux qui se terrorisent eux-mêmes à l'idée de leur propre fin. Une explication pratique pour justifier leur désastre. Les memes des vieux ne sont pas les mêmes mèmes des jeunes. Les uns s'effraient, les autres s'en moquent.

Mais certains teens deviennent des Anonymous pour défendre leur libre expression sur la toile.
Niaiserie niaisera pas ?

Note
* un lieu qui lève les tabous et les interdits sans que personne puisse être dénoncé aura toujours une grande affluence. Chacun cherche à s'échapper, surtout les adolescents de nos sociétés totalitaires où les interdits empêchent toute réjouissance.


1.
Le familier et l'étrange

La musique est un révélateur, elle révèle les moeurs de son temps et de sa culture. Pourquoi aujourd'hui (depuis une trentaine d'années) la musique familière (connue) est préférée à la musique inhabituelle (à connaître) ? Pour la simple raison que le familier rassure au contraire de l'étrange qui inquiète, d'un état d'incertitude inconfortable. La musique révèle le sentiment social, et ce sentiment, depuis les années 70, est celui de la peur. Celui d'un avenir radieux manquant. Et la peur enfante la terreur. La peur paralyse. Le bonheur promis après guerre a été retiré : celui du « standing » pour tous : propreté et mécanisation contre travail forcé, mais confortant. De la peur éclot l'avarice. Et l'avarice défend le profit de la propriété, celui d'être en sécurité aux dépens des autres. L'avarice engendre l'hostilité. La violence nécessaire pour obtenir sa propre sécurité. Cette panique égoïste engendre l'opposé de ce que le peureux désire, elle engendre son insécurité permanente en provoquant la convoitise. Quelques riches contre des milliards de pauvres, et les pauvres entre eux. Pour gouverner cette « masse » dangereuse afin qu'elle n'anéantisse pas le privilège, il faut lui mentir disant que la libération de sa misère est proche, qu'elle est libre de devenir riche, mais qu'il faut faire encore un effort. Il faut l'empêcher de toute remise en question de sa situation. Il faut qu'elle trouve sa misère normale. Il faut qu'elle reconnaisse une autorité en cultivant sa bêtise (comme le machisme pour soulager sa frustration sur les plus faibles), la garder infantile pour qu'elle ne puisse pas réfléchir ni prendre la parole. La gaver de divertissements pour normaliser sa dépendance et ne pas lui laisser ce temps vide nécessaire pour la réflexion. Aussi, une police pour la punir de sa désobéissance. Voilà comment rendre des milliards d'individus miséreux et inoffensifs en les enfermant dans « leurs » croyances quotidiennes et familières, d'une réalité falsifiée et convaincue de la fatalité de sa misère. L'artiste qui s'exprime dans l'étranger ne peut qu'être rejeté. Ce sont les ingrédients de la médiocratie.

 

octobre 2011
1.
Sans propriété, plus rien ne peut se vendre.
Est la condition de l'ère de la gratuité
et, du désesclavage de l'humanité : la fin du travail forcé.
Mais la libération de l'esclavage est-ce 80% de la fin de l'humanité ?


2.
Les Américains au pouvoir (même modérés) avec la complicité des Européens au pouvoir (même de gauche) provoquent et entretiennent la haine des Arabes humiliés, des Arabes sans pouvoir. La vengeance est cultivée dans la révolte pour partager la douleur infligée avec ses ennemis, tout en lui achetant ses armes pour lui renvoyer la souffrance subie, mais qui au contraire renforce les provocateurs Blancs. Quelle est la véritable motivation profonde (s'il y en a une) d'une guerre encore et encore des Blancs contre les Arabes ? Les catholiques contre les musulmans ? En accusant les Arabes de terroriste — sachant que la culpabilité réelle n'est jamais de la responsabilité d'une seule personne ou d'un seul camp, mais de tous ses belligérants surtout ceux dissimulés derrière l'innocence —, c'est simplement une déclaration de guerre incitée par les Blancs contre les peuples arabes. Répondre à la provocation entretient la guerre et rend coupable ses victimes. Dans le système de nos sociétés occidentalisées.

Il y ceux qui provoquent le contexte propice à la violence et ceux qui s'y précipitent.
Notre système judiciaire punit ceux qui s'y précipitent.
C'est en cela que les prisons sont pleines d'innocents : de personnes piégées en colère qui ne pensent pas.

 

septembre 2011
3.
Le modèle de société pyramidale cimenté par l'obéissance tend à devenir obsolète.

Ce modèle est insuffisant à gérer une population hétérogène, multiculturelle. Ce modèle interdit à chacun de prendre ses responsabilités et d'organiser sa vie selon son contexte particulier. Le modèle de société pyramidale cimenté par l'obéissance considère la population incapable de raison, jusqu'à la considérer comme infantile : ce qui justifie pour les gouvernants la création de lois punitives avec des peines de paiement et d'emprisonnement. Des lois qui interdisent, mais qui ne gèrent pas les besoins de base des citoyens. Plus la population devient hétérogène, plus le gouvernement montre son incapacité à gérer les besoins de base de ces sociétés. Le fait de désigner de fausses terreurs, d'apeurer la population sur des mensonges n'est pas suffisant pour regrouper la population sur la nécessité d'être gouvernée. Plus le gouvernement devient répressif, plus son inutilité se manifeste. La répression n'a jamais servi les citoyens, elle est seulement l'expression de l'impuissance des gouvernants. Quand le pouvoir échappe aux gouvernants, c'est que les gouvernés n'en ressentent plus l'utilité ou la nécessité. Petit à petit, subrepticement (car personne ne veut encore l'admettre) le pouvoir centralisé se défait. Il se défait, car il ne considère pas les citoyens comme des êtres humains. Le pouvoir centralisé se défait, pas pour être remplacé par des petits pouvoirs délocalisés de « seigneurs » (la féodalité non plus n'a rien donné de bon que la servitude), mais pour une organisation solidaire en prenant soin de son prochain : prendre soin de son prochain c'est prendre soin de soi. C'est une loi imparable que chacun comprend comme la liberté sans pouvoir l'expliquer. Les ONG et Internet sont deux modèles d'organisation sociale qui fonctionnent jusque dans le tiraillement des pouvoirs de quelques tyrans et oligopoles tenaces. La résistance à la bêtise s'installe tranquillement balayant par la force des choses les assoiffés de pouvoir qui ne créent que le désordre dans le but d'en retirer un bénéfice égoïste. C'est ce qu’aujourd'hui, sans le savoir, chacun sait et au fond de soi ne tolère plus.

4.
Et nos gouvernants renforcent encore et encore le racket contre les automobilistes.
Autant se débarrasser de sa voiture. Elle n'est plus une liberté ou ne l'a jamais été.


1.
Aujourd'hui, un Fellini, un Xenakis, un Tarkovsky, un Pierre Henry (qui a eu plus de mal à se faire entendre qu'un Stockhausen), un Basquiat ne pourraient exister, les terres sociales sont devenues arides et empêchent les talents artistiques d'éclore*.

Une terre favorable à l'épanouissement artistique est aujourd'hui inexistante (qu'on me dise le contraire : centrebombe@yahoo.com). Les terres arides ne favorisent que les mauvaises graines qui poussent en pagaille et se considèrent être des talents (des plantes de talents tueuses). Elles n'ont aucun recul ni scrupule de la qualité et de l'authenticité de leurs (re)créations qui envahissent l'espace concerté, ni de copier ce que les générations précédentes ont mûri le temps d'éclore l'oeuvre achevée par une démarche approfondie. Elles obéissent à la demande immédiate de brouiller les esprits dans l'insignifiance.

Cette situation désastreuse ne semble pas affecter le public qui se contente de divertissements qui l'empêchent de réfléchir et qu'il accepte à s'imaginer être de l'art. Il se contente de vouloir oublier le désastre. Tant qu'il se passe quelque chose... **

Les artistes majeurs du XXIème siècle restent discrets et il faut du talent pour les découvrir.

Notes
* même un Conlon Nancarrow ou un Harry Partch ne verrait pas le jour.
** que faut-il faire ? Aller voir là


2.
Le land art

Récemment, j'ai vu un film* qui présente le travail d'un activiste du land art, considéré comme artiste majeur dans sa discipline, invité aux quatre coins du monde pour réaliser son oeuvre. Bien que le film soit accompagné par l'excellente musique du compositeur musicien Fred Frith et réalisé en 2001, je n'ai pas été convaincu ni séduit par la pratique de cet artiste qui par son activité et son travail me fait penser à l'artisan local qui exploite la culture de son pays; comme les murs de pierres des bergers des lander d'Écosse qu'il transforme aussi en oeuf géant de pierres qu'il pose un peu partout dans le monde. Andy Goldsworthy me fait penser plus à un artisan qu'à un artiste, car il ne se pose pas de questions ou n'essaye pas de les résoudre. Il prend au hasard de ses promenades et assemble (avec goût) des parties de la nature (que chaque amateur un peu averti peut faire). C'est joli. Les chaînes de feuilles qui flottent sur la rivière, les couleurs vivent de pigments qui colorent les flaques d'eau dans les creux des rochers. Andy Goldsworthy, dans sa simplicité me fait penser à l'art naïf qui se pratique dans la simplicité et l'absence de réflexion de l'artiste en dehors de la société. Oui, le land art est isolé de la société des hommes. Il règne dans la paix. Mais le « landscape sculptor » ne se contente pas de faire, il travaille pour sa postérité en photographiant et filmant son travail éphémère (ce qui en soi est une contradiction dans la pratique même du land art isolé des sociétés humaines) : il se pose en produit de consommation. Et c'est là que le bas blesse, car dans sa naïveté affichée, cet artiste possède l'ambition affirmée de se vendre partout sur la planète et c'est ce qu'il réalise. C'est cette profonde contradiction qui me gêne ou autrement dit : l'expression médiatisée de l'hypocrisie.**

Notes
* Rivers and Tides sur Andy Goldsworthy, documentaire sorti en 2001
** D'un art local mondialisé qui utilise le schéma du néolibéralisme pour propager son image qui ne lui appartient pas.

 

août 2011
1.
Le street art

Le street art est rarement art. Il ne donne pas dans l’art, mais dans « l’affairement autour de l’art », qui ne s’intéresse qu’à l’objet d’art en tant qu’objet et non en tant qu’oeuvre (cf. Heidegger). (satyre, 23 février 2011, 10h28)

Le street art semble utiliser les mêmes outils que la publicité et la presse : celui de choquer la morale dominante (avec un certain humour) pour rester dans la mémoire de chacun. En ce sens, le street art comme la publicité (et la politique) ont le même but d'envahir l'espace mental. — Mais le street art avec moins de moyens que les deux autres (il est relégué à la pauvreté); les street artists sont poursuivis régulièrement par la police contrairement aux publicitaires et aux politiques très bien, voire trop payés —. Cet espace mental envahi qui est nommé en économie : « la durée de cerveau disponible » du consommateur. Initié anciennement par l'art de l'affiche, transformé aujourd'hui en : l'art de s'afficher. Le street art déploie la bataille urbaine de l'image (entre dominants et dominés) contre toutes formes de dominations. Une bataille (de la résistance) avec les mêmes armes que des médias dominants : les images et les slogans « de sa vérité », mais sans propriété. Images « non autorisées » par les dominants (produites dans « l'espace public » en fait : privatisé par les politiques en espaces payants) qui provoquent à la fois cette révolte et résistance « artistique » guerrière contre une idéologie totalitaire du sens humain de la vie occidentale du commerce et défendue par la police. En ce sens, le street art (dans son acte politique) dévoile la bêtise de la domination, de la culture de l'insignifiance et de l'esclavage avec les propres armes de la propagande idéologique de cette domination culturelle. Le street art est une contre offensive publicitaire « sauvage » face à la culture hégémonique de la bêtise dominante civilisée (qui s'autorise et dont cette hégémonie est acceptée). Est-ce de l'art ? là, dans la rue, ce n'est plus la bonne question.

 

juillet 2011
1.
Voici un exemple parlant de notre société médiocratique qui prône plus l'accumulation de l'argent que le bien être de chacun.
+ la réponse d'un directeur embarrassé.

 

juin 2011
4.
L'art n'a jamais rien eu à voir avec la culture. L'art ne se cultive pas pour amasser.
La culture est installée dans l'acquis (la possession) et l'art s'active dans l'exploration. Art et culture sont 2 activités distinctes, voire opposées.


3.
La presse est la police des idées [1]. [2] [3]

Note
[1] La police s'empare de l'espace public (pour punir) qu'elle considère comme la propriété privée des gouvernants et qu'elle oblige à faire payer (elle verbalise = une constitution de paroles qui commandent à payer). La presse s'empare des idées qu'elle juge nécessaires et les fait payer. Les quelques idées qui nous indignent et qu'elle émet à travers les informations quotidiennes. La presse est la police des idées comme la police est la presse de l'espace. La presse donne quotidiennement ce à quoi il faut penser : l'actualité de la terreur. L'actualité qu'elle choisit monopolise et moralise, sous le prétexte de la demande publique : par le mensonge du quota de l'indice d'écoute (ou indice d'obéissance). La police et la presse interdisent la gratuité de la pensée libre et du mouvement libre. Si la gratuité est interdite, c'est pour une raison de profit. Et qui sont celles et ceux qui profitent du profit ? S'informer à la source sur internet brise ce monopole dominant de la police des idées, mais la réaction de ces oligopoles est d'interdire les échanges libres et gratuits à travers des lois votées par nos gouvernants (Hadopi, Loppsi, etc.) pour nous demeurer sous influence. Une pensée libre de chacun briserait définitivement toutes ces dominations.
[2] (11 septembre 2011) Comment est-ce encore possible que la presse dix ans après l'évènement spectaculaire du 11 septembre 2001 soutienne toujours la version « officielle » et mensongère du gouvernement américain ? Alors qu'un très grand nombre de preuves circulant sur Internet démontrent l'escroquerie qui met en cause directement le gouvernement américain lui-même ? Pour la simple raison que le rôle de la presse dominante est d'être la police des idées de la population qui ne réfléchit pas.
[3] Quand on parle de « liberté de la presse » alors que la presse a toujours appartenu à des conglomérats, on se demande qui se moque de qui ? Le propriétaire de ses employés : les journalistes, les journalistes qui croient à leur liberté alors qu'ils sont salariés (vendus), le propriétaire qui veut faire passer un message à mal comprendre intentionnellement pour qu'il puisse publier ce qu'il veut sans restriction : « le choc des mots » (sic) jusqu'au mensonge nécessaire du commérage pour vendre son journal ou son magazine en masse.


2.
Homme / Femme = le conditionnement agressif du foyer familial
ou méfions-nous des modèles normalisés que je pensais être dépassés

Le conditionnement à la féminité et à la masculinité [1] impose des attitudes préfabriquées et éduquées, deux comportements distincts stéréotypés : un conditionnement social accepté par sa nécessité crue. Ce conditionnement aux genres s'illustre comme tel : malgré elles (dans le modèle familial désiré) les humains prisonniers dans le modèle de la femme sont conditionnés à tenir le rôle d'être dépendants des humains prisonniers dans le modèle de l'homme (de ne pas s'assumer de manière autonome), de reporter leurs responsabilités sur l'homme et de provoquer des besoins dont l'homme pourrait se passer. Cette « passivité » commande la domination matriarcale. Malgré eux (dans le modèle familial désiré) les hommes sont conditionnés à tenir le rôle d'être dépendants de la femme (de l'assumer de manière hétéronome), d'obéir aux besoins de la femme tout en jouissant d'objets technologiques dont les femmes n'ont cure [2], marquant leur fausse indépendance. Ce « volontarisme » commande la domination patriarcale. Cette passivité volontaire et ce volontarisme passif créent ce modèle dominante-dominé contre dominant-dominée, modèle très résistant dans l'accouplement familial masculin-féminine ou masculine-féminin. Nous savons tous que l'adhésion à un rôle imposé (ici à un genre sexué) crée et campe inévitablement des conflits d'identité. Un conflit psychologique ne s'obtient que dans une situation contradictoire; que cela soit à travers une domination matriarcale ou patriarcale, ou toute autre forme de domination qui transforme l'être soi en un autre.

Dans ce modèle de partition en genres sexués, le modèle fille occidentalisé est cultivé et éduqué à la passivité, à attendre son mari à la maison (aussi dans les grandes civilisations orientales et proches orientales). Une fois marié le couple « emménage » (= nettoyage et union conjugale pour une famille dans une maison), fonde et entretiennent : une famille [3] où le rôle de la femme est d'éduquer les enfants et d'entretenir la maison et le rôle de l'homme de sortir de la maison pour ramener tout ce que la famille a besoin, par son emploi : de l'argent. En 2000 ans, le modèle qui forme la partition en genres sexués n'a pas changé ou légèrement : il n'y a plus la caste d'esclaves-serviteurs dans la famille, elle a été intégrée à l'autorité parentale de l'époux et de l'épouse qui se partagent plus ou moins le pouvoir du domicile conjugal [4]. Cette partition du pouvoir dans la machine familiale n'est pas exempte de conflits : quand l'ordonnance directe ne fonctionne pas à l'entretien du ménage. L'humain prisonnier dans le modèle de la féminité de son domicile intérieur doit pour agir sans force musculaire au nom des enfants sur celui qui tient le rôle de mari qui doit alimenter le foyer. L'épouse panique ne peut obtenir les besoins du ménage de l'époux désinvesti que par la manipulation mentale jouant du sentiment de culpabilité. Dans les cas extrêmes, à ce que l'autre ne sache plus qui pense pour soi. L'humain prisonnier dans le modèle de sa masculinité musclée utilise la force physique brutale comme outil de domination [5] pour veiller à l'entretien du ménage. C'est le modèle de base conflictuel de la famille contemporaine qui depuis les années 70 tend à se décomposer en parties indépendantes.

Une attitude éduquée passive entourée d'une attitude éduquée active crée un égocentrisme centripète violent : le cocon familial foyer de l'enfantement source de conflits. Un égocentrisme qui irrigue d'aliments la souveraineté du modèle féminin à vivre dans la passivité sédentaire que le masculin nourrit avec son égocentrisme centrifuge et expansionniste d'avoir toujours plus parce qu'il manque toujours plus, une fois le plus acquis. Le plus sans fin normalisé de nos sociétés de consommation d'abondance. Quand cette domination équilibrée dans les rôles épouse époux ne s'accomplit plus dans l'obéissance de l'habitude : il y a crise. La domination féminine où le masculin doit servir la condition féminine (à travers le règne de la mère qui commande la vie des enfants) et la féminité de servir la condition masculine (à travers le règne du père qui commande la famille) est localisée dans le foyer : espace privé sans règle où l'horreur est autorisée. La domination masculine s'opère à l'extérieur du foyer : espace public où l'horreur est interdite, mais violé par la guerre permanente masquée ou pas. Hors du foyer familial le masculin idolâtre (embelli) une féminité virginale (les modèles et mannequins photographiés et affichés sont toujours de jeunes vierges) contre une féminité matriarcale perçue monstrueuse qui l'attend à la maison : « alors t'as l'argent pour moi et les enfants ? » (sic). L'homme ne voit pas la femme, mais son icône (la beauté selon lui) : une féminité fantasmée. La femme ne voit pas l'homme, mais son intérêt (ce qu'il a à donner) : la masculinité fantasmée. La féminité cultive l'égoïsme dans l'immobilité de son enceinteté. Le foyer qui s'ouvre à sa grossesse. La masculinité cultive la compétitivité agressive dans l'activité extérieure au foyer. Être enceinte légitimise la cruauté du foyer, être « en chasse » légitimise la cruauté de la société avec conviction : « ma famille d'abord » (sic). Le modèle familial partitionné en genres sexués destinés à un rôle immuable ne peut être que le foyer cultivateur de la violence conflictuelle. Conflit qui se propage à toute la société occidentale.

L'enceinteté légitimise-t-elle la propriété ? au nom du sacrifice de donner la vie ? La propriété est le garant de la domination du propriétaire. L'humain prisonnier dans le modèle de la mère veut se sentir en sécurité même jusqu'à l'absurdité de maintenir le foyer jusque dans l'agressivité si nécessaire. L'humain prisonnier dans le modèle du père guerrier va favoriser sa gloire dans l'acquisition agressive de propriétés aux dépens des autres. On peut dire que la condition du modèle de la mère au foyer est le proxénète de la condition du modèle du père au travail. Sans cette liaison enchaînée, le masculin ne travaillerait pas et n'accepterait pas sa condition d'esclave (qu'il soit fortuné ou pas, cela revient au même). Un masculin au travail est un masculin dominé (c'est pour cela qu'il cherche à être dominant, voire cruel dans le monde social qui glorifie la compétition). Sans cette liaison enchaînée, le féminin ne serait plus esclave de sa condition féminine de ménagère du ménage, et le masculin ne serait pas plongé dans une compétition masculine cruelle et acharnée. Le modèle craquera-t-il de cette fatalité qui se cherche ?

Le foyer familial est le premier contexte propice à la jouissance puis à la souffrance. Chacun le sait tout en perpétuant la tradition, telle l'idéologie du rêve américain : famille, travail, standing comme une bénédiction idéaliste qui se transforme quotidiennement en malédiction : « on est obligé pour les enfants » (sic). Le foyer familial est le récipient premier, formant et motivant la servitude. La forme du foyer familial éduqué ne favorise pas l'équilibre entre le mâle (qui a fécondé), la femelle (qui a enfanté) et les enfants devenant adultes ou restant dans l'enfance (l'être humain est une espèce infantile comparée aux autres espèces animales nous disent les zoologistes). Il est très rare de croiser une famille paisible, respectueuse et épanouie cantonnée dans ce modèle. Le foyer familial est un contexte générateur d'hostilités de jouissances et de plaisir où s'entrechoquent les dominations des genres sexués, des rôles obligés : l'épouse contre l'époux (aussi beau père, belle mère) joue contre joue ou mains contre mains pour les enfants contre les parents (les grands-parents sont parqués dans des asiles). Le foyer familial est le contraire du réconfort ou du plaisir, car chacun rejette « la faute » de son conditionnement sur l'autre, tout en étant impuissant et impuissante à assumer ses responsabilités à respecter l'autre tel qu'il est, telle qu'elle est : surtout celle de ne pas volontairement ou involontairement faire souffrir pour la raison que lui ou elle n'a pas obtenu satisfaction de sa commande, de son commandement qui le et la fait souffrir. Le foyer familial est la localisation des souffrances intimes, une source de conflits permanents dissimulés aux autres, car le foyer représente l'idéal du confort social, mais qu'il n'est pas : il n'est qu'idéal dans la projection du désir collectif, de l'imaginaire collectif. C’est pour cela que la maison est tellement décorée : de standing pour la masculinité et de bibelots pour la féminité. Cela pour masquer l'horreur de l'humeur qui peut exploser chaque jour. Notre modèle du foyer familial est invivable dans la réalité quotidienne de l'échange dans la durée intime d'humains auto-enrôlés. Même avec l'illusion du bonheur du mariage, ça ne marche pas.

Dans la maintenance du foyer (sans divorce) chacun va vouloir s'évader du cauchemar, soit à l'aide de l'absence, par la télévision (la culture du divertissement solitaire) qui favorise le règne de l'insignifiance (pour laver son cerveau de toutes les agressivités et qui empêche de penser en profondeur), soit à l'aide de l'ivresse par l'alcool (qui permet de ce séparer l'instant de l'ivresse de son rôle imposé), aussi l'ivresse des jeux d'argent (pour l'excitation de perdre l'argent du ménage) et du cinéma divertissant (familial) qui renforce nos convictions auto-imposées du bien-fondé du jeu des dominations. L'insignifiance règne pour oublier son conditionnement invivable tout en l'entretenant : d'être prisonnier et prisonnière dans un foyer dont les geôliers sont nos enfants que nous avons élus comme tels et dont nous sommes à la fois les bourreaux. Nous avons oublié d'être humains (sans conditionnement) pour nos enfants.

Dans nos pays « riches », la domination au foyer c'est reportée et a été accaparée par les enfants (qui souvent dans leur confort ne veulent plus grandir) : c'est eux qui commandent les premiers dans leur position centrale à ce que soit assouvi leurs caprices (qui est la marque d'un manque affectif, voire d'un simple regard) par l'abdication des parents. L'esclavage des parents — d'être obligé de faire ce qui ne convient pas pour soi pour servir et convenir un ou une autre que soi — est dominé et suscité par le règne des enfants qui représentent la progéniture : la dernière raison de l'existence du foyer familial. Le foyer familial est le prétexte d'une maison vide à vivre, conçue pour personne. Le foyer familial oblige ses belligérants à vivre ensemble alors qu'ils ne l'ont pas demandé : « on ne choisit pas sa famille » (sic). Le mensonge de l'amour familial est un conditionnement qui se retrouve exprimé dans la violence, à cause d'un espoir idyllique forcément déçu, puisqu'il est irréalisable : l'illusion du bonheur familial. Frustration qui s'exprime dans la vengeance sur des boucs-émissaires plus faibles, présents dans le sein de la famille : les enfants. Laissons de côté le modèle des obligations familiales, nous n'avons rien à prouver pour retrouver nos rapports humains authentiques sans mièvreries de circonstance.

La violence est l'effet de l'insupportable subi du poids de la famille forcée de contenter les uns par les autres où plus la demande est forte plus la frustration est forte, car elle est sans limites une fois l'acquis consommé. Dans nos sociétés, il n'existe pas une seule domination, mais des conflits de dominations multiples (une par rôle), car toutes et tous nous ne prenons aucune décision pour refuser de vivre dans le contexte hostile du modèle imposé du foyer familial avec des rôles conditionnés qui doivent s'acquitter d'un « fonctionnement normalisé ». Bien que l'Eglise ne soit plus là, à obliger à suivre le dogme du mariage. Bien que ce modèle ne soit pas obligatoire pour la survie de chacun, cette « obligation familiale » (contre le monde, qui crée l'hostilité du monde) se transmet toujours et malgré tout de génération en génération dans la complaisance. L'être humain vit dans son conditionnement volontaire dont il prétend vouloir s'échapper en permanence, sans vouloir le réaliser (qu'il nomme tyrannie existentielle). La tyrannie de la famille se réalise dans l'hostilité du conditionnement des rôles imposés par le modèle familial toujours dominant. La famille est un modèle artificiel générateur de cruautés et de souffrances dont on s'accommode du moins pire pour être considéré comme le meilleur [6]. N'est-il pas temps d'abandonner ce modèle pour mieux s'entendre ? Obéir à un seul modèle en dehors des contextes particuliers de chacun n'a aucune chance d'équilibrer des rapports humains quotidiens.

 

Notes
[1] — au genre, pas aux sexes qui enfantent (femelle) ou aux sexes qui fécondent (mâle), mais aux rôles volontairement acceptés et préétablis de la femme féminine (ou de l'homme féminin) et de l'homme masculin (ou de la femme masculine) à travers le modèle familial dominant —. L'idée de la prise de conscience du sexisme (partition des rôles humains en masculin et féminin) vient des recherches comparatives de Margaret Mead (Moeurs et sexualité en Océanie 1928-1935) entre les cultures du Pacifique (encore autonomes à cette époque de la culture occidentale) et nos cultures occidentales industrialisées. A l'époque dans les années 20, 30, en pleine exaltation du racisme, du sexisme, de l'exploitation des masses ouvrières en Europe et en Amérique où les savants se querellaient dans la controverse de l'inné ou de l'acquis à la suite de la théorie darwinienne de la sélection des espèces transposée dans la société humaine pour devenir la loi du plus fort (sic) a provoqué les ravages idéologiques et guerriers dont nous portons encore aujourd'hui les stigmates psychologiques.
[2] sauf le téléphone. Il est remarquable comment cet outil technologique masculin c'est emparé de la féminité.
[3] Famille : chez les Romains de la Rome antique, la familia désignait à l’origine l’ensemble des esclaves sous l’autorité du chef de la maison, le pater familias. Le mot familia a d’ailleurs été formé à partir du mot famulus (ou famul, en latin archaïque) signifiant « serviteur ». Étant aussi placés sous l’autorité du pater familias, les membres de la famille ont fini par être considérés aussi comme faisant partie de la familia. L’ancien français et le moyen français conservent les sens latins « personnes vivant dans une même maison » et « ensemble des serviteurs ». Le sens « personnes liées par l’hérédité », alors désigné par d’autres mots tels que lignage, parentage ou parenté, n’est pris en charge par famille qu’en français classique. (dictionnaire Antidote)
Famille : sens premier : réunion de serviteurs, d'esclaves appartenant à un seul individu ou attachés à un service public. Puis, toutes les personnes, parents ou non, maîtres ou serviteurs, qui vivent sous le même toit. (Le Littré)
[4] la famille contemporaine dans une maison, c'est réduit au minimum de personnes : les deux parents (souvent plus qu'un) et les enfants. Les grands-parents, les oncles, les tantes, les cousins, etc., vivent dans d'autres maisons. Séparation qui favorise l'isolement, la spéculation immobilière et l'égoïsme du « chacun-pour-soi ».
[5] ces deux pratiques de domination se retrouvent en politique, indépendamment des genres masculin féminin qui s'effacent au profit de la jouissance du pouvoir.
[6] La première rencontre amoureuse provocatrice du conditionnement familial est un leurre : il n'existe aucun rapport entre avoir une attraction sexuelle pour quelqu'un (qui fait tourner la tête) et l'organisation familiale de vivre avec les enfants jusqu'à leur majorité sous le même toit. Ce n'est parce qu'on est amoureuse qu'on doit effectivement se marier et fonder une famille.

Lectures
. Margaret Mead: Male & female (1948). Titre français : L'un et l'autre sexe (1966)
. Simone de Beauvoir : Le deuxième sexe (1949)
. Guillaume Carnino : Pour en finir avec le sexisme (2005)
. Margaret Mead: Moeurs et sexualité en Océanie (1928-1935). 1963 pour la traduction française.


1.
Est-il obligatoire de gouverner pour pratiquer la politique ?

Non. La confusion sémantique a été volontairement induise (sans doute à l'avènement de la monarchie au XIIIe siècle contre le pouvoir grandissant de l'Église et des banquiers) afin de ne plus détacher dans les esprits la politique, de gouverner et du pouvoir. Mais la politique est d'abord l’administration de la cité (du grec polis « cité ») des citoyens : administrer les affaires publiques avec une équipe de serviteurs : les ministres. Ad-minister signifie ajouter un service : en exerçant le service du bon fonctionnement des besoins de la cité par le ministère concerné. Déjà depuis 1652 la politique devient l'ensemble des affaires publiques pour une société organisée. Plus qu'administrer, gérer de gerere signifie porter sur soi (de geste) qui implique la responsabilité du gérant dans la résolution des problèmes et la vérification du bon fonctionnement des affaires publiques : en équilibrant les besoins de tous. Dans l'idée originelle du mot politique; il n'y a aucune prise de pouvoir et un abus de celui-ci aux dépens des citoyens. La politique est au service des citoyens et non les citoyens au service des politiques. L'image du roi rentier à qui la police et l'armée obéissent contre les citoyens est une désobéissance et une démission de sa fonction de servir les citoyens : c'est une prise de pouvoir par la force et les intrigues du mensonge qui n'a rien de politique. La politique est une activité altruiste et non pas égoïste comme elle est pratiquée dans nos sociétés contemporaines. Mais le public (qui vaque égoïste à ses affaires = absent des affaires publiques) a une fâcheuse tendance à se laisser gouverner (à obéir, à croire), ce qui provoque l'avidité d'opportunistes escrocs (qui n'ont aucune compétence politique ni aucun scrupule) d'obtenir le pouvoir par tous les moyens pour jouir de cette soumission publique à gouverner. La dictature de gouvernants est le résultat de la dictature de l'absence publique. C'est tout.

Quand un gouvernement s'emploie à administrer les idées, le danger de la dictature se profile immanquablement et automatiquement. Une bonne administration se remarque dans les faits et pas dans la communication publicitaire de sa propagande. Administrer une cité, une région, un pays, etc. est une activité pratique, elle revient à pourvoir sans condition aux premières nécessités et au respect des citoyens, pas plus, telles que : éviter la famine par la mise à disposition de nourritures saines, pourvoir à ce que chacun ait la possibilité de se loger dans des conditions d'hygiène respectable; amener les énergies nécessaires à l'existence quotidienne : eau, électricité, etc.; donner accès à un service de santé pour éviter les épidémies; organiser un système intelligent des ordures et des eaux usées; organiser une éducation responsable basée sur le savoir et non sur le mensonge et l'obéissance; supprimer l'armée pour le sport; désarmer la police et la transformer en service de conciliation; supprimer les frontières et l'identification pour le respect de tous les êtres humains; supprimer les péages des services au public payés par le public; ne pas obliger les citoyens à des emplois humiliants; éradiquer la pauvreté par un revenu de base sans condition; supprimer toutes les productions dangereuses comme les armes, certaines technologies, les chimies domestiques, cosmétiques ou pharmaceutiques, etc.; supprimer les ingérences des affaires privées où chacun est responsable de ses décisions; enseigner la tolérance citoyenne et non la délation et la suspicion; etc.

Pour que les escrocs ne se bousculent plus au portillon pour acquérir une position politique privilégiée : la suppression de tous les privilèges des politiques au pouvoir est une nécessité politique première et fondamentale pour revenir à une administration politique pratique, saine et non idéologique, ni élitiste (qui baigne dans le prestige du pouvoir aux dépens des autres). Celles et ceux qui ne désirent pas vivre en solitude doivent pouvoir consacrer de leur temps à la gestion de cette communauté dans un relai annuel avec les autres indépendamment de leur occupation. Si les gouvernants ont toujours et trempent dans la corruption, c'est que ce sont des escrocs. Ça tombe sous le sens. La première fraude, la première spoliation est d'avoir éloigné les citoyens de la gestion de leur cité, de leur pays.
Simplement par la propagation de l'ignorance et de l'obéissance.

 

mai 2011
4.
La ville est une création qui cultive l'anonymat et les trottoirs l'exhibition féminine (du marché de la finance).


3.
Qui veux-tu sauver Noam Chomsky ?

Qui veux-tu sauver Noam Chomsky  ? À qui s'adressent tes analyses ? Est-ce aux ignorants ? Mais les ignorants ne veulent ni lire ni comprendre. Et pourquoi s'ils désirent leur esclavage sans vouloir le savoir, dois-tu leur révéler ce qu'ils ne veulent pas savoir ? Si ils voulaient savoir, ils sauraient. Si personne ne veut se rendre à l'évidence c'est qu'ils l'ont choisi eux-mêmes. Dans le cas contraire, ils agiraient. Donc à qui servent tes enseignements et tes mises en garde ? Est-ce destiné aux gens qui ne peuvent pas savoir, mais qui le voudraient bien : des disciples qui lisent et comprennent difficilement à cause du besoin d'idolâtrer ? Dans ce cas, tu es comme tout le monde à jouer le jeu de l'hypocrite, car plus que les autres les disciples déforment le message au nom de l'idole. Est-ce pour ta reconnaissance : ton image glorifiée pour devenir et être reconnu en un grand homme (le prix Nobel de la paix) ? Est-ce pour tes éditeurs qui gagnent de l'argent grâce à toi et dont toi tu profites pour entretenir un standing convenable et voyager dans le monde entier à te corrompre dans les médias dominants ? Réponds Non à ces questions et tu passes pour un hypocrite, réponds Oui et toute ta crédibilité s'écroule. À qui sert cette industrie de la contestation Noam Chomsky (dont un certain nombre de journalistes et de cinéastes en mal de reconnaissance font partie); transformée en mascarade de jeux télévisés promotionnels ? Depuis 50 ans que tu prêches, rien n'a changé autour de toi à part la réduction de nos libertés. Tu dénonces ceux qui financent ta gloire par une intense et indécente médiatisation qui font vendre tes livres, DVDs, CDs, etc. Ceux que tu dénonces se moquent du contenu de tes discours, car tes discours sont vendus aux médias dominants et à un certain public naïf dont ton pays récupère les bénéfices et les taxes (comme pour tous ses autres produits). Ton activité me fait penser au rôle des ONG (autrement dit à l'industrie de la charité) : un pays dominant blesse un pays dominé puis envoie ses ONG pour réparer les dégâts : les ONG servent la répression en la faisant croire moins violente pour que l'agresseur puisse recommencer ou continuer : « papa gronde et maman console » qui est la définition du sadisme de faire souffrir l'objet de ses désirs. Et c'est ton rôle : « la maman des (méchants) États-Unis », car même si ta contestation est vraie et légitime, elle est en même temps vendue, elle est approuvée par le système que tu dénonces pour que ses coupables soient pardonnés tout en continuant leurs crimes sadiques. C'est ton attitude de vedette qui t'a démasqué : tes actes contredisent tout ce que tu écris :

 

10 stratégies politiques qui maintiennent l'esclavage moderne

« des élites dirigeantes contre le public » (sic)
mais 1 dirigeant contre 1000 serviles
(disait Etienne de La Boétie au XVIe siècle)

 

1. stratégie du divertissement (de la distraction) :
détourner l’attention du public* des problèmes importants par un déluge continu de distractions et d’informations insignifiantes. (La Boétie)
2. stratégie de création de problèmes artificiels pour obtenir des solutions totalitaires :
obliger le public* à ce qu'il accepte lui-même des mesures contre lui-même. Comme la sécurité contre le faux terrorisme, comme la consommation de faux vaccins contre de fausses épidémies ou de virus artificiels, comme accepter sa précarité contre une fausse crise économique, etc.
3. stratégie des mesures longue durée :
application progressive « en douceur » de mesures qui paraissent insignifiantes sur la durée d'une génération (10 ans). Mesures qui auraient provoqué une révolte si elles avaient été appliquées brusquement.
4. stratégie des mesures différées :
faire accepter une décision impopulaire présentée comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public* dans le présent pour une application dans le futur. Comme les retraites.
5. stratégie d’infantilisation du public :
anéantir le sens critique du public* pour qu'il trouve, comme les enfants gâtés : tout beau, normal et bien. Dans le bain de la niaiserie.
6. stratégie de la culture de l'émotion :
entretenir et provoquer l'émotion : émouvoir rassemble à sa cause grâce aux sentiments intenses de joie ou de peur ; cet état troublé si favorable à implanter des idées qui ne sont pas les siennes (hétéronomie) à la place d'une réflexion raisonnable.
7. stratégie de la maintenance de l'incompréhensible :
donner une éducation inappropriée aux classes serviles (ou appropriée pour former leur servilité) : des outils pour ne rien comprendre (à ce qu'il leur arrive). Qui empêche toute autonomie de penser et d'agir.
8. stratégie de la médiocratie :
satisfaire le public* en valorisant une culture de l'inculte, de la niaiserie, de l'académisme, de la domination et de l'insignifiance (kitch, bling-bling, académisme, machisme, télévision, etc.) pour dévaloriser l'effort à long terme contre une consommation immédiate et facile d'accès au nom d'une économie « nécessaire ».
9. stratégie de l'injection de la culpabilité (qui annihile tout désir de contestation) :
convaincre chaque individu du public* de la responsabilité de son malheur pour être maintenu dans un état de culpabilité dépressive et de passivité douloureuse qui l'oblige lui-même à se faire soigner (par une médecine dominante qui l'entretient dans son faux symptôme) au lieu de pouvoir évaluer lui-même son état de santé, celui de faire confiance à son propre jugement.
10. stratégie de la « gouvernance » normalisée :
détenir le savoir et le pouvoir sur les individus plus que les individus sur eux-mêmes (le chantage de l'information personnelle et du savoir) car chacun est convaincu de l'inutilité de la connaissance.**

Notes
* Le public n'est pas les populations : le public est une population qui assiste au spectacle des médias et accepte les fabulations d'un « meilleur des mondes ». Les populations sont des groupes de personnes hétérogènes impossibles à penser en masse uniforme de consommateurs. Le public est une population minoritaire dans l'ensemble des populations.
** Ces 10 stratégies se trouvent à des niveaux critiques différents selon chacun de nous.

Et toi ?

aussi

Tu divertis,
Tu inventes des problèmes,
Tu crois à des conspirations,
Tu enlaidis ce qui est beau,
Tu dénies l'affectivité,
Tu t'imagines mieux savoir,
Tu penses être distinct de la bêtise,
Tu te considères irresponsable de tes actes et
Tu es convaincu que les populations sont capables de se prendre en charge :
Mais d'où sors-tu toute cette hypocrisie arrogante ?

du désir de reconnaissance.
piège de notre narcissisme


2.
Je ne peux plus me détacher de cette idée : les nations sont des enclos clôturés où le bétail (nous) est cru en liberté ; où pour sortir ou entrer dans l'enclos il faut être identifiable et solvable (aussi pour être retrouvé en cas d'égarement d'un paiement et : de payer son droit de sortir tout en payant son droit de rester) avec des « papiers » en règle ; marques identificatoires, bientôt implantées à tous sous la peau. Ces enclos sont surveillés par des chefs d'entreprise qui doivent donner des comptes aux rentiers et nommés présidents de la République, élus par le monde dominant de la finance, qui gèrent le rendement productif du troupeau et dont ils réussissent à faire croire qu'ils ont été « librement élus » (sic) et que le troupeau est « libre d'être occupé » (sic) ou reconnaitre « la liberté dans la sécurité » (sic).


1.
Pas de corps

Si il y a encore quelqu'un qui croit à « l'histoire et à l'assassinat d'Oussama Ben Laden », forcée d'une médiatisation hégémonique mondiale : c'est que ces personnes veulent encore se convaincre de la vérité du mensonge de la propagande d'une politique fiction de domination, c'est que ces personnes sont encore terrorisées à l'idée de penser par soi-même comme un acte de désobéissance. Le degré d'exploitation médiatique du sujet est proportionnel à la fausseté de l'information. Autrement dit : plus l'information est fausse ou insignifiante et plus intense est sa diffusion médiatique ; plus l'information est vraie et importante et plus est restreinte sa diffusion médiatique. « La vérité est une denrée rare qui se préserve et qui ne se divulgue pas, dans le seul but de garder le pouvoir pour soumettre les populations qui ne savent pas » (sic), sinon le projet Wikileaks ne serait pas victime d'attaques violentes et son fondateur victime de tortures et de poursuites. Quand un pays ou une personne raconte une histoire qui la glorifie (surtout indirectement) : c'est là que se détecte la fabulation. Quand une personne est enfermée à cause de ses révélations : c'est là que réside la vérité. Qui a vu le corps d'Oussama Ben Laden ? personne ? Ah bon.

Note
The death of Osama bin Laden, by Courage to Resist. June 1, 2011: http://www.couragetoresist.org
"Much has been written regarding the death of Osama bin Laden. It is clear that this home invasion murder was not prescribed by international law. For example, Nazi war criminals were tried at Nuremburg. They were not just summarily executed. There seems to have been no effort to bring bin Laden to trial in any court. Thus, it seems that the home invasion murder of Osama bin Laden was about vengeance, not justice. Capturing or killing bin Laden was the reason professed by the Bush administration for the invasion and occupation of Afghanistan by the United States. Bush wanted bin Laden, "Dead or alive." With the murder of bin Laden, that "reason" for the U.S. occupation of Afghanistan no longer exists. It is long past time to end those wars. Courage to Resist organizing collective members appreciated the statement released by the War Resisters League: www.warresisters.org/binladenmurder." The truth is that Osama bin Laden never exists : it is a made up character to justify 9/11 desaster to attack muslims' world (to justify this war), and create a bigger ennemy to fight to experiment the new weapons created by the US.

 

avril 2011
4.
La révolution de la tranquillité, désobéir à l'injustice dans le confort de son isolement... ?
Disperser les populations dans l'isolement est une attitude politique majeure pour éviter tout soulèvement, contestation ou révolte. Beaucoup trop sont isolés dans leurs écouteurs. Est-il possible de se soulever, de contester et de se révolter dans le confort de son isolement ? Qu'en penses-tu ? hors de la violence de l'affront agressif fatal qui ne résout rien ?


3.
Les Économistes Atterrés, qui sont-ils ? débattent d'une Europe des populations qui n'existe pas ?

En lisant leur manifeste publié en 2010, j'ai été étonné de constater que les Économistes Atterrés défendent une Europe qui n'existe pas. Une Europe imaginaire où la santé (sociale, mentale, physique, culturelle, etc.) de l'humanité serait la première préoccupation de cette union. Il n'en a jamais été question : l'Europe a été fondée sur le principe d'échanges commerciaux. Tout a commencé en 1948 avec le plan Marshall pour la reconstruction économique de l'Europe occidentale dévastée par la guerre financée par une Amérique enrichit par la guerre (elle possédait ses propres usines dans l'Allemagne nazie avec la main-d'oeuvre prisonnière gratuite) et géré par la première union de l'Europe : l'Organisation européenne de coopération économique (O.E.C.E.) dont le titre est clair : favoriser les échanges commerciaux entre l'Amérique et l'Europe*. Suivi en 1951 de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (C.E.C.A.) signée par l'Allemagne fédérale, la Belgique, la France, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas. Jusqu'à aujourd'hui, la communauté européenne se préoccupe d'économie et toutes les autres préoccupations sont rattachées à cette économie et l'entretiennent. Cette économie est particulière, car elle n'est pas destinée à sa population : c'est la « macroéconomie » (sic). Il est vrai que la population ne siège pas au parlement européen et ce qui s'y passe reste obscur pour la majorité des gens. Rappelons que le vote négatif du référendum pour la ratification du traité établissant une Constitution européenne en 2005 n'a eu aucun effet, car le gouvernement en place c'est empressé de voter une loi (non médiatisée) pour ratifier le traité en 2008 sans prendre en compte l'avis de la population. C'est en cela que l'Union européenne est technocrate : une Administration procédurière centralisante qui ne tient pas compte des besoins des populations. L'Europe s'est construite sur la base d'enrichir le marché financier. Et non sur la protection (« l'harmonisation des droits ») de sa population. L'Europe est gouvernée par la haute bourgeoisie éduquée aux opérations financières, dont l'occupation n'est pas de s'appauvrir. Les revendications des Économistes Atterrés pour une Europe « plus juste » sont en contradiction avec la constitution et les résultats produits de la commission européenne. Par exemple comment a pu être approuvée l'autorisation de la production de légumes génétiquement modifiés (dont personne encore ne peut prévoir les conséquences sur sa santé) proposée par la compagnie allemande BASF soutenue par la compagnie américaine Monsento qui détient le quasi-monopole planétaire des semences OGM, cela pour produire des pommes de terre OGM en Europe ? Malgré que « plus d’un million de personnes de chaque pays de l’Union Européenne ont demandé un arrêt immédiat de l’autorisation d’entrée dans l’Union Européenne de cultures OGM » à travers les réseaux pétitionnaires d'Internet. L'Europe était nommée « marché commun » plus que « Union européenne » d'aujourd'hui qui n'est manifestement pas celle de ses populations. L'Europe est gouvernée par une armée de fonctionnaires soumis à la caste dominante et minoritaire qui pense d'abord à sauvegarder le bénéfice de ses rentes (d'où la pratique dominante de l'économie) tout en jouissant de sa domination par sa position centrale : « l'Europe au-dessus des nations » (sic) a été fondée par les États-Unis d'Amérique et son crédit.

Nous pensons à la trouvaille des années 1973, libérée en 1992 avec le traité de Maastricht et franchement spéculée à partir de 2007 depuis sa mise en constitution (avec le traité de Lisbonne), « une idée géniale de spéculateurs financiers pour s'enrichir » qui est nommée : « la dette publique » ou « l'endettement des nations »** qui permet de placer son argent, de spéculer sur les dettes des pays et dont les travailleurs sont à l'échelle d'une nation et non plus à celle d'une entreprise cotée en bourse : ce sont les impôts qui payent les traites des placements et non plus les bénéfices d'une entreprise. C'est-à-dire que tant que les citoyens du pays endetté travaillent et payent leurs impôts, le placement est assuré et est moins risqué que le placement sur une entreprise. Les présidents de Nation sont devenus des chefs d'entreprise. Les pays spéculés sont classés en « taux de risques » c'est-à-dire en fonction de l'efficacité du prélèvement des impôts, c'est-à-dire en fonction de l'obéissance des contribuables qui payent les bénéfices des placements financiers privés. C'est en cela que la libéralisation des marchés financiers favorise les régimes totalitaires : l'enrichissement est favorable dans l'obéissance absolue où libéralisation des marchés financiers signifie : permission à l'escroquerie et à la tromperie de milliards de personnes. Il est important de savoir qu'en France le Trésor public est géré par la Banque de France qui est un organisme privé, privatisé en 1967 et qui défend les intérêts des banques privées. Les travailleurs contribuables se retrouvent toujours être « les gogos du micmac » économique, autrement dit de l'escroquerie : ils sont trompés. Aujourd'hui, la BCE (Banque Centrale Européenne) se dit l'arbitre des dettes publiques transnationales qui c'est donné le rôle d'équilibrer les endettements des pays européens (sic) pour favoriser le placement rationnel du : « plus la dette s'accroit, plus les intérêts explosent ». Si la « dette publique » en France rapporte 40 milliards d'euros par an, cela signifie que le contribuable en France travaille pour payer environ 1000 euros par an pour rémunérer des comptes privés d'investisseurs. Autrement dit, 40 millions de contribuables travaillent pour enrichir des escrocs en leur donnant volontairement environ 1000 euros de leur salaire pour les entretenir. Nous sommes très loin d'une Europe équitable qui pense aux gens plus qu'à jouer au casino aux dépens des gens appauvris et accablés d'impôts au profit d'un luxe bête et élitiste. L'argent a une qualité exceptionnelle : il tarit l'imaginaire. Il suffit de constater l'appauvrissement intellectuel des populations riches et l'appauvrissement matériel des populations pauvres déjà pauvres dû entre autres au projet européen d'une monnaie « unique » : l'euro. L'euro a été conçu pour se battre avec le dollar américain, pas pour nourrir les Européens.

En lisant leur manifeste, les solutions proposées par les Économistes Atterrés ressemblent plus à des pansements sur des plaies ouvertes et restent insuffisantes à leurs guérisons. Mais l'Europe des gens n'a pas besoin de « guérison » de l'Union Européenne. L'Union Européenne qui selon les Économistes Atterrés pratique une « macroéconomie » qui n'influence en rien la « microéconomie » des ménages montre que « jouer à la roulette des nations » n'augmente pas le coût de la vie pour les appauvris ? Dans ce cas on les laisserait jouer dans leur coin. Les Économistes Atterrés sont-ils économiquement suffisants ? Le concept même de la « croissance économique » implique une augmentation constante des coûts (loyers, alimentation, artisanat, taxes, mais baisse du coût du travail industriel) qui favorisent la spéculation financière : « Je mise sur un truc pas cher, il devient plus cher, je le vends, etc.; c'est comme ça que je vis. », et tous le font. Mais en effet, le public n'est pas responsable de la « dette publique » de la nation qui est contractée par ses gouvernants, mais que le public paye***. Le public est responsable en ce qu'il paye ses gouvernants : c'est son acte de soutien à sa peine. Les gouvernants depuis 1967 vendent leur pays aux banques et la révolution néolibérale a transformé depuis 1980 l'Europe et le Monde en casino où ses joueurs ne jouent jamais perdant ****.


Notes
* plan Marshall : en 1947 Washington propose de fournir aux Européens les dollars dont ils ont besoin, à condition qu'ils déterminent eux-mêmes leurs besoins et assurent la répartition des crédits américains. Du 3 avril 1948 au 31 décembre 1951, douze milliards de dollars seront fournis par les États-Unis (5/6 sous forme de don, 1/6 sous forme de prêt) ; 26 % iront à la Grande-Bretagne, 23 % à la France (2 800 000 dollars). Le plan Marshall est appuyé par une « aide » militaire (André Kaspi) toujours présente aujourd'hui sur le continent européen. Le plan Marshall contribue à démontrer la victoire totale des Américains sur l'Europe à la fois économique et militaire voire même culturelle. Depuis l'Indépendance, le plan américain a toujours été de manger l'Europe : c'est leur jeu.
** La loi 73-7 portant sur la réforme des statuts de la Banque de France du 3 janvier 1973 et en particulier l'article 25 qui bloque toute possibilité d'avance au Trésor : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France » signifie que le Trésor public ne peut plus emprunter à taux zéro son argent géré par la Banque de France en cas de déficit de l'État. Le Trésor public doit chercher cet argent ailleurs dans les crédits des banques privées centralisées à la Banque de France et depuis le traité de Maastricht en 1992 en dehors du territoire. Ce qui est nommé volontairement « dette publique » qui ne l'est pas trouve son origine dans cette loi fomentée par Valérie Giscard d'Estaing et Georges Pompidou. Mais d'où leur est venue cette idée ? et pourquoi ?
*** Notons que toute prohibition étatique partielle ou crise économique sert à multiplier les bénéfices par les taxes. Exemple : le tabac en France est taxé à plus de 300% (2 € hors taxe et plus de 7 € toutes taxes comprises pour le prix d'un paquet de tabac) au nom de la « santé » publique traitée aux médicaments de l'industrie pharmaceutique coté en bourse. L'essence est taxée à 80% depuis 1973, année de la « crise du pétrole ». Crise et prohibition partielle justifient les abus d'impositions d'impôts qui sans ses mensonges seraient considérées comme inadmissibles par ses contribuables. Plus l'interdiction est lourde (au nom de la santé) plus son abrogation est chère qui en même temps la justifie auprès de ceux qui payent. Le pouvoir est dans les mains de ceux qui payent et ceux qui payent ce sont les pauvres, mais les pauvres demeurent dans la fatalité de l'obéissance comme une malédiction due à leur pauvreté et beaucoup ne veulent pas reconnaître que c'est un leurre.
**** Il est intéressant de savoir que le système féodal fut abandonné au profit du système monarchique (union des seigneuries) pendant la guerre de 100 ans (1338 - 1453) pour contrer avec une Administration naissante le pouvoir grandissant des banquiers, car le système du change de monnaies pouvait réduire un pays à la famine (XIVe et XVe siècle) ou un seigneur isolé à la misère (à cette époque, chaque seigneurie possédait sa propre monnaie). C'est ce qu'on pourrait croire du rôle d'une Union Européenne : une Administration servant à contrarier les spéculations des marchés financiers qui paupérisent les populations européennes non concernées : mais ce n'est pas le cas puisque les États ont vendu le travail de leurs contribuables aux banques pour payer leurs endettements. L'Union Européenne n'a pas le pouvoir ou la volonté de stopper les fausses dettes publiques puisqu'elle s'est vendue aux crédits américains depuis 1948. Depuis 1948, l'Europe est devenue une province économique des États-Unis d'Amérique.

Précisions :
Macroéconomie = économie étudiante des phénomènes économiques globaux qui produit les théories économiques suivantes  : la Courbe de Phillips, le Modèle de Solow, les Modèles « millésimés » ou à générations de capital (vintage models), le Modèle IS-LM (Investment & Saving - Liquidity et Money), la Théorie de l'état stationnaire, la Théorie de l'oscillateur, la Théorie de la croissance endogène, la Théorie de la régulation de la croissance, la Théorie des cycles économiques, la Théorie du capitalisme monopolistique d'État (CME), la Théorie keynésienne de la crise, la Théorie marxiste de la crise, la Théorie néoclassique de la crise, la Théorie régulationniste de la crise, etc. Toutes ces théories produites par des économistes dont des prix Nobel (M. Friedman prix Nobel 1976, Samuelson prix Nobel 1970, Solow prix Nobel 1987, Hicks prix Nobel 1972, et Phillips, Phelps, Lucas, Ricardo, Malthus, Barro, Levine, Romerne, Aglietta, Boyer, Bénassy, Mistral, Kondratiev, Schumpeter, Juglar, Kitchin, Boccara, Keynes, Marx, Engels, Lénine, Luxembourg, Say, Hayek, Laffer, Buchanan, Boyer, Bénassy, Mistral) qui ne servent qu'à protéger les rentiers « millésimés » et leurs rentes au désavantage des esclaves qui travaillent : c'est l'hypocrisie même de la « science » économique de ne servir que les rentiers dominants.
Microéconomie = économie étudiante des comportements économiques individuels qui produit les théories économiques suivantes : l'Économie de l'information, l'Économie des coûts de transaction, la Microéconomie traditionnelle, la Théorie de la logique d'action collective, la Théorie des jeux, etc. Toutes ces théories produites par des économistes (dont aucun prix Nobel ?) : Akerlof, Stiglitz, Alchian, Demsetz, Coase, Williamson, Teece, Walras, Arrow, Debreu, Sonnenschein, Bertrand, Cournot, Olson, Von Neumann, Morgenstern, Nash, Harsanyi, Selten, Kreps, Axelrod, etc.
(source : http://www.ladocumentationfrancaise.fr)

En conclusion, nous pouvons aujourd'hui avancer qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce n'est pas les États français ou anglais qui ont gagné la guerre contre l'Allemagne hitlérienne, mais tous les pays européens qui ont perdu la guerre contre les États-Unis d'Amérique. Avec le plan Marshall en 1947, l'Europe petit à petit est devenue le 51e état économique des États-Unis (suffisamment dissimuler pour que des esprits indépendants ne puissent s'en apercevoir ou ne puissent pas agir). Dans le cas contraire les chefs d'États européens n'auraient pas fait passer des lois contre leurs citoyens : celles obligeant les États européens à privatiser leurs banques centrales (comme en France en 1967 avec la Banque de France par Georges Pompidou), ni à obliger les Trésors publics à emprunter aux banques privées des avances sur trésor qui a obligatoirement pour conséquence d'endetter leurs pays (comme en France en 1973 par Valéry Giscard d'Estaing) et soumettre les États au marché économique mondial instauré par les Américains après leur victoire sur le monde en 1945. Les ressources économiques de l'Europe ne se trouvent pas dans les sols (contrairement au proche Orient sous attaque américaine permanente), mais dans les peuples. Les Européens sont suffisamment dociles, pensant vivre sur leurs acquis (l'illusion des traditions), alors qu'ils payent le système économique instauré par les Américains. Sachant que les Américains au pouvoir sont d'anciens Européens !

Lectures :
. Manifeste d'Économistes Atterrés (2010) site et pdf 115Ko
. Repères chronologiques de la construction européenne (et économique et monétaire) pdf 28Ko
. Jacques Le Goff : La Civilisation de l'Occident médiéval (1964)
. le Revenue de Base : propositions des économistes allemands, suisses et autrichiens pour en finir avec la misère (film en fr)
. Jacques R. Pauwels : le mythe de la bonne guerre (2006)
. Serge Halimi : Le Grand Bond en Arrière (2004)


1.
L'homo sapiens occidental : un cas clinique très grave

L'homo sapiens occidental vit (nous) dans le noeud de la violence. Depuis très longtemps déjà où même Jésus préconisait un traitement contre la violence par la passivité relative et provocante de « tendre l'autre joue » (?). La non-violence est un remède à la violence qui se positionne comme son contraire, mais l'incite par la même occasion : par le conflit des oppositions. On ne peut pas traiter la douleur par cette même douleur, tombe sous le sens, malgré la fausse croyance majeure tenue par le proverbe : « guerre rire le mal par le mal » ne fait que la déplacer et relance en permanence la machine de la violence. On ne peut résoudre la douleur par un anti-douleur comme le plaisir ou la joie, tout comme on ne peut résoudre la violence par l'anti-violence du pacifisme ou de la paix. Plaisir, joie, pacifisme, paix sont les conséquences de l'absence de la douleur et de la violence, pas des remèdes.

La violence se perpétue par la vengeance. Et est alimentée par la peur. Exemple : un apprenant persécuté par un surveillant deviendra lui-même surveillant pour persécuter d'autres apprenants (étant convaincu que cela soulagera son sentiment d'humiliation d'avoir été persécuté), etc., et cela, de génération en génération sans réfléchir à sa propagation. La non-violence de Gandhi va à contre sens : celle de stopper le cercle vicieux de la violence de l'homo sapiens occidental agressif (indo-européen, quoique les homo sapiens asiatiques semblent bien infectés eux aussi) par une résistance pacifique qui ne tue personne que ses partisans du « mur humain prêt au sacrifice de sa vie ». « La violence s'arrête quand il n'y a plus d'ennemi » est une affirmation fausse.

Schéma des noeuds dans le cercle vicieux sans fin de la violence :

schéma du cercle vicieux de la violence
noeud.1. : agression <-> vengeance /
noeud.2. : douleur <-> frustration /
conséquence des noeuds 1 et 2. : 3. => PEUR voire TERREUR /
noeud global 4. [:-> auto[agression <-> vengeance] -> [douleur <-> frustration] -> PEUR ->:] = violence

À tous les étages de nos sociétés, la violence est active en permanence jusqu'au cercle familial qui n'est pas épargné (bien qu'il devrait être un refuge pour le corps et l'esprit : un repos, mais non : c'est l'environnement idéal où la confiance vitale peut être détruite). Des enfants qui depuis plus de 2500 ans naissent dans la violence et la perpétuent. Nous sommes des enfants qui depuis plus de 2500 ans naissent dans la violence et la perpétuent.

La violence telle quelle est investie (par son inconséquence), est la conséquence de ses propres résultats : son autonomie. Son autonomie face au désastre. Son autonomie, dont l'humain n'a aucune prise et dont il se laisse envahir le corps pour sa propre destruction. L'homme a posteriori est toujours étonné du résultat de « sa » violence : « son » désastre. La violence est destinée toujours contre l'humanité elle-même. Avec un degré de destruction croissant. La violence qui n'existe que pour l'humanité : motivé par le sentiment de sa frustration. Le mal-être dans la tradition (de la douleur de la jouissance de la domination) de la lâcheté n'est que la conséquence et la cause de la violence. Elle se consomme partout quotidiennement en soi et hors de soi.

Violence sociale : dans l'obéissance (le devoir), dans l'enfermement, dans la punition, dans l'humiliation, dans la censure, etc.
Violence morale : dans le sentiment de culpabilité, dans les interdits, dans la frustration, dans les peurs, dans les terreurs, etc.
Violence médicale : dans la psychiatrie, dans l'hospitalisation, dans les drogues obligées, dans la transformation de l'humain en objet d'étude, dans la création de maladies, dans la ségrégation commerciale des malades et des maladies, etc.
Violence familiale : dans la généralisation du malaise dans le conflit de générations, dans le fait d'être enfermé dans un modèle obligé contre nature, dans la domination de la violence de l'obéissance, etc.
Violence conjugale : dans la domination factice du mâle, dans l'incompatibilité sexuelle, dans l'obéissance au mariage, dans la persécution familiale, etc.
Violence scientifique : dans la classification et la division, dans les vérités dominantes et autoritaires, dans les armes de guerre, dans la mécanisation quantitative du savoir, etc.
Violence économique : dans l'esclavage, dans la misère, dans la destruction des ressources vitales, dans le fait de devoir payer sa vie, etc.
Violence politique : dans le mensonge permanent, dans le maintient de la guerre perpétuelle, dans l'autorité de l'Administration, dans la violence policière, etc.
etc. :

La violence est la conséquence directe de toutes nos souffrances physiques et psychiques. La cultiver, la protéger, montre le masochisme volontaire de nous à nous-mêmes : l'homo sapiens occidental « civilisé » est masochiste. Le plaisir de la frustration, à être frustré. Quel est cet étrange plaisir de s'auto persécuter ? Quel est cet intérêt si particulier de jouir de la destruction de ses semblables disant dès l'enfance : « bien fait ! ça t'apprendra ! » (sic) où la généralisation de l'hostilité commence dans la vengeance passive de la haine de l'autre ? sans raison [1]. La vengeance par l'assassinat lâche d'autres plus faibles (jamais de plus forts) pour redevenir perpétuellement une industrie profitable à la culture de la domination.

Croire et être convaincu de l'hostilité de la nature, de l'environnement, de l'autre, etc. est de même nature que de croire aux contes de fées, de considérer une métaphore ou une idée pour une vérité, de considérer l'imaginaire (possible) pour le réel (immédiat) : une mauvaise compréhension du réel par manque de discernement. Les monstres viennent de l'Enfer imaginé pour terroriser les croyants; est une culture occidentale [2] préchrétienne et intensifiée par la chrétienté avec son contraire le Paradis : les beaux contre les laids, les propres contre les sales, le bien contre le mal, etc. pour intensifier la culture de l'ennemi qui motive et justifie la violence. L'ignorance cultivée est le terrain favorable de la propagande [3] pour faire croire à quoi que ce soit, à n'importe quoi : (in)juste pour croire, est le travail de la religion aujourd'hui celui de la politique avec complicité de la science. L'affirmation de l'hostilité de la nature, de l'environnement ou de l'autre (alien) justifie et autorise n'importe quel acte hostile de violence : dans l'innocence [4]. L'innocent confie à l'institution sa responsabilité, la conséquence de ses actes et sa réelle culpabilité : celle d'accepter la jouissance de sa domination autorisée, de sa lâcheté dans l'interdit autorisé. Il n'y a que nos civilisations occidentales qui ont créé des monstres : des êtres vivants horribles, hostiles, terribles générateurs de douleurs. Pour justifier la peur, pour justifier la peine et la douleur et son complément, la violence : or il n'en est rien. L'hostilité n'est pas maître dans la nature et le monde : elle est fabriquée : par nous-mêmes, homo sapiens occidental. Mais quel est le sens ou la nécessité de cultiver cette hostilité douloureuse de la violence ? Celui de l'intérêt et du bénéfice de la soumission des esclaves ignorants et terrorisés, éduqués à être dominés et de trouver cette terreur et cette domination « naturelles ». Après plus de 2500 ans, n'est-il pas temps de défaire le noeud, et d'en rire ?

Notes
[1] « Ce qui nous parait « naturel », c'est simplement ce que nous avons retenu, à notre insu, à la suite d'un long apprentissage dans l'environnement où nous sommes nés et où nous avons vécu les années déterminantes de l'enfance. L'expérience montre que nous avons beaucoup de mal à effacer ce conditionnement : il faudrait pouvoir détruire ou déconnecter nos mémoires, la mémorisante surtout ! Nous avons tout naturellement tendance à penser que la « vérité » ce sont les références que nous avons en mémoire : beaucoup sont encore convaincus que « ce qu'ils sentent » intuitivement est le bon. » Émile Leipp, Acoustique et Musique, 1976, p.138.
[2] dans la culture asiatique par exemple, il n'y a pas de monstres, mais des fantômes pour terroriser les vivants. Les monstres sont une invention occidentale adoptée par d'autres cultures colonisées.
[3] rappelons que la propagande est une invention de l'Église catholique.
[4] l'innocence est la motivation première de l'armée américaine (très médiatisé) qui cherche noise à tous les peuples de la planète pour développer sa technologie de la domination.


2.
2 médecines ennemies et des monopoles de la santé au détriment des malades

1. La médecine institutionnelle alimente l'industrie pharmaceutique dont le souci majeur est de payer ses actionnaires par la vente massive de médicaments, avec une majorité de médecins qui ont plus le souci de faire carrière, de s'enrichir ou d'acquérir la position sociale privilégiée du docteur ou d'obéir à l'Ordre des Médecins pour ne pas se faire radier que de soigner. Et 2. : une médecine alternative non reconnue par l'État et l'institution, souvent traditionnelle, marginalisée, mais souvent plus efficace, plus humaine, moins coûteuse pour la Sécurité Sociale mais qui n'est pas remboursée, avec des médecins qui ont plus le souci de soigner que de faire carrière, de s'enrichir ou d'acquérir une position sociale privilégiée. L'une nomme ses remèdes : « médicaments » et l'autre se fait nommer ses remèdes : « compléments alimentaires ». C'est un cas grave d'absurdité que de favoriser le profit au détriment de la santé de chacun. Quel est l'intérêt d'être riche et malade ?

Quel est l'intérêt de rendre des médecines passibles de poursuites pour « exercice illégal de la médecine » ? La sottise du racisme pour la sensation du pouvoir de la médecine dominante. Mais tout comme l'industrie pharmaceutique, l'industrie des « compléments alimentaires » est aussi infectée par l'idée d'accaparer des monopoles, certains « compléments alimentaires » ne peuvent être achetés que chez un seul producteur qui garde secrète la recette de la cure, alors qu'elle devrait être publique afin de rester disponible pour que tous puissent avoir accès à la guérison. Le copyright ou le droit d'auteur sur un médicament : comment en sommes-nous arrivés là ? jusqu'à faire mourir volontairement des populations entières, des populations insolvables ou épuisées par les maladies expérimentales.

Il est intéressant de constater qu'un Ordre des Médecins n'a pas pu empêcher le charlatanisme. Un charlatan est aisé à identifier par son incompétence, son mensonge et son intérêt pour l'argent et la gloire : s'il existe, c'est que l'Ordre des Médecins considère l'argent et la gloire comme sa finalité. Seul le patient doit alors percevoir l'escroquerie et refuser de payer. Nous savons aussi que la culture médicale dominante n'a cure des malades au profit des maladies, car les hôpitaux sont plus conçus pour recevoir les maladies que les malades. Le rôle pénible des infirmières est de rattraper cette méprise. Nous constatons aussi que plus il y a de malades et plus l'industrie pharmaceutique et l'industrie des « compléments alimentaires » font de bénéfices. Le charlatanisme ne se développe que sur des promesses de bénéfices et de gloire. Il est très difficile dans notre système néolibéral d'avoir la sensation d'être vraiment soigné, même avec la « prise en charge » (sic).

Après 4000 ans pour la Chine et 2500 ans pour l'Europe d'expériences médicales, il vit toujours un nombre encore révoltant de malades avec des maladies curables pour cause d'incapacité médicale. La décision de centraliser la médecine en 1940 par la création de l'Ordre des Médecins ainsi que la suppression du diplôme d'herboriste en 1941 n'a pas donné les souhaits escomptés : ceux de guérir toutes les maladies. Au contraire, le malade est considéré comme une opportunité économique dont sa maladie doit être cultivée pour durer pour payer les intérêts. C'est malheureusement ce qui arrive : le malade vit avec sa maladie qui ne se guérit pas. Tiraillé entre la médecine institutionnelle et traditionnelle qui ne se rencontre pas.

 

mars 2011
11.
La science est une religion

La science est née du religieux, de la nécessité de vouloir comprendre le monde et de l'unifier dans le calcul. Sans cette abstraction de la vie pratique, la science telle qu'on la connait aujourd'hui n'existerait pas. Les religions avec les dieux ont créé cette attraction pour l'inconnu (principalement l'Occidentale semble-t-il) en motivant la curiosité de vouloir savoir. Et imaginer à quoi peut ressembler l'inconnu est l'activité de la science : l'astronomie, la physique, les mathématiques, etc., progressent dans leur savoir par la vérification des hypothèses imaginées. L'accumulation de vérifications (prouvées) est nommée : la connaissance. La première machine à vérifier fut et reste le calculateur (aujourd'hui nommé : ordinateur) puis la lunette astronomique, le microscope, etc. Quand à coup de logique et d'expérimentations, l'hypothèse (l'imaginaire) devient « réel » par une prédiction juste ou par la construction d'une machine qui fonctionne, le « miracle » de la science est justifié. Aujourd'hui la science a remplacé la religion (car son imaginaire est plus vaste) et l'astrologie (car ses calculs se destinent à l'humanité). Quand les Russes sont allés dans l'espace puis quand les Américains ont posé le pied sur la lune, dans l'imaginaire collectif le voyage intersidéral était devenu possible et proche. Ce type d'exploit montre la primauté de la science dans l'imaginaire collectif : la science crée des « miracles » que la religion n'est plus capable. La lente ascension de la science a commencé quand Galilée fut jugé par le Vatican. Une grossière erreur qui a positionné la religion dans le refus du savoir déjà enclenché, et dans sa lente déchéance. Le domaine de l'abstraction est passé de la religion à la science qui est la religion d'aujourd'hui. Le domaine de la vérité est passé de la religion à la science : la religion proclamait des vérités que la science proclame aujourd'hui. La fierté de l'humanité aujourd'hui n'est plus un dieu, mais un scientifique qui offre la possibilité de comprendre la vie, même si personne ne comprend. Comme la religion, la science est enfermée dans un jargon inaccessible à tous. La science divise et demande des spécialistes. Les spécialistes sont les nouveaux prêtres, les représentants de leur matière respective qui ne communiquent pas, et c'est à eux que la politique fait appel pour convaincre les populations de la légitimité de ses décisions centralisées. Malgré que ce mariage soit toujours un fiasco, la science garde le prestige du savoir. Malgré que la science crée des ravages technologiques (bombe atomique et armement, pollutions chimiques et nucléaires, technologie de contrôle, alimentation artificielle, manipulation de l'ADN, pharmacologie contre la santé, etc.), elle garde le respect et le prestige du savoir. La science reste la souveraine des activités de l'humanité occidentale, la projection du fantasme de puissance, propagées à toute la planète. Aujourd'hui elle semble plus précipiter l'humanité dans sa destruction que dans son réconfort. Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas avec la science comme on le voudrait. La science de la destruction semble plus attractive que la science de la construction. La mégalomanie du contrôle a pris le pas sur la connaissance sans effet. Hiroshima comme Galilée sont des évènements qui entament des déchéances. Comme pour la religion, la science va laisser la place à une autre activité qui étonnera le monde ou qui lui redonnera l'espoir de vivre mieux.


10.
Un peuple passif égoïste est un peuple gouverné, un peuple actif généreux est un peuple qui se gouverne.


9.
La musique classique s'est développée autour du spectre harmonique, la musique contemporaine s'est cherchée dans l'inharmonicité et la génération suivante qui ne porte pas encore de nom s'est lancée dans l'exploration du bruit : « le monstre qui combine l'impossible et l'interdit » (Michel Foucault).


8.
Le bruit politique ..

Pendant que nous musiciens nous pensons et pratiquons les innombrables subtilités du bruit réintroduit dans la musique depuis bien longtemps, le gouvernement depuis bien longtemps incite à la haine, à l'intolérance et à la délation au nom du bruit : contre tout « fauteur de bruit ». C'est une vraie chasse aux sorcières dont les musiciens ne sont pas épargnés. Les lois françaises donnent raison à l'attaquant (le plaignant) même en cas d'abus, mais les abus de plaintes ne concernent en rien les gouvernants de leurs sincérités. Le but inavoué de ces « opérations anti-bruit » ne sert qu'une seule chose : ne pas empêcher les employés (c'est-à-dire les esclaves) de dormir au moment où il le faut, et les empêcher de faire la fête en dehors des périodes autorisées (nouvelle an, fête de la musique). Le repos de l'esclave est essentiel pour le bon fonctionnement de la machine sociale. Un employé fatigué est un employé inutile, bon à rien, inefficace et de surcroit désobéissant. Le bruit est assimilé à une nuisance qui crée des troubles, et à des coupables qui produisent ces troubles dont les « victimes du bruit » sont les informateurs en relation avec les mairies, les préfectures, la police et la gendarmerie : c'est-à-dire toute institution autorisée à user de la violence, c'est-à-dire l'autorité criminelle contre de faux « criminels » inoffensifs. La définition politique du bruit correspond à une « gêne désagréable » qui empêche et contrarie la tranquillité du plaignant. Cette gêne provoquerait même des troubles de la santé. Mais ces « gênes » sont invérifiables dans la cause du bruit, même à forte puissance. Les sciences ne savent pas grand-chose sur l'audition. Les troubles du bruit ne sont pas normalisables dont les contextes et les personnes sont à chaque fois différents. La gêne est une disposition de l'esprit et non un « désagrément acoustique ». L'audition est un phénomène actif et non passif comme on veut bien le croire. Mais c'est par le biais de la santé que le gouvernement propage l'idée du fléau à combattre. « Le bruit est un fléau nuisible jusqu'à être même reconnu dangereux » (sic). À partir de ces idées certifiées dans tous les esprits, tout débordement discriminatoire est autorisé, voire sollicité : il faut punir les coupables à tout prix qui dérangent l'ordre social des esclaves qui font marcher la machine du travail (salarial). En dehors de ces arguments de soumission, la « lutte contre le bruit » parait être une blague comme si l'on voulait lutter contre l'écoulement de l'eau ou le vent qui souffle : c'est absurde.

Cette « lutte contre le bruit », qui demande la participation de « collabos », légitimés par leur victimisation, et le plus souvent anonymes, est un parfait exemple à la fois de détournement de sens des mots, de propagation de fausses croyances, de manipulations des idées, de mensonges directs et d'une incitation volontaire à la haine entre les esclaves (employés qui n'ont pas de temps pour eux-mêmes) et les autres (libres qui ont du temps pour eux-mêmes). La plus insupportable des intolérances pour les Français (+ de 70%) est le voisinage. Les voisins qui prennent du bon temps renvoient aux esclaves leur condition de ne pas être libre : de ne pas avoir pour soi assez de temps pour le consacrer à soi. Le bruit politique c'est ça : l'intolérance de l'autre qui ne se comporte pas comme soi obéissant; et qui n'a rien à voir avec l'existence réelle du bruit. Le bruit est permanent, nous baignons dedans et dans ses variations; comme dans l'air du vent. Sans le bruit nous ne pourrions pas être en équilibre et nous ne pourrions pas nous orienter. L'intolérance ne se trouve pas dans les oreilles, mais dans la morale et la volonté de contrôle. Aussi, pour que tous les frustrés obéissants puissent détenir le pouvoir du plaignant : celui de nuire aux rebelles. Autrement dit, c'est une persécution bien organisée. Une honte qui est portée le reste de sa vie par celles et ceux piégés. Mais cette (sa) frustration, peut s'apprivoiser et peut se transformer en réjouissance : en commençant par sourire de sa bêtise. La réjouissance épanouit la tolérance : ça aide à sortir de sa condition d'esclave délateur en souffrance. Le bruit est confondu avec le charivari d'une population libre. Les centres-ville de France sont devenus silencieux.

Les centres-villes de France ont été vidés de toute vie citadine libre : de la présence des camelots, des marchands ambulants, des chanteurs de rue, des vitriers, des rémouleurs; fermeture préfectorale à 2 heures du matin des bars, des épiceries de nuit : qui sont menacées en permanence de fermeture restent toujours boucs émissaires de la « bonne morale », la prohibition sur le tabac* pour vider les lieux publics de celles et ceux qui prennent du plaisir, des salles de concert fermées, etc., sont les conséquences des « opérations et de la lutte contre le bruit ». En fait réprimander la joie.

.. ou le silence d'une société docile sous contrôle.

 

Note
* Notons que toute prohibition étatique partielle ou crise économique sert à multiplier les bénéfices par les taxes. Exemple : le tabac en France est taxé à plus de 300% (2 € hors taxe et plus de 7 € toutes taxes comprises) au nom de la « santé » publique traitée aux médicaments de l'industrie pharmaceutique coté en bourse. L'essence est taxée à 80% depuis 1973, année de la « crise du pétrole ». Crise et prohibition partielle justifient les abus d'impositions d'impôts qui sans ses mensonges seraient considérées comme inadmissibles par ses contribuables. Plus l'interdiction est lourde (au nom de la santé) plus son abrogation est chère qui en même temps la justifie auprès de ceux qui payent. Le pouvoir est dans les mains de ceux qui payent, mais beaucoup ne veulent pas le savoir.


7.
Dommage que les Égyptiens recommencent la même erreur d'élire un gouvernement. C'est toujours le même processus qui se répète. À savoir : une bonne volonté de départ qui s'achève avec la tyrannie. Il est difficile de gérer des affaires qui ne vous concernent pas au risque de se tromper en permanence. Un gouvernement n'a pas le pouvoir de gérer les affaires locales communes à tous, d'une population planétaire. Un gouvernement centralisé est incapable de servir ses électeurs (minoritaires) et ses non-électeurs (majoritaires) et les autres pour qu'ils puissent vivre mieux. La position isolée d'un gouvernement centralisé ne peut que pourvoir à ses propres intérêts (de réélection). Pour la simple raison que les élus politiques se trouvent dans la situation exclusive d'une économie privilégiée de domination isolée et ne peuvent en aucun cas comprendre les problèmes à résoudre d'une population hétérogène, non privilégiée économiquement et dominée dans le besoin : ce sont deux mondes distincts. Que reste-t-il à la politique centralisée ? Il reste de régenter et de taxer : de passer son temps à produire des lois qui interdisent, destinées à une administration qui obéit à l'exécution de ces lois et non aux besoins de la population [1]. Le leurre du commandement affecte toujours les esprits qui sont convaincus de l'exemple qu'un bateau sans capitaine part à la dérive. Mais un pays n'est pas un bateau et les besoins de chacun s'emboitent dans une organisation autonome sans l'aide d'aucun gouvernement. Où les seules relations avec l'État sont les taxes exigées (je pense à l'organisation du commerce au sens large). De plus, la tentation est trop grande pour ne pas abuser de ses pouvoirs tout en étant abusés des pouvoirs transnationaux privés qui dictent aux gouvernements nationaux privatisés les politiques désavantageuses destinées aux populations. Une corruption mondiale dont les populations sont les victimes et principalement dans les pays paupérisés par la force. La culture de l'esclavage vers « l'obéissance absolue est plus rentable que leur liberté incontrôlable » (sic) [2].

Si l'on décide de ne plus baser nos sociétés sur la structure d'un gouvernement centralisé qui commande une administration mécanisée, quelle est alors l'alternative ? Il existe plusieurs options en fonction des besoins, des contextes et des cultures, mais où chacune peut être reliée dans un réseau horizontal d'échange (et non pyramidal) qui s'emboite les unes dans les autres sans discrimination où chacun décide pour soi. Internet est un parfait exemple d'autonomie connectée où les échanges mondiaux vont et viennent et ne favorisent aucune tyrannie, seul des problèmes de fonctionnements à résoudre au fur et mesure de son utilisation [3]. Il y a aussi toute une déséducation à faire pour se libérer des fausses croyances, dont « la nécessité de domination » abuse pour diffuser une connaissance falsifiée... Laisser faire confiance à chacun

Notes
[1] en France par exemple le système des soins bataille pour garder ce service public malgré la pression des oligopoles pharmaceutiques (aidé du Parlement européen) et la privatisation progressive de la Sécurité sociale.
[2] et je ne parle pas du commerce de la guerre et de la destruction (massive) qui est soutenu par les gouvernements nationaux et claniques et produit par des oligopoles privés destinés à enrichir quelques milliardaires particuliers et tout politicien qui leur donnent l'occasion de vendre leurs armes.
[3] les attaques continues des puissances gouvernementales (commanditées par les oligopoles privés) sur la liberté d'échange dans le réseau internet montrent leur appréhension de perdre leur place privilégiée sur le modèle du pouvoir centralisé.


6.
Le processus d'infantilisation de nos sociétés

L'enfant (celui qui ne parle pas) est la victime favorite pour la manipulation de ses idées qu'ils ne possèdent pas encore. Ce n'est pas difficile, l'enfant imite l'adulte. Une fois l'adulte conditionné, l'enfant l'est automatiquement. S'il est rebelle, il est rapidement maté par punitions pour être dompté et dressé à se soumettre et à obéir avec en cas d'échec de l'autorité, l'aide de la médecine. Il n'a pas le choix seul celui de se laisser mourir, ce qui arrive plus souvent qu'on ne le croit ou de rentrer dans le jeu de l'hypocrisie (laisser mourir une partie de soi) qui est le choix majoritaire. C'est à ce stade que l'enfant peut comprendre que l'hypocrisie est l'arme absolue de la réussite sociale : manipuler les autres (parents d'abord). C'est aussi la porte ouverte à la schizophrénie, ne plus être soi : le mal-être pour sa survie. Voilà de quoi nos sociétés sont constituées.

L'infantilisation passe essentiellement par le divertissement (diversion) qui déforme la pensée avec le cinéma, l'attitude conditionnée à la mode soutenue par la musique avec ses idoles, les comics initiés et dominés par les Américains dont par exemple Star Treck (qui légitime l'invasion, la colonisation avec des bons sentiments) ou Star Wars (qui explique la souffrance amoureuse de l'adolescent pour justifier la destruction [propre = sans souffrances physiques] du monde avec des nounours) sont des séries et des films cultes et font parti des initiateurs de cette infantilisation industrielle mondiale dont le plus riche producteur est la compagnie Walt Disney. La culture de la niaiserie dont les adultes infantilisés sont toxicomanes est nécessaire pour rester dans l'inconscience de l'enfance et refuser la réalité de leur servitude dont ils n'ont pas le courage de se débarrasser. Cette industrie du divertissement d'infantilisation qui retire tout sens et valeur aux choses (= empêche de penser) est le plus gros PIB des États-Unis, car elle passe par les enfants. La musique, la mode (le « look »), la technologie, les produits dérivés, tout y est attaché pour que l'enfant perde sa responsabilité et dépense l'argent de ses parents qui les maintient en esclavage. Rester dans l'enfance permet sa malléabilité dans l'obéissance avec une projection imaginaire constante du bonheur : « il est mignon le petit chien-chien » contre « il est affreux le grand méchant loup, y fait peur ». Le loup est libre le chien ne l'est pas. Les parents sont les prisonniers de cette mascarade de la gâterie où ils apprennent à leur enfant l'obéissance à la servitude : en étant le modèle à suivre. Pas de quoi être fier. L'irrespect des adolescents (grandissants) envers des adultes (grandi) serviles maintenant se comprend.


5.
Nos esprits réfléchissants constamment en état de manipulation

Quel est le « criminel le plus terrible » dans toutes les têtes aujourd'hui ? Sans hésiter : le pédophile. Comment cette idée a-t-elle pu germer dans nos esprits ? Quel est le « défaut social » le plus blâmable aujourd'hui ? Sans hésiter : l'individualisme. Comment cette idée a-t-elle pu germer dans nos esprits ? Quel est le « danger le plus imminent » aujourd'hui ? Sans hésiter : le terrorisme. Comment cette idée a-t-elle pu germer dans nos esprits ?

Eh bien, c'est que nous croyons toujours et encore et quotidiennement les informations médiatisées par les réseaux dominants
(école, télévision, presse, cinéma).

La chasse aux pédophiles permet d'interdire les échanges libres et gratuits entre les personnes privées sur le réseau Internet.
La chasse aux individualistes permet de discréditer les artistes qui pensent et d'empêcher les populations de penser par soi-même.
La chasse aux terroristes permet de contrôler le déplacement mondial des populations, des idées et l'utilisation massive des armes de guerre.


4.
Croire ce qui est nécessaire pour l'autre est sans doute la pire agression que l'humanité puisse s'infliger.
Agir dans la croyance de ce qui est nécessaire pour les autres est la pire agression que l'humanité puisse s'infliger.
C'est l'acte de base de la privation volontaire de la liberté : de décider la propre vie de l'autre :
décider pour elle-même à ses dépens,
décider pour lui-même à ses dépens,
décider pour eux-mêmes à leurs dépens.

Au XXIe siècle, nous vivons toujours dans une société qui interdit, qui ment, qui a honte de sa sexualité et qui en plus est agressive.

Nous pensons arriver à un niveau de savoir où il apparaît clairement que dès notre naissance, notre conditionnement à percevoir, à croire ce que la culture de nos sociétés qu'elles cultivent dans la croyance et la perception ne sont que la projection de fantasmes (images fantômes de l’esprit), la réalisation de croyances qui ne sont pas indispensables, ni nécessaires, même si elle juge fermement le contraire. Des croyances surtout à tendances dominatoires. Ce qui reste réel, mais aussi destructeur est un désir de base (qui s'éveille inconsciemment dès l'enfance) de dominer, de soumettre les autres avec les outils de l'interdit et de l'ordonne (impose avec autorité : sous peine de terreur) : révèle le désir d'évacuer un sentiment de frustration (dès l'enfance) une frustration si profonde et bien entretenue qui rend toute personne infectée dangereuse. La volonté de ne pas s'extraire de cet état montre une volonté de rester dans cet état. De cultiver individuellement sa frustration culturelle. Le moteur qui inflige de la peine à l'autre se transmet par les sentiments de frustration, d'injustice et de souffrance. La zone à franchir est facile grâce à l'interjection des milliards de fois répétée : « si je souffre, l'autre doit souffrir aussi » est l'acte de la vengeance qui est continuellement consommé, car perpétuellement insatisfait. En effet, ce n'est pas dans la douleur sentimentale, ni dans l'humiliation qu'on trouve la plénitude. Malgré ça, cette croyance occidentale perpétue la violence depuis plus de 2500 ans.

Ceci aussi, cette tentative de comprendre est une croyance, car la connaissance ne se divulgue que par la croyance : une interprétation d'un recoupement d'informations où plus le nombre d'informations est recoupé (vérifiées) plus l'on croit à sa véridicité. Mais on croit... on ne sait pas, même si le mot certitude existe pour mentir ce fait. Ce qui nous reste pour savoir est de ne plus croire du tout, mais d'évaluer.


3.
Electricité De France : l'escroquerie 2011

2011, EDF retire la scandaleuse TVA sur les taxes locales (TLE) de ses factures sur notre consommation d'électricité. Cela montre qu'EDF a reçu un nombre suffisant de plaintes des consommateurs pour qu'EDF efface cet abus de ses facturations. Mais, EDF imagine une autre taxe intitulée : « Taxe sur la consommation finale d'électricité » (TCFE) qui ne correspond à aucune taxe existante de l'Administration : ni à une TVA ni à une taxe locale (bien que dans la facture elle soit insérée dans la colonne taxes locales en plus des taxes locales). Le taux d'électricité consommé taxé ne correspond à rien dans la facturation : ni à notre consommation électrique globale (exprimée en kWh (kilo watts par heure)) ou partielle divisée en HC (heures creuses) et HP (heures pleines), mais est inscrite dans une proportion de 0,5336 environ de notre consommation globale. Une taxe supplémentaire qui sort du chapeau d'EDF et qui remplace la scandaleuse TVA sur les taxes locales dont le ministère des Finances devrait rembourser l'extorsion depuis le début de sa ponction. Nous pouvons constater que malgré les baisses de l'abonnement de 3,82 € HT/mois à 3,18 € HT/mois et la baisse du prix de consommation en HP (heures pleines), mais pas en HC (heures creuses) ni des taux de « surplus de consommation » (qui ne correspond à aucun surplus, mais qui permet de doubler le prix au-delà de 200 kWh consommés) : la scandaleuse « contribution au service public d'électricité » (sachant qu'EDF est une compagnie privée depuis 2003) qui est considérée comme une prestation et taxée de TVA à 19,6 %, a augmenté de 0,0045 à 0,0061 en plus de la nouvelle taxe inconnue dite TCFE à 0,009 sur 0,5336 de sa consommation globale.

Restons objectif et comparons une même consommation de 800 kWh au tarif « 1 ère nécessité » (dont 500 kWh en HC et 300 kWh en HP).
Nous obtenons :
1. prix avec l'ancienne facturation : 60,78 € HT + 16,16 € de taxes = 76,94 € TTC
2. prix avec la nouvelle facturation : 59,82 € HT + 21,2 € de taxes = 81,02 € TTC

Nous constatons en effet une augmentation terrifiante des taxes nationales à plus de 30 %. Le prix de la facture globale à payer a augmenté pour le consommateur, les gains ont baissé pour EDF, les gains ont baissé pour les taxes locales, mais par contre l'escroc dans cette affaire, c'est le gouvernement qui utilise EDF pour s'enrichir : je dis bien escroc, car c'est une dissimulation : la baisse médiatisée est en fait une augmentation dissimulée. Il y a des moments où on aimerait faire confiance à un service (qu'il soit public ou privé là n'est même plus la question) et qui n'essaye pas à tout moment de vous escroquer. Ça soulagerait notre quotidienneté de soucis inutiles. Si EDF manipule si aisément ses factures d'électricité, c'est que malgré sa privatisation en 2003, EDF est toujours dirigé par le gouvernement (un service public n'est pas exempt non plus de détournements de fonds). Le président d'EDF est un membre parachuté du gouvernement. La compagnie EDF (comme dans une position intouchable) se comporte comme un escroc complice avide qui rabiote ici et là, les quelques euros qui multipliés par tous les consommateurs d'électricité EDF génèrent des fortunes colossales. Un apport très lucratif pour les rentiers présidents qui siègent inutiles le sourire satisfait au milieu de tous ceux qui travaillent pour rien.

L'ancienne TVA sur TLE à 5,5 % est maintenant dissimulée dans la ligne « autres prestations » et est taxée à plus de 19,6 % où les taxes locales sont additionnées à la « contribution au service public d'électricité » versée directement (?) à la Caisse des Dépôts et Consignations du Trésor public géré par la Banque de France (le club des milliardaires français) et dont la TVA est appliquée abusivement à plus de 19,6 % : le taux n'est pas inscrit sur la facture, mais le résultat à payer est supérieur à une taxation de 19,6 %.

Nous avons tous été trompés.

Conseil :
quand des abus de cet ordre apparaissent, payez uniquement ce que vous consommez, en biffant tout ce qui vous semble suspect et abusé. C'est ce que je fais depuis plus de quatre ans. À vous de réagir.

Remarque :
Selon EDF, l'énergie renouvelable représente 2,4% de la production globale d'électricité contre 82,1% pour le nucléaire, 7,1% pour l'hydraulique (barrages), 3,5% pour le charbon, 3% pour le gaz, 1,6% pour le fioul et 0,3% d'inconnu (autres). Le passage d'une énergie dangereuse (avec des on-dit tels que : « une exposition continue au nucléaire rend stérile ») à une énergie non destructive et sans déchets est bien loin devant nous... C'est un problème technique qu'aucune manifestation écologique ne résoudra : seule une production adaptée et autonome d'électricité.


2.
Rappel historique : le passage de la liberté de création à la mise à l'ombre de la musique

Celles et ceux que beaucoup nomment « musique contemporaine » est en fait la musique classique actuelle de la fin du XXe siècle. Après la Seconde Guerre mondiale, la « musique contemporaine » désignait les musiques d'avant-gardes. À la fin des années 70 du XXe siècle, les avant-gardes ce sont scindée en 2 groupes : le premier en musique classique actuelle perpétuée par la pratique normalisée (de l'intolérance) des conservatoires de musique, le second en musique expérimentale refoulée dans les limbes de l'underground. Le premier groupe c'est transformé en musique institutionnelle soutenue par des récompenses et des financements massifs de l'État et de l'Europe dans des architectures « prestigieuses »; le second groupe a été relégué dans la pauvreté dans des lieux inadaptés. Mais ce qu'a perdu l'un, l'autre l'a gagné (la vie supporte mal les déséquilibres) : la musique officielle (institutionnelle) c'est désubstancialisée, autrement dit, la musique classique actuelle n'a rien à « dire », ne dit rien, mais se fait entendre partout (à très petite dose) dans les lieux dominants. Alors que la musique underground c'est enrichie de pratiques multiples à cause de sa mise en survie forcée : le risque permanent que ses compositeurs et ses musiciens puissent souffrir à cause d'une précarité trop accablante (beaucoup ont abandonné). Les pratiques de la musique underground que personne ne connait (sauf ses acteurs et encore) ont des ramifications allant de la musique « presque classique » à la musique « Noise » extrémiste qui défit les lois d'interdictions, entre autres celle de jouer de la musique au-delà de 105 dB. Toutes les créativités originales se sont retrouvées dans l'underground (je ne sais pas comment les nommer autrement... si : leur mise à l'ombre, leur marginalisation) et pour les plus connus de l'ancienne génération, se sont fait acheté : leurs oeuvres ont été banalisées dans la consommation du divertissement. Toutes les autres créativités originales se sont retrouvées mises à l'ombre. Cette mise à l'ombre des avant-gardes est le résultat, la conséquence d'une terreur des dominants avides (les vieux milliardaires) et des politiques. Pendant les 30 glorieuses, ils ont senti que le pouvoir allait leur échapper par la prise de conscience globale de l'humanité de trouver naturel d'être libre. Les arts du XXe siècle se sont efforcés de prouver au monde que chacun pouvait vivre libre. Que l'obligation d'obéissance est l'escroquerie des dominants. Qu'un gouvernement et ses interdits étaient inutiles à la vie humaine en communauté ou en société (c'est ce que nous démontrent les Belges en ce moment sans gouvernement. L'absence de gouvernement a même apaisé les hostilités entre Wallons et Flamands). La réaction des milliardaires trouillards a été radicale : instaurer la peur dans la population employée par des licenciements massifs, inutiles économiquement sous le mensonge de crise du pétrole. Rappelez-vous 1973. Les gens sans travail avaient peur de ne plus pouvoir se nourrir ni se loger : ainsi les avant-gardes d'un coup se sont retrouvées muselées, car leur public digérait ses angoisses dans le sentiment quotidien de peur, de survie et d'abandon.


1.
Sécurité Sociale et ségrégation n°2 : 2011 la chasse aux HpS (« hors parcours de soins ») continue

La douce offensive administrative de la Sécurité Sociale continue en 2011 à identifier pour chasser les « étrangers », les sans domicile fixe (SDF* renommé les sans résidence stable : SRS pas CRS) démunis (euphémisme pour « vagabond » : le vagabondage en France est puni par la loi depuis la création du Code pénal) et les pauvres en dehors du territoire français du droit à l' « aide pour une complémentaire santé » par l'obligation de « justifier d'une résidence stable et régulière sur le territoire français » d'un séjour d'une durée supérieure à 6 mois. Le document demandé qui attesterait pour la Sécurité Sociale d'une « résidence stable et effective en France » est l'avis d'imposition (sic) : cette attestation doit valider d'un séjour d'une durée supérieure à 6 mois (sic), même s'il ne le fait pas pour celles et ceux qui n'ont pas d'emploi. Si ces conditions invérifiables ne sont pas remplies, la personne en raison de sa situation de pauvreté vagabonde sera considérée « hors parcours de soins » HpS par une commission anonyme (sic). Je pense aux nomades, aux sans-papiers, aux étrangers sans domiciliation pour cause raciste sur qui l'Administration n'a pas prise et dont paradoxalement les publicités des technologies portables idéalisent le mode de vie de liberté. Mais quel est le rapport entre une personne qui refuse la sédentarisation (ou ne peut y accéder par sa différence) de nos sociétés dominantes et l'accès aux soins en cas de maladie ? Je me le demande. La Sécurité Sociale est utilisée comme un « détecteur (absurde) d'indésirables », indésirables fictifs dont le gouvernement veut faire croire se débarrasser « hors des frontières de “son” territoire » (du sien pas du notre) pour justifier sa nécessité (la sienne pas la notre) d'être réélu, avec une politique faussement sécuritaire et mensongère sollicitée par les électeurs. La planète n'appartient à personne et il n'y a aucune raison de la découper avec des frontières pour créer des « territoires de propriétés privées privilégiés » des riches contre des pauvres à qui sont retirées leurs richesses. Les pauvres ne sont pas pauvres par fatalité, ils sont pauvres parce qu'ils ont été dépouillés par les serviles dangereux à la solde des riches dominants. C'est à ce type d'occupation que l'on mesure l'inutilité d'un gouvernement.

* Un domicile selon le Code pénal est : « le lieu où une personne, qu'elle y habite ou non, a le droit de se dire chez elle, quels que soient le titre juridique de son occupation et l'affectation donnée aux locaux, ce texte n'ayant pas pour objet de garantir d'une manière générale les propriétés immobilières contre une usurpation (...) » plus loin « la violation de domiciliation n'est constituée qu'autant qu'il y a introduction dans la demeure d'un tiers (...) Ce qui suppose que le prévenu n'occupe pas les lieux avec la partie civile. » Ce texte défend l'occupation de locaux inhabités et dont chacun peut prétendre être domicilié. Maintenant un SRS peut-il encore prétendre à un domicile ? ou doit-il se contenter d'une résidence instable sans domiciliation administrative ? C'est-à-dire vivre avec l'interdiction absolue de « squatter » (de l'Anglais qui signifie « habiter illégalement ») un domicile même si le Français sans euphémisme désigne une personne sans domicile : un « sans-abri ».

 

février 2011
11.
Qui y a-t-il de pire que de torturer un enfant ? son enfant ? Rien. Si la guerre, mais on ne le dit pas.

Pour faire adhérer un esprit à sa volonté, il suffit de : choquer son esprit dans sa morale éduquée (« le choc des photos, le poids des mots » dit Paris Match). C'est facile : la morale de chacun est éduquée à l'école avec des images à colorier pour former : le racisme, le patriotisme, l'intolérance, la délation, la nécessité de l'esclavage, l'obéissance absolue (= l'ordre), le désir de récompense, et toute attitude nécessaire à un gouvernement totalitaire. Pour que cela soit choquant intolérable et scandaleux il suffit de rapporter un acte du point de vu contraire à la morale inculquée. Exemple : « Al Quaïda torture d'innocents Américains, mais les Américains questionnent les Arabes prisonniers à Guantanamo » : c'est légitimisé (fixé par la loi).

La légitimité criminelle est installée dans nos têtes avec l'aide d'une morale falsifiée pour que nos sociétés perpétuent ses crimes invisibles. L'argument de la sécurité est constamment brandi. Pour se sentir protégé, mais de quoi ? D'une menace permanente et inexistante pour légitimer son agressivité et son avidité envers les autres : les ennemis étrangers, bouc-émissaires de notre sécurité ? Les « Aliens » et autres monstres hostiles jusqu'à la nature même des films catastrophes, produits du cinéma occidental et principalement américains. Pourquoi y a-t-il une volonté qui se donne autant de moyens pour faire croire à tant d'absurdités ?

À qui cela profite, à ce point, de rendre esclave toutes les populations en les confinant dans un paradis artificiel de mensonges ? Surtout pour déployer une masse de moyens aussi gigantesques à cet effet ? Les personnes à la tête de ça sont-elles plus intelligentes que les intellectuels moyens sortis de leur lavage de cerveau ? Depuis combien de temps nous lave-t-on le cerveau ? Ceux à qui cela profite de tromper toute la population ont-ils été épargné de ce lavage de cerveau ? Ou sont-ils aussi conditionnés que le peuple demandeur ?

Quel est l'intérêt d'un esclavage volontaire ? À part celui de l'enrichissement démesuré des propriétaires d'esclaves ? Le commerce de l'esclavage est l'activité majeure des dominants de la planète dont les gouvernements nationaux sont les bergers des troupeaux prisonniers dans une même langue sur un même territoire. Les nations sont des enclos à esclaves. Les esclaves payent les démesures meurtrières. Qu'est-ce qui dirige ce processus volontaire ? La réunion de tous les esprits à vouloir le servage dans l'autoconditionnement, les maîtres élus y compris ? À refuser le choix de vie, surtout celui d'être libre et dont les générations nées après les années 1970 ne savent pas ce que c'est ?


10.
Pour en finir avec la confusion entre échelle mode et gamme musicales :
schéma qui montre la différence entre échelle, mode et gamme de hauteurs
la gamme se pose et se transpose sur l'échelle.
[Image 350x350dpi téléchargeable et diffusable sans restriction]


9.
Le massacre de Kadhafi révèle sa terreur de perdre le pouvoir. Il le perdra. Ainsi que tous les autres. Quand chacun se réveillera de sa servitude. Et s'affranchira du choix réducteur entre être un chien attaché ou un loup libre : (« la haine radicale du loup et l'amour immodéré des chiens » nous dit Michel Onfray) entre la liberté et la sécurité il n'y a pas de choix : la sécurité est un sentiment, pas un fait qui s'accorde avec la réalité et la peur de la liberté est un sentiment éduqué pour servir dans le mensonge de la sécurité. Les Français vendent aussi des armes à Kadhafi.

Note
Kadhafi abandonne dès 1986, le régime socialiste; l'USA (l'Union Socialiste Arabe) et opte progressivement pour l'économie de marché après l'intervention des Américains qui ont bombardé, dans la nuit du 14 au 15 avril 1986, sa résidence de chef libyen à Tripoli, ainsi qu'un quartier de Benghazi.
Kadhafi est sans doute un des hommes politiques les plus atypiques que le monde arabe ait produits, il exerce le pouvoir politique sans être institutionnellement chef de l'État (il est seulement commandant en chef de l'armée), au nom d'idées généreuses de démocratie populaire, mais son peuple ne bénéficie d'aucune liberté fondamentale (malgré l'adoption de la « Charte verte des droits de l'homme »). Il est un des derniers hommes d'État qui se réclament de l'anti-impérialisme et de l'anti-américanisme, et pourtant, quand son homologue irakien se trouve confronté à une guerre « inégale » avec l'Occident (1991), il ne fait rien pour l'aider. Ce Bédouin révolté, projeté dans un monde politique qui n'est pas le sien, continuant à préférer la tente aux palais des villes, reste comme il le dit lui-même « un opposant à l'échelle mondiale ». (Taoufik Monastiri EU2009)


8.
Ce que le Noise est durant les 30 obscures,
le Rock'n Roll l'était durant les 30 glorieuses :
une révolte dans la jouissance excessive |
un défouloir par trop d'interdictions |
d'enfermements |
de censures |
de ville-prisons |
d'interdictions constantes |
de punitions permanentes |
où le respect de l'autre est confondue avec l'obéissance
assez
... |
c'est obligatoire de se libérer pour tenir
sortir du supplice
Se libérer du carcan de l'esclavage social, de son hétéronomie forcée
pour se dé-fouler, foule dans l'excès de sons.

hétéronome (1842, du grec hétéros « autre » et nomos « loi ») - Qui reçoit de l’extérieur les règles qui régissent son comportement. Qui reçoit de l'extérieur les lois qui le gouvernent. L'hétéronome est le contraire de l'autonome (1751, grec autonomos « qui se régit par ses propres lois », du grec autos « soi-même, lui-même » et nomos « loi »). Notons l'apparition historique de ces deux mots : 1751 pour autonomie (l'encyclopédie de Diderot pendant le siècle des lumière) et 1827 pour hétéronomie (pendant l'impérialisme napoléonien).

*Les dates de 1751, 1842 et 1827 sont avancés par le Petit Robert.
** 1930 premier soulèvement de la jeunesse anti-sédentaire : la bohème du XIXe siècle : un baby-boum qui a permis à la jeunesse de 1830 de prendre les rênes de sa destinée et de ne pas se soumettre à la vieillesse dominante qui se conserve dans la peur de sa mort.
** Notons le rapprochement phonétique entre romantique et romanichel; et la même provenance de la bohème et des bohémiens : de Bohême.
*** 30 glorieuses : 1950 - 1980, les 30 obscures : 1980 - 2010.


7.
Savoir c'est vouloir

Il n'est pas difficile de réfléchir un peu, pour se rendre compte que l'on vit dans des sociétés de mensonges où chacun croit des choses incroyables. Nos opinions ne sont que des idées reçues. Nous n'avons pas d'opinions personnelles, mais nous répétons ce que nous entendons (principalement à la télévision). Le fait d'être pour ou contre sur un mensonge n'est pas l'expression d'une opinion, mais une manipulation de l'information. Afin que la véritable information tombe dans l'oubli avec des dires qui ne renseignent sur rien.   Nous pensons que le premier pas pour assainir nos sociétés est de se donner l'accès à la réflexion, pas dans une école permanente pour tous (l'institution tarit toujours les libres initiatives), mais que chacun puisse avoir l'initiative personnelle de vouloir savoir : en se posant des questions simples. Les questions qui mettent en doute : ce qui est dit et fait, suivant l'intérêt de ceux et celles qui disent et font. Détecter les contradictions entre les dires et les faires. C'est en comprenant l'intérêt masqué de l'autre que l'on peut dévoiler ses mensonges et ses aberrations qu'il communique. Des oeuvres de réflexions existent pour nous aider à trouver le bon sens dans cette mer de mensonges. En se posant la question : pourquoi ?   Ça ne demande pas beaucoup d'effort et ce n'est pas très difficile : il suffit d'en avoir la volonté. La volonté de savoir et de comprendre. C'est dans cette condition seulement que les absurdités s'amoindriront dans nos sociétés. Le savoir est un cheminement qui accompagne notre vie où il n'y a jamais de certitude, mais où les fausses croyances et les mensonges se révèlent d'eux-mêmes partout et constamment autour de nous.   La première étape du savoir est de révéler les mensonges qui fondent nos sociétés. La seconde étape du savoir est d'explorer l'inconnu (ce que l'on ne sait pas). La troisième étape du savoir est la synthèse de ses connaissances et sa transmission à la génération suivante.


6.
Le modèle de l'industrie du disque

Il faut se débarrasser définitivement du modèle de l'industrie de la musique. Le modèle qui produisait des milliers de disques pour gagner beaucoup d'argent et entretenait la notoriété usurpée de l'artiste par le principe de la promotion (commerciale) dont l'artiste fut le jouet (maintenu par son ego). L'industrie qui se sert de l'artiste comme mascotte pour vendre ses produits et tromper et l'artiste et ses auditeurs en les utilisant comme prétexte à s'enrichir de façon pécuniaire; est un modèle en régression voire obsolète, malgré qu'un nombre encore très important de musiciens s'accrochent toujours et désespérément à ce modèle. Pour preuve, l'industrie de la musique fait appel aujourd'hui à la police pour préserver ses gains, soutenue par des lois répressives et, en moyenne 5 musiciens par jour s'inscrivent toujours à la SACEM dans l'espoir de recevoir des droits d'auteur (une rente). Mais sont-ce vraiment des musiciens ? Le monde musical est infecté d'arrivistes pour servir eux-mêmes et non la musique. C'est en cela que l'écroulement de l'industrie du disque est bénéfique pour la musique : sa qualité « risque » non, aura la chance d'augmenter s'il n'y a rien d'autre que la musique dans le monde de la musique. Le musicien qui croit à l'industrie de la musique n'est pas un musicien : c'est à ça qu'on le reconnait.


5.
L'institution des chercheurs : la promotion de l'ignorance

J'ai remarqué depuis que je ne fréquente plus les colloques et les congrès qu'un nombre très important de chercheurs n'ont rien à dire, ne savent rien, mais rédigent quand même des articles et donnent quand même des conférences où les auditeurs invités en général somnolent. C'est le syndrome de l'institution des chercheurs. Les scientifiques ont des obligations en raison de leur fonction de rendre des comptes à leur hiérarchie. Cela en produisant des articles et des conférences en quantité pour entretenir leur notoriété (relative) qui entretient le « prestige » de l'institution ou de l'université par laquelle ils sont employés. Le texte de ces articles en général semble très compliqué et difficilement accessible, la raison en est que le texte cache l'ignorance de son auteur et que la complication du texte (son incompréhension) est à la hauteur de la stagnation de sa recherche. Il n'apprend rien de méconnu. Il n'alimente rien à ce qui est déjà su. Le problème est que ces articles insignifiants envahissent les médias de la connaissance (publications, archives, bibliothèques, symposium, colloques, etc.) et font croire aux novices étudiants que la complication est le gage du savoir alors que c'est exactement le contraire : la complication de la complexité témoigne de notre ignorance et drague l'insignifiance.


4.
Société à péage.

« Une société à péage permet de soumettre l'autre à payer : lui montrant qu'il est le perdant » (sic) l'être soumis. Le péage autorise le règne de la domination et l'épanouit, tout comme la violence physique et psychique génère des dominés et leur humiliation. Le péage est la punition de l'esclave (esclave est celui ou celle qui peut difficilement payer, mais qui paye) jusqu'à la prison pour les plus pauvres (celles et ceux qui ne peuvent pas payer, mais qui sont rééduqués à payer en payant de leur humiliation). Coincé. Dans une société à péage, ceux qui ne payent pas sont les privilégiés, tout en entretenant le système du péage. Pour un riche dominant, payer revient à l'équivalent d'un geste de pitié : un presque rien, si il paye... c'est uniquement pour garder son privilège. Société à péage = Société à privilège. Société sans péage = Société sans privilège. Le péage est la base du privilège propriétaire usurpé (le privilégié le nomme « la loi du plus fort », les autres : des escrocs). Quand tout un chacun aura le courage d'agir par lui-même en prenant sa responsabilité propre de refuser le péage par soumission, par déni ou par mépris. Quand chacun cessera de demander la permission pour obéir à payer. Alors les esclaves ne soutiendront plus une société à privilège à nos dépens et nous deviendrons tous privilégiés d'une société sans péage.


3.
Le possible et le pouvoir

Beaucoup de personnes confondent le possible et le pouvoir. Que le pouvoir donne du possible. Que le possible donne du pouvoir. Le possible est une capacité à faire, le pouvoir est une position à être. Etre obéi retirant les capacités de pouvoir faire ensemble. Être au pouvoir occupe trop à le garder contre les autres qui le convoitent. Au lieu de se donner la possibilité de réaliser ses désirs avec les autres. Cette confusion entre avoir le pouvoir et avoir les capacités de réaliser ses désirs est propre à nos sociétés puisqu'elles sont basées sur l'idée de compétition. Le jeu d'un seul contre tous pour satisfaire son besoin de gloire. Avoir le pouvoir c'est le perdre pour devenir son jouet. Avoir le pouvoir c'est avoir la permission des autres pour agir sur les autres. Le pouvoir est intérieur à soi. Le possible est extérieur à soi. Être « contre » crée le pouvoir (dans l'hostilité contre soi). Être « avec » crée le possible à l'extérieur de soi.


2.
Différence de classe : oral écrit et egosolitude

La différence de classe en musique, entre musique savante et musique populaire s'opère dans l'écriture et se distingue entre musique écrite et musique orale. La recrudescence de la musique écrite (comme la littérature et la peinture) va de pair avec l'invention de l'imprimerie (et l'accès à l'imprimerie qui n'est pas donné à chacun [1]) et plus tard renforcée avec le droit d'auteur et le copyright (pour fructifier des pouvoirs de diffusion propriétaires usurpés). Les écritures mnémoniques (tout ce qui est inscrit sur tout support) vont envahir les marchés, les archives, les musées et les bibliothèques pour témoigner de la connaissance, mais est-ce vraiment de la connaissance ? ou plutôt une illusion d'abondance ? pour l'enrichissement de soi et de quoi aux dépens des autres ? Avant le XIe siècle, la culture européenne était orale, d'où son « manque » de traces (envahissantes) rapportées. Notre désir d'éternité (d'inscription) reflète notre solitude perdue dans un monde incompréhensible. Pensant que l'accumulation va régler notre problème existentiel de manque.

Le jazz est la seule musique qui a mélangé ces deux aspects écrit et oral (dans son élaboration). La musique électronique sur ordinateur demeure une musique écrite où le papier est l'écran avec le « disque (mnémonique) dur » et le crayon le clavier (le tout dans une machine qui dicte ses horaires).

Nous pourrions considérer l'écriture (l'inscription) comme un dysfonctionnement de notre mémoire et le désir de vivre au-delà du présent. Comme nous sommes incapables de concevoir et mémoriser puis transmettre un livre sans faire appel à des outils externes qui corrigent notre handicap. Pour réaliser un livre (une oeuvre) nous devons la fixer, l'écrire par petits bouts (pour ne pas la perdre) : inscrire c'est mémoriser à l'extérieur de nous parce que notre mémoire est défectueuse. On note la musique pour ne pas la transmettre in vivo (au présent) mais plus tard; voire après sa mort. À travers l'écriture (l'enregistrement) se révèle une intention d'invasion hors de soi pour soi seul à être reconnu. La satisfaction de se croire éternel. Notre egosolitude est le résultat de notre projection permanente dans le futur et, dans le présent : être absent.

Note
[1] Internet aujourd'hui tend à corriger ce défaut où l'élection à la diffusion créait le privilège.


1.
Le syndrome de sédentarisation où la médiocratie prend son sens par nécessité

Médiocratie est un mot à travers lequel j'essaye de désigner un syndrome qui accable la création artistique et la vie de chacun. Étymologiquement médiocratie est composé de médio- du latin medius qui signifie « au milieu » et -cratie suffixes, du grec kratos qui signifie « force, puissance ». Médiocratie signifie alors étymologiquement : la force au milieu (pas du milieu). Qu'est-ce que la force au (du) milieu a à voir avec le syndrome qui nous accable ? Le mot correspond-il à sa désignation et en quoi est-ce important ? Médiocratie porte l'idée politique de s'en tenir au fade; du juste milieu, à ne pas confondre avec l'équilibre. Médiocratie porte l'idée d'un égo exacerbé au centre du monde qui commande sans rencontrer de résistance ? La médiocratie représente bien ces deux antagonismes qui s'interpénètrent pour donner « la dictature du fade ». Elle règne sans vouloir savoir que nous la subissons avec cette fadeur dictée et ordonnée. La différence de sens entre être au milieu et être du milieu, mène se glissement de sens où le milieu (le centre) devient le territoire (du milieu) qui s'élargit qui s'étale et envahit, révèle notre état d'esprit expansionniste une fois installé (établir officiellement dans ses fonctions). La médiocratie officialise ses usurpateurs. Médiocratie se réfère à l'affirmation de la sédentarisation, à la prise de pouvoir assis de celui qui ordonne des ordres (sédentaire du latin sedere « être assis » de sedentarius « qui travaille assis » 1492) d'une occupation [1], où trôner [2] est l'implication d'un seul être assis au milieu dans un même lieu qui ordonne approuvé par tous. La fixité de la position de trôner pousse à se donner « des airs importants » (sauf dans les « cabinets de toilette » : siège « d'aisances » ironiquement et familièrement chiottes en 1885). Ces « airs importants » ne sont destinés qu'aux souverains assis jusqu'à se ridiculiser de leur souveraineté qui ne fait plus rire quand elle impose sa violence : l'assassinat et la persécution, gage de son autorité à être obéi de sa souveraineté. La médiocratie est la conséquence de l'ultra sédentarisation des populations. La médiocratie est le syndrome de l'ultra sédentarisation. Les mots prennent leur sens dans leur nécessité.

Nous sommes tous victimes de la médiocratie (autrement dit du syndrome de sédentarisation), car nous sommes tous dans un contexte inapproprié à la création artistique. Les talents se tarissent, car les moyens ne correspondent pas à la nécessité de création; celle dont chacun pour soi a besoin. Nous avons besoin de nous nourrir, mais cette nourriture ne correspond pas à nos besoins pour être en bonne santé. Nous ne pouvons plus explorer ensemble qui est contraire à la médiocratie. La médiocratie n'est pas une catastrophe dramatique (au sens biblique), la médiocratie est une indisposition à vivre son épanouissement créatif, imposé de l'extérieur sur soi. La médiocratie produit le tarissement des idées, de la pensée, de l'imagination et empêche l'épanouissement de la sensibilité et de l'intelligence (la capacité de se comprendre hors de soi). La médiocratie et nous, sommes reclus à végéter. La médiocratie nous reclus à végéter ou obéir à ne pas prendre de décision. Une existence morne dans une situation médiocre qui ne bouge pas au nom de la peur de la terreur. Un état stationnaire qui élargit son assise, sa taille de l'égocentre pour tout figer autour de lui. Par abus de sédentarisation, c'est formé une maladie d'état d'esprit : celui de ne plus bouger dans et de son milieu. Avec plus de 1000 ans de tradition ultra sédentaire, ce mode de vie végétatif épuise nos ressources : les aliments censés nous faire vivre ne correspondent plus à nos appétits, sépare les êtres et les choses des autres et d'eux-mêmes et rend la compréhension inaccessible par abus de distinction pour cause de fixités. Des gouffres trop larges et profonds sont creusés entre les êtres pour ne pouvoir les franchir. Dans un processus d'isolation (mi)volontaire. Se sédentariser c'est créer des parcelles et se les chamailler, créer des échelles de valeurs de différences et se les persécuter. Tout ce qu'une vie d'être humain se passerait bien. Des broutilles qui prennent la tête et font mal pour rien. La médiocratie est-ce le résultat d'un excès de sédentarisation ? de notre espèce ? où se sédentariser signifie fixer les choses pour les classer pour les ordonner ; puis se réfugier dans des totalitarismes privés de liberté ? le contraire de la vie, de la musique : si elles cessent de bouger, elles meurent [3].

 

Notes
[1] du Petit Robert au mot sédentaire de la famille étymologique du mot seoir :
« . SEOIR : ce verbe est issu du latin sedere, participe passé sessus, « être assis; demeurer; être fixé (concrètement et dans l'esprit) » rattaché à une base indo-européenne °sed-. Une partie de la famille concerne la station assise : seoir et asseoir (et assise, rassis, assiette), séant, sédentaire, selle (et seller, sellier et sellerie, sellette, ensellure), siège (et siéger, assiéger). Assiette, selle (caca), sellier, siéger, assiéger : ce qui assiège l'esprit finit par l'obséder. S'asseoir permet de s'établir, d'occuper (résider, résidence, résident, résidanat au Maghreb, et aussi dissident, posséder, insidieux), de se calmer (sédatif, réséda qui désigne une plante aux vertus apaisantes), d'assister à une assemblée (présider, président, session, assesseur, assidu). L'arrêt prolongé entraîne un dépôt : sédiment, subsidence, subside, le régional subsidier (Belgique) et subsidiaire, résidu. Une feuille sessile est une feuille qui possède une large base, une bonne « assise ». Seoir a produit des adjectifs tirés des participes (sis, seyant et séant qui donne séance, préséance, bienséant et malséant), les verbes messeoir et surseoir (et sursis, sursitaire). Sédition (révolte concertée contre l'autorité gouvernante, du latin seditio : aller) n'appartient pas à cette famille étymologique.
. L'anglais doit au français see « siège épiscopal », siege (d'une place forte) et sediment (XIIIe s.), residue et president (XIVe s.); l'allemand, Präsident (XVIe s.); l'italien, assisa « uniforme » (XIVe s.), presidenziale (XVIIIe s.) et assise « cour » (XIXe s.). Assise (assize) a donné par déglutination l'anglais size et l'espagnol sisa « taille » et est passé dans l'anglais assizes « assises ». Sont également d'origine française le breton sich « siège », sichenn « socle », asied, le suédois assiett et le norvégien assiet.
Mots de cette famille :
asseoir, assesseur, assidu, assiégé, assiéger, assiette, assise, baby-sitter, bienséant, cathédral, chaire, dissident, ensellure, ex cathedra, insidieux, jet-set, malséant, messeoir, obséder, obsidional, offset, posséder, préséance, président, présider, rassis, réséda, résidanat, résidence, résident, résider, résidu, séance, 1. séant, 2. séant, sédatif, sédentaire, sédiment, selle, seller, sellerie, sellette, sellier, 1. seoir, sessile, session, set, setter, seyant, siège, siéger, sis, sit-in, subside, subsidence, subsidiaire, subsidier, surseoir, sursis, sursitaire, twin-set. »
[2] Trône début XIIe du latin thronus, du grec thronos « siège ».
[3] La musique c'est le mouvement (à propos, la musique des sphères signifie le mouvement des sphères, rien d'autre). Empêcher tout mouvement c'est empêcher la musique et empêcher la musique c'est empêcher vivre. La vie n'est faite que de mouvements. La matière sans mouvement c'est sa propre disparition.

- voir aussi le sens de médiocratie donné dans le lexique dans le ciel du bruit de l'ombre

 

janvier 2011
4.
La notoriété n'est pas liée au talent (c'est seule-ment un privilège)

Je suis rassuré : j'ai cru que la notoriété était directement liée au talent, mais ce n'est pas le cas. Je viens d'assister à l'opéra Medea de Pascal Dusapin (une première d'un compositeur vivant à l'opéra de Toulouse) et j'ai été surpris par la fadeur et le manque d'originalité de l'écriture de la musique, aussi bien que par le manque d'investissement émotionnel de l'unique cantatrice de cet opéra qui sonne comme une digestion néoclassique tintée de chant dodécaphonique du « spechgesang » au « parlando » jusqu'au chant lyrique classique. Une oeuvre bien décevante au regard du tollé d'applaudissement du public*. Le contraste ente la chorégraphie contemporaine de Sasha Waltz et la partition conventionnelle de l'opéra — qui répète les mêmes erreurs des opéras du passé, à savoir le ridicule du texte chanté (dans sa traduction surtitrée) qui tend à faire rire pendant une scène dramatique par exemple — montre dans cette oeuvre la distance entre la musique contemporaine qui baigne dans ses acquis et la danse contemporaine qui invente constamment d'autres expressions. La chorégraphie aurait dû se suffire à elle même au lieu de remplir « les trous » de la musique. Mais deux choses m'ont plu dans ce spectacle : le son des deux énormes ventilateurs qui interviennent à la fin (enfin de la musique ! j'aurai imaginé la musique dans le mélange entre l'orchestre baroque et ces ventilateurs, mais non) et un bas relief en illusion d'optique au début où les danseurs se mettent lentement à bouger : je me suis fait agréablement surprendre. Mais je ne vois pas le rapport entre l'opéra Medea et le bas relief vivant du fond et les ventilateurs géants : c'est sans doute ceci qui est séduisant.

Un opéra qu'il soit donné au théâtre du Capitole avec (presque) tous les moyens ou à la salle « périphérique » du Ring sans moyen, n'offre pas une qualité au premier plus qu'au second : au contraire.

* un public abonné est un public propriétaire qui ne désire pas être déçu. Il en va de son statut de solitude et d'ennui qu'il fuit par le « divertissement culturel ». Applaudir même une oeuvre banale renforce son appartenance à la tribu des fidèles mélomanes abonnés qui payent et donne un sens à leur existence. Mais applaudir une oeuvre médiocre ne sert pas les artistes : à faire mieux, c'est-à-dire à nous bouleverser, au contraire cela renforce la médiocrité.


3.
Ceux qui ne savent pas quoi faire

La servitude volontaire existe par ceux qui ne savent pas quoi faire. Ceux qui ne savent pas quoi faire de leur vie. Ceux qui ne savent pas quoi faire de leur vie confient leur vie à d’autres pour la gouverner. Ceux qui ne savent pas quoi faire de leur vie souhaitent être gouvernés et légitiment un gouvernement. Une vie gouvernée est une vie soumise à une autre volonté que celle de soi. Cette autre volonté déresponsabilise la vie de ceux qui ne savent pas quoi faire. Ceux qui ne savent pas quoi faire se sont amputés volontairement leur pouvoir de décider. Cette autre volonté que soi identifiée, autorité afin qu’elle soit obéie par ceux qui ne savent pas quoi faire d’eux-mêmes et par les autres qui savent quoi faire de leur vie mais qui ne gouvernent pas les autres. Une autorité est une volonté obéie. L’autorité est à la base de la maintenance du privilège. L’instauration de l’autorité est le terrain qui protège et développe le privilège. L’existence du privilège est due à la maintenance artificielle du déséquilibre entre privilégiés et esclaves. De ceux qui ne savent pas quoi faire, mais qui sont employés par ceux qui savent quoi faire, sans le faire eux-mêmes. Le déséquilibre de vie entre ceux qui savent quoi faire en gouvernant ceux qui ne savent pas quoi faire de leur vie soumise à être gouvernée. Ceux qui ne savent pas quoi faire (égarés) sont à la recherche d'un conditionnement pour pouvoir faire quand même, même faire à vivre contre soi. Faire, donne dans le conditionnement, le sens de sa vie même dans le conditionnement sur un modèle contre soi. Employé à quelque chose, même à n'importe quoi. Au prix de gâcher sa vie à la vendre en la payant comme esclave. C'est un acte volontaire de perdre sa conscience contre une croyance rassurante de savoir quoi faire dont peu importe le sens. Le poids numérique de ceux qui ne savent pas quoi faire de leur vie est si important qu'il est impossible d'opérer un déconditionnement immédiat. Pour que chacun puisse reprendre sa conscience. Un déconditionnement sans modèle refusé par ceux qui ne savent pas quoi faire de leur vie, de peur d'être égarés dans la terreur du vide sans savoir quoi faire. Perdu, sans courage, dans une vie non souhaitée de ceux qui ne savent pas quoi faire pour vivre.


2.
La marche de la médiocratie tournant dans l'insignifiance

La destruction de la créativité artistique passe par la suppression des moyens à sa réalisation. Les moyens pour réaliser une oeuvre passent par sa « remise en public » c'est-à-dire son passage de sa conception (sur papier) par l'artiste à la réalisation pour les autres à travers : les matériaux, un lieu et le potentiel humain donnés. Aujourd'hui, ce passage est devenu impossible à cause d'un blocage entre l'artiste et le public ; blocage matérialisé par les politiques et les économies culturelles, dispensées par des personnes incompétentes (des parasites gouvernants) non artistes (aussi dit artistes) qui s'approprient le pouvoir de leur incompétence pour leur jouissance personnelle : celle de gouverner par l'interdit. Ils sont dominants et imposent leur ignorance. Aujourd'hui, ce passage est détruit et le public ne peut plus jouir d'oeuvres d'art originales : l'espace artistique est dévasté par l'invasion en masse de copies médiocres et niaises. L'histoire récente des arts des « 30 Obscures » : de la fin des années 70 aux années 2000, est inaccessible par manque de documentation et de communication de celle-ci : en effet, les historiens des arts sont absents et il n'y a aucune présentation des créations « underground » (non institutionnelles, c'est-à-dire non approuvées par la « politique culturelle » de l'État) des 30 dernières années. Des créations innombrables et des mouvements artistiques ne sont pas transmis aux générations suivantes et sont restés incommuniqués (ou peut-être de façon partielle et locale : expositions, événements et concerts non mémorisés et non relatés, voire ignorés, certainement non suivis ni reconnus, mais une faible partie de ces créations seraient accessibles sur Internet... comme sur ce site). Cela donne une méconnaissance profonde de ce qui c'est déjà passé et les nouvelles générations d'artistes sans savoir répètent ce que leurs ainés 30 années auparavant avaient déjà créé sans en comprendre le sens. C'est ce que nous nommons : la marche de la médiocratie tournant dans l'insignifiance de la copie.


1.
la Police

En 2011, la police est encore convaincue que son patron direct est le maire de sa ville. Mensonges et manipulations se portent bien. Le patron effectif de la police est le préfet de police qui rend ses comptes directement au ministre de l’Intérieur et dont son exécutif est le commissaire principal.

La police française ne protège pas les citoyens contre les abus du pouvoir des gouvernants. La police française protège et enrichit les gouvernants contre la population de citoyens dont elle fait partie. La violence policière est sollicitée et justifiée par les gouvernants qui doivent se protéger de « mauvais citoyens » : « pour votre sûreté » (sic). Une police qui protège un gouvernement contre les citoyens prouve toujours l’illégitimité de ce gouvernement. L’argent des condamnations (des citoyens condamnés) est directement versé au Trésor public (pas à la mairie) qui est géré par la banque de France qui est le conglomérat des banques privées de France qui se sert de l’argent du Trésor public (titre insultant pour le public) pour se payer une rente (dette fictive qu’elle a inventé et imposée dans sa fondation même en 1800) au gouvernement complice en lui octroyant des placements bancaires lucratifs (pots-de-vin pour une corruption masquée) et des salaires démesurés à ses fonctionnaires dominants du gouvernement (imposé par l’élection pour justifier l'abus de gouverner).

La police en France sert à protéger la dictature du gouvernement (l'abus de gouverner) et son enrichissement (au détriment des citoyens) et pas le bien-être du citoyen. Malgré qu’elle soit encore convaincue du contraire.

 

4 réponses concernant l’incompréhension qu’a suscitée le texte titré : « la police » publié le 3 janvier 2011 sur Internet.

1.
Question : A part la police municipale (dont les pouvoirs sont assez limités, même si avec la Loppsi ils vont nettement augmenter), cet argument ne tient pas pour la police nationale, qui est au coeur de l’appareil répressif et en assure, avec la gendarmerie, la quasi-totalité des missions. Et puis quand bien même elle serait au service des mairies, ça changerait quoi au fond ?

Réponse : Quand un policier (police nationale, police municipale, gendarme, CRS ou police privée, etc.) appréhende et verbalise sur la voie publique, il se justifie d’obéir aux ordres de la municipalité : c’est courant et permanent d’entendre : « adressez-vous au maire, c’est la politique municipale ». Un policier pour se justifier de sa répression va se déresponsabiliser en accusant de faux responsables. Soit il ment, soit ses supérieurs lui mentent.

2.
Question : les élus et membres du gouvernements, quelque soit tout le mal qu’on en pense, ne remplissent pas leurs fonction de "représentation" en tant que fonctionnaires, même si pas mal d’entre eux sont issus de la (haute) fonction publique. Par ailleurs, le gouvernement n’est pas élu. "la dictature du gouvernement (l’abus de gouverner)" : késako, "l’abus de gouverner" ?

Réponse : Dans un gouvernement il y a des fonctionnaires dominants et des fonctionnaires dominés (ceux qui règnent et ceux qui obéissent) nier cela, c’est nier la fonction du gouvernement. L’élection est la justification à l’existence du gouvernement. Un gouvernement est élu indirectement à travers l’élection présidentielle : un futur président ne se présente jamais tout seul. Élire (voter) pour un président quel qu'il soit c’est s’imposer un gouvernement et (malheureusement) un gouvernement (à chaque niveau de l'institution du pouvoir) peut à tout moment imposer sa volonté au-delà de sa fonction de servir la communauté (c’est ce qui se passe avec LOPPSI-2). « L’abus de gouverner » c’est considérer la fonction de gouverner (donner des ordres : ordonner) au-delà des services à rendre aux citoyens : de servir la communauté pour en arriver à une répression de cette même communauté. « L’abus de gouverner » c’est considérer l’acte de gouverner comme un privilège unique et propriétaire. Ce privilège est la base de tout totalitarisme.

3.
Question : vous écrivez, à propos du Trésor public, qu’il "est géré par la banque de France qui est le conglomérat des banques privées de France qui se sert de l’argent du Trésor public (titre insultant pour le public) pour se payer une rente (dette fictive qu’elle a inventé et imposée dans sa fondation même en 1800) au gouvernement complice en lui octroyant des placements bancaires lucratifs", etc. Relisez vous : sans les parenthèses, cette phrase ne veut plus rien dire, elle comporte une grosse erreur de syntaxe.

Réponse : Les longues phrases composées de parenthèses ou qui demeurent inhabituelles à la lecture dérangent. Je vais donc réécrire le passage incriminé pour le remettre à un niveau de compréhension plus accessible et avec plus de précisions :

« L’argent des condamnations c’est-à-dire des citoyens condamnés est directement versé au Trésor public, pas à la mairie. L’argent du Trésor public est géré par la banque de France. La banque de France est le conglomérat des banques privées de France, reprivatisé par Georges Pompidou en 1973. Ce conglomérat des banques privées de France se sert de l’argent du Trésor public pour se payer une rente. Cette rente nommée « la dette publique » est une dette fictive qu’elle a inventé et imposée dans sa fondation en 1800 grâce à Napoléon. Ce conglomérat dominant volontairement anonyme et privé se sert de la complicité nécessaire du gouvernement à ce qu’il vote des lois en sa faveur. En échange, ce conglomérat octroie aux politiciens du gouvernement des placements bancaires lucratifs, en fait des pots-de-vin qui sont de la corruption permanente dissimulée (voir les affaires révélées puis étouffées des placements financiers au Luxembourg où certains noms de politiciens apparaissent puis disparaissent, etc.). Ces pots-de-vin s’ajoutent aux salaires démesurés que les fonctionnaires dominants du gouvernement s’attribuent sur l’argent public venant du Trésor public. Ces fonctionnaires dominants du gouvernement sont imposés et justifiés par l’élection d’un président : par l'acte d'élire un président de la République. L’approbation de la population par l’action de voter demeure l'imposition d'un « devoir civique » qui lui fait croire à une démocratie (voir infra le paradoxe du vote de Condorcet). L’élection justifie l'abus de gouverner des gouvernants, c’est-à-dire être payé généreusement pour donner des ordres inutiles à la communauté, voire même nuisibles. »

Je reconnais l'abus de poser plusieurs idées dans une même phrase qui semblent perturber plus d’un à la compréhension claire du sens émis à la lecture. Je poursuis une analyse du fonctionnement de notre société à travers la musique qui à coup de politiques (culturelles et économiques) c’est réfugiée dans la médiocratie et l’insignifiance, tout comme les arts en général. Cette recherche est lisible ici et ailleurs dans le site du centrebombe.

4.
Question : le système répressif dont la police nationale est le coeur est le système répressif d’Etat. Les systèmes répressifs des pouvoirs locaux s’appuient beaucoup plus sur l’associatif, la "médiation" et toutes ces bêtises que sur la police.

Réponse : Le système répressif d’État est généré par le gouvernement : un groupe de personnes dominantes, avec ses lois et ses fonctionnaires qui obéissent, des personnes physiques qui agissent quotidiennement créant et appliquant des lois. L’État est une notion abstraite une « entité politique » qui devrait inclure la responsabilité civile du citoyen. Ce qui de tout temps semble être renié. Si je parle de gouvernement, c'est que le gouvernement est le pouvoir qui gouverne l'État. L'État est un système de gouvernement piloté par le gouvernement où les polices sont présentent sur tous les territoires de France et même ailleurs...

Conclusion (Réponse)
Ces doutes démontrent que notre système politique est mal connu (je suppose que nous nous sommes renseignés) soit par manque d'information soit à cause d'idées toutes faites ou mal comprises. Dans ce cas, il serait peut-être temps de former ensemble une explication claire et impartiale de l'activité gouvernementale afin que chacun puisse se rendre compte de la supercherie de ce type d'organisation sociale où les uns souffrent et les autres non.

Conclusion (Question)
C’est plus clair comme ça, votre texte de départ était trop confus et imprécis. Sur la répression municipale par l’associatif, les "médiateurs" et autres vigiles, voir quelques exemples :
- http://www.collectif-rto.org/spip.php?article769&artsuite=0#sommaire_4
- http://cequilfautdetruire.org/spip.php?article2302
- http://www.rennes-info.org/Les-pafistes-amistar-en-temps-de
- http://www.non-fides.fr/?Qui-sont-ils
- http://www.monde-diplomatique.fr/2008/01/MONGIN/15512
On pourrait aussi parler des caméras, etc. Le contrôle social municipal repose en effet beaucoup plus sur ces dispositifs "soft" (si on peut dire), et l’achat de la paix sociale via des assos subventionnées, notamment dans les domaines de l’"insertion" et du "culturel", que sur la répression pure et dure - qui peut l’accompagner, mais relève pour le coup du système répressif d’Etat représenté par police, gendarmerie, préfecture. Les rôles sont ainsi bien répartis entre la carotte et le bâton...

Lecture utile
Rapport de la Cour des comptes sur l'Organisation et gestion des forces de sécurité publique 2002-2010 (publié le 30 juin 2011) .pdf 1Mo16
http://www.ccomptes.fr/fr/CC/Theme-252.html

 

décembre 2010
4.
Cadeau de Noël pour les militants serviles citoyens de France : LOPPSI-2

LOPPSI [1], la Loi d'Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure est un « bouquet » de 48 articles qui couvre « la délinquance routière » (avec entre autres, la confiscation sans appel du véhicule, la vente des informations des cartes grises aux compagnies privées), « la cyber-pédopornographie » (par l’instauration d’une cyber-censure avec des filtres Internet constitués de mouchards pour identifier les internautes qui naviguent dans des sites web interdits), l’augmentation drastique des caméras de surveillance (« de protection »), « le couvre-feu pour les mineurs » avec 500 euros d’amende pour les parents laxistes, la constitution de polices privées (qui remplacent petit à petit la police publique), le fichage ADN renforcé, et le plus grave : la « destruction des habitats illicites (entendre non construits par des promoteurs ou non autorisés par l’État) » avec 3750 euros d’amende pour le propriétaire du terrain désobéissant. LOPPSI montre la profonde ignorance volontaire du gouvernement envers les citoyens de ce pays et dépasse le bon sens pour révéler une répression gratuite et stupide qui ne résout rien. Encore une fiction politique qui ne répond pas aux besoins réels des citoyens.

LOPPSI est un paquet hétéroclite d’interdictions ubuesques (qui font rire) qu’institue le gouvernement avec le Sénat et l’Assemblée nationale pour contrarier encore plus la liberté des citoyens. Mais pour quoi faire ? À quoi cela sert-il de réduire la liberté des citoyens ? Le gouvernement recherche-t-il la guerre civile ? Le gouvernement a-t-il la volonté de détruire le reste d’humanité dans nos sociétés ? Ou est-il simplement irréfléchi des conséquences de ses décisions ? Franchement : en quoi des lois répressives vont-elles améliorer l’existence de chacun et permettre de « vivre sereinement et tranquillement » comme dit le ministre ? En quoi des lois répressives ne créent-elles pas de l’hostilité, de l’agression, de la violence et un malaise généralisé : à quoi cela sert-il de créer un malaise généralisé ? Quelles jouissances les gouvernants retirent d’opprimer la population ? Est-ce la forme même du « gouvernement » qui est détaché de la « masse » population ? Ou le désintérêt profond et le mépris dont la majorité des gouvernants sont convaincus envers les gouvernés serviles ? Il serait plus judicieux de voter des lois qui autorisent (pour rendre possible) au lieu d’interdire (pour rendre impossible et qui créent le malaise de l’oppression). Par exemple pour éradiquer définitivement la pauvreté de façon simple sans que personne ne perde quoi que ce soi, il suffit d’instaurer le « Revenu de Base » pour chacun sans condition, avec un impôt de consommation unique en fonction du revenu : il n’y a que ce type de décision qui permettra de « vivre sereinement et tranquillement » sans l’angoisse de la répression [2].

Lire les échanges verbaux de l’Assemblée nationale des députés à n’importe quelle époque (que ce soit pendant la guerre 14-18 ou aujourd’hui) ressemble à une « nef des fous », ou un théâtre de l’absurde. La tradition protocolaire de l’hémicycle rend les échanges verbaux abstraits, car ils sont coupés des réalités extérieures que vivent quotidiennement des millions de personnes. Dans l’hémicycle aucun député n’est pauvre (vivant avec moins de 1000 euros mensuels) tout comme les sénateurs au Sénat ou l’ensemble du gouvernement où président et ministres vivent dans un contexte protégé de la réalité sociale que vivent quotidiennement des millions de personnes et dont ils n’ont aucune idée, que vague. Après la séance chacun se retrouve dans les restaurants bourgeois des quartiers à population aisée (6e arrondissement pour le Sénat, 7e arrondissement pour l’Assemblée nationale et le 8e pour l’Élysée qui inclut son propre chef cuisinier). Un président (de la République) jouissant du meilleur des richesses de son pays ne peut logiquement comprendre et décider pour la majorité de la population qui vit dans l’économie. Sa vie quotidienne est protégée dans une abondance dont seulement quelques personnes sont permises à jouir sur des millions. Faire des promesses de lois aux citoyens qui ont voté pour lui c’est se faire croire des situations inexistantes. Un président de la République est toujours élu par une minorité : 50% des 60% des électeurs qui votent = 30% des électeurs qui votent ce qui correspond à 20% de la population globale (2/3 des Français ont leur carte d’électeur) [3]. Un président ne sert au fond que l’activité de se représenter lui-même en marquant son passage par des décisions remarquables pour l’histoire ; et les décisions les plus spectaculaires sont toujours les plus mauvaises (voir l’histoire des rois de France).

Il existe des moyens de retirer en douceur la souveraineté de ces parasites gouvernants soutenus par la population approuvante par tradition. L’oppression n’existe que par l’isolation des gouvernants des gouvernés. Les gouvernants créent des lois pour protéger le privilège de leur isolation au détriment des gouvernés exposés à la souffrance. Ce qui est difficilement croyable, c’est pourquoi les gouvernés protègent leur souffrance. Il suffit pourtant de ne plus payer bêtement dans l’obéissance irréfléchie (Cf La désobéissance civile de Henry David Thoreau). Chacun attend que l’autre se soulève pour se soulever, « un jour il y aura bien un soulèvement ! » disent les uns, ou « ça ne peut plus durer ! » disent les autres, ou « cette oppression ne peut pas durer » disent les militants, mais elle dure depuis que des personnes gouvernent détachées de la vie quotidienne des populations. Les gouvernants profitent de la servilité de la population en votant des lois au désavantage de cette même population qui le soutien. « C’est pas possible, ça va péter », eh non, ça pète pas : jamais. Et péter sert à rien qu’à faire du vent (qui passe).


4.
Éducation de la haine à l'école française 2

La propagande gouvernementale s'attaque directement à nos enfants. Dans les classes de 4e, à des enfants de 13 ans, les professeurs leur apprennent en cours d'instruction civique à entourer en rouge les rebelles (celles et ceux qui désobéissent volontairement : les terroristes, mais où il n'existe pas de désobéissance involontaire) et à entourer en vert celles et ceux qui paraissent conformes à la normalité : celles et ceux qui obéissent « au bon fonctionnement de la société en respectant les interdictions » (sic). On leur apprend des paradoxes tels que : la sécurité, la délation, la défense de la propriété : c'est la liberté. Cette nation a l'ambition de semer le trouble dans l'esprit de nos enfants en leur injectant des notions contradictoires. Cette nation a-t-elle l'ambition de naturaliser un état totalitaire et discriminatoire ? Et pour quelle raison ? Est-il si agréable de vivre dans un sentiment de haine et d'hostilité ? Sans aucune raison valable.


1.
De plus en plus souvent, je suis envahi d'une profonde tristesse. Et ça, à chaque fois que ma motivation tombe à zéro. Les raisons peuvent-être multiples, mais ne seront jamais qu'explicatives (pour rassurer son sens à l'existence). Mais une seule ressort peut-être plus que les autres : une déception sans fond de la nature humaine qui ne se donne pas les moyens qu'elle a de vivre pleinement son épanouissement, mais dépense son énergie (menacée en permanence ?) à nuire aux autres. Ce qui produit des oeuvres musicales irréalisables contrariées par la propriété, la pauvreté et la censure.


2.
à propos de Bankrun (StopBanque) : retirer « son argent » massivement des banques le 7 décembre 2010

« StopBanque (Bankrun) est un appel international au retrait massif d'argent en banque et à la fermeture des comptes secondaires d'épargnes le 7 décembre 2010. Et tous les 7 des mois à venir jusqu'en 2012 ». Bien qu'il ne suffit pas de retirer « son argent » des banques pour ruiner le système du profit bancaire, l'initiative est louable car elle propose d'arrêter de payer sa servitude. Les banques à travers les crises qu'elles ont vécus ont déjà fait face plusieurs fois dans l'histoire à des situations de retraits massifs : elles sont toujours là (voir Alain Plessis - Histoire des banques en France). La majorité des « titulaires de compte en banque » n'ont rien sur le compte, plutôt moins (dettes) nommé : « découverts » sans en avoir le choix et sans en être prévenu. Ces « découverts » sont les résultats de l'insuffisance des revenues : le « découvert » est toujours proportionnel au revenu du titulaire : il le double à 15 % d'intérêt. Les banques coopératives sont moins agressives, mais appliquent les mêmes tarifications que les banques commerciales. Pour changer le système exploitant-exploité, il faut libérer les états d'esprit manipulés dans les automatismes : bien comprendre le système pour le démonter à sa base tout en donnant l'espoir à ceux qui sont résignés dans le confort d' « une vie de tranquille désespoir » (Thoreau) qu'une vie de libertés, sans oppression et non payante est possible : un système bancaire altruiste sans but lucratif. Pour agir dans ce sens, ça nécessite des petits actes quotidiens de résistance sur soi. Nos petits actes quotidiens qui paraissent normaux à force d'avoir été répétés tellement de fois : ceux d'obéir et de payer sans réfléchir. Retirer à chacun l'idée que ses économies (épargne) enrichissent les banques sans en faire profiter l'épargnant est pour l'épargnant faux (la France est le premier pays de l'épargne) : même avec ses maigres 2 % l'épargnant s'en contente et lui sera difficile de retirer ses économies de la banque contre son intérêt. Créer un rapport d'adversaires « les bons contre les méchants » (sic) est la pire des solutions pour résoudre les problèmes de société : elle provoque l'hostilité et la violence (la guerre civile) dont une majorité refuse à cause de la misère dévastatrice qu'elle provoque. Il vaut mieux construire une entente où chacun ne perdra rien (surtout vos ennemis), mais au contraire où chacun gagnera plus. Là, il y aura espoir de construire une société ensemble avec moins de souffrance et d'hostilité. Si le système capitaliste tient malgré les souffrances, c'est que chacun le défend dans ses actes quotidiens.
http://www.bankrun2010.com
http://stopbanque.blogspot.com


3.
L'ignorance de la bêtise est de l'objet de nos actions, la plus nuisible à combattre concernant la survie de l'espèce humaine (plus que les problèmes de pollution qui en découlent) : la bêtise de soi, pas celle des autres.

 

Notes
[1] LOOPSI (= en anglais, une petite boucle mignonne). -OPSIE : suffixe du grec opsis « vision, vue ».
[2] Sur le Revenu de Base voir le film de Enno Schmidt et Daniel Häni à http://le-revenu-de-base.blogspot.com/2010/10/film-launch-of-le-revenu-de-base.html et l’article de Mona Chollet à http://peripheries.net/article326.html
[3] Le Paradoxe de Condorcet (XVIIIe siècle) montre que le vote individuel n’affecte pas le résultat du vote et vice versa, car la relation transitive dans le vote ne se vérifie pas : A aime B et B aime C, dans le vote A n’aime pas obligatoirement C : la relation n’est pas transitive. Le choix individuel n’a aucun « poids » sur le résultat global. Voir aussi « L’opinion publique n’existe pas » de Pierre Bourdieu, Noroit janvier 1972.

 

novembre 2010
1.
La décadence de la musique (des 30 obscures 1980 - 1990 - 2000)

Le clan des compositeurs de musique contemporaine (surtout en Europe et particulièrement en France) défend que : la musique savante doit être compliquée : sinon ce n'est pas de la musique savante (contemporaine) et « n'est pas digne d'être donnée en concert dans les “festivals” concernés ». Ce qui doit être compliqué, ce n'est pas la musique en elle-même (le post-sérialisme est très facilement identifiable), mais la partition : ce qu'ils nomment « l'écriture ». La partition (classique) de musique occidentale est une accumulation de signes quantitatifs mis en 4 paramètres (variables auquel on peut attribuer des valeurs différentes : exemple, + ou - haut, + ou - fort, etc.) qui sont la durée, la hauteur, l'intensité, et le timbre (symbolisées par des notes, des mesures, des lignes, des mots, etc.) et, il a été aisé pour l'ordinateur de reproduire ce type d'accès à la musique : voire les programmes de partitions ou les séquenceurs. Une musique quantifiée est une musique mécanique, une musique de machines, une musique à exécuter où le musicien obéit. Plus il y a de notes (plus ça parait compliqué) et plus cela épate les conformistes de la musique (savante) contemporaine. Un compositeur pour tout un chacun est celui qui écrit des notes, comme l'auteur écrit des mots : eh bien non ! Pourtant pendant les 30 glorieuses (1950 - 1960 - 1970) des compositeurs comme John Cage, Dieter Schnebel, Josef Anton Riedl, Anestis Logothetis ou Luc Ferrari, etc. [1], avaient remis cet académisme (norme) en question. Mais les compositeurs qui développent ces idées semblent tous absents de la scène musicale d'aujourd'hui. La norme de la note (à exécuter) règne dans la musique savante d'aujourd'hui.

Quantifier en musique est plus facile que qualifier (preuve de compétence de préciser la manière). Le qualitatif est beaucoup plus impalpable et difficilement symbolisable : il ne se capture pas, ne se mesure pas et ne s'approprie pas : il se dérobe. Le qualitatif est incalculable, entendons incontrôlable. Il ne rentre pas non plus dans le champ des mathématiques puisqu'il est inopérable. Le quantitatif simplifie et supprime l'incompréhensible et rend la musique facile d'accès (entendons gouvernable) : comme synchroniser les troupes dans une « faculté » horlogère. Pour cela, il suffit de constater comment sont réglés les conservatoires de musique en France : ils restent au pas de la note, complices des éditeurs à former des exécutants. Les conservatoires forment des exécutants obéissants et incompétents pour la musique car ils ne leur sont pas donné de comprendre par exemple la fondation de la pulsation qui est la base de la musique, ni de savoir la jouer. La pulsation a été remplacée par le métronome (sic). Un compositeur ne devrait pas se restreindre à être un « écriveur de notes », mais prendre la responsabilité d'organiser les étapes de la formation de la musique (surtout les répétitions avec les musiciens) : de l'idée musicale jusqu'à sa diffusion publique, par l'organisation artistique du concert, même il devrait jouer d'un instrument pour la musique. Une compositrice ne devrait pas être une « écriveuse de notes », mais une organisatrice à toutes les étapes de la formation de la musique (surtout les répétitions avec les musiciennes) : de l'idée musicale jusqu'à sa diffusion publique par l'organisation artistique du concert, même elle devrait jouer d'un instrument pour la musique [2].

La musique a été réduite à de l'obéissance divertissante, elle a été divertie de sa fonction première : celle de comprendre l'incompréhensible et d'en jouir par les vibrations.


2.
Un compte bancaire n'est pas une propriété privée.

Tout intéressé institué (autorité) peut se servir dans le compte bancaire qui porte notre nom sans demander notre avis. Exemple, pour les impôts ou les amendes, le Trésor public se sert directement (la somme imposée) dans le compte qui porte notre nom sans notre accord ni notre autorisation et avec la complicité de la justice et de la banque. Autre exemple : nous préférons les « prélèvements automatiques » incontrôlables qui coûtent plus cher qu'un paiement manuel : cela pour éviter « les tracas » (qui n'en sont pas) de paiement des factures périodiques que chacun déteste. Pour les (sur)endettements (la faculté de ne plus pouvoir payer et être insaisissable) la Banque de France s'autorise de nous « fermer » le compte et de nous ficher (dans un listage visible seulement des banquiers) pour nous interdire toute dépense qu'elle considère superflues (elle pas nous). La faillite personnelle (impossibilité de remboursement immédiat exigé) oblige le remboursement à vie. La banque même où résident nos comptes bancaires à nos noms se sert pour se payer : ses intérêts, ses « frais de dossier » et autres agios qu'elle décide pour nous sans nous. En aval et en amont, nos comptes bancaires dépendent de son propriétaire réel : la banque : ni l'Etat (vendu aux banques), ni l'employeur (qui dépend aussi des banques) n'ont de pouvoir pour gérer ce flux d'argent virtuel. C'est en cela qu'un compte bancaire n'est pas une propriété privée puisque chacun y puise à sa guise.

A quoi sert un compte bancaire ?

Le compte bancaire est le nerf de la servitude qui a permis l'autonomie de la servitude : les esclaves se gèrent eux-mêmes dans la limite instituée par la banque de France avec le Trésor public. L'argent est virtuel (ce ne sont que des chiffres), mais il nous lie à nos obligations de payer à chaque fois qu'on nous le demande, ou nous oblige sans nous demander. Le compte bancaire est le liant social à la servitude : pour devoir toujours quelque chose en permanence. Il est l'imposition officialisée du coût du travail et la matérialisation virtuelle de sa position sociale par son « pouvoir d'achat ». Les enfants se réjouissent d'obtenir l'ouverture d'un compte bancaire, car ils s'imaginent qu'ils vont pouvoir (obtenir ce qu'ils veulent) alors qu'ils vont devoir (payer ce qu'ils ne veulent pas) : s'asservir. Nous naissons dans l'obligation de payer et nous le transmettons (par tradition). Et le compte bancaire existe pour maintenir et activer cette exploitation du travail humain. Il faut savoir que plus le compte bancaire est fourni plus le compte paye d'intérêts (le titulaire dépense au prorata de ce qu'il gagne, c'est-à-dire généralement le double dont la seconde moitié passe en « crédit » avec intérêts). Il n'y en a jamais assez : est le nerf de la consommation qui enrichit les banques. Le titulaire du compte bancaire va même volontairement dépenser plus pour se donner l'illusion de fuir la classe des pauvres (comme la location exorbitante de carte de paiement « Gold » et autres gogoteris) image qu'il refuse comme une maladie. Le compte bancaire permet de payer l'argent que nous dépensons même manquant (le crédit payant). Tout comme se paye le paiement électronique par carte (notons que les 3 compagnies de cartes bancaires : Visa, Mastercard et American Express sont toutes les 3 américaines). Un compte bancaire sert à être solvable en permanence. Etre titulaire (pas propriétaire) d'un compte bancaire c'est s'engager dans une promesse de rembourser l'argent inexistant emprunté et de payer les intérêts avec un salaire régulier. Un compte bancaire sert à être attaché à la communauté des esclaves en promettant de travailler pour un salaire périodique qui paye les intérêts des crédits engagés. Un compte bancaire sert à être solvable pas pour soi, mais pour enrichir le conglomérat des banquiers : pour entretenir le pouvoir du conglomérat des banquiers.

Comment vivre sans compte en banque ?

Difficilement ou pas, les accès à la consommation sont pratiquement tous généralisés en paiement électronique que payent et le vendeur et le client. L'argent est le sang qui fait fonctionner nos sociétés : tout le monde cours après et motive son existence qu'en fonction de l'argent : la terreur d'en manquer (d'où l'appauvrissement culturel). Les virements sont généralisés (les salaires sont versés « directement » dans le compte bancaire) et les entrées-sorties d'argent dans l'automation sont sous haute surveillance (banque mondiale) pour le titulaire esclave (les très grosses fortunes vont ailleurs : des comptes anonymes indépistables). Même en retirant la somme du compte en argent papier il y a automatiquement contraction de crédit, « avoir » un compte bancaire est avoir un crédit autorisé avec promesse de remboursement (aux E.U., est distingué le compte de débit et le compte de crédit). L'argent papier (les billets de banque) est aussi une promesse de remboursement, promesse détenue par l'obtention de la création du compte bancaire à son nom (un titulaire est une personne à qui a été confiée une responsabilité pour laquelle elle est nommée personnellement). Pour contrarier l'arnaque, reste l'honnêteté : celle de ne pas payer (les intérêts demandés) en maintenant sa promesse éternelle.

La réorganisation du réseau monétaire mondial est urgente. Pour cela il n'y a qu'une seule solution : la mondialisation (nationalisation au niveau mondial) publique du flux monétaire géré sans intérêts : sa gratuité. Voilà qui serait une réelle avancée pour l'humanité. Le réseau Internet s'y prépare dans une guerre acharnée, en espace de gratuité. L'(r)évolution de l'humanité s'agit dans le quotidien en se débarrassant de nos petites habitudes qui nous nuisent.


3.
Le malaise de « la musique savante d'aujourd'hui » en France

Le malaise d'aujourd'hui de la « musique contemporaine » réside dans l'hégémonie d'un seul « style » (= idée de penser la musique) : et principalement dans la prédominance du néoclassicisme post-sériel [3]. Ce phénomène de ségrégation de la musique d'avant-garde a débuté en France à la fin des années 70 et au début des années 80 à l'Institut de Recherche et de Coordination Acoustique Musique sous la direction de Pierre Boulez à Paris. Pierre Boulez dans son aversion des « compositeurs bricoleurs » expérimentaux, a évincé toute une génération de compositeurs issus entre autres de l'idéologie cagienne, kagelienne ou stockhausenienne, etc : des explorateurs. La génération évincée s'efforçait à réaliser le son non quantifiable de la musique (au contraire de la partition classique composée de signes quantifiant). Entreprise très ambitieuse qui demandait des moyens de recherche autres que les principes qui gèrent le quantitatif (à travers les partitions et les exécutions du solfège traditionnel) et dont l'IRCAM possédait (ou le faisait croire) les équipements informatiques, les programmeurs et les musiciens prêts à la recherche. Le conflit non dit était pesant et tous les compositeurs invités à créer ensemble ont tous quitté l'institut. Pierre Boulez s'est installé en maître et a provoqué à sa suite toute une génération de jeunes compositeurs « néoclassiques post-sériel » à travers son « cursus IRCAM ». Les jeunes compositeurs nouveaux venus n'avaient pas le choix : pour être joué, il était obligatoire de passer par là [4]. Ce néoclassicisme était sans doute nécessaire (dans l'esprit de Pierre Boulez) pour ne pas instaurer une rupture définitive avec la musique classique soutenue et entretenue par les conservatoires de musique et les salles de concert. Car l'expérimentation musicale est pratiquement inaccessible dans ce type de structure d'enseignement et de diffusion de la musique classique, voire même méprisée. Le conservatoire et le concert de musique classique entretiennent un réseau bien spécifique : achat et technique figée d'un instrument de musique (classique), achat et lecture de partitions (classique) pour une audience de concerts (classique) : beaucoup de corps de métiers y sont attachés et ne désirent en aucun cas rompre cette coutume. Un contexte résolument hostile à la musique expérimentale contemporaine. Aujourd'hui règne dans les salles de concert et festivals de musique savante, le néoclassicisme post-sériel qui est considéré comme étant « la musique contemporaine » d'aujourd'hui et où les autres compositeurs (qui ont d'autres idées de penser la musique aujourd'hui) sont oubliés volontairement [5].


4.
L'accession au plein pouvoir de l'Église correspond à l'interdiction de l'éligibilité des femmes (XIIe siècle), à la normalisation (l'industrialisation) de la charité autrement dit à l'enrichissement au nom de la pauvreté (XIVe siècle) et à l'institution permanente de la violence par la généralisation de la terreur de l'Inquisition (du XIe au XVIIIe siècle). Ce qui signifie que le patriarcat dur a été institué par l'Église pour une domination masculine absolue. Au contraire de la royauté laïque avant le XIIe siècle (notons qu'en sortie du féodalisme aucune femme n'est devenue reine sur le territoire français). Notons aussi que l'université a été créée au XIIe siècle en réaction à la domination trop envahissante de l'Église et de la monarchie sur la connaissance. Notons que la censure, le dogme et la propagande sont des « inventions » ecclésiastiques.


5.
Pourquoi ?

Pourquoi les Français n'aiment-ils pas se mélanger ?
Pourquoi les Français créent-ils des clans pour initier des querelles ?
Pourquoi les Français ont-ils le besoin d'admirer et de suivre un chef ?
Pourquoi les Français ont-ils rendu les espaces publics, propriété de l'État ?
Pourquoi les Français se laissent-ils dominer par les politiques ?
Pourquoi les Français se sont-ils privés volontairement de leur liberté ?

Toutes ces questions se résument en une seule : pourquoi les Français n'aiment-ils pas la musique ?

Réponse : Par propriété.

D'après le Robert, le sens moderne du mot « propriété » apparaît en français au XIIe siècle* (bien avant la Guerre de Cent Ans qui dura de 1337 à 1453 et qui est le point de départ de la naissance de la propriété de l'État et du nationalisme à qui on paye le droit de résidence par l'impôt). En français le contraire (l'antonyme) de « propriété » est le mot « privation » et le mot « impropriété » (contre 83 synonymes laudatifs)**. On comprend alors pourquoi le sens de l'appropriation dans la culture occidentale est l'activité majeure qui s'impose petit à petit à partir du XIIe siècle. Propriété n'a pas de contraire (d'antonyme) autre qu'humiliant et péjoratif. Une personne sans propriété est une personne sans qualité, qui existe difficilement ou qui vit sur le seuil permanent de la mort : c'est-à-dire en danger permanent dans une position inconfortable. Il suffit de constater comment sont traitées les populations nomades (condamnées de vagabondage) dès le XVIe siècle par les populations sédentaires dominantes. Pour le sédentaire, ne pas être propriétaire, c'est, ne pas exister pleinement. Cela paraît étonnant qu'aujourd'hui encore l'acte d'appropriation soit toujours majeur : c'est-à-dire, « avoir » plus qu'être. L'avoir plus que l'être. Avoir (accumuler) est plus important que vivre des expériences (surprenantes) de la vie qui nous est donnée. Dans le sens commun, il est impossible (difficile) de jouir d'une existence épanouie sans être propriétaire : sans pouvoir s'approprier quoi que ce soit. La privation (d'après les dictionnaires) entraîne : la Dépossession puis la Confiscation puis le Manque puis la Pauvreté puis le Renoncement et finalement l'Abnégation. Le sens de la propriété est emprunté au latin « proprius » en français : propre qui signifie : « qu'on ne partage pas avec les autres », propre est le contraire de sale (qui se partage ?). Propriété signifie dans notre langue moderne : être propre et ne pas partager avec les autres, c'est-à-dire : agir en égoïste dans sa propreté morale, c'est-à-dire : n'avoir aucun scrupule à l'hostilité manifeste. Être sale et sans bien est la pire condition qu'un être humain puisse « avoir » selon nos sociétés de culture occidentale sédentaire. Être pauvre c'est être rongé de remords qui glorifie la culture du salaud (1597 vient du mot « sale » qui vient du francique « salo »), c'est-à-dire ceux qui n'ont pas de remords : les innocents qui mentent pour gouverner. Il est convenable dans cette idéologie propriétaire, d'avoir sa propriété propre, mais il est inconvenant d'être dépossédé et sale. Mais qu'est-ce qu'être sale ? Ne pas adhérer à la domination sédentaire ? Il est convenable d'être animé par l’avidité, mais il est inconvenant d'être altruiste (mot soutenu indique le dictionnaire). L'égoïsme est la qualité majeure du propriétaire (sinon il ne pourrait l'être). Le mensonge est la qualité (première) qui favorise l'enrichissement pour manipuler et tromper les autres (escroquerie et mystification). L'État sur le modèle bourgeois développe le mercantilisme dans la tradition propriétaire de la bourgeoisie naissante du XIIe siècle. Le mercantilisme d'État profite aux biens des personnes privées propriétaires : le « domaine public » (de domaine, espace des dominants) est l'expression de la privatisation de ses intérêts par la privation du public : un domaine autorisé au public : où le public se prive pour payer : pour faire exister le dû. Dans la permanence. Puis dans la normalité. Dans « la servitude volontaire ». Le fait de devoir payer le fait d'exister sur la Terre. De créer une classe dominée qui se prive d'exister pour soit pour exister pour une classe dominante propriétaire et qui justifie le rôle du dépossédé : celui d'être pauvre. Un humain de la classe des dominés paye dès sa naissance le droit d'exister.

La définition du « pauvre » (approuvée par l'encyclopédie Universalis à l'article : Histoire sociale - Histoire des pauvres) est : « Les pauvres sont ceux qui, par eux-mêmes, sont incapables d'assumer pleinement et librement leur condition d'homme dans le milieu où ils vivent » (sic) article écrit par Michel Mollat du Jourdin (au nom de famille aristocratique dont la classe sociale est financée par les rentes. L'aristocratie n'a pas de métier, elle vit de ses rentes). Être pauvre c'est (dans l'idée de la culture occidentale de domination) être puni où précarité et déchéance sont synonymes. La liste des pauvres est précisée en : « frustrés, laissés-pour-compte, marginaux, asociaux, chômeurs, mal payés, infirmes et ratés ». Et cette liste de Michel Mollat du Jourdin n'exclut pas les mystiques : les pauvres volontaires. Mais il semble oublier les artistes : état ou classe inclassable à la fois riche et pauvre de marginaux intégrés et indépendants dont personne ne peut se passer tout en voulant les ruiner...

La musique ne peut pas ne pas se partager avec les autres, ce qui fait que la musique est impropre à la propriété.

Dans les affaires financières et politiques, les paradoxes artificiels sont légion,
ils troublent le sens de sa vie pour garder son « enrichissement propriétaire ».
Attitude incompatible avec la musique.

La propriété invente la convoitise
La propriété invente le Code
La propriété invente le droit
La propriété invente le droit à être rémunéré
La propriété invente la rémunération (la rente, le salaire)
La propriété invente le paiement (la punition)
La propriété invente le vol
La propriété invente la prison
La propriété invente la terreur
La propriété invente la violence
La propriété invente la guerre
La propriété confond la possession
La propriété possède puis domine et asservie
La propriété invente l'inégalité (des pauvres qui servent les riches)
La propriété invente la pauvreté
La propriété invente la criminalité

« Un bon pauvre est un pauvre soumis (dépossédé) et il « mérite » la charité (la pitié). Les autres (les pauvres insoumis) méritent la prison : le châtiment de la dépossession de soi (la potence) » (sic). Punir selon la loi, c'est déposséder le punit en le faisant payer, puis en le dépossédant de ses « biens » et pour ceux qui n'ont rien, en les dépossédant de leur soi, par le régime humiliant des prisons. « Pour attacher un dépossédé à son service, il suffit de lui faire croire qu'il deviendra aussi un possédant » (sic) : un enchaînement par la mauvaise foi. Au XIVe siècle, « les pauvres devenaient une richesse disponible pour des démagogues ambitieux de l'Église ». Le pauvre autrement dit le nécessiteux justifie la nécessité de l'esclavage, le nécessiteux justifie la nécessité de l'obligation de travailler pour mériter son existence pauvre qu'il accepte. La pauvreté permet de baisser les payes toujours plus bas, un marchandage toujours vers l'encore moins, auquel le nécessiteux se soumet. Être pauvre est celui ou celle qui désire être riche. Les riches ont besoin des pauvres (qu'ils entretiennent près d'eux) pour constater et jouir de leurs richesses. Sans pauvres, pas de riches. Sans riches pas de pauvres. Ceux qui sont indifférents à cette partition arbitraire en opposition détruisent la réalité de cette confrontation qui n'a de sens que pour ceux motivés à vivre dans ces rôles en mal de reconnaissances. Ces opposés se créent pour se reconnaitre dans la flatterie et l'humiliation : est-ce vraiment exaltant ? Pour cesser le jeu, il suffit de ne plus jouer.

Si le mot « propriété » apparait dans la langue française, c'est uniquement (comme pour tous les mots) par nécessité. Cette nécessité vient s'imposer au XIIe siècle contre le féodalisme des familles régnantes opposées à une bourgeoisie urbaine naissante qui s'enrichit. Revendiquer un « à moi » qui ne l'est pas, justifie la nécessité de la propriété garantie au-delà de la mort par filiation de ceux qui sont lésés par leur naissance non noble. La naissance de l'urbanité trouble les territoires et demande une « mise en évidence » de ce qui appartient à qui, par des codes de loi : qui est propriétaire de quoi. Puis la police (la violence) va s'organiser petit à petit pour protéger les fortunes grandissantes et soumettre les esclaves pauvres à l'obéissance permanente.

Notes additionnelles

* 1. Jacques Le Goff nous dit que : « Aux XIe et XIIe siècles, ce qui ranime les villes ou en crée de nouvelles, c'est l'activité économique. La division du travail, l'apparition d'artisans et de marchands, groupés en général près d'un portus ou marché, ou dans un bourg, voilà le moteur du renouveau urbain. De nouvelles catégories socio-professionnelles apparaissent. Artisans, marchands, bourgeois, pour libérer leurs activités du carcan (système) féodal et secouer le joug seigneurial, cherchent, souvent par la force, à obtenir des garanties économiques et politiques, des privilèges, des franchises ou libertés. » Puis supra : « la fragmentation du droit de battre monnaie accaparé par les seigneurs hauts justiciers et le développement des échanges à moyen et grand rayon d'action entraînèrent la multiplication des espèces (...). La nécessité s'imposa d'avoir recours à des changeurs. On les voit (par exemple) solidement installés à Paris, au XIIe siècle sur le Pont-au-Change. » : c'est la naissance des banquiers qui règnent aujourd'hui 900 ans après. Le XIIe siècle est aussi la naissance des corporations qui revendiquent un peu partout sur le territoire, leurs « droits » à être propriétaires et qui ne seront accordés aux paysans qu'au XVIIIe siècle des Lumières.

** 2. Les 83 synonymes du mot propriété sont : Utilisation — consommation, détention, jouissance, possession, usage, usufruit, utilisation. Possession — argent, avoir, bien, capital, cassette, épargne, fonds, fortune, fruit, gain, investissement, liquidités, masse, numéraire, patrimoine, pécule, placement, portefeuille, possession, produit, richesse, trésor, valeur, deniers, finances, magot, sac. Patrimoine — apanage, bien, domaine, fortune, héritage, légitime, legs, majorat, patrimoine, succession, douaire (à l’épouse), hérédité, hoirie, défroque. Terre — bien-fonds, (biens) immeubles, domaine, foncier, fonds de terre, immobilier, propriété (foncière). Monopole d’utilisation — brevet, copyright, droits d’auteur. Adéquation — adéquation, convenance, efficacité, exactitude, justesse, pertinence, vérité, véridicité, congruité. Qualité — attribut, caractère, caractéristique, marque, particularité, propre, qualité, signe, spécialité, spécificité, trait. Louable — mérite. Capacité — capacité, pouvoir, vertu, faculté

3. Extrait du Littré au mot PROPRIÉTÉ : « Il faut se ressouvenir que le fondement du pacte social est la propriété ; et sa première condition, que chacun soit maintenu dans la paisible jouissance de ce qui lui appartient », Jean Jacques ROUSSEAU. Économie politique. « Le respect pour la propriété s'étend de jour en jour jusque chez les nations les moins éclairées », RAYNAL, Hist. phil. XIII, 54. « à qui, barbares, ferez-vous croire qu'un fils puisse être la propriété d'un père ; une femme, la propriété d'un mari ; un domestique, la propriété d'un maître ; un nègre, la propriété d'un colon ? » ID. ib. XI, 24. « La propriété est le droit de jouir et de disposer des choses de la manière la plus absolue », Code Nap. art. 544. « La propriété des biens s'acquiert et se transmet par succession, par donation entre vifs ou testamentaire, et par l'effet des obligations », ib. art. 711. « La propriété d'un trésor appartient à celui qui le trouve dans son propre fonds », ID. art. 716. « Quelle est la sauve-garde de la propriété ? le gouvernement », CAMBACÉRÈS, Inst. scienc. mor. et pol. t. III, p. 4. « La société, en constituant toute propriété, a trois objets en vue : rémunérer le travail, perpétuer la famille, accroître la richesse publique », LAMARTINE, Rapport à la chambre des députés, Propriété littéraire.

4. Extrait du dictionnaire philosophique de Voltaire au mot PROPRIÉTÉ : « Il est certain que le possesseur d'un terrain cultivera beaucoup mieux son héritage que celui d'autrui. L'esprit de propriété double la force de l'homme. On travaille pour soi et pour sa famille avec plus de vigueur et de plaisir que pour un maître. L'esclave qui est dans la puissance d'un autre, a peu d'inclination pour le mariage. Il craint souvent même de faire des esclaves comme lui. Son industrie est étouffée, son âme abrutie ; et ses forces ne s'exercent jamais dans toute leur élasticité. Le possesseur, au contraire, désire une femme qui partage son bonheur, et des enfants qui l'aident dans son travail. Son épouse et ses fils font ses richesses. Le terrain de ce cultivateur peut devenir dix fois plus fertile qu'auparavant sous les mains d'une famille laborieuse. Le commerce général sera augmenté ; le trésor du prince en profitera ; la campagne fournira plus de soldats. C'est donc évidemment l'avantage du prince. La Pologne serait trois fois plus peuplée et plus riche si le paysan n'était pas esclave. »

5. Aujourd'hui, les biens des propriétaires sont hypothéqués par les banquiers qui abusent de leur pouvoir d'appropriation dans l'accord de crédits. Les vrais propriétaires d'aujourd'hui sont les banquiers. « Dans tout le reste de l'Europe, le commerce n'a fleuri, les arts n'ont été en honneur, les villes ne se sont accrues et embellies, que quand les serfs de la couronne et de l'Église ont eu des terres en propriété. » Qu'est-ce qui a permis la prospérité de l'Europe : la suppression de l'esclavage ou l'accession à la propriété ? Un terrain garantit appartenir à moi et à ma descendance.

6. Aujourd'hui, les paysans sont dépossédés de leurs terres par leurs endettements auprès des banquiers. Pour Voltaire, la propriété supprime l'esclavage : « Ainsi dans les états autrichiens, en Angleterre, en France, vous voyez le prince emprunter facilement de ses sujets cent fois plus qu'il n'en pouvait arracher par la force, quand les peuples croupissaient dans la servitude. » Aujourd'hui la propriété est une forme de l'esclavage qui asservit dans la violence (d'être forcé à obéir) par des engagements usuriers inévitables et qui offrent des droits à tous les abus de ceux qui accumulent à la limite de la légalité (voire au-delà) et protégés par une armée d'avocats et de juges acquis dans une corruption légalisée. Être propriétaire, asservit à payer en permanence (le fruit de l'usure). L'endettement ne fait jamais un propriétaire.

7. Aujourd'hui, la propriété intellectuelle fait des ravages jusqu'à revendiquer la propriété du vivant comme des molécules artificielles ou des nanotechnologies qui envahissent nos corps d'humains (sans être informé) : « bientôt chacun paiera les marques de ses propriétaires reconnues dans son corps pour les avoir absorbées ou pensées » : mais sont-elles conçues pour laisser ses marques ? Les marques incrustés des outils que l'artiste utilise pour la réalisation de son oeuvre. La propriété intellectuelle des oeuvres d'art multipliables (musique enregistrée, films, livres, etc.) empêche aujourd'hui chacun de se cultiver car cet accès est payant et représente une somme considérable. Le nombre considérable d'oeuvres reproduites à accès payant limite leurs connaissances et discriminent un grand nombre d'oeuvres rendues inaccessibles par la propriété intellectuelle dont l'auteur est dépossédé. La gratuité s'impose pour la culture et l'artiste doit imaginer un autre moyen que le droit d'auteur (droit qui signifie sans euphémisme : être payé gratuitement ou recevoir un bien gratuitement, oui le droit côtoie le privilège) pour avoir les moyens de son existence (dans la communauté). Le droit d'auteur des compositeurs est un prétexte pour enrichir des parasites : les acteurs des prélèvements anonymes et détournés qui se servent des noms des artistes pour justifier leur violence (interventions policières et extorsions forcées) sur des auditeurs criminalisés. Et dont les artistes ne reçoivent qu'un maigre pourcentage de ce qui leur est vraiment dû. « les droits revendiqués (d'un groupe) risquent de ressembler tôt ou tard à des privilèges » nous dit Guillaume Carnino, les droits d'auteurs ont déjà dépassé le statut de privilège pour devenir un outil répressif envers la population et les nouvelles générations. De plus, l'argent (l'enrichissement) et l'art ne font pas bon ménage : l'argent corrompt l'art : nous avons un parfais exemple avec le monde des arts aujourd'hui. Dans la propriété intellectuelle, tout est faussé et elle ne tiendra pas dans le temps : elle sera abolie et remplacée par des labels de respect de l'oeuvre comme le copyleft (copie permise ou laissée) et autres GNU déjà en fonctionnement embryonnaire.

8. Au XIVe siècle, première crise monétaire génératrice de famines qui aurait dû éclairer ses belligérants de la fragilité et de l'instabilité du système monétaire dans la gestion des besoins d'une « nation » hétérogène. Jacques Le Goff nous dit : « L'expansion de l'économie monétaire, si elle n'a pas créé la crise, l'a empirée. La masse monétaire ne peut s'accroître par suite de l'épuisement des anciennes mines (particulièrement sensible en France, avec l'argent du Massif central et du Poitou) et de la crise monétaire orientale. Les seigneurs, devenus par l'évolution de la rente féodale non plus des exploitants directs, mais des rentiers du sol, voient leurs revenus diminuer avec l'avilissement de la monnaie et des dévaluations : ils tentent d'y remédier par une réaction féodale puis par le recours à la guerre, les pillages et les rançons étant source de profits. Victimes aussi de l'évolution monétaire, les finances royales, que la monarchie ne parvient pas à alimenter par un impôt régulier, connaissent des difficultés qui paralysent la royauté. La crise seigneuriale aggrave une crise du commerce de luxe, surtout sensible dans le domaine de la draperie. Les grands centres traditionnels régressent, au profit des petits centres de la “nouvelle draperie”, qui fabriquent des produits de qualité inférieure, mais moins chères. » Même aujourd'hui, avec toutes les technologies de contrôle des flux monétaires, les crises sont imprédictibles (ou sont dites comme telles) et se suivent, et dont la principale cause est l'avidité maladive. Le système monétaire est un système irresponsable qui ne tient pas compte de la vie humaine : n'est-il pas temps de s'en débarrasser ?

Lectures
Bronislaw Geremek : La potence ou la pitié, l'Europe des pauvres du Moyen Âge à nos jours (1978, traduction française 1987).
Pierre-Joseph Proudhon : Qu'est-ce que la propriété (1840)
Pierre-Joseph Proudhon : Théorie de la propriété (1862)
Michel Foucault : Surveiller et punir (1975)
Jacques Le Goff : La Civilisation de l'Occident médiéval (1964)
Michel Mollat du Jourdin : Histoire sociale - Histoire des pauvres (encyclopédie Universalis 2009) pour la conviction du point de vu; altération du savoir.
Pierre Bourdieu (sous la direction de) : La Misère du monde (1993)
Henry David Thoreau : Walden (1854)

 

Notes
[1] Iannis Xenakis « traduisait » son écriture graphique en notes pour pouvoir être « exécuté » par les musiciens formés au conservatoire qui forment les orchestres classiques, traduction dont il s'est débarrassé une fois son UPIC (ordinateur de synthèse de sons générés par écriture graphique) réalisé. Mycenae Alpha est un exemple parlant « visible » sur youtube.
[2] La décadence de la musique des 30 obscures n'est pas due au manque de création des artistes authentiques, mais à la censure de leur travail par la glorification de musiques médiocres qui ont colonisé toutes les scènes musicales en retirant tous les moyens d'être entendu à la création authentique et indépendante. Nous savons que les gouvernants ont une trouille incommensurable de la liberté artistique et préfèrent être représentés (soutenus) par la médiocrité que pas du tout. Le problème ce ne sont pas les gouvernants (un gouvernant seul ne vaut rien), mais ses serviteurs qui obéissent à instituer sa domination et la médiocrité qui va avec.
[3] qui fait suite au mouvement « spectral » installé par les musiques de Gérard Grisey et suivit par Tristan Murail et par Kaija Saariaho pour les plus médiatisés. Dans la continuité des recherches de nouveaux timbres électroniques par ordinateur (manipulations spectrales) débutées par Jean-Claude Risset et d'autres inconnus dans les années 60 et 70.
[4] Nous pouvons constater comment il est dangereux de confier à Un seul compositeur tant de pouvoir de décision et dont le résultat générationnel est une mauvaise copie de son « penser la musique aujourd'hui ». Mais la France aime collectionner les monarques et s'y soumettre. La diversité en musique (ici savante) est une condition sine qua non à la liberté d'expression qui aujourd'hui n'existe pas.
[5] Le directeur actuel du conservatoire de Paris parle de « rupture » et de « continuité » : ses références viennent majoritairement de la musique classique et il fait abstraction de toutes les révolutions musicales des « 30 glorieuses ». Son exemple de Beethoven et Mozart est flagrant où l'un (dit-il) est en rupture et l'autre en continuité : « la musique de Mozart ressemble à ses contemporains » (sic) : alors pourquoi ne sont-ils pas joués autant que lui ?

 

octobre 2010
6.
Ce 26 octobre 2010, ma colère c'est enfin apaisée. Je l'ai portée depuis plus de 40 ans pour avoir vécu l'injustice. Elle m'a empêchée de me détendre pendant tant d'années. Sans détente complète, le jeu instrumental dans la musique est un supplice. La révolte et sa réponse la provocation en permanence relève le fait de la contrôlabilité de soi humain dans l'incontrôlabilité de sa condition humaine. L'arrogant suffisant dirait « une maladie à soigner ». Ça fait du bien de lâcher. Quelle vie.


5.
public / privé  déséquilibrés : la malversation est imbriquée là

Les fonctionnaires qui travaillent pour le Trésor public, savent-ils qu'ils alimentent directement le conglomérat des banques privées ? Savent-ils aussi que leur salaire est payé par la communauté (les impôts) ? N'y a-t-il pas ici une fausse note ? une exaction qui détourne l'argent public (= le travail du citoyen) au profit des banques privées gérées par la banque centrale (la Banque de France puis la Banque européenne et le Fonds monétaire international : FMI, etc.) qui encaisse les intérêts des emprunts bancaires de la Nation et les redistribue à ses membres actionnaires, dont les politiques retirent leurs intérêts privés. Ainsi, toutes les amendes et une partie des impôts sont directement versées aux banques privées (par l'intermédiaire du Trésor public géré par la Banque de France : dans des caisses difficilement investigables) pour le « remboursement direct de la dette » (sic) privée du gouvernement. Argent qui devrait servir toute la collectivité et non quelques investisseurs privilégiés. Les fonctionnaires travaillent indirectement pour les banques et les investisseurs privés (minoritaires), tout en étant payés par les impôts publics (majoritaires) [7]. Gouverner, n'est-ce pas une position trop aisée à la malversation ? et être gouverné, une hypocrisie irresponsable ? tout comme gouverner.

Trésor Public = Banque de France = conglomérat des banques privées
qui se servent les premiers au nom de la dette publique dont personne n'a rien demandé.


4.
Elire = (se) tromper

Les gouvernants « élus par la population » est une erreur  : il n'y a aucune réelle élection démocratique par la population : la population n'a aucun pouvoir d'élire, seulement celui de se faire croire qu'elle possède le libre choix d'élire par l'action de voter : une mise en scène dont nous sommes les acteurs. Voter ne choisit pas, mais confirme les élus. Georges Pompidou puis Valérie Giscard d'Estaing puis François Mitterrand puis Jacques Chirac puis Nicolas Sarkozy sont de la même famille politique : tous obéissent à l'oligopole de la finance qui a approuvé leur candidature. Tout comme la population qui approuve en votant pour X ou Y le non-choix qui lui est proposé (X ou Y font partie d'un seul ensemble : la « classe dominante » qui protège ses intérêts contre la population). Population qui a appris par coeur dans les écoles à croire ce qui lui est dit (obéir à l'autorité de la domination) qui ne doute de rien. Il n'y a aucune mise en doute de la part des « enfants » (= ceux qui ne parlent pas) et de l'opinion publique (= ceux qui n'existent pas) et l'opinion des individus se manipule facilement avec l'arme de l'indignation. C'est le regroupement des intérêts des banques géré par la Banque de France (depuis son indépendance) qui influence l'élection du président de la République (approuvée par le vote populaire) dans l'intérêt du remboursement de la dette de l'État aux banques privées : dans le cas contraire, le conglomérat des banques a le pouvoir de menacer de stopper ses prêts financiers et de détruire l'Etat [6] (l'ensemble des services publics d'une nation) si ce n'est déjà fait.


3.
L'attitude capitaliste dans les institutions publiques

L'attitude capitaliste de faire fructifier ses acquis et protéger ses intérêts se retrouve dans tous les esprits de toutes les classes ou presque. Ainsi que dans les institutions publiques (considérées comme service public) qui ne sont pas censées appliquer cette attitude : les ministères de l'Etat pour l'octroi de subventions (récupérées à plus de 50% par le biais des charges sociales et des taxes) ou la Sacem qui retire un intérêt (15% officiellement annoncé plus les cotisations, etc) des « droits d'auteurs » perçus, etc. Le système capitaliste favorise le parasitage : les parasites (intéressés), au lieu de celles et ceux qui produisent effectivement pour la communauté. Celles et ceux qui produisent pour la communauté sont pénalisés par les intérêts financiers de leurs emprunts bancaires (dettes) obligés et des taxes qui payent la dette de l'Etat envers les banques privées. La dette de l'Etat (du gouvernement) envers les banques privées à travers la Banque de France privée ne peut pas être une dette de la communauté (autrement dit une contribution aux dépenses dans l'intérêt de tous) puisque les financements publics ne peuvent satisfaire tous les citoyens qui n'ont pas pris la décision d'endetter la communauté.

Les parasites gouvernants sont soutenus par les parasites gouvernés, ces esclaves qui obéissent sans se poser de questions de la signification de leurs rôles dans la communauté. La police est un exemple parlant : les fonctionnaires protègent les intérêts du gouvernement (acteurs de l'oligopole financier) plus que la vie et du bien-être des citoyens : constatons pour cela les répressions abusives et sans appel (amendes et violences) des citoyens pour alimenter le Trésor public géré par le regroupement privé des banques en France : la Banque de France dont la police et les fonctionnaires sont les jouets serviles. Les institutions, en cas de « défaut de paiement », se servent directement dans les comptes bancaires des particuliers ou des entreprises à travers le Trésor public géré par la Banque de France. Un compte bancaire n'est pas un « coffre fort » inviolable de valeurs privées, mais une réserve de promesses de paiements publiques chiffrées, au nom du payeur. L'argent comme les chiffres est virtuel : c'est une promesse que chaque individu se « donne » les moyens de payer (de tenir ses promesses de remboursement) par son travail (action rémunératrice).


2.
le rôle de la Banque de France

La Banque de France est-elle au service de l'État (de la population) ou aux services des intérêts financiers privés ? La Banque de France est-ce une Banque Nationale publique (liée au Trésor public) ou une association privée des banques françaises ?

La Banque de France est une oligarchie privée qui depuis 1800, grâce à Bonaparte (à la suite de la Banque d’Angleterre en 1694 [1] et de la Banque d'Amsterdam en 1609 [2]) permet aux banques privées de France de gouverner et choisir la politique monétaire à suivre et les gouvernements politiques de ce pays en fonction de leurs intérêts financiers [3] [3']. Nationalisée en 1945 par de Gaulle afin de réduire son pouvoir mondial par ses abus désastreux (comme la provocation de guerres par son soutien à des régimes politiques fascistes allemand (nazi) et espagnol (franquiste), bénéfiques aux intérêts financiers, mais pas pour les populations), la Banque de France a fait l'objet en janvier 1973 d'une « remise en liberté » (privatisation) grâce au Président de la République et banquier : Georges Pompidou (directeur général de la banque Rothschild [4] à Paris de 1959 à 1962) et son premier ministre Valéry Giscard-d'Estaing (ancien ministre des Finances). La Banque de France est devenue totalement indépendante sous le gouvernement Mitterrand-Chirac depuis le 4 août 1993 (année de l'entrée en vigueur du grand marché unique européen). La Banque de France est la seule organisation habilitée à émettre les billets de banque français (les francs puis les euros). Si le gouvernement désire financer un projet, il est obligé de s'endetter auprès de la banque de France (depuis 1973, l'Etat public c'est transformé en gouvernement privé et a maquillé la transformation en crise du pétrole pour que l'augmentation des intérêts et les licenciements massifs paraissent « naturels »). Malgré son statut privé de travailler dans l'intérêt du groupement des banques privées de France, la Banque de France obtient du gouvernement : « la tenue du compte du Trésor public », la « gestion de la dette publique », la « tenue des comptes courants des bons du Trésor », la « balance des paiements », le « secrétariat des commissions de surendettement ». La Banque de France est liée au Trésor public, elle intervient dans sa gestion : c'est en cela que la politique monétaire n'est pas en faveur de la population, mais dans l'intérêt des banques privées, exemple : le « pouvoir de saisie » des biens et comptes bancaires « privés » des particuliers et entreprises. La Banque de France a cet immense privilège et le monopole de contrôler tous les paiements en amont et en aval de tous les payeurs (emprunteurs et investisseurs, publics et privés) ; elle gère l'argent du Trésor tout en se faisant payer par l'Etat. Banque des banques, la Banque de France a constitué un fichier national codé (à l'usage exclusif des banques privées) des clients (particuliers et entreprises) qui regroupe toutes les informations nécessaires pour connaître leurs niveaux d'obéissance à payer : « incidents de paiement », « centralisation des chèques émis », « incidents de remboursement des crédits par les particuliers ». Elle est la garante des intérêts bancaires payés par tous les emprunteurs (particuliers, entreprises et État) [5].


1.
Manipulation de l'histoire pour une réalité à cacher

Pourquoi masquer et dissimuler les faits réels de l'histoire ? Pourquoi les manuels scolaires regorgent-ils d'informations erronées à « apprendre par coeur » ? Pourquoi masquer et dissimuler à la population les intentions réelles des politiques financières au pouvoir ? et pourquoi dans ce sens manipuler l'opinion publique : lui faire croire des faits inexistants ? Si ce n'est que pour la tromper... et maintenir la population en esclavage.

0.
La télévision (le médium contrôlé par les financiers et les gouvernements sur lequel sont payées des taxes et où l'on trouve le coût publicitaire le plus onéreux : cette boite (maintenant aplatie) dans chaque foyer) est le médium le plus efficace pour propager la mauvaise foi et le mensonge à la population qui s'en imprègne quotidiennement comme un divertissement pour soulager son labeur journalier. La télévision est l'outil par excellence de la propagande pour entretenir et propager la croyance (intentionnelle ou manipulée) de la vision du présent, du passé et du futur, cela constamment (dans l'habitude) médiatisée à travers l'image vidéo dont nous sommes irrésistiblement attirés. Alors qu'elle pourrait être un outil de création artistique et non de manipulation du public.

 

Notes
[1] « Fondée en 1694 par un groupe de marchands londoniens pour prêter 1 200 000 livres au roi Guillaume III en échange de l'octroi du privilège d'émission, la Banque d'Angleterre (Bank of England, B.O.E.) obtint en 1709, avec le renouvellement de sa charte, le monopole de l'exercice en société de la fonction bancaire » (EU). La puissance ainsi acquise lui permet de gérer les flux financiers en aval (les débiteurs) et en amont (les prêteurs). La monarchie a donné son pouvoir politique aux prêteurs sur gages et a ainsi créé le capitalisme : c'est-à-dire la possibilité de créer de l'argent avec de l'argent (pour son enrichissement personnel) avec le travail des autres.
[2] La Banque d'Amsterdam créée en 1609 était la seule qui centralisait les virements commerciaux en Europe par l'émission de chèques de banque.
[3] La Banque de France c'est fondé sur le modèle de la « banque centrale » créée en Angleterre en 1694 à la suite de la Banque d'Amsterdam en 1609. La Révolution française en 1789 a ouvert la prise du pouvoir par les banques (prêteurs sur gages) aux dépens de la monarchie aristocratique, la mise en place de Bonaparte et la création de la Banque de France en 1800.
[3'] Les politiques sont des hommes d'affaires qui préservent dans le mensonge leurs intérêts financiers. L'exemple caricatural est l'élection en Italie de Silvio Berlusconi. En France et ailleurs, ces personnes semblent plus discrètes.
[4] La dynastie Rothschild commence avec Mayer Amschel à Francfort en 1756 avec l'enseigne Rotes Schild (écusson rouge) qui servira de patronyme à la famille. « De son mariage, il a cinq garçons. Placés chacun à la tête d'une filiale européenne de la société familiale, Amschel à Francfort, Nathan à Londres, James à Paris, Salomon à Vienne et Kalmann à Naples », l'empire bancaire Rothschild est créé et le modèle des investissements internationaux massifs.
[5] Si ces oligopoles de la finance peuvent exister, c'est bien grâce à l'approbation des populations serviles qui croient à l'enrichissement personnel (pour rejoindre « l'élite » des millionnaires ?). Qui y a-t-il derrière une vie de millionnaire pour faire tant d'envieux et d'envieuses ? L'ennui (mais ils ne le savent pas).
[6] Voir aussi la note de mars 2010 sur cette page, à propos du paradoxe du vote révélé par Condorcet au XVIIIe siècle.

Sources
. Alain Plessis :
« 1964, Londres invente la banque centrale » (1994, L'Expansion)
« Histoire des banques en France » (pdf)
« Histoires de la Banque de France » (Albin Michel, 1998)
« Alain Plessis, La Banque de France et ses deux cents actionnaires sous le Second Empire » par Jean Bouvier (http://www.persee.fr)
. Annie Lacroix-Riz :
« Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930 » (Armand Colin, 2006)
. Recoupements encyclopédiques.
. le site de la Banque de France www.banque-france.fr

[7] Il existait une tradition spécifiquement française d'économie mixte, mi-publique, mi-privée, où le dialogue et l'équilibre entre les représentants des intérêts privés et sociaux et l'État étaient permanents. Mais à partir d'avril 1991, le socialiste Michel Rocard (sous la pression de l'oligopole financier français ?) entame la privatisation des entreprises nationales : de 1993 à 1998, les recettes des privatisations rapportent 50 milliards d'euros au Trésor public, selon l'estimation du gouvernement français. Sachant que la Banque de France (reprivatisée en 1973 par Georges Pompidou) gère les comptes du Trésor public pour le compte du regroupement des banques privées, chacun se pose alors la question : à quoi a servi l'argent de ces privatisations ?

 

septembre 2010
1.
Les ostréiculteurs et les compositeurs de musique hors-norme

Les ostréiculteurs tout comme les compositeurs de musiques hors-norme vivent le passage d'une offensive volontaire de leur profession. Les ostréiculteurs du bassin d'Arcachon sont envahis par les retraités-propriétaires qui ont pris par leur majorité le pouvoir politique du Cap Ferret. Les compositeurs de musiques hors-norme ont été évincés des lieux de diffusions par l'administration culturelle de l'Etat : les fonctionnaires de la culture (maîtres des subventions et des lieux « culturels »). Les ateliers maisonnettes des villages ostréicoles du Cap Ferret ont été peintes récemment de couleurs décoratives pour attirer les visites des touristes : les villages ostréicoles sont devenus des parcs d'attractions, au détriment de lieux de production d'huitres. Les musiques des compositeurs vivants hors-normes sont ignorées contre les musiques surjouées des compositeurs morts et passées. Les touristes rachètent les maisonnettes des ostréiculteurs pour en faire leur maison de vacances. Les amateurs de musique pensent qu'il n'existe plus de musique hors-norme originale. Les décisions de « touristications intensives » sont votées par les conseils municipaux du bassin d'Arcachon dont les retraités-propriétaires saisonniers (le temps des vacances) sont majoritaires. L'Administration possède le monopole du financement des arts et de la musique et a pris le pouvoir de décider quelle musique sera entendue ou pas (financée ou pas). Dans les deux cas, l'usurpation du pouvoir (par les retraités-propriétaires saisonniers pour l'un et les fonctionnaires de l'Administration pour l'autre) génère le déclin des professions productives par la confiscation de leurs moyens de travail : le pouvoir de décider eux-mêmes pour eux-mêmes.

 

août 2010
3.
Sexe & suicide 2 tabous tenaces

Le sexe et le suicide sont deux tabous très tenaces. Le sexe qui est réduit à du narcissisme et à de la démonstration performante, ne peut que frustrer tous ses « concurrents » c'est-à-dire nous tous, qui sommes conditionnés. Le sexe, contrairement à ce qui est cru, n'est pas une « mission à gagner » avec un masculin triomphant d'une féminine objet de séduction. Dans cette condition, il ne peut y avoir de véritables orgasmes. Les orgasmes sont le résultat de profonds plaisirs de dialogues corporels. Dans notre conditionnement soumis, les orgasmes sont confondus avec le relâchement d'une tension continue envers « l'objet » accompli : « la terrible copulation » enfin consommée, dont chacun a peur « de ne pas s'en sortir » sans humiliation. L'hypocrisie de la sexualité dans nos sociétés est si intense qu'elle entretient la frustration même jusqu'à la perversion dangereuse allant jusqu'au meurtre que se permettent « les puissants » privilégiés : ceux à qui on autorise de se faire gouverner et de se faire penser pour les servir. L'existence des films et des images pornographiques est le résultat de ce conditionnement (pas le résultat de la frustration). Le film et l'image pornographique commandent une attitude précise et obligatoire. Le film et l'image pornographique glorifient nos sociétés hypocrites patriarcales en montrant des mâles mécanisés et des femelles objets. Le film et l'image pornographique montre une norme irréalisable (irréelle) imposée par les censeurs complices de l'endoctrinement pour qui l'amour doit être consommé « seulement pour faire des enfants » : pour donner de la main-d'oeuvre esclave nécessaire au maintien des privilèges d'une minorité élue. Dans nos sociétés, le plaisir du sexe est toujours interdit pour que les esclaves travaillent.

Pire que le sexe, le suicide est le tabou considéré comme innommable. Pourquoi autant de crainte ? La crainte du suicide se comprend à travers la nécessité de la main-d'oeuvre. Le suicide est l'attitude ultime du refus de l'autorité et de la domination. Sans autorités ni dominations, nos sociétés ne fonctionneraient plus au profit de quelques privilégiés. Avec la mort des esclaves, il est impossible de cultiver les privilèges. Le travail obligatoire cultive les privilèges. L'acte de suicide dénie cette soumission jusqu'à avoir le courage innésespéré de se donner la mort : de ne plus exister, pour faire exister les autres. Quand il y a suicide, il y a sacrifice : c'est un don de soi, un acte d'amour envers la société. L'intention généralisée de suicide montre que nos sociétés nient l'accomplissement de soi pour une soumission forcée refusée par soi. Le vrai taux des tentatives de suicide n'est jamais révélé : environ 37 % de la population (d'après les chiffres de Stanley Milgram concernant le taux d'obéissance aveugle de la population). Dans nos sociétés, le suicide est interdit pour que les esclaves travaillent.


2.
La « middle class » américaine est dangereusement obéissante et irréfléchie des conséquences de sa soumission d'esclave. Elle construit et renforce gentiment et avec courtoisie un état totalitaire d'intolérances.


1.
Les « comportements considérés comme éliminatoires »

La peur de ne pas obtenir un emploi rémunéré est tenace. Etre employé devient synonyme de tranquillité mentale, c'est-à-dire échapper à l'angoisse du rejet social. Et chacun s'efforce de ne pas être rejeté du marché de l'emploi (= du marché des esclaves). Les divers conseils des personnes « bienveillantes » qui veulent se faire remarquer se résument à peu près à ceci : « ne soyez pas vous-même au risque de ne pas être engagé ». Cela installe dans les esprits la toute-puissance de l'employeur et l'entretien de la schizophrénie sociale. Des conseils pour un comportement-normalisé-par-des-règles surgissent ça et là régulièrement dans les médias : « n'abusez pas votre apparence », « communiquez, mais pas trop », « écoutez (= obéissez) », « ne détourner pas votre regard », « laissez le langage de la rue, dans la rue », « ne mentez pas », etc., tout ce qui est nécessaire pour être un bon esclave obéissant. Mais personne ne parle de compétence de travail...

 

juillet 2010
4.
Les complices du silence

Etre complice est celui qui vu d'une autorité refuse la délation. Etre complice est celui qui reste passif devant un acte d'agression. Les complices refusent de parler et d'agir, mais ne sont pas neutres. Les complices du silence sont celles et ceux qui subissent des lois abusives et qui ne montrent pas le courage de les dénoncer. Les complices du silence, sont celles et ceux qui se taisent face aux lois abusives, et qui n'ont pas le courage de les contrarier. La majorité est silencieuse, c'est une minorité qui pense et agit pour ou contre. La minorité qui agit pour est encore plus minoritaire, mais elle domine, elle gouverne : car elle s'est approprié le pouvoir. La minorité qui agit contre n'a pas assez de moyens pour stopper les abus de la minorité qui agit pour et la déposséder du pouvoir, car la minorité qui agit pour est obéie par la majorité silencieuse : les complices du silence. La minorité qui agit contre ne demande pas l'obéissance mais la responsabilité de ses actes. Les complices sont passifs : ils agissent toujours par délégation jamais par eux-mêmes. Les complices du silence, forment ce qui est désigné par le mot peuple. Le peuple n'a pas d'intention de vie, il se laisse guider par l'autorité qui s’impose à lui et qu'il légitime par sa peur et sa passivité qui n'a rien à dire que d'obéir. Voilà notre réponse à Etienne de la Boetie (1530-1563) qui s'étonnait : « pourquoi un seul peut gouverner un million, alors qu'il suffirait à ce million de dire non pour que le gouvernement disparaisse ? » : cela grâce aux complices du silence (qui ne peuvent pas dire non puisqu'ils ne peuvent rien dire) : ceux qui n'ont pas d'intention de vie. 


3.
Vivre ensemble ?

Il y a trois ans environ Eugène Chadbourne se produisait dans le club de jazz de Toulouse, aujourd'hui il se produit à Toulouse dans un squat. Il y a trois ans environ tout le monde se connaissait (Toulouse n'est pas grand) aujourd'hui chacun s'ignore. Que se passe-t-il ? Il y a ceux et celles qui se rangent dans l'obéissance (les peureux/ses) à illusoirement vouloir « gagner leur vie » pour soi et ceux qui résistent pour leur liberté pour soi dont leur espace et le nombre se rétrécissent (les courageux/ses). Et les autres ? Chacun réfugié dans soi. Surement et lentement depuis 37 années nous nous dirigeons dans le silence vers une dictature totalitaire et mécanisée (les machines gouvernantes) : « ce n'est pas ma faute, c'est l'ordinateur » (sic). Non pas à cause de ceux et celles qui gouvernent, mais une dictature souhaitée par chacun de nous par le fait volontaire de rentrer passivement dans la soumission à la fatalité de l'obéissance (l'obéissance à l'habitude hébétée). Par la culture de la peur et de l'égoïsme. Cette attitude de soumission (par peur) puis d'incommunicabilité (par égoïsme) détruit le sens même de vivre ensemble : le sens de la communauté. Les esclaves ne parlent pas, ils s'exécutent et les autres périssent. Nous vivons ensemble un suicide social.


2.
LE FOOTBALL : PREMIERE VICTIME VISIBLE DE LA DECHEANCE DE NOS SOCIETES ?

N’est-il pas étonnant que la débâcle dissimulée de nos sociétés apparaisse à travers la débâcle des équipes de football favorites du Mundial 2010 ? N’est-il pas étonnant que les symptômes du néolibéralisme apparaissent dans la dépression des joueurs de football du Mundial 2010 ? Personne ne s'attendait à ça. Que les journalistes, les politiques et l’opinion publique s’excitent et soient touchés même troublés de l’incohérence perdante (de « ses » équipes nationales) de ce qui aurait dû être gagnant ? (de là même la coutume à se soucier si peu des réformes sociales répressives courantes qui rendront l’existence future encore moins tolérable...). « Les équipes de nos pays riches doivent être gagnantes, car elles représentent l’idéal de nos sociétés de consommation idéalisée » dominantes. Mais non, apparemment, cela ne suffit plus, démontre le Mundial 2010. Un sport d’équipe ne se joue pas sans les autres, dans la concurrence et dans l’obéissance contradictoire de la corruption. Les joueurs semblent pratiquer une révolte inconsciente : ils refusent de jouer. L’abus de compromissions à être obligé de satisfaire tous les investisseurs n’aurait-elle pas épuisé, dégoûté et empêcher les joueurs de pratiquer un football solidaire, même solitaire ? L'Etat et l'oligarchie mondiale ne s'entendraient plus ? Le vedettariat publicitaire (une flatterie annihilatrice de la cohérence de soi) détruirait-il ceux qui représentent et jouent les vedettes à devenir des pantins manipulés en dépression ? En effet les joueurs ne jouent plus le jeu : et s'ils ne jouent plus, ils détruisent le jeu [6]. Même tricher ne sert plus à rien, avec le dopage quotidien et excessif à la limite du supportable pour les joueurs sportifs. Contre le découragement de sa motivation, la perte de son sens d'agir, voilà le véritable état de crise qui se manifeste, celui qui accule à un choix, qui oblige à une décision pour sortir du cercle vicieux : celui de l'évasion par l'inaction : le suicide social. Mais il faut une volonté d'une puissance phénoménale pour sortir de l’incohérence et de l’absurdité des intérêts contradictoires dans un état où la croyance à un idéal menti, est rompue : retrouver un sens à vivre avec les autres. Le système autodestructeur du profit hostile contre l’autre servile de nos règles sociales toucherait-il à sa fin pour remettre en question la base de notre existence ? pas encore car tout n'est pas encore détruit. Mais deviendrait-il une évidence néfaste grâce au football « professionnel » de compétition internationale ? Chacun se le dissimule par ignorance volontaire. Mais reste l'évidence qu'être les meilleurs ne suffit plus pour gagner. La cohérence peut abandonner la motivation. Mais quand elle l'abandonne, c'est pour gagner quoi ? le prestige de la force nationale ? et pourquoi ? pour l’expression de la domination des pays riches ? N’est-ce pas la perte de sens d'agir des serviles qui empêche l’action de la domination et de sa représentation sacralisée ?

Les matchs de football s’ils ont tellement de succès, c’est qu’ils ont la fonction d’un espace d’évasion et de libération du poids de la vie sociale quotidienne : et chacun le sait. C’est l’expression possible de la fierté personnelle et de toutes autres sensations interdites dans la quotidienneté du travail humiliant ; de l’obéissance à un modèle qui ne correspond pas à notre désir profond de vie. Le stade est un espace sacré, sacralisé (le match est le temps de la permission comme autrefois le carnaval) sans retenu dans une grande messe où tous se sentent ensemble, dans l’amour de leur passion : le jeu de l’émotion libérée dans la communion fusionnelle qui est l’expression exacerbée du possible de l’humanité : 80 000 supporters donnant de la voix dans un stade, ça secoue. C’est un sentiment nécessaire à la cohérence de nos sociétés [7]. Si cette cohérence se désagrège, c’est le sens même de vivre de nos sociétés qui se désagrège. Si notre sens de vivre est cultivé par des nécessités extérieures à nous-mêmes qui sont fabriquées pour obtenir notre obéissance au travail, ce sens risque tôt ou tard de se perdre pour laisser place à notre dépression : c'est ce qui se passe sur les terrains de football du Mundial 2010 : les joueurs sont aussi des travailleurs trompés. Une soumission nécessaire au mensonge pour que les peuples soient gouvernés et contrôlés par quelques dirigeants justifiés par leur nécessité usurpée ; ne semble plus tenir dans le monde du football.

Les défaites des équipes favorites ont ébranlé les certitudes. Personne ne comprend, malgré l’émission continue d'explications que tout le monde veut toujours croire pour satisfaire sa demande constante d'être rassuré. Tout le monde croit fermement à la nécessité de notre société : celle du profit de l'avidité égoïste que nous construisons et cultivons chaque jour aux dépens de notre détérioration personnelle du sens de vivre. Inconsciemment les croyances tombent et les rapiéçages ne tiendront plus. Nous pouvons remercier le football de nous avoir éclairés de ce qui nous attend : nous aussi nous refuserons de jouer (certains refusent déjà).


1.
La mécanisation de la menace et l'obéissance à la machine de guerre

Qui, n'a jamais reçu de lettres de menace pour retard de paiement ? Lettres qui généralement stipulent que la date dépassée vous punira de frais supplémentaires et de saisie de vos biens. Ces menaces et ses intentions sont des systématisations contradictoires : elles ne reposent sur aucun délit réel. Mais la facture s'impose à nous comme une vérité indiscutable : une condamnation [1]. Dans un règlement impayé, soit la victime a commis un oublie qui est un désir inavoué de soi de sortir de la machine punitive, soit c'est par manque de moyen de paiement. Dans les deux cas c'est un désir de libération du joug [2] de la machine punitive, avec 1. l'arme involontaire de l'oubli : « je me débranche, j'en ai assez de servir », et 2. l'impuissance à l'obéissance, car les ordres dépassent son propre possible. La lettre de menace est un outil essentiel au maintien de nos sociétés esclavagisées [3] dans la terreur : sociétés qui détournent le désir de chacun pour servir le désir global de notre système oligopolaire [4] qui se manifeste entre autres à chaque présentation automatisée des factures. Psychologiquement pour certains le « prélèvement automatique » même surtaxé soulage, mais renforce notre système de la dictature. Cette répression permanente ne sert que le système, jamais les membres de ce système [5]. L'illusion de la richesse et du confort moral masqué par l'ignorance tend à ce que chacun se contente de sa punition permanente. Il semble qu'être constamment punis dans une situation confortable soit mieux pour tous, que d'être libre dans des situations imprévisibles. Sinon nous ne serions pas sans volonté et soumis à notre servitude au système de la facture.

 

Notes
[1] le paiement de ses factures (du peuple soumis) passe avant de nourrir sa famille.
[2] « les contraintes matérielles et morales qui me pèsent lourdement, que je subis et qui entravent et aliènent ma liberté ».
[3] état des personnes qui sont soumises à une autorité.
[4] système qui est le comble de l'aboutissement du marché des intérêts où le monopole de l’offre est détenu et entretenu par le système bancaire, face aux milliards d’acheteurs-travailleurs obéissants. Robot signifie « ouvrier » et « travailleur » en langue slave (tchèque, polonais) d'où vient le mot esclave (XIIIe siècle du latin médiéval sclavus, de slavus « slave », les Germains ayant réduit de nombreux Slaves en esclavage), personne qui se soumet volontairement aux volontés d'un autre pour créer sa servilité qu'elle confond avec sa sécurité et sa jouissance. « Un très grand nombre de Slaves étant devenus serfs, le mot de slave fut employé pour synonyme de serf. Les premiers exemples de l'usage de slavus en cette signification remontent au Xe siècle » (Guérard, Polyptyque d'Irminon, I, 283). Un serf, une serve, le servage du latin servus, esclave (rattaché à servare est un homme pris à la guerre, conservé et non tué). (Le Littré). Serf est l'impératif de servir (La Curne).
[5] système est un mot barbare (qui convient aux normes de la langue), mais c'est le seul à décrire, définir nos organisations humaines. Le mot apparaît dans l'usage vers 1552 et est issu du grec sustêma « ensemble », « constitution politique » et « système philosophique » ; terme qu'on abuse depuis le XVIIIe siècle pour glorifier une pensée mécanisée qui s'accomplit dans la gestion humaine d'aujourd'hui.
[6] Roger Caillois, les Jeux et les Hommes (le masque et le vertige), 1967.
[7] pour les féminines-nins, on leur a appris à aimer à consommer (faire les courses, du shopping, etc.) pour contrarier la frustration quotidienne du travail humiliant de l'existence d'esclave.

 

juin 2010
6.
La tromperie de la formation et la médiocratisation du savoir

La « formation » est une invention gouvernementale généralisée à la fin des années 80 pour figurer stopper le chômage. La « formation » prétend servir la reconversion du salarié. Il n'en est rien : un métier, un savoir-faire ne peut pas se reconvertir puisqu'il est acquis en une vie : et une reconversion n'est possible que dans des métiers sans compétence. Une « formation » est toujours de courte durée : de ce fait, elle ne peut ni apprendre ni perfectionner un métier. La « formation » donne une vague idée de ce qu'elle est : une vendeuse rapide de notions soumise au « rendement ». Dans ce sens, la « formation » entretient l'incompétence. Mais la « formation » est une industrie du service très lucrative. L'argent de la « formation » est récupéré des charges salariales excessives ce qui permet les coûts exorbitants de ces « formations ». D'où la prolifération des centres de formation soutenus par les institutions publiques pour occuper généralement les « oisifs » : chômeurs, étudiants, retraités, RMIstes (RSA), etc., à se mettre au travail en se justifiant d'une politique d'intégration à la communauté servile. La politique par la destruction du savoir et de l'apprentissage est l'outil de la désintégration sociale : notre histoire regorge de ces manipulations exemplaires.

Pourquoi l'Université aujourd'hui a pris le pas et délivre plus une « formation diplômante » (sic) qu'une somme de savoirs et de moyens pour les comprendre ? Les parasites gouvernants de tout temps veulent contrôler l'université pour que ne soient pas formés des esprits indépendants à ses dépens malgré le sens même du mot université : communauté indépendante, qui se détache de l'Eglise et de la monarchie et de leurs croyances tendancieuses (Bologne 1088). « Formation » est synonyme de trouver un emploi au détriment du savoir-faire : alors qu'il n'y a pas d'emploi. Les emplois de chacun ne correspondent pas à la politique de l'emploi des gouvernants. D'où une (re)formation (un reconditionnement) nécessaire à l'insignifiant dans le but de l'obéissance aux gouvernants : la punition est la privation du minimum vital qui maintien la disponibilité de la main-d'oeuvre prête et soumise au travail forcé.

La formation à cause de sa courte durée et de sa finalité est partielle et déviante : ne pas savoir, avoir une vague idée, obéir et surtout payer : la formation gratuite n'existe pas. La formation est un renforcement à la soumission à l'autorité, elle renforce la mission de l'éducation nationale qui est une préparation à celle-ci. On apprend à légitimer les règles imposées qui ne se discutent pas : « c'est comme ça et pas autrement » (sic). La formation est un service à la consommation pour maintenir la croissance du profit et une opportunité de paiement pour déformer les exploités en formation.

La formation est vraiment mensongère, surtout dans l'administration culturelle : elle pose de faux problèmes à résoudre pour éloigner les esprits de l'essentiel [6]. La formation sert la propagande de l'oligarchie néolibérale des gouvernants : elle fait croire à l'obtention d'un futur emploi que le chômeur et l'étudiant payent dans leur formation à l'obéissance. C'est la rentabilisation des populations inactives à servir les politiques du profit.

Contre la formation il existe depuis tout temps : l'apprentissage et les études. Tous deux de durées suffisantes pour son perfectionnement : son savoir-faire et sa pensée. L'apprentissage pour sa compétence se passe dans le métier même, en étant apprenti jusqu'à sa maîtrise. Les études apprennent l'organisation et la compréhension du savoir pour penser et prendre des décisions autonomes. Les études permettent d'acquérir cette connaissance pour penser et agir par soi-même. L'apprentissage permet d'acquérir un savoir-faire propre à son expérience de travail. L'intérêt politique de la formation est dans la soumission : sinon son niveau de connaissance ne serait pas aussi bas.

Le stage a la même fonction que la formation : il renforce l'ignorance et l'illusion d'un savoir, bien inutile. Formations et stages résultent des politiques gouvernementales, des mensonges pour apaiser l'opinion publique contre la peur du chômage (mais le chômage est une nécessité économique à l'enrichissement des oligarchies : dans le cas contraire, le prix du travail ne serait pas à la baisse) et la terreur du salarié mis au rebut. Le stagiaire est moins payé qu'un salarié déjà mal payé. La formation crée des occupations inutiles pour renforcer la croyance à la nécessité de l'inutile : « la main-d'oeuvre ne doit pas être oisive, car elle risque de penser ». Une formation, pour obtenir un emploi inexistant puisque par profit vendu moins cher ailleurs.

Les « formateurs » ne sont ni des pédagogues ni des enseignants ni des professeurs : ce sont des « intervenants » qui n'ont aucune expérience à la transmission du savoir. Ce sont des personnes en demande d'emploi ou influentes catapultées à ces emplois mal payés, car « pas besoin de formation pour être formateur tant que la clientèle est là » (sic). Les « formés » n'ont pas le pouvoir de choisir leurs « formateurs » ni vraiment leur formation. Les « formés » sont rassemblée par les institutions publiques soulagées dans leur « mission d'utilité publique » réalisée pour les entreprises privées et financées par l'Etat. Les politiques de ces formations sont tellement fausses qu'elles semblent plus soulager les consciences du mensonge que de créer des solutions effectives dans l'intérêt de chacun. La formation est une pratique rapportée qui oblige à faire ce qu'on n'a pas le désir de faire et forme à des occupations qui ne servent pas à chacun, mais servent le système à renforcer sa répression.

Dans l'institution de la formation, il n'y a pas d'apprentissage, car l'intérêt n'est pas dans le fait d'apprendre, mais dans le fait d'utiliser la jeunesse et les chômeurs à la circulation de l'argent sans qu'ils puissent en acquérir les bénéfices. Ils sont utilisés à leurs dépens à la concurrence du marché du travail qui justifie la baisse de ses coûts. La formation est une organisation du savoir corrompu qui désinforme et déforme la réalité du savoir au profit d'être l'esclave à « gagner de l'argent » pour enrichir l'oligarchie privée soutenue par l'Etat. La formation permet « d'insérer » les récalcitrants dans le réseau du chômage national pour servir le privilège par son obéissance, c'est-à-dire : vivre la vie que l'on a pas choisi. Ce système est imposé par une armée de fonctionnaires déresponsabilisés qui culpabilisent les « inactifs » à être ce qu'ils sont formés : « les bons à rien », mais nécessaires à l'équilibre du marché du travail pour sa rentabilité. Les fonctionnaires et délégués de la formation soutiennent l'empire de l'insignifiance et de la médiocratie volontaire, au profit des fortunes abusives : la formation médiocratise car elle n'offre aucun savoir-faire ni aucune connaissance approfondie, elle forme des soldats à l'inculture, à l'obéissance absurde pour servir un système qui désindividualise qui dépersonnifie les candidats formées. La formation n'a été créée que pour rentabiliser les oisifs, jamais pour acquérir du savoir. La formation nous forme à accepter la désinformation et l'incompétence.


5.
« Nul n'est censé ignorer la Loi » : dans ce cas, les avocats n'existeraient pas : nous serions tous avocats.


4.
Véhicule répressif

A travers la Loi, les parasites gouvernants se donnent le droit de se servir dans les comptes bancaires ou de saisir les biens des particuliers « punis » avec lettre de menace : une « procédure administrative nécessaire » (sic). A quoi sert la Loi ? Qui la Loi sert ? Les citoyens gouvernés ou les citoyens gouvernants « au dessus des lois » ? L'irresponsabilité et la sécurité sont les arguments phares des gouvernants pour justifier les lois répressives. Mais il faut savoir que cette « irresponsabilité » est éduquée comme une condition nécessaire à une « honnête citoyenneté », dès l'école. Le citoyen doit être irresponsable pour payer. Dans le cas contraire, il ne pourrait pas payer ni accepter ces lois absurdes : il n'aurait pas peur. Il sait que « sécurité » est un abus terminologique pour justifier les gouvernants d'abuser du pouvoir. Les exemples sont tellement nombreux d'abus d'amendes que chacun en a été victime au moins une fois. Au top des agressions administratives : la voiture. « Excès de vitesse », « stationnement gênant », « ceinture obligatoire », etc. « pour votre sécurité » : les abus sont légions, 100 000 retraits de permis de conduire par mois (chiffre du ministère de l'Intérieur) puis récupération des points et des permis : à quel prix ? Le commerce de la voiture pour les gouvernants est très lucratif et est une « industrie de la punition » dont les constructeurs automobiles sont les complices. Ils créent des gouffres financiers pour le conducteur dans la conception de leurs voitures : pièces de rechange et carburant. Il existe même des « caisses noires » dont la police et le ministère de l'Intérieur n'a pas accès, par un péage automatique des excès de vitesse sans tolérance (au jugement quantitatif jamais qualitatif). Sans parler des assurances privées « obligatoires » et autres vignettes qui poussent à la consommation de voitures neuves. Nous connaissons la privatisation des fourrières municipales et l'inflation excessive du paiement et des prises de véhicules par la police pour les comptes de sociétés privées. Nous connaissons les abus des péages autoroutiers privatisés qui auraient dû cesser une fois les frais remboursés, mais non : « une augmentation du droit de passage est préférable ». « Lucre, lucre je suis à toi, tu es ma Loi » pour que ma répression continue. « Le citoyen est une mine obéissante sans fond qu'il est impossible de ne pas exploiter » (sic) et les machines de punitions sont de plus en plus nombreuses et sophistiquées. La solution à cette répression ? se désidentifier (sans plaque ni cartes ni papiers) pour être insolvable, mais qui en a le courage et l'endurance ?


3.
Les voisins français et son Administration continus leurs offensives contre la musique

Nous savons maintenant que notre société est une société dominée et gouvernée par les peureux. Celles et ceux qui ont besoin de l'obéissance des autres pour se protéger. Les lâches qui se sont emparés de tous les postes gouvernants (du plus haut au plus bas) et justifient le système social de la servitude volontaire qui nous est imposée par l'idée de « l'obéissance à l'autorité supérieure » factice qu'ils protègent par leur excès de zèle, le fayotage et la flagornerie qui forment le modèle pyramidal de notre société où chacun doit servir quelqu'un pour être intégré dans cette communauté (la notre) globalisée. L'argent est un des outils de cette servitude. Déjà à l'école, le fayot domine la classe, car le léchage de cul est récompensé [5]. Le pire, sont ceux qui tiennent un discours qui dénonce cette manipulation à la servitude, mais agissent dans sa soumission, c'est-à-dire qui maintiennent le système par leurs actes quotidiens d'obéissance en acceptant les brimades au lieu de les contrarier. C'est cette attitude hypocrite qui maintient et consolide notre système de la terreur gouverné par les peureux qui profitent de l'abdication naïve de tous pour se faire obéir. L'obéissance au système s'inculque dès l'âge de 6 ans à l'école maternelle et même avant, par l'attitude des parents endoctrinés qui la renforcent. Une société fondée sur la punition pour entretenir la peur de manquer : « 1500 euros d'amende pour ceux et celles qui jouent de la musique dans la rue ou dans un parc sans autorisation » (sic) est la réalité quotidienne pour la création musicale en France grâce à la dénonciation des voisins frustrés ressentant sans comprendre : « si je suis esclave personne ne doit être libre ». La fête de la musique est une date autorisée une fois par an (comme le carnaval pour éviter les émeutes), mais pas au-delà de deux heures du matin : sinon la police charge et détruit les instruments de musique. Notre société est une société d'intolérances motivées par la frustration de la cohabitation obligée avec les autres : les courageux qui font peur aux peureux gouvernants. Pour cela les Français couards assimilent la musique à du tapage nocturne, car chacun sait que la musique est l'enfant de la liberté.


2.
Tentative d'une autocritique de la presse alternative et « indépendante » : vers un dénouement ?

Tout comme la presse dominante, la presse alternative a ses principes normés par ses habitudes qui doivent la distinguer de ses « rivaux » ; tout en étant insérées dans l'attitude de la conformité du clan. C'est une attitude en tout point similaire (bien que les idées défendues soient opposées) à la presse dominante qui censure ce qui ne lui est pas usuel : le rejet du différent, de l'autre, de l'étranger, etc. : en fait la projection de ce qui dérange en se défendant par le rempart de ses idées reçues et de ses croyances. C'est une conformation à ce qui est clanifié, c'est-à-dire se faire croire de « protéger » le clan qui crée l'activité d'hostilité : une protection à la création de la menace, une protection envers ce qui est perçu comme inidentifié, endoctriné comme dangereux. Cette culture sociale de la menace naît dans notre société peureuse et hyperactive (chacun se sent menacé, car chacun cultive sa peur pour agir en conséquence : sans peur pas d'activité). La conséquence de la peur « pour ne pas perdre la face » est l'hypocrisie et chaque clan adapte le sens des mots qui lui convient « pour garder la face » (voir par exemple le sens multiple du mot : culture, qui en politique n'a pas le même sens en art ou en agriculture [1]). Une stratégie de guerre verbale où brouiller le sens des mots mène à la confusion de l'adversaire pour lui donner tort. C'est le sens de cette compétition médiatique entre la presse dominante et alternative dominée qui fait que la presse indépendante soutient le régime qu'elle critique.

Pourquoi la presse alternative et indépendante rentre-t-elle dans ce jeu de l'hostilité ? Son rôle semblerait plus à priori de proposer des contres exemples de valeurs de bon sens pour injecter plus de possibles et de liberté pour chacun dans notre société. Mais les clans dans leur rivalité se donnent du sens mutuellement grâce à cette contradiction qui est le moteur de leurs publications : le sens d'exister de la presse de contre-informer dans le style convenu adopté du média. Sa forme sert à l'identifier et le contenu ne peut pas déborder sa forme, au risque de perdre l'identité du média où les débordements sont censurés. Cette identité est nécessaire à sa diffusion où les adeptes doivent se reconnaître en elle : cette identité ferme sa structure et s'assimile à un objet de consommation comme n'importe quel objet fini du commerce : une marque au sens de la griffe. C'est là que la forme (identité) prend le pas sur le sens (solutions). Mais l'hostilité est aussi le résultat de la peur et de l'avarice qui découle de la propriété identifiée et farouchement gardée. Dans ce contexte l'idée de la vie semble injuste, déséquilibrée, mais elle ne l'est pas, cruelle : elle est neutre comme disait E.M. Cioran : c'est nous qui lui injectons nos terreurs, nos folies et nos contradictions [2]. Dans notre système monétaire et économique, nos propriétés ne nous appartiennent pas : nous les surpayons aux banques (remboursements plus les intérêts qui souvent durent une vie de travail). C'est ici que naît l'hostilité : dans la peur de perdre une partie à soi : l'identification à la propriété pousse à la censure pour la sauvegarder de son anéantissement. Un préjudice psychologique permanent qui empêche d'être ouvert aux autres, aux différences et à l'inconnu. Propriété et privé sont deux termes en situation de pléonasme synergique : une propriété n'est pas réservée à l'usage collectif sinon elle serait publique : c'est une contradiction. Ce renforcement du sens de l'appartenance qui autorise la ségrégation, la censure involontaire comme naturelle pour préserver sa propriété de soi (la propriété est la projection accaparante à soi), montre le lien pathologique au clan pour sa reconnaissance sociale et sa peur de perdre et d'être perdu/e sans identité de clan. Marqué par ces attitudes éduquées par la sédentarisation de conformation (l'illusion de posséder ne s'applique qu'à des objets fixes et identifiables et ordonnés), il est difficile d'agir dans le sens de sa pensée sans se trahir [3]. Action et réflexion sont deux actions distinctes où l'une et l'autre sont en contradiction dans ce contexte inconciliable [4] cela par manque d'action de l'antiservilité au système.

Cette réflexion pour comprendre pourquoi notre société occidentale règne dans la suspicion, la méfiance, la peur et l'hostilité permanente en matière de communication médiatique et autres ; et cela dans tous les « camps ». Les uns contre les autres jouent le même jeu : celui du maintien du déséquilibre entre les dominants et les dominés, entre les favorisés et les défavorisés, qui crée une machine implacable qui tire profit contre soi et qui aliène sa vie à la soumission à un système imposé. Combien de personnes peuvent prétendre vivre leur vie espérée ? au lieu de se soumettre à l'injustice d'un système qui privilégie le déséquilibre entre les humains et la frustration de soi qui se résout partiellement et constamment dans le divertissement inepte pour « s'évader ». Même ceux qui se prétendent « alternatifs » à l'hégémonie dominante jouent le jeu : le jeu de l'hostilité de peur de perdre son identité qui est dans le processus de toute façon d'être perdue. Le conformisme clanique accomplit son travail de fausse distinction idéologique (l'illusion d'être différent par les idées éduquées) afin que chacun perde définitivement son individualité (mot suremployé aujourd'hui pour « égoïste ») pour une obéissance à l'autorité du clan justifié dans la protection illusoire de l'individu (pour la police aujourd'hui « individu » est synonyme et l'euphémisme de « suspect »), et par sa sécurité, mais qui se transforme en sûreté : c'est-à-dire en une répression de l'individualité pour supprimer l'originalité pour « une égalité ordonnée ». Et cette machine autoritaire se globalise insidieusement : elle est traître dans sa tradition, car elle gouverne tous les individus à leur insu et dont chacun est l'ouvrier : le riche comme le pauvre. Ce système extrahumain dont il n'existe aucun complot planétaire, devient à force de la servir, incontrôlable, dans le sens où elle nous fait agir contre notre volonté. L'administration globalisée des humains ne sert qu'à déshumaniser l'humanité. Créer un système contre soi (dont quand même une minorité se satisfait) pour justifier la peine d'être né/e et qui était un dogme de l'Eglise pour mériter le « paradis », est repris aujourd'hui par l'industrie du divertissement pour un paradis de consommation mérité en paiement de sa peine, sans effort pour soi et les autres. Ce système nous punit et à la fois nous rassure envers une hostilité illusoire de la nature des choses. Etre en sécurité c'est s'isoler des autres et du dehors, se replier sur soi dans la répétition des habitudes qui crée sa réalité particulière : une autofrustration volontaire. Une attitude perverse du système qui maintient les clans dans la peur où chacun perd sa confiance en soi et dans l'existence même (on ne meurt pas comme dans les histoires) où la copie (transmission) est plus favorisée que l'originalité créatrice qui est censée alimenter notre générosité et notre ouverture d'esprit, mais le groupe agit contre la liberté individuelle d'être original.

Qu'est-ce qui est intéressant dans ce texte ? l'analyse de la réflexion révélée ou la figure de style à publier ?

 

1.
Le gouvernement français et son Administration continus son offensive contre la création musicale

Nous savons tous que la concurrence musique populaire contre musique savante est un faux débat pour les musiciens qui tous naviguent dans la musique (ou le devraient). Cette distinction vient de l'hostilité socio-économique : la musique populaire vit (vivait) de l'industrie du disque (de l'argent privé), au contraire la musique savante vit des subventions de l'Etat (de l'argent public de l'Etat que l'Administration gouverne). Socialement, la musique savante (classique, mais pas contemporaine) représente et est soutenue par la bourgeoisie élitiste (orchestre symphonique et opéra classique) et la musique populaire par le peuple : c'est un stéréotype entretenu par la domination économique de l'exploitation des masses qui est faux. La musique en France conformément à son financement joue plus le rôle de porte-drapeau socio-politique que de passion sensible et individuelle sinon elle n'aurait pas besoin de financements. La nomination d'une chanteuse pop à la Villa Medicis est une provocation du gouvernement français pour déstabiliser le monde de la musique disant : « nous soutenons les musiques qui alimentent le « néolibéralisme » ou l'hégémonie financière des oligopoles de la culture du divertissement et qui justifie la loi Hadopi : « ceux qui ne payent pas nous volent et seront punis » (sic) : les musiques qui n'entretiennent pas la finance ne nous intéressent pas » (dans la continuation de la politique culturelle). Une autre manière de dire : il n'y aura plus de subvention pour les musiques contemporaines (il n'y en a jamais eu pour les musiques expérimentales). L'épouse du président de la République n'est-elle pas une chanteuse pop ? « et chacun sait que la culture est un peu le domaine réservé de l'épouse du président »... Qui croit encore vivre dans une démocratie ? Nous avons pu constater qu'institutionnaliser la musique c'est l'auto-détruire dans une normalisation de « bon goût » que cultive la routine (l'ennui) et qui a déçu ses rêves d'émerveillements et « technologiques ». Les instituts de recherche en France pour la musique savante (contemporaines ou électroacoustiques) n'ont avorté depuis les années 80 que d'un conformisme salarié : un barrage à l'originalité, à l'audace et à l'espièglerie où le sérieux « à la recherche de l'inouï, du sublime et de l'émotion », c'est confronté aux maîtres des lieux (contrairement aux avant-gardes indépendantes) : ces instituts pour la musique ont favorisé la prise de pouvoir de petits empereurs qui règnent en despote et qui protègent plus leur règne qu'ils ne servent la création musicale originale et audacieuse. La Villa Medicis reste une institution élitiste à dépoussiérer qui ne correspond plus aux besoins de la création musicale originale non conventionnelle d'aujourd'hui. Les commissions de sélection ségrégationnent suivant leur propre goût de personnes évoluant dans des postes administratifs réservés à une couche sociale élue et ne peuvent en aucun cas avoir une idée de la création musicale qui à priori les dérange. Il est temps sans doute que le monde musical ne joue plus le jeu de la concurrence, de l'hostilité, du mépris, de l'ignorance et des privilèges. De plagier le comportement égoïste du système néolibéral de l'hégémonie politico-économique dans lequel nous vivons, car il ne correspond pas aux valeurs de la musique ni des arts : de générosité et de don de soi. Il est temps d'arrêter d'attendre de l'argent de l'hégémonie étatique ou privé qui a plongé les arts dans l'insignifiance et la médiocrité de la soumission s'en servant comme prétexte décoratif à des spéculations mondaines.

http://www.tache-aveugle.net/spip.php?article283
http://musiques-en-vrac.blogspot.com

http://www.futurscomposes.com/actualites

 

Notes
[1] voir le décryptage du mot culture dans la 5ème lettre publique à la mairie de Toulouse et à la presse, du 21 septembre 2008 : « Culture : arme de guerre »
[2] E.M. Cioran « Précis de décomposition » 1949, dont voici la citation complète : « En elle-même toute idée est neutre, ou devrait l'être ; mais l'homme l'anime, y projette ses flammes et ses démences ; impure, transformée en croyance, elle s'insère dans le temps, prend figure d'évènement : le passage de la logique à l'épilepsie est consommé... Ainsi naissent les idéologies, les doctrines et les farces sanglantes. »
[3] tradition et trahison ont la même racine latine « traditor » traître qui signifie « celui ou celle qui transmet ».
[4] par exemple, un esprit libertaire affiché peut dissimuler dans ses actes un comportement plus de censure qu'un « censeur de métier » ou le contraire, etc. Voir l'expérience étonnante de Stanley Milgram rapportée dans son livre « Soumission à l'autorité » (1974) pour comprendre entre autres la réalisation des génocides. Voir aussi le film « Avoir 20 ans dans les Aures » de René Vautier (1972) où des appelés contestataires antimilitaristes se retrouvent a commettre les pires atrocités qu'ils n'auraient jamais pensé commettre (dépouillement, viol, assassinat) qu'ils justifient par l'état de guerre en Algérie.
[5] Les mots qui décrivent nos gouvernants sont tous considérés comme offensant, injurieux, vulgaire, familier et argotique pour cultiver le « bon goût » qui les protège d'être condamnés d'usurpation du pouvoir.
[6] « les réalités de la filière culturelle » nous dit Nicolas Marc (Directeur fondateur d’Art Culture Transmission « les formations ACT’ », Directeur de La Scène et des BIS de Nantes) : y aurait-il des filières culturelles irréelles ? En effet, celles artificielles, rentables à la propagande du pouvoir que lui-même soutient et qui sont financées par l'Etat. La langue institutionnelle déforme la réalité de la production et de la diffusion des arts ; elle l'a réduit à de la gestion commerciale. Les personnes qui parlent cette langue ne connaissent rien aux arts ; elles sont incultes et hermétiques au sensible. Dans le cas contraire, elles seraient contre une administration institutionnelle des arts qui la médiocratisent. Les arts n'ont rien à voir avec les politiques culturelles de la formation.

 

mai 2010
3.
Concert ou Promotion commerciale ?

N'est-il pas encore étonnant de rencontrer après une trentaine d'années d'inculcation du sens de la « réalité néolibérale », une majorité de groupes de musiciens qui font des morceaux au lieu de jouer de la musique ? La grande différence entre jouer de la musique et faire des morceaux est pour le premier un don de soi et pour le second la vente de son produit. Le concert pour les groupes est plus un évènement promotionnel (= publicitaire) pour vendre leur CD autoproduit que d'émouvoir ou d'enflammer l'auditoire de leur talent. Cela se remarque dans les attitudes scéniques des musiciens. Ce qu'ils montrent est plus le désire de se vendre (par leur calvaire autoprovoqué et éduqué de « l'obligation » de se vendre) que de faire et se faire plaisir avec la musique, et même au-delà transporter l'auditoire. Le public, les musiciens ne le ressentent pas : « pas besoin, dans la routine du métier de professionnel (de commercial) » quand ce ne sont pas des clients. Ce que nous voulons dire est que l'esprit du capital libéral d'avoir transformé la musique en produit de consommation est passé dans l'attitude même des artistes : ça joue le morceau, pause, ça nomme le morceau, etc., sans surprise et à la fin « faut pas oublier d'acheter le CD (pour aider les artistes) » (sic). L'attitude du musicien est infectée par le commerce de sa promotion (de sa vente) au lieu de se libérer par la musique. Jouer de la musique pour le plaisir même pour la jouissance est devenu secondaire ou ils l'ont même oublié : ils préfèrent entretenir le malaise de leur destruction pour être comme les autres : vendus et exploités.


2.
La France de la dénonciation : l'exemple de Toulouse en 2010

Octobre 2009 la mairie de Toulouse incite à la dénonciation au nom du bon voisinage à « l'Office de la tranquillité » (sic) avec un affichage massif dans la ville, cela en appelant un numéro de téléphone très aisément mémorisable. Lâches, trouillards et hypocrites, la vengeance au ventre s'en donnent à coeur joie : la dénonciation légalisée est facilitée et sollicitée. Les voisins dénoncés sont condamnés à l'amende immédiate sans recours par la police pour enrichir le Trésor public des gouvernants. Voilà une action efficace pour renforcer la souveraineté des parasites gouvernants, par la provocation de l'hostilité, grâce aux personnes frustrées transformées en traîtres cultivés et protégés par l'activité policière obéissante [1]. Ces « capos renouvelés des camps de concentration » manipulés d'aujourd'hui sont au nombre de plus de 100 000 à Toulouse [2]. A Toulouse (220 000 habitants [3]), la moitié de la population de la ville dénonce l'autre moitié.


1.
LES PARASITES GOUVERNANTS

Celles et ceux qui prennent ou ont pris le pouvoir sont des gens qui ne produisent rien pour la communauté. Ils se nourrissent des autres, de celles et ceux qui produisent pour la communauté comme les artisan-es, les artistes, les paysan-nes, les médecins, etc. Leur temps libre leur permet de s'occuper à se faire remarquer en usurpant des rôles d'organisateur dont la communauté n'a cure : ils sont incompétents à l'organisation, car dans le cas contraire nos sociétés ne seraient pas constamment en crise. C'est à travers ces parasites qui gouvernent que le désastre de la médiocratie et de l'insignifiance s’est installé. Ces gens-là n'ont pas le temps de réfléchir ou de se cultiver, car ils usent leur temps libre à autoglorifier leur présence et protéger leur pouvoir pour leurs intérêts privés. Ces gens-là usent leur temps libre à nuire aux autres qui produisent, en érigeant des lois et en prenant des décisions inutiles pour les autres uniquement pour consolider leurs pouvoirs autoritaires. Ces parasites gouvernants se sont emparés des médias (remplis aussi de parasites) qui ne diffusent que leurs bêtises et monopolisent les heures de grande écoute et les premières pages de la presse en nous gavant de leur présence : c'est à cela que sert la technologie de la communication : monopoliser la bêtise de leur pouvoir usurpé en faisant de leurs actions affligeantes un spectacle permanent. Ces parasites se sont installés à toutes les couches de la société : du pouvoir mondial jusqu'aux associations locales. Il serait temps d'instaurer la seule loi sociale qui puisse protéger la société de ces parasites gouvernants qui ne sont pas des personnes de bon sens, mais se comportent comme des personnes nuisibles pour la communauté : Article 1 : « tous ceux et celles qui ont pris ou qui désirent prendre le pouvoir doivent être suivis par des médecins pour ne pas nuire aux autres » ou « personne ne peut prendre le pouvoir c'est-à-dire décider pour les autres, dans le cas contraire elles seront prises en charge par la médecine ». Il n'y a que cette décision commune qui rétablirait le bon sens social.

la leçon du robot 10

Notes
[1] Il n'y a que la désobéissance policière par la tolérance et le bon sens qui puisse tempérer ce système délatoire. La police a une responsabilité écrasante afin que notre société ne devienne pas une dictature totalitaire.
[2] 100 000 est le chiffre avancé par la mairie de Toulouse dont elle se targue sur ses affichages publicitaires en 6 mois de fonctionnement de son « Office de la tranquillité » (in « à Toulouse, le magazine d'information de la ville de Toulouse » nº 9 du mois de mai 2010). La mairie de Toulouse va jusqu'à oser détourner le symbole « love and peace » des beatniks des années 60* avec dessous le slogan « trottoirs en paix » : mais Toulouse est une ville tranquille où il ne se passe rien avec beaucoup de policiers qui s'ennuient. Les Toulousains lâches et irresponsables souhaitent et soutiennent la tyrannie de l'intolérance aimable de leur mairie. Rappelons que Toulouse est la seule ville de France à avoir brûlé vif au bûcher un philosophe : Lucilio Vanini dénoncé au XVIIe siècle, à avoir approuvé et soutenu l'Inquisition à partir du XIIIe siècle (par la publication d'ordonnances contre les « hérétiques »), et à avoir fait la chasse aux protestants jusqu'au XVIIIe siècle, sans parler des collabos de la Seconde Guerre mondiale, ni de l'internement en masse des réfugiés Espagnols (le camp de Noé accueillait 500 000 personnes), etc. En avril 2010, la mairie de Toulouse engage un informaticien afin de concevoir un programme de gestion des appels et des courriers massifs dont « l'Office de la tranquillité » est débordé : « c'est moins cher et moins gênant que d'engager du personnel » (sic) pour gérer la délation toulousaine massive : le maire assure « sa majorité » aux prochaines élections. La mairie de Toulouse avance fièrement en novembre 2010 le chiffre de 210 000 appels en 1 an pour 1. désencombrer, 2. dénoncer les "nuisances sonores" des voisins, et 3. porter secours aux personnes seules à l'agonie (sic) sans préciser aucun pourcentage.
[3] Robert Marconis (professeur des Universités à l'université de Toulouse-Le Mirail) avance en 2008 le chiffre de 390 000 personnes résidentes au centre de la commune de Toulouse.

* Détourner un symbole de paix universel à des fins commerciales et politiques est la pratique courante de la propagande pour l'insignifiance (la volonté de destruction des sens), propagande produite par les publicitaires pour le compte des oligopoles politiques ou commerciaux. Détruire le sens des symboles forts supprime toute rébellion ou résistance possible de ce que représente le sens de ces symboles pour s'en divertir. C'est un acte offensif contre une population à la recherche de libertés. Rappelons que le symbole de paix à trois branches a été créé le 21 février 1958 dans le cadre du mouvement britannique du désarmement nucléaire par le designer Gerald Holtom pour la manifestation du 4 avril. Le symbole représente en langue sémaphore le N (pour Nuclear) par les deux branches gauche et droite et le D (pour Disarmament) par la branche verticale. Ce symbole importé aux Etats-Unis par Philip Altbach est devenu l'emblème de la protestation anti-guerre. Ensuite le symbole mondial de paix et d'amour à travers la beat generation. (En langage Unicode, le signe de paix est : U+262E, et peut aussi être généré en langage HTML en tapant &#x262E : ☮ ; ou &#9774 : ☮).

** c'est un moyen excellent d'exprimer la vengeance de ceux qui s'ennuient ; la jalousie, la frustration qui se consomment dans la délation : « bien fait ! » (sic) contre ceux qui, libres vivent et s'épanouissent dans la tolérance et le respect des libertés.

 

avril 2010
3.
La lâcheté sociale automatisée

L'abus de sécurisation (règles) et d'ignorance mène à la bêtise paroxystique entretenue : voici ici l'image satellite de l'Agence Spatiale Européenne au 19 avril 2010 de la fumée dégagée par le volcan islandais qui n'atteint jamais les côtes européennes... La peur de mourir est exacerbée dans la lâcheté sociale mécanisée. Déléguer ses décisions aux machines montre sa démission face aux responsabilités. L'irresponsabilité généralisée au niveau européen montre une Europe unie dans la peur et l'incompétence. Les décisionnaires aux salaires privilégiés doivent se sentir en sécurité de pouvoir faire ce que bon leur semble puisqu'ils-elles ne sont pas responsables des idioties qu'ils-elles ont décrétés (la collection en permanence augmente et continue). Et les serviles aux salaires « inférieurs » obéissent à la bêtise des faux décisionnaires aux salaires « supérieurs ». Chacun entretient la lâcheté sociale dont les décisions sont déléguées aux machines disant : « on n’y peut rien, c'est comme ça » (sic). Oui la bêtise c'est comme ça, ça entretien la médiocratie, mais ça se soigne : il suffit de s'injecter du bon sens et de la responsabilité.


2.
Pas d'études supérieures pour « des mains sales »

L'étau se resserre même dans l'idéologie du « libre-échange » universitaire américain : l'empire de l'argent. Il demeure aujourd'hui impossible d'obtenir une équivalence pour un Bachelor (licence) afin d'étudier aux Etats-Unis pour un musicien étranger de conservatoire dans une université qui enseigne la musique, même si l'étudiant-e est soutenu-e par le directeur du département. Bien que l'étudiant-e paye 25 000 dollars en moyenne son inscription suivant le prestige de l'université, cela ne suffit plus : il faut en plus avoir suivi le cursus universitaire pas à pas et avoir été bien noté en plus des lettres de recommandations et de l'examen d'anglais obligatoire. Pour un artiste, ça ne fonctionne pas : la normalisation (la standardisation) : un artiste normalisé (standard) n'est plus un artiste. Il ne peut y avoir de compétitivité, d'examen ou autres pour le travail d'oeuvres uniques et originales : c'est absurde. Mais devient nécessaire dans un esprit libéral administratif américain qui gouverne l'université. En dix ans, l'administration a pris le pouvoir de décision aux directeurs de départements, des étudiant-es qui rentrent et des étudiant-es qui ne rentrent pas. Déjà pour qu'un-e pauvre puisse faire des études aux Etats-Unis, il fallait qu'il-elle gagne des compétitions sportives et obtienne des récompenses pour le prestige de l'université, sinon sans préavis dehors. L'intransigeance de l'administration montre que la ségrégation se resserre au-delà de la réalité de chacun, réalité qui est niée (pour un idéal standard). Cette administration autoritaire et discriminatoire exerce non pas pour préserver le pays des « cancres étrangers » qui abaisseraient le niveau des universités américaines (5% des étudiants américains aux Etats-Unis s'intéressent à leurs cours, 95% ne désirent que l'obtention du diplôme), mais pour interdire l'accès des étrangers « non conformes » à l'image de l'américain consommateur idiot et obéissant sur le territoire des USA : « si l'étranger ne se conforme pas aux règles exactes des Etats-Unis, c'est qu'il les refuse et s'il les refuse, c'est qu'il a de mauvaises intentions et s'il a de mauvaises intentions, c'est alors un terroriste » (sic) : c'est le prétexte pour sa prise du pouvoir qui lui est laissé. En quoi un artiste est-il dangereux pour une nation autoritaire ? Par sa différence et son individualité. La paranoïa sociale est en nette augmentation aux Etats-Unis. Allons-nous vraiment, petit à petit être absorbés dans ce modèle totalitaire ? Nous le savons, les universités américaines ont été rachetées par le libéralisme (elles sont privées), les étudiants ont été vendus à la concurrence et la censure est pressante toujours présente dans la recherche vendue aux marché libéral. Pour ceux qui sont à l'intérieur, les changements sont perceptibles, mais l'habitude efface les gênes. L'ouverture de cette nation fermée aux étrangers ne s'adresse pas aux talents que l'administration ne sait pas reconnaitre. Cette pratique du pouvoir pour un artiste ne peut être viable : il n'a jamais existé d'art épanoui d'artistes dans aucun régime totalitaire autre que des résistants : contre une standardisation esthétique exécutée par les lâches. En perdant leur indépendance, les universités perdent leur savoir et leurs connaissances : il ne reste que les moyens et les compétences techniques, la vanité d'un enseignement illusoire et quelques talents isolés et bâillonnés. Le désastre médiocratique des universités contrôlées par l'administration au service de l'Etat et des banques à l'idéologie libérale, en fait un protectionnisme totalitaire. [1]


1.
Espace de classification d'humains en objets du pouvoir

Sélection, candidature, examen, concours, ne sont que l'organisation des médiocres de ce qu'ils ne peuvent pas se rendre compte par eux-mêmes du talent, de la compétence, de la capabilité unique de chaque individu. Il leur faut un espace de classification d'humains conditionnés en objets et similarisés (éduqués) malgré leurs différences pour la compétition. Trop de différences, interdit toute compétition. Il leur faut ségrégationner pour ressentir le pouvoir de la discrimination. L'idéologie d'une seule place pour plusieurs candidats dont un seul sera élu, est une pratique d'affirmation du pouvoir et de frustration volontaire ; on affirme son pouvoir qu'en frustrant son prochain. Mais les arts ne sont pas un sport de compétition et ne devraient pas être compromis dans cette mascarade médiocratique.

 

Note
[1] C'est vers 1088 que nait la première université (appellation qui signifie : communauté indépendante) à Bologne (qui se spécialise dans l'enseignement du droit) en Italie. La création de l'université est venu du besoin d'indépendance envers l'autorité ecclésiastique et l'autorité du pouvoir laïque monarchique. L'université accepte tous les étudiants de toutes les conditions sociales. À la fin du XIIe siècle, la direction de l'université de Bologne passe aux étudiants, c'est eux qui choisissent les professeurs, surveillent leur enseignement et versent leurs honoraires. Suivirent la création des universités de : Valence en 1209 en Espagne, Oxford en 1214 en Angleterre, Paris en 1215 (Sorbonne) en France, Naples 1224, Padoue en 1228, Cambridge et Toulouse en 1229 (pendant que le comte de Toulouse publiait des ordonnances contre les hérétiques pour l'Inquisition), Salamanque en 1230, Rome en 1245, Coimbra en 1279, etc. Chaque université avait sa spécialité et les professeurs enseignaient sur une durée limitée (2 à 3 ans), ce qui permettait la circulation des savoirs.

 

mars 2010
6.
Chacun tient son petit rien

Chacun tient son petit rien, ne lâchera pas ce qui lui revient, même ce qu'il n'a pas ou ce qu'il tente d'avoir, mais n'a pas. C'est le principe du droit à la propriété inculqué, dont l'objet de la propriété n'existe pas, que dans les esprits manipulés et tenus à obéir à leurs « habitudes ». Notre société est constituée comme un grand camp disciplinaire où chacun est éduqué l'un contre l'autre, à être en compétition permanente contre l'autre ; jusqu'à redouter l'autre de sa présence pour qu'il ne lui vole pas sa place, son droit à la propriété qu'il n'a pas. « Diviser pour régner » reste d'actualité et tend même aujourd'hui à être : « semer la discorde pour régner » (qui légitime l'intervention des « forces de l'Ordre »). Le camp disciplinaire que nous avons construit et dans lequel nous vivons est en tout point semblable au modèle de la prison. Seul diffère sa vastitude. Des cellules isolées (maison), des gardiens pour veiller à l'obéissance de la discipline (police) et aucun moyen aisé de s'évader (de sa condition d'esclave). Voici nos villes-prison. Le modèle de la prison nous dit Michel Foucault est moins l'enfermement que l'obéissance à la routine : un dressage permanent à la normalité par l'humiliation de soi. L'humiliation dans nos sociétés hostiles réside dans la figure du « perdant » dans celui qui sera laissé pour compte, abandonné parce qu'il est différent. La peur (sont nos chaînes) pour qui ne veut pas être rejeté ni méprisé, mais qui reste constamment rejeté et méprisé de toute façon. La propriété ne sert qu'à interdire l'accès et de s'organiser pour. De la nation qui identifie et ségrégationne ses usagers « nationalisés » [1], jusqu'au « droits d'auteur » qui violent ses usagers de l'usage de ce que l'auteur croit avoir été l'unique créateur. Chacun veut posséder quelque chose qu'il ne possède pas et ne possédera jamais : l'unicité et l'éternité. Etre « propriétaire » de sa petite maison (cellule) rassure (« tous veulent me voler Ma maison » sic), mais ne soulage pas l'insignifiance de son existence : Ma maison va disparaitre avec moi « seul-e comme un-e con-ne ». Pourquoi chacun tient à son petit rien qu'il ne lâchera pas ? Un petit rien qui ne justifie en rien l'effort qui lui est attribué. Mais une attitude qui développe le « droit » d'interdire à toucher son petit rien. A protéger le règne de la censure et de la discipline, à protéger l'institution du camp disciplinaire. Le camp disciplinaire que nous instituons en permanence par nos attitudes éduquées à la propriété.


5.
100 000 euros pour une oeuvre d'artiste

La politique du 1% du bâtiment pour une oeuvre d'art a touché la médiathèque de Tulle avec la direction régionale des arts et de la culture qui a commandé le conseil général, le conseil régional et la mairie a organiser une compétition pour élire un artiste qui bénéficie de 100 000 euros pour installer une oeuvre permanente qui s'intègre dans l'architecture de la médiathèque. Sur une centaine d'artistes, 1 est élu-e. Nous avons déjà ailleurs critiqué cette pratique de l'appel d'offres aux artistes, de l'injustice qu'elle génère et de l'incompétence de ceux qui la provoquent [voir infra l'article : « Tentative de compréhension : festival et programmation d'artistes »]. 100 000 euros aujourd'hui est une somme très importante pour un seul artiste, presque insultante envers les autres non retenus qui créent sans moyens. Elle confirme la pratique de la ségrégation et du privilège : c'est-à-dire l'expression du pouvoir politique. Car, le critère du choix imposé par les politiques ne peut-être que le critère de prestige pas celui de la qualité de l'oeuvre : c'est-à-dire un-e artiste assez malin-e pour naviguer et surtout se montrer et séduire le milieu des « artistes inscrits à l'histoire de l'art occidental » déjà élues par l'Institution : le choix est déjà fait en produisant ce qui est attendu. Sans critiques d'art éveillé-es, personne aujourd'hui dans une commission n'a les capacités d'apprécier une oeuvre originale d'artiste : qui peut prétendre connaître une démarche artistique de l'intérieur ? Par contre il est aisé de distinguer une copie d'un travail original même un travail insignifiant, mais vraisemblablement pas pour tout le monde. Tout cela demeure de l'esbroufe animatoire où chacun méprise chacun dans son ambition arriviste, mais où certains quand même rient du grotesque de la situation. Un bain dans l'hypocrisie de la bêtise pour maintenir la médiocratie en place.

Pourquoi l'architecture (les architectes) a-t-elle évincé l'art du bâtiment ? Peut-on concevoir par exemple la chapelle Sixtine sans les peintures de Michel Ange ? Des collaborations qui formaient un tout, aujourd'hui semblent brisées. D'où la nécessité par André Malraux d'une imposition par loi du 1% pour insérer de l'art par décret (par la force) dans l'architecture. Que s’est-il passé pour que les architectes rejettent la collaboration des artistes peintres, sculpteurs et des compositeurs dans l'élaboration des bâtiments pour que Malraux se sente obligé de décréter une loi pour obliger les bâtiments à recevoir de l'art ? Les architectes peuvent-ils me répondre ? ici

L'art et les nouvelles technologies restent une tendance toujours à la mode. Nous savons que les technologies servent une idéologie, celle du progrès. Le progrès est un concept technique et mécanique de construire des machines pour servir les humains et leurs rêves, hors aujourd'hui nous constatons le contraire : les humains sont asservis aux machines. Les utopies des années 50 60 70 sont toutes éteintes et les possibles de l'époque ne le sont plus aujourd'hui : par manque de « disponibilité du possible ». Les nouvelles technologies de l'art exposées aujourd'hui ne servent que le relai publicitaire à pratiquer les technologies de la rentabilité où les « sponsors » ne devraient pas manquer, mais où l'Etat prend le relai. Dans la situation actuelle où « L'artiste se contente, il n'est plus engagé » cela donne des oeuvres insignifiables et surtout une escroquerie d'abord de l'artiste envers lui-même puis de l'artiste envers la communauté commanditaire et ségrégationniste. Tous savent que ça ne marche pas, mais tous le font quand même. Sans doute pour garder la croyance obsolète du progrès de l'humanité à travers la technique et les arts qui aujourd'hui ne fonctionnent plus et où le problème technique est devenu insolvable pas par manque de moyen, mais par manque de volonté de disponibilité de l'intelligence.


4.
Que nous reste-t-il à nous artistes ?

« L'artiste aujourd'hui se contente, il n'est plus engagé » nous dit l'artiste Dorothée Sadowski dont ce constat désespérant la démotive de continuer à peindre dans ce contexte d'agonie de la pensée et de la conscience artistique occidentale. La motivation d'exister comme individu unique et remarquable est anéantie et même est dangereux. Révéler le malaise, expose à l'agression. Le règne de la conformité détruit toute originalité et permet l'existence massive de l'insignifiance jusqu'à sa sublimation. Nous sommes devenus des machines obéissantes appréciant le fade et le médiocre. Nous avons perdu nos motivations personnelles de vivre, l'amplitude existentielle. « La standardisation de la création » a détruit la création artistique, l'originalité et l'individualisme sont annihilés pour un divertissement de pacotille généralisé. Les arts sont devenus une animation standardisée. Comment dans ce contexte de mort, vivre et résister de sa création, de sa différence ? Aujourd'hui je me retrouve dans « le degré zéro du possible social », anéanti quant aux moyens de pouvoir créer et réduit à ne plus créer : je ne peux plus rien faire, ni projeter aucune création exceptionnelle sans être ignoré. Le corps social a eu raison de ma personnalité artistique dérangeante à me réduire au silence, à ce que je ne fasse plus rien ni de vagues ni de remous, à ce que je me taise complètement. Ici à Toulouse je suis le seul artiste à hurler un « non » de désespoir, le seul artiste-résistant public à avoir été bâillonné par l'indifférence. Le seul à s'insurger contre les pouvoirs culturels politiques dominants jusqu'à être le seul à mettre en procès une salle publique subventionnée qui abuse de son pouvoir dominant à dénigrer tout le processus du travail artistique de création. Il n'y a autour de moi que des « acteurs culturels » qui agissent sans le savoir à la destruction des arts. La conscience essentielle de chacun semble avoir disparu au profit de débats d'intendances et de subventions. Chacun semble s'être réfugié dans une inconscience volontaire pour ne pas être le témoin du désastre culturel, et s'anesthésier de la constatation douloureuse de la ruine de la création artistique.

Que nous reste-t-il à nous artistes, isolés, rendus sans moyen, ignorés, même détestés à chacune de nos rares apparitions de montrer sa création ? Il nous reste à nous étonner soi-même afin que notre flamme créatrice ne s'éteigne pas, pour que notre sens de vivre ne s'éteigne pas, malgré le rejet général de tous. Que notre motivation ne s'éteigne pas. Dans notre isolation extrême, nous devons nous préserver de la bêtise destructrice : tels des rescapés, nous devons survivre au désastre pour témoigner aux nouvelles générations d'autres possibles pour la vie humaine. D'autres possibles non hégémoniques où chacun-e peut s'épanouir individuellement dans son originalité sans se sentir en danger permanent comme aujourd'hui. Nous artistes-résistants, il ne nous reste que le pouvoir de s'étonner soi-même pour que le sens de l'humanité puisse nous survivre à des jours meilleurs. Seul-e, isolé-e, pour ne pas mourir : il faut continuer à s'étonner soi-même pour étonner les autres quand ils se seront tous réveillés.


3.
Education du racisme à l'école française 1

La propagande gouvernementale s'attaque directement à nos enfants. Dans les classes « préparatoires » de 6 à 11 ans, on apprend dans les livres de classe à distinguer un Français d'un étranger (à colorier), une personne qui travaille d'un oisif : chômeurs, étudiants, retraités (à colorier). Cette nation a-t-elle l'ambition de naturaliser un état raciste et discriminatoire ? Et pour quelle raison ? Est-il si agréable de vivre dans un sentiment de haine et d'hostilité ?


2.
Tentative de compréhension : festival et programmation d'artistes

L'état de l'abondance de milliers de demandes pour un festival de quelques jours est une situation qui interpelle. Des milliers de propositions d'artistes qui désirent montrer leurs travaux démontrent qu'il n'existe plus de figures majeures de l'art d'aujourd'hui comme par le passé, mais quelque chose de dilué par manque de médiatisation du travail pour qu'il soit reconnaissable et en vivre. Ou, que ces figures ne se reconnaissent plus. Les donnes de l'histoire de l'art changent. Mais les milliers de demandes sont-elles toutes valables ? Selon quel critère de valeur ? Comment est jugée la valeur d'une oeuvre aujourd'hui ?

Voici un paradoxe : sélectionner des personnes est une forme d'autorité dans le choix qui se réalise et qui reste une forme de ségrégation alors que le festival est une forme de rassemblement. Les artistes sont sélectionnés le public non : au contraire. La sélection, le critère de sélection, l'examen sont, la manifestation du pouvoir disciplinaire nous dit, Michel Foucault. Ce pouvoir disciplinaire aujourd'hui s'exprime dans la cordialité. Une aptitude, un talent n'ont pas besoin de jugement mis en scène. Ils sont simplement désirés et choisis par les mélomanes. Le choix n'est pas la sélection. Le jugement-mis-en-scène n'existe que pour l'expression de l'autorité qui est l'expression de la terreur. La terreur règne dans la dévalorisation. La terreur s'exprime pour les candidats « non retenus » : les laissés pour compte : les « victimes du système », objets de la terreur. L'autorité de la terreur même cordiale même conviviale est exprimée par l'inaptitude de ceux qui en usent. D'où la mise en scène pour s'impressionner et impressionner le candidat examiné : des milliers de candidats et peu d'élus. Le bon sens n'a pas besoin d'impressionner. La mise en scène de l'autorité cache l'incompétence de l'autorité dont les choix restent fondamentalement aléatoires et intéressés. Dans ce cas, la valeur du travail artistique devient inutile à ce type de festival et par extension à cette société ou, le travail artistique devient imperceptible, car noyé dans l'abondance : il est devenu sans intérêt dans l'abondance de l'insignifiance. Il ne suffit que de manifester sa candidature pour être artiste ? Quel est alors l'intérêt d'être un artiste aujourd'hui si son travail est impercevable, voire insignifiable ? La justification de la sélection dans l'abondance : « on ne peut pas satisfaire tout le monde », est un critère d'administration paresseuse qui ne peut se justifier dans cette nouvelle donne, mais est aussi l'expression d'un pouvoir constitué autoritaire. Dans ce cas, la forme festival n'est plus adaptée à cette demande abondante. Il faut trouver d'autres formes de médiatisation. Mais cette abondance est-elle réelle, avec des talents identifiés ou bien est-ce chacun qui tente sa chance de se montrer, sans travail original, mais dans la tendance, pour justifier l'autorité factice du festival où son succès importe plus que celui des artistes conviés ? La valeur d'un festival se mesure-t-elle aujourd'hui par le nombre de ses courtisans ?

Un appel à candidature pour un festival confirme une inconnaissance des candidats souhaités, un manque de culture ou le désir d'élargir sa palette de connaissances aux candidats inconnus (dans la passivité souveraine. Qui chasse : le festival ou l'artiste ?). Dans les deux cas, si le festival ne peut inviter tous les candidats sollicités c'est qu'il pose des conditions : c'est-à-dire des critères de sélection et donc de ségrégation entre les candidats retenus et ceux non retenus. C'est un acte qui construit une autorité sur l'expression du pouvoir ségrégationniste : « toi tu rentres et toi tu ne rentres pas » (sic). Est-ce là l'expression de la festivité ? Le festival qui affirme son pouvoir en provoquant la frustration ? Si le festival n'est plus une fête (une dépense libre de temps), il devient un évènement commercial et publicitaire aux enjeux d'intérêts politiques et/ou financiers même claniques et surtout égotiques. Il est dans ce cas délaissé par les artistes et envahi par les animations. Et dans ces conditions, le festival n'est plus un festival, mais un support pour annonceurs dont le contenu importe moins que l'autorité de celui-ci. Voici aujourd'hui le prix de la médiatisation des oeuvres d'art devenue impossible. Et celles-ci disparaissent par l'expression égotique de la majorité des festivals qui agissent pour le règne de la médiocratie.


1.
Politique de la confusion volontaire I

Le concept de « terroriste » sert aux gouvernements de justification à ses agissements hors la loi. La notion de terroriste est une justification idéale, car elle est approuvée consensuellement par la population sans consultation : « c'est normal quand la société est en danger ». La population refuse le fait de se sentir en danger, et toute action (mesures) contre ce danger n'est à priori qu'approuvée par les électeurs (population non majoritaire). Même si l'inexistence du « terroriste » est prouvée, la croyance l'emporte pour que des individus ne deviennent pas les futurs ennemis de l'Etat « on ne sait jamais » (sic) : des criminels, c'est-à-dire des terroristes. Des symboles du chaos et du désordre : « l'Enfer invivable pour tout citoyen civilisé catholique éduqué dans la paix (du paradis) » (sic).

Créer des ennemis imaginaires est nécessaire à justifier la guerre. Sans ennemi pas de guerre, pas de jeu possible. Créer des ennemis imaginaires est nécessaire à justifier les dépenses de sommes indécentes de ses contribuables. L'argent des contribuables est dépensé majoritairement dans la guerre : et principalement dans l'information et l'armement et moins dans la solde du soldat (troufion de base) et encore moins dans la base nécessaire à vivre de l'humain : l'accès à sa nourriture et avoir un chez-soi par le partage des richesses est négligée par la politique du pouvoir.

Prendre le pouvoir politique est un acte de terreur, et ceux qui votent en faveur de cette prise de pouvoir sont les lâches de cette société : ceux qui ont besoin de protection, car ils trompent la communauté pour se placer du côté des terroristes institutionnalisés au pouvoir. Le droit de vote n'est pas une faveur à la libre expression, mais une autorisation de soutien à la terreur : au terrorisme institutionnel du pouvoir [2].

Peu d'humains désirent la guerre, car chacun sait les souffrances endurées. La résolution d'un conflit ne passe pas par la guerre qui l'entretient, mais par l'entente de ses belligérants. Un conflit global ne concerne en rien la vie locale : il impose sa misère. Les dirigeants des nations sont les générateurs de guerres qui ne concernent en rien ses habitants, même les idiots qui acclament l'autorité.

Le langage qui embrouille le but discuté par des euphémismes d'euphémismes, etc. permet aux politiques au pouvoir de prendre du temps dans le débat. Les confusions demandent à être élucidées, et cela demande plus de temps à comprendre qu'une énonciation claire et comprise dans l'immédiat. La décision est remise à plus tard par le débat corrompu, pendant que la décision s'exécute : malgré les oppositions du bon sens.

Comment résister contre cette vague médiocratique qui submerge tout ?

 

Notes
[1] « l'idée de ségrégation […] s'appuie sur le slogan “Égaux, mais différents.” On sait que l'idée “d'égalité dans la différence” en fait manifeste toujours un refus de l'égalité. La ségrégation a amené aussitôt la discrimination » Simone de Beauvoir cité par Paul Robert dans son (petit) dictionnaire au mot « ségrégation ».
[2] Depuis le XVIIIe siècle nous savons grâce à Condorcet que le vote est paradoxal. Le phénomène est nommé « effet Condorcet » ou « paradoxe du vote ». Le paradoxe du vote « consiste en la formation d'une réponse collective contradictoire à partir de réponses individuelles cohérentes » (Bernard Valade). Le paradoxe du vote vient de la relation transitive (si A aime B et B aime C alors A aime C) qui ne se vérifie pas pour l'individu dans la société. Les choix collectifs ne sont pas transitifs : une assemblée peut dans un vote préférer A à B, B à C et – c'est là le paradoxe – C à A. Les préférences de l'individu ne sont pas les préférences de la société. Et les résultats du vote sont faussés par cette transition impossible, et, de constater qu' « un système électoral où la majorité l'emporte toujours est impossible ». Kenneth Joseph Arrow parvient à la conclusion qu'un système d'élection peut conduire à des résultats très différents même si les préférences individuelles restent identiques. Le choix qualitatif ne se retrouve pas dans le résultat numérique. « Le paradoxe a d'autant plus de chances de se produire qu'est plus élevé le nombre d'électeurs et de candidats » (Nicholas Falletta). « L’élection est une manière de reproduire et de perpétuer la domination d'élites sociales » (Christophe Voilliot) en dépit des électeurs croyant à un système équitable de choix. En quoi cela sert-il le public de jouer la direction d'un pays avec des élites déjà en place ? Selon le paradoxe, la personne élue n'est jamais la personne préférée des individus votant. Le système électoral n'est pas un système équitable pour une politique communautaire des individus dans la société. Le vote n'offre aucune solution ordinale à la volonté d'élire à l'équité. Le système électoral est un leurre politique qui maintient les élites déjà en place au pouvoir. Qui ne le savait pas ?

 

février 2010
2.
Le Service Public ou la disparition progressive de l'entraide ?

Les services publics principaux privés et privatisés en France :
01. l'eau : gratuite : sa gestion rachetée aux communes par la Générale des Eaux devenue Véolia et la Lyonnaise des Eaux : entreprises privées.
02. la santé : la Sécurité Sociale est un service public géré par une entreprise privée la CPAM en instance d'absorption par les assureurs privés.
03. les ordures : sa gestion rachetée aux communes par la Générale des Eaux devenue Véolia : entreprise privée.
04. l'énergie électrique : EDF (Électricité de France) privatisée : parts vendues aux petits porteurs (sauf les centrales nucléaires).
05. l'énergie gaz : GDF (Gaz de France) privatisé : parts vendues aux petits porteurs.
06. énergie pétrole : Total, Elf compagnies françaises d'économie mixte : mi-public mi-privé [1].
07. communication : PTT (Postes, Télégraphes, Téléphones) devenues La Poste : privatisée (c'est adjointe être un service bancaire).
08. communication : PTT (Postes, Télégraphes, Téléphones) devenues France Telecom devenu Orange : privatisé.
09. transport terrestre : SNCF (Société Nationale des Chemins de fer Français) : privatisée.
10. transport souterrain : RATP (Régie Autonome des Transports Parisiens) semi-privatisée.
11. transport aérien : national Air Inter : absorbé, international Air France : privatisé.
12. média : télévision : première chaîne devenue TF1 : privatisé, vendu à une seule entreprise : Bouygues.

Services publics principaux non encore privatisés et en instance de privatisation :
01. Service de santé : les hôpitaux, la Sécurité Sociale est un service public géré par une entreprise privée la CPAM en instance d'absorption par les assureurs privés.
02. Services sociaux : la Caisse d'Allocation Familiale (charité nationale aux familles et personnes démunies en dessous du seuil de pauvreté).
03. Service d'enseignement : l'école et les universités : débordées par les frais de fonctionnements et pénétrées par les compagnies privées (éditions, assurances, publicité, alimentation, etc.). Aucune indépendance des écoles : l'académie (circonscription de l'enseignement créée en 1808) veille avec son programme et ses inspecteurs. Indépendance difficile des universités dues au financement de l'État assimilé au pouvoir du gouvernement qui ordonne l'obéissance.
04. Service de financement public : les ministères (du latin ministerium « fonction de serviteur »), mais les ministères ne demeurent une source de privilèges que pour certains élus.
05. Services de secours : les sapeurs-pompiers (fonctionnaires au statut particulier sous l'autorité du préfet ou du maire). Les unités militaires de la sécurité civile qui dépendent de l'armée. Le SAMU (Service d’Aide Médicale Urgente) attaché aux services des urgences des hôpitaux.
06. Services de savoir : les bibliothèques et médiathèques publiques.
07. Service d'information radio : ORTF devenu Radio France (France Inter, Musique, Culture, etc.) un service de divertissement au poids public du marché par l'indice d'écoute.
08. Service d'information télévision : Antenne 2, FR3, TV5, la Cinq, Arte : fonds publics (redevance TV) et privés (publicité) sont devenues des services de divertissements soumis comme les chaînes privées à l'audimat : la vente du temps d'antenne au maximum de spectateurs.

Si aujourd'hui, il peut encore exister un « Service Public », c'est uniquement grâce aux désobéissances de ses fonctionnaires. Les lois de l'Administration ne sont pas pour que le public se serve, mais pour que le public la serve. C'est le public qui alimente l'Administration. Sans public il n'y aurait pas d'Administration possible. Le « Service Public » est un système de partage qui est maintenu par les fonctionnaires rebelles qui désobéissent aux procédures mécanisées des lois de l'Administration et s'intéressent au cas par cas du citoyen public en difficulté dans la communauté et s'interposent face aux abus de l'autorité. Être attentif au cas particulier (il n'existe que des cas particuliers) par un fonctionnaire demande un supplément de travail. Ce supplément de travail qu'il soit ou non accompli n'est pas rémunéré. Pour que le Service Public existe, il faut que le fonctionnaire soit motivé à réaliser un travail supplémentaire non rémunéré. La procédure mécanisée administrative reporte et classe le problème, mais ne le résout pas. Il n'y a que l'intervention humaine avec la volonté de comprendre qui puisse résoudre un problème : un cas particulier. C'est pourquoi un service public privatisé ne peut plus être le Service Public puisque la société privée doit rendre des bénéfices à ses investisseurs (généralement des vieux : des petits porteurs qui achètent des parts pour une retraite paisible) : les salariés du service privatisé ne peuvent et ne veulent plus donner de leur temps de travail, non payé pour résoudre un problème particulier. Leur temps est mal payé et ils ne peuvent et ne veulent pas le perdre. Le contact entre le fonctionnaire et le public est rompu. Et les fonctionnaires deviennent remplaçables par des machines grâce au particulier effacé. La présence humaine disparaît petit à petit du service public privatisé pour laisser place à un paysage urbain mécanisé. La suppression des postes salariés est la conséquence logique d'une entreprise qui produit des bénéfices à ses investisseurs : le travail automatique est préféré au travail humain. La transformation du salariat en machine (automation) réduit le contrôle du travail à un problème technique. Les « problèmes sociaux » eux, sont retirés des cahiers des charges de l'entreprise mécanisée. Mais pourquoi privatiser ou dénationaliser un service public ? Privatiser c'est vendre une entreprise publique sans l'accord public et encaisser le bénéfice de cette vente. C'est un gain financier éphémère et une déresponsabilisation du gouvernement dans la gestion du Service Public : du travail en moins pour ceux qui gouvernent. Privatiser, c'est annihiler l'esprit de service pour celui de bénéfice, c'est l'entreprise égoïste d'une propriété privée contre la solidarité du service pour tous, du soutient mutuel, du secours.

La police n'est pas un service public, mais un service du gouvernement : les garants de l'autorité par la force physique armée contre les débordements et les désobéissances publics. C'est un service de répression du pouvoir plus que de protection des citoyens. L'armée pareille n'est pas un service public, mais un service du gouvernement : les garants de l'autorité nationale contre les ennemis de la nation. Dans ce sens, l'armée perd son sens, car aujourd'hui pour qu'il y est ennemi, il faut le fabriquer : à coups de ventes d'armes. L'ennemi s'achète tout comme la paix (de ce que vend la guerre, de ce que la guerre fait vendre).

Le financement public des arts, comme beaucoup d'artistes ne l'ont pas cru, n'a jamais existé. L'État n'utilise pas l'argent public pour financer le travail des artistes, mais pour financer un idéal politique du loisir, autrement dit, du divertissement soutenant la propagande idéologique du gouvernement. Une diversion de la vérité. Le ministère de la Culture a été créé pour cela. Une mise en scène spectaculaire de l'idéologie gouvernementale du mensonge : ce ministère aurait pu se nommer ministère du Spectacle (« le monopole de l'apparence » nous dit Guy Debord) pour masquer la vérité. Le ministère de la Culture n'est pas un Service Public, mais comme pour la police (ministère de l'Intérieur) un service du gouvernement.

Pour rétablir un Service Public, il faut des fonctionnaires rebelles à l'égoïsme, à l'automation et à l'absurdité de l'autorité avec une idéologie de servir et non de profit. De servir le public et non de profiter du public. Pour rétablir un Service Public, il faut abolir la hiérarchie (qui surveille et punit) pour des concertations et des ententes. Il faut abolir le « plan de carrière » au profit de la passion pour son métier. Pour rétablir un Service Public, il faut partager les richesses en abolissant les privilèges des gouvernants. Puis abolir les gouvernants eux-mêmes et établir la souveraineté du citoyen. Mais dans de « mauvaises mains » le Service public est une arme redoutable de répression. Il se conforme à l'usage idéologique du gouvernement qui penche vers l'égoïsme (propriété) ou la générosité (partage). Dans les deux cas le Service Public ne peut être rendu qu'au public.


1.
L'insignifiance derrière la philosophie contemporaine

Nous sommes étonnés de constater que le philosophe Jacques Rancière s'attarde à des thèmes pas vraiment utiles pour la communauté concernée ou qui n'alimentent pas la situation actuelle de crise, de médiocratie, ou de politique culturelle autoritaire. « Le partage du sensible, esthétique et politique » est un exemple de sujet dont les personnes concernées ne le sont pas : surtout ceux agissants dans le domaine de l'art et de la politique. Soit c'est un texte hypocrite : chacun sait que la politique ne partage jamais et surtout pas avec l'art : les politiciens veulent le pouvoir sur les autres et les artistes le pouvoir sur leurs oeuvres : le contraire de la même chose où chacun est positionné en ennemie de l'autre : l'artiste redoute autant le politicien qui redoute l'artiste. Soit c'est un texte condescendant qui écrit pour ne rien dire (abusant de sa notoriété pour un parterre d'admirateurs /trices) et qui caresse l'approbation et la présence du philosophe dans la politique culturelle médiocratique. Recevoir sa subvention et son temps de présence « d'antenne » qui entretient sa gloriole intellectuelle. Mais dans les deux cas, le philosophe soutient la déchéance des arts provoqués par une politique autoritaire de l'Etat financier. Et nous en sommes profondément désolés, surtout après avoir lu son ouvrage « le Maître ignorant » (1987) où il développe que le savoir ne réside pas dans l'accumulation de celui-ci. Le partage du sensible ne peut se faire que de concert, sans marque de clan : sans ennemi. Où le politique et l'artiste deviennent des humains débarrassés de leurs personnages à fonction sociale : ce qui demeure impossible puisque leurs rôles sociaux disparaitraient et dans ce cas ne pourraient pas produire du sensible identifié même identifiable. Politique et arts restent incompatibles dans un système social de domination. Jacques Rancière serait-il devenu le philosophe contemporain de l'insignifiance ? Avec l'inconscience en plus de vouloir l'expliquer : expliquer la justification de la perte du sens par des textes illisibles dont se détache toute curiosité et l'intérêt du lecteur concerné. « La métamorphose des Muses » (sonic process 2002) va dans le même sens : une commande que personne ne lira jusqu'au bout et qui n'alimente rien, juste « le monopole de l'apparence » que dénonçait Guy Debord sur le spectacle social de la consommation. Constatons que les textes de et sur l'art sont infectés par l'insignifiance, sans doute pour une nouvelle expression : « l'art de l'insignifiance » qui envahit les marchés. Et dont le philosophe Jacques Rancière se fait malgré lui l'un des chefs de file ?

 

Note
[1] Il existe une tradition spécifiquement française d'économie mixte, mi-publique, mi-privée, où le dialogue entre les représentants des intérêts économiques et sociaux et l'État était permanent. « En avril 1991, date à laquelle un décret du gouvernement de Michel Rocard autorise les entreprises publiques à ouvrir leur capital à hauteur de 49,9 % à des actionnaires privés. Trois opérations vont alors s'enchaîner en quelques mois, touchant le Crédit local de France en décembre 1991 (20 % du capital), Elf Aquitaine en mars 1992 (2,3 % du capital) et Total en juin 1992, entreprise dans laquelle la part directe de l'État passe de 33,9 à 15 %, rapportant 9 milliards de francs au Trésor public. » Philippe Denoix. « Le programme de 1993 avait prévu le passage au secteur privé de vingt-sept Services publics. Sur ce total, treize sociétés purent être privatisées. Parmi les plus importantes figuraient Saint-Gobain, la Compagnie générale d'électricité (future Alcatel-Alsthom), la Société générale, Paribas, Suez, le Crédit commercial de France, Havas et Matra, auxquels devait s'ajouter T.F.1. Les actions de ces sociétés furent vendues en Bourse par une série d'offres publiques de vente, dont le produit encaissé par l'État atteignit 73 milliards de francs. » P.D. L'État a encaissé, sur cinq ans (de 1993 à 1998), environ 300 milliards de francs (50 milliards d'euros) en recettes des privatisations, selon l'estimation du gouvernement, donc : certainement plus. 

 

janvier 2010
3.
Sécurité Sociale et ségrégation 1

Je reçois ce mois de janvier une missive de la Sécurité Sociale me demandant de prouver ma « résidence stable et effective en France » en « attestant du caractère permanent de la résidence ou du séjour d'une durée supérieure à six mois » sous peine de perdre mes droits. Voici un ordre qui va expulser tous les pauvres sans domicile des droits à la santé en France. Cette missive anonyme de la Sécurité Sociale est comme une « assignation à résidence » des citoyens français ordonné par l'Etat et contrôlé par la Sécurité Sociale. Chacun sait que pour retrouver n'importe qui, l'administration la plus compétente est la Sécurité Sociale (les huissiers le savent bien). C'est elle qui détient toutes les informations attribuées à chaque Français à sa naissance ou à sa naturalisation : le numéro de Sécurité Sociale est là pour le prouver. C'est elle aussi qui voit que chaque Français ou étranger travaille ou ne travaille pas, où il réside ou ne réside pas. La Sécurité Sociale est l'oeil de l'Etat sur chacun des Français. Mais pour une sécurité sociale : l'exclusion se dévoile et ses premières victimes sont ceux désignés comme « vagabonds ». Et ensuite, ceux désignés comme qui ? La demande de preuve de « résidence stable et effective en France » par « la présentation de son avis d'imposition » prouve que le gouvernement par des voies détournées a endettés ses citoyens et qu'il veut plus d'argent et faire un coup double : renforcer l'exclusion (se débarrasser des populations françaises insolvables, mais où et comment ?) et coincer les pauvres qui « oublient » de payer les impôts. Voici des abus médiocratiques du pouvoir contre les citoyens, et chacun sait que l'exclusion n'est qu'un leurre pour légitimer un gouvernement.


2.
Prévention pour cultiver la peur, mais pourquoi ?

Chaque mois avec mon relevé de compte, ma banque, ma compagnie de téléphone, mon assurance, etc., m'envoient un dépliant d'information sur des sujets estimés d'intérêt pour la communauté, je suppose. Ce mois-ci, je reçois l'information « Surfez en toute sécurité sur Internet » et « sécurité renforcée sur www.mabanque.fr » dont voici les recommandations émises par la compagnie privée, mais rapportées des recommandations du gouvernement français dont l'adresse est indiquée à la fin :

« RAPPEL : quelques règles simples et efficaces
1) Modifiez régulièrement votre code confidentiel et les signatures protégeant vos accès à vos opérations (ordres de virement et de placement).
2) Protégez votre ordinateur avec un antivirus à jour, un pare-feu et des mises à jour régulières de votre système d'exploitation.
3) A chaque connexion sur www.mabanque.fr, consultez les messages envoyés pour chaque ajout ou modification d'un bénéficiaire de virement.
4) Vérifiez à quel site vous avez affaire. Saisissez vous-même directement l'adresse d'un site grâce à votre navigateur web ou cliquez sur des liens sûrs mis en favoris. Ainsi, ne vous connectez jamais à www.mabanque.fr à partir d'un lien reçu par courrier électronique.
5) Retrouvez les bons réflexes à acquérir sur le web en consultant www.surfez-intelligent.gouv.fr »

(avec la photo d'une femme heureuse habillée de blanc propre qui sourit de toutes ses dents blanches, assise pieds nus par terre devant et pas sur son canapé (il fait chaud : elle n'est pas pauvre), avec son ordinateur portable sans fil à ses pieds (en dévotion) dans le ton de l'ameublement et ouvert (l'objet de consommation jetable qu'elle fait fonctionner avec le sourire) sachant que les machines ne fonctionnent jamais comme il faut et que ça agace plus que ça ne remplit de joie.)

  La première réflexion qui vient à l'esprit est : mais protéger quoi et se protéger de quoi ? S'il faut se protéger, c'est qu'il existe une hostilité : quelqu'un qui veut me nuire personnellement. Mais ai-je des ennemis identifiables qui aient le pouvoir de manipuler ma connexion Internet ? A part les services de surveillance attachés au gouvernement, je ne vois personne d'autre qui a le pouvoir de s'introduire dans mon ordinateur volontairement pour me nuire personnellement.
  En fait, ce type de message est : un générateur d'occupations de l'esprit, une stratégie d'accaparer votre esprit : « régulièrement modifiez votre code confidentiel », « vérifiez à quel site vous avez affaire », et une incertitude quant au bon fonctionnement du programme sur le réseau du producteur qui se cache derrière l'hostilité d'ennemis inconnus. Et surtout : de la publicité masquée en prévention.
  La période de la diffusion des virus informatiques par de jeunes programmeurs PC pour tester leurs aptitudes est révolue. Il n'y a plus de virus informatiques dans les machines ni dans le réseau. Par contre, il existe une grande quantité de « malwares » : des petits programmes malveillants qui s'introduisent dans votre système pour vous obliger à acheter les produits des mêmes émetteurs de « malwares ». Généralement les programmes détruits. Si c'est le cas, c'est que vous avez surfé les sites commerciaux agressifs.
  J'ai testé les cinq programmes antivirus les plus utilisés sous Windows en faisant « scanner » les disques durs de mon ordinateur par ces cinq antivirus à la suite. Le résultat est qu'aucune détection de virus ne se recoupe : chaque antivirus a « trouvé » ses propres virus dans différentes applications. Un antivirus aujourd'hui ne sert plus à rien qu'à ralentir son ordinateur. Un part-feu bien conçu par contre permet de voir ce qui rentre et ce qui sort de son ordinateur connecté sur Internet. Il existe des parts-feu « freewares » gratuits qui font bien le travail. A l'usage c'est un peu agaçant, car une fenêtre de commande apparait à chaque intrusion.
  Mais que font ces « malwares » ? Peuvent-ils détruire mon ordinateur ? Non. Peuvent-ils détruire le système d'exploitation ? Non. Peuvent-ils me voler ou détruire mes fichiers sur mon disque dur ? Non. Alors, de quoi parle-t-on ? De perte de temps, de désagréments avec les applications et le système d'exploitation Windows "infectés", cibles de ces « malwares » : dans ce cas ils faut les jeter parfois formater le disque puis les réinstaller. Les systèmes d'exploitation Macintosh et Linux semblent être dispensés de ces désagréments. Ce qui est vrai pour Linux est faux pour Mac où son System X est la propriété à 60% et est conçu à l'image de Microsoft, mais les désagréments ne se voient pas contrairement à un système comme XP. Le seul système d'exploitation indépendant et gratuit est Linux : c'est vrai que ce système d'exploitation n'a aucun intérêt d'être attaqué par des « malwares » puisque tout est gratuit et tout est visible. Si Linux n'est pas utilisé pour surfer Internet, c'est que l'utilisateur ne veut rien connaître au réseau informatique.
  Quant aux paiements sur Internet, c'est une autorisation de mouvement et en aucun cas un paiement pour un produit. Le paiement se fait plus tard entre sa banque et l'organisme payé. L'argent ne circule pas sur Internet seulement les chiffres et une erreur de chiffre est toujours possible, mais pas de paiement. Quand on n’a rien à cacher, pas besoin de programmes sécurisés. Ça fait 13 ans que j'ai le même mot de passe à cinq chiffres.
  Donc à quoi sert cette prévention inutile ? Si les risques n'existent pas ? De la publicité masquée en bienveillance malveillante. Cette prévention sert à maintenir la clientèle dans le sentiment d'insécurité pour qu'elle achète et occupe son esprit en continuité à ce qui n'est pas de soi. Le temps d'occupation d'esprit se vend et s'achète. « Des ennemis inexistants qui en veulent à votre vie » est le classique pour tenir les populations dans la terreur, prête à obéir et à payer (se soulager). Le sentiment d'insécurité sert à construire les dictatures autoritaires politiques ou commerciales masquées d'un sourire de bonheur pour exploiter les populations prêtent à se soumettre naturellement. C'est l'entretient de la médiocratie. Mais ça, nous le savons tous déjà. [1]


1.
Le procès des « curators » ou les nouveaux commissaires d'expositions

Curateur, trice : Personne qui est désignée par le juge des tutelles pour assister une personne majeure incapable (le Robert) et en anglais un pasteur ou le gardien d'un mineur (Oxford English Dictionary). Donc les « curators » d'aujourd'hui (les nouveaux commissaires d'expositions) sont les assistants des artistes incapables ? Ils sont devenus actifs, mais ne sont plus les gardiens de musée ou de collection (Oxford English Dictionary). Il me semblait bien qu'il y avait un problème, visitant les expositions d'art contemporain aujourd'hui. Il existe certainement aussi parmi ces « curators » le désir de ne pas guérir (« curator » vient de « to cure » guérir en anglais) en exposant plus leur ego que des oeuvres d'art qui communiquent du sens. Ce sont eux qui font les pages de presse pas les artistes. Le curator d'aujourd'hui fait de l'egoration [2] pour le prestige national (des nations qui financent) en « oubliant trop souvent » de rémunérer les artistes incapables qu'ils ont choisis volontairement. La nationalisation de l'art a permis de rendre l'artiste anonyme et insignifiant, devenu un élément décoratif pour le prestige national de l'exposition. La guerre des nations passe aussi par la confrontation d'expositions d'art contemporain, mais en fait décontemporanéisé même désubstancialisé : qui ne veut rien dire que de banaliser des notions à peine comprises dans une pratique plastique industrielle automatisée. Des artistes majeurs incapables qui ont besoin de curateurs pour s'exposer soutiennent et renforcent la médiocrité de ces expositions. Mais personne ne veut se retirer depuis 30 ans. Sans honte, la médiocrité de ces expositions est « valorisée » [3] à coups de grands tapages médiatiques exposant la médiocratie des nations autoritaires et totalitaires. Au nom des nations, l'art des artistes capables est dissimulé.

Comment les « curators » ont-ils usurpé le pouvoir ?
Grâce aux artistes majeurs incapables qui sont beaucoup plus nombreux que les capables. A cause des expositions « thématiques » qui ont volés le sujet des artistes : leurs démarches artistiques. Les artistes capables se sont planqués, ils ont eux peur de la masse incapable. Sans forte personnalité, ces artistes incapables ont délégué le pouvoir de l'artiste au commissaire d'exposition. Le commissaire d'exposition s'est approprié le rôle, de mettre en scène l'insignifiance, mais de façon spectaculaire. Société de spectacle (dénoncé par Guy Debord) oblige. Il n'y a que le spectaculaire qui puisse « sauver » l'apparence, de masquer une volonté de destruction des arts, de masquer les médiocrités, en imposant des thèmes à respecter, mais uniquement pour les ignorants. Les visiteurs sont tenus dans l'ignorance et impressionnés par des textes de présentation qu'ils ne comprennent pas. En effet, l'insignifiance est incompréhensible.

 

Notes
[1] voir Internet, quel est ton intérêt ?
[2] egoration : mise en scène spectaculaire ou décorative de soi pour être adoré par les autres, motivé par sa frustration. Une adoration décorative.
[3] je pense aux « belles photos » sur papier glacé des magazines d'art. Chacun sait que la photo n'est pas l'oeuvre, mais qu'une mise en scène de celle-ci dans l'esthétique du magazine. L'esthétique du magazine vole l'esthétique de l'oeuvre pour mettre celle-ci au niveau d'une illustration décorative.

 

 

décembre 2009
1.
Les arts plastiques. Biennale de Lyon 2009. Niveau général très bas. Comme celui d'étudiants copiant approximativement les intentions des artistes du passé aux fortes personnalités dont eux-mêmes sont dépourvus. Ce qui est montré génère un désintérêt pour cause d'usage généralisé de la banalité. Une décoration de la banalité. C'est une affirmation du désoeuvrement des objets d'art. L'installation publique de son égo standardisé a remplacé l'exposition de l'oeuvre, d'une intention de compréhension de l'existence. Tiens, on constate aussi, l'entrée des pays du tiers monde (artistes des pays « pauvres ») dans la ronde médiocratique de l'art contemporain occidental d'aujourd'hui. Comment ces cultures non occidentales peuvent-elles accepter d'intégrer la médiocratie occidentale ? L'art contemporain officialisé n'a rien à dire, que de celui d'obéir aux critères de sélection de la médiocrité. Nous sommes affligés devant ces « artistes » courbant le dos à l'autorité politique et économique qui n'ont rien à dire que se montrer eux-mêmes banalisés. Les politiques culturelles se sont emparées des arts pour les détruire. La Biennale de Lyon est l'un des témoins de cette destruction volontaire de l'art.


2.
La friche de Lyon est un lieu dévasté destiné aux artistes [1]. Avec l'artiste Nataly Nato nous nous sommes retrouvés enfermés dans l'allée centrale de la friche. Pas moyen de retourner dans les bureaux dont l'accès est fermé à clef et pas moyen de sortir, la grande grille étant fermée à clef aussi. Clefs que nous n'avions pas. Après un certain temps d'attente, un jeune homme à vélo nous proposa de nous ouvrir. En le remerciant, je lui posais la question : pourquoi et en quoi est-ce nécessaire de fermer ce lieu dévasté de la friche, n'est-ce pas contradictoire ? (Des espaces privés peut-être, mais toute la friche ?). Le jeune homme justifia la fermeture de la friche et sa propriété (certains ont les clefs d'autres pas) par le fait que « des jeunes » tagueurs [2] venaient taguer les murs de la friche en y laissant leurs bombes de peinture et leurs cannettes de bière trainer. Ca fait sale et les « résidents » de la friche ont décidé de fermer la friche entièrement. D'autant plus que de temps en temps des « officiels » viennent visiter la Friche de Lyon. Ils ne pouvaient pas ramasser à chaque fois les « ordures » des tagueurs. Ils ont donc fermé la Friche de Lyon, un bâtiment malsain pour la santé qui sert de dépotoir aux « artistes résidents propriétaires ». J'ai eu envie de lui demander à ce jeune homme s'il votait Front national et allait à l'Eglise le dimanche ; à voir son état d'esprit réactionnaire dans un si jeune âge, a de quoi choquer dans ce lieu marginalisé. Il ne se rend pas compte qu'il applique la politique d'exclusion de ses maîtres qui lui permettent de vivre dans les poubelles. Voici encore un pilier, un complice « innocent » de notre société autoritaire qui agit contre les autres et non pas avec les autres.


3.
Nous avons été désagréablement surpris du virement de la réalisatrice-comédienne Marina de Van. Dans son premier film très prometteur : « Dans ma peau » 2002, elle remettait en question la normalisation de nos sociétés de consommation jusque dans l'attitude journalière de chacun sur le modèle qui « réussit » en y introduisant un comportement incompréhensible, hors-norme révélateur d'un état d'esprit social standardisé. Bravo. Dans son film suivant : « Surtout ne te retourne pas » 2009, il semble qu'elle est opté pour une explication psychologique pour justifier les « dérangements » du personnage. L'explication psychologique (nous le savons bien) interdit la remise en cause du (système) fonctionnement social : au contraire, elle l'homologue et l'approuve. L'explication psychologique permet de culpabiliser l'individu par ses actes non conformes et contre la société : c'est une répression sur l'individu indésirable : une exclusion. Une façon de rendre coupable l'individu des maux de la société, alors que c'est le contraire. Marina de Van termine son film avec une fin heureuse où chaque personnage retrouve sa place dans cette société. En fait, elle s'est conformée au modèle dominant du cinéma de propagande qui montre le bonheur dans notre société répressive. Imaginez notre déception : elle est passée d'un film d'auteur indépendant qui réfléchit et choque à un film politiquement correct pour le festival de Cannes. Marina de Van préfère sans doute être une VIP dans la famille du festival de Cannes que d'avoir le courage de son indépendance artistique. Dommage. Mais me dit-on, il semblerait qu'elle n'est pas mesurée la portée et le sens de son premier film... (?)


4.
Je tombe en panne de batterie le soir face à une station Total (dont l'Etat détient encore 15%). Le garagiste me propose de recharger la batterie pour la nuit. Nous sommes bloqués pour la nuit à Mende. Le lendemain matin je vais reprendre ma voiture. Le garagiste me dit que mes clés sont à la caisse. Je demande mes clefs à la caisse, mais la caissière me demande 12 € pour la recharge de ma batterie. Il faut savoir qu'aucun garagiste ne fait payer ce service qui ne coûte rien. Surpris, je refuse de payer cet abus. La caissière justifie le paiement du service par des mensonges dont elle parait être convaincue : le prix exorbitant de l'électricité ! De toute façon, c'est impossible de ne pas payer sans blesser personne. Je m'y suis résigné pour récupérer mes clefs de voiture et partir vite de cet endroit. Voici encore un pilier, un complice « innocent » de notre société autoritaire, une personne qui agit contre les autres et non pas avec les autres. Il ne me reste qu'à boycotter la société Total. En dehors de sa forme de « travail de kapo » [3], cette dame comme tous les autres ne sont-ils pas de compagnie agréable ? Le contrat de fidélité à son obéissance salariale rend n'importe qui monstrueux.

 

Notes
[1] une friche est un bâtiment insalubre, généralement industriel, inutilisable en l'état par l'Etat ou les promoteurs immobiliers et souvent pollué, laissé aux artistes en tant que « faveur politique » dans le cadre de « politique culturelle d'intégration ».
[2] nous constatons que « le “jeune” demeure toujours un ennemi potentiel pour les gouvernants » à cause sans doute de ses soulèvements possibles... La mémoire de mai 68 est encore vivace !
[3] kapo est une contraction de « Kamerad Polizei » c'est-à-dire Camarade Policier, nommé ailleurs « Blocksführer » chef de bloc. Les kapos étaient des prisonniers désignés par les SS pour garder et surveiller chaque baraque des camps de concentration de la Seconde Guerre mondiale. Ils étaient connus pour leur extrême cruauté quotidienne dont aucun ne s'est repenti, mais dont quelques-uns se sont suicidés à la fin de la guerre.

 

 

novembre 2009
1. Des millions de gogos ont cru aux effets destructeurs de la grippe H1N1 (de quelques poulets asiatiques) et se sont fait vaccinés avec de l'anis étoilé qui a surenrichi soudainement ses belligérants (actionnaires de Roche et ses filiales) : c'est à cela que l'on constate la force convaincante de la propagande de l'Etat (au service des entreprises privées), dont certains doivent encore croire qu'il est au service du public. Chacun a payé pour rien « 110 € par personne vaccinée » à l'industrie pharmaceutique privée et à ses actionnaires membres de l'Etat. Médiocratie, médiocratie pourquoi es-tu si appréciée ?

Lecture utile
La campagne de lutte contre la grippe A (H1N1) : bilan et enseignements. in Rapport de la Cour des comptes public annuel 2011 .pdf 184Ko
http://www.ccomptes.fr/fr/CC/Sommaire-25.html
http://www.ccomptes.fr/fr/CC/Publications.html


2.
Fantasmons comme la majorité des protagonistes actifs dans l'humanité occidentale par la communication d'un scénario catastrophe.

Nous avons appris, dans la région toulousaine l'existence de camps de concentration sans fours et de déportation (principalement vers Mauthausen), peuplés par tous les indésirables du régime pétainiste. Toulouse était pétainiste et de nombreux collabos et délateurs ont sévi. Nous avons appris l'existence du camp de Noe, à quelques kilomètres de Toulouse, qui interna environ 1 demi-million de personnes dont, après la guerre environ 300 000 réfugiés espagnols fuyant la guerre civile et la dictature de Franco, et masqué en service de santé comme « camp-hôpital ». Ce camp resta en état de fonctionnement encore deux années après la fin de la guerre. Ces informations viennent du musée de la déportation et de la résistance de Toulouse.

Imaginons maintenant la réouverture de ces camps, gérés par l'excellente organisation des Caisses d'Allocation Familiales, peuplés par les indésirables créés par et que l'Etat puis le département et l'Europe financent à travers la CAF au taux juste en dessous du minimum vital et, menacé de mort à chaque trimestre par : « si vous ne remplissez pas (...) le versement sera interrompu » (sic). Il y a quelque chose de troublant, à mettre en parallèle des organisations efficaces qui ségrégationnent, qu'elles soient National Socialiste ou étatique comme l'Administration banalisée face à la possibilité et à la réalité du camp. Nous avons superposé deux affichettes, l'une de l'histoire du camp de Noe (par Eric Malo aux éditions Cairn à Pau) et l'autre, une information préventive de la CAF pour déclarer sa pauvreté sur Internet : cela nous donne un système répressif autoritaire contre une classe indésirable : les pauvres. Dont un camp d'extermination serait créé spécialement pour cela.

Ce possible n'est pas un exemple de médiocratie, mais un exemple de banalisation de l'exclusion qui autorise l'extermination du pauvre, « étranger indésirable » généré par notre société. Un élargissement des camps déjà existant comme l'hôpital et la prison dénoncés par Michel Foucault [1]. Et créer ainsi des Poubelles à Humains. Le pas à franchir n'est pas si grand, il suffit que les citoyens « normaux » amplifient leur haine contre les citoyens désignés comme « anormaux ». Aussi le camp s'est étalé à toute la Nation, car chacun doit être sous contrôle devenant plus pauvre. Les lois changent pour criminaliser ceux et celles qui avant ces nouvelles lois étaient des citoyens sans histoire. Aujourd'hui comme des prisonniers ou des fugitifs, ils doivent être vigilants. Les zones à pauvres ont toujours été localisées dans le camp national. Les Grands Ensembles d'HLM par exemple sont la version moderne des camps de concentration nazis sans extermination construits et destinés aux indésirables et défavorisés de la société française : les étrangers appauvris « inactifs » au chômage avec leur famille, en attente d'expulsion depuis la crise de 1973 (la fausse crise pétrolière qui a justifié les licenciements massifs et spectaculaires et a définitivement scellé la peur dans les masses populaires). Début de la politique d'exclusion des travailleurs étrangers de Giscard d'Estaing qui se réalise avec la politique anti-terroriste de Nicolas Sarkozy. Ne pas confondre camp de concentration et ghetto. Nous disons bien camp de concentration en dehors de la ville « les banlieues péjoratives posant des problèmes sociaux » (sic) rassemblant plusieurs communautés et non le ghetto qui est un quartier de la ville où une seule communauté vit séparée du reste de la population. Mais l'Europe, ne devient-elle pas un nouveau camp de concentration avec zones-de-pauvres délocalisées ?

et si le camp de Noe était géré par la CAF ?


3.
Si je me vends


4.
Dans les aéroports en France, le mot « pour votre sécurité » a été remplacé par le mot « pour votre sureté ». La protection est remplacée par la certitude et la certitude ne peut que présager de l'hostilité : de suspicion de culpabilité où chacun est « potentiellement ou en puissance » un criminel terroriste s'il ne prouve pas le contraire. Tout le monde suspect passe par la fouille. La sureté contrairement à la sécurité élargit le champ d'arrestation aux innocents coupables.

Maison de sûreté : prison.
Chambre de sûreté : où sont maintenus les individus arrêtés avant leur transfert.
Période, peine de sûreté : ne comportant aucune mesure de sortie ni de suspension de peine.

Maison de sécurité : maison de gardiennage.
Chambre de sécurité : coffre fort.
Période de sécurité : accalmie des criminels au pouvoir, période de paix.
Peine de sécurité : isolation en asile psychiatrique.

 

Notes
[1] Michel Foucault : Surveiller et Punir, 1975

 

mars 2008
1.
A propos du livre publié dans la collection « Chemins Philosophiques » intitulé « Qu'est-ce que la musique ? » par Eric Dufour aux éditions Vrin.

La lecture de ce petit ouvrage m'a étonné comparée à la renommée de la maison Vrin. En effet, le titre même est en porte à faux avec son contenu et aurait pu être « qu'est-ce que la musique occidentale savante » qui bien même ne répond pas à la question dans le livre. L'auteur ne parle qu'avec des lieux communs qu'il s'approprie et les maquille en concept. Un exemple à la page 10 qui serait la thèse du livre où il dit : « le divers qui apparaît à la sensibilité, c'est-à-dire le donné sensible, ne peut être identifié, déterminé, qu'à travers les concepts dont nous disposons c'est-à-dire notre connaissance. » Du beau mot pour exprimer le lieu commun que : nous ne pouvons percevoir ce que nous ne connaissons pas (ce qui est faux avec l'exemple des enfants), sont des restes risibles qui proviennent d'une intelligence conditionnée. Bref, un livre qui ne sert en rien la connaissance de la musique, mais plutôt la misère de son auteur et une maison d'édition qui s’est faite trompée. La musique n'est pas la partition occidentale qui n'est que le projet pour la réalisation d'une musique et, la question de savoir qu'est-ce qui identifie l’œuvre musicale reste d'un intérêt secondaire en regard de la question posée : « Qu'est-ce que la musique ? ». Question qui appelle à une recompréhension d'une pratique reléguée aujourd'hui à une diversion. Dans son second chapitre sur la musique et le langage, l’auteur aurait dû prendre connaissance des recherches en linguistique à partir de Ferdinand de Saussure. La question de la musique en tant que langage a été résolue : la musique n'a pas de signifié ou un signifié très pauvre uniquement dans un contexte fonctionnel. La musique ne propose pas du sens, mais du sensible à la reconnaissance de variables qui nous font impression(s) ou pas. À l'heure où la musique côtoie les sciences cognitives, le livre d'Eric Dufour est une accumulation d'insignifiances et n'explique rien. J'imagine qu'il ne doit pas y avoir beaucoup de musicien-philosophe à qui cet ouvrage aurait pu être confié aujourd'hui pour que cet auteur s'en empare ? Je constate en effet que nous nous sommes engouffrés dans une ère de médiocratie, où le bon sens et l'intelligence ont été abandonnés au profit d'un contentement limité à l'insignifiance. Je ne pouvais rester muet quant à la pauvreté de cette publication (qui représente une situation globale préoccupante). Toute la collection « Chemins Philosophiques » semble être une escroquerie commerciale : comment faire comprendre des concepts si fondamentaux dans si peu de page et par des incompétants ?

 

juin 2007
1.
Charte des artistes qui ne se vendent pas (pas de prix, pas de prise). Charte contre les vendus.
Nous artistes qui ne se vendent pas exigeons le retrait immédiat de la loi HADOPI (voir page anti-sacem). Nous artistes refusons d'être le prétexte à la répression du public qui profite à un tiers parasite : les politiciens et spéculateurs financiers :

1. Nous artistes refusons d'être le prétexte à la persécution de nos publics nécessaires à notre existence : nous refusons d'être le prétexte à leur souffrance.
2. cela par l'adoption de lois, sans qu'aucun des seuls intéressés soient consultés : c'est-à-dire les artistes et les publics :
3. l'interdiction de jouir de nos créations artistiques qui de toute façon leurs sont destinées.
4. Nous refusons tout intermédiaire qu'ils soient politiques ou économiques entre nous artistes et nos publics : intermédiaires qui s'enrichissent sur notre travail et exploitent nos oeuvres sans nos accords.
5. Nous refusons de rentrer dans un processus de faire payer notre gratuité par des intermédiaires qui nous volent.

Artistes qui signent = artistes qui ne se vendent pas
Artistes qui ne signent pas = artistes vendus

 

avril 2007
1.
Sujet prometteur et travail bâclé.
Il ne suffit pas Nicolas Darbon de taper sur Internet dans un moteur de recherche dominant « Musique & chaos », de copier les textes résultants et les coller ensemble pour faire un livre. Les Musiques du Chaos est un ouvrage insuffisamment documenté et dont les informations pêchées n'ont aucune liaison ce qui ne révèle pas grand-chose du concept même de chaos, mais le survole d'anecdotes, colle même des compositeurs qui ne s'attachent pas au concept comme Iannis Xenakis (musique stochastique) ou György Ligeti qui n'a pioché que quelques figures pour l'expérience. Pourtant, le mot chaos renferme en chacun de nous tout le fantasme de ce que pourrait être capable la liberté, une fois relâchée au-delà d'une complexité de bon goût. Beaucoup de musiciens en dehors du réseau institutionnel, se sont attachés à créer des musiques incontrôlables issues de l'idée du chaos et qui revêtent des formes très variées : rien, aucune mention de leurs travaux : il fallait trouver le courant avec tous les noms concernés et reliés par leur pratique du chaos. Il n'est en aucun cas question, non plus dans ce livre du vide ou de la confusion chaotique existant dans la création musicale : du processus même de création de la musique (qui apprivoise le chaos) et dont personne ne parle jamais. Pourquoi les éditions l'Harmattan publient ce type d'ouvrage inachevé ? Cela n'alimente en rien la connaissance de la musique. N'y a-t-il aujourd'hui que la médiocrité qui se publie ? Nous attendions une véritable recherche approfondie sur le sujet et non un survol bâclé, détourné et peu documenté.

 

décembre 2006
1.
Le pire : toutes ces années après, à l'age où je commence à perdre la vue (presbytie), où les douleurs se font plus fréquentes (déplacement de vertèbres, tendons douloureux au bras et aux genoux), rien n'a évolué : mon désir de sérénité (depuis mon adolescence) est constamment contrarié. Je retombe dans les mêmes schémas conflictuels en rencontrant toujours le même type de personnes : celles qui sont torturées et qui torturent les autres, celles qui n'ont aucun désir de réaliser une création, mais plutôt : s'agiter dans le « mensonge social » avec une assurance illusoire de « gagner sa vie ». Je sais que des personnes sereines et intelligentes existent ! Je suis constamment confronté aux interdits, du plus simple au plus sournois : de l'interdiction de fumer aux censures inconscientes de mon entourage aux censures économiques de la profession. J'ai toujours autant de difficultés à ce que le public aperçoive mon travail, les programmateurs ne répondent pas à mes appels. Je me sens étranger un peu partout, surtout dans mon pays natal où je suis acculé à ne plus pouvoir agir, bâillonné et attaché. Je dois être un insupportable emmerdeur pour en arriver là à 45 ans ! Ma situation d'isolation atteint ce dont tout dictateur rêve : des prisons sans prisons où les révoltés ne peuvent plus agir, où les intellectuels marginalisés ne peuvent plus communiquer leurs pensées, où les artistes ne peuvent plus montrer leur art.

 

Septembre 2006
1.
Une loi interdisant de fumer dans les lieux publics et notamment dans les bars-tabacs

Quelle est la réelle motivation d'interdire par la loi les gens de fumer ? La décision parait démesurée au regard du libre arbitre de chacun. C'est vrai que certaines compagnies de tabac ont exagéré en introduisant dans leurs cigarettes des produits addictifs, mais chacun reste libre de fumer ces cigarettes ou pas. La santé ? La pollution des fumées des voitures plus dense est plus dangereuse pour la santé que la fumée de tabac. Il y a bien peu de bon sens dans toute cette agitation autour du fumeur. Le sujet est trop innocent par rapport aux décisions politiques prises pour voter une loi d'interdiction. Cela ne nous rappelle-t-il pas l'attitude de l'Église chrétienne, qui s'attache à des sujets mineurs, pour traquer les libres penseurs que l'Église nommait : « hérétiques » ? Fumer est un plaisir sensuel : le plaisir sensuel, c'est le plaisir de la chair et c'est antichrétien. Fumer c'est convivial pour échanger des idées : être ensemble et réfléchir, mais nous sommes loin à ce que fumer crée un soulèvement, une émeute. Le vieux bourgeois va-t-il lâcher son cigare ? N'y aurait-il pas une puissante organisation hypocritomoralisante antitabac derrière cette loi d'interdiction qui se mondialise ? Pour réaliser ce projet d'interdiction de fumer mondial, il aura fallu une fortune gigantesque avec un réseau d'influence international. Ces efforts et ces fortunes contre les fumeurs ne méritaient-ils pas d'être consacrés à des choses plus importantes ? par exemple : une nourriture saine pour Tous, un accès au savoir pour Tous, un accès aux soins pour Tous, un toit pour chacun, la suppression des carburants qui polluent nos vies, etc. Des choses de première nécessité pour l'humanité. Ces « croyants » restent toujours puissants, pénibles et toujours au front [1].

La répression publique anti tabac n'a rien à voir avec la santé publique, mais est une offensive des oligarchies dominantes contre les industries de la cigarette gouvernées par des « mafias » indésirables (qui ne se soumettent pas). L'interdiction de fumer dans les lieux publics n'est que le résultat de cette guerre économique dont la « bonne » morale hypocrite est la stratégie employée. Cela montre que l'opinion publique est une puissance essentielle pour gagner des stratégies de domination. Sachant que l'opinion publique se manipule très facilement avec l'arme de l'indignation.

 

Notes
[1] Les documentaires « Drogues et cerveau - Alcool et tabac poisons en vente libre », « Drogues et cerveau - Cannabis un défi pour la science » (une série de documentaires de Christine Carrière, Stéphane Horel et Jean-Pierre Lentin. ARTE 2005) sont très intéressants pour constater notre ignorance concernant les drogues et que la science ne fait pas autorité dans ce savoir.

Le documentaire sur le tabac semble plus être une propagande anti fumeurs pour justifier l'interdiction de fumer qu'une explication des effets du tabac et des cigarettes et des intensions de fumer : pourquoi fume-t-on ? Aucune argumentation sérieuse n'est avancée sur la dangerosité de fumer, par exemple il ne dit pas que la dopamine est produite aussi par notre cerveau (Cf Jean-Didier Vincent « Biologie des passions »), et en fin de film dire que la nicotine « cause un impact mauvais sur la vascularisation du cerveau » équivaut a dire que la nicotine empêche le sang de s'irriguer : si le sang ne s'irrigue pas : on meurt ! Encore une fois, la nouvelle religion de la science, celle qui « détient la vérité », se trompe dans son arrogance (surtout quand elle sert les idéologies politiques qui servent les intérêts des oligopoles). La cigarette est récente en effet (surtout avec ses produits additifs pour augmenter et empoisonner la clientèle), mais l'être humain fume depuis la nuit des temps (une nourriture aérienne que personne aujourd'hui ne comprend).

Dans le documentaire sur l'alcool (l'éthanol), nous apprenons entre autres que l'alcool fait perdre le glucose (le sucre) au cerveau et même qu'il « atrophie le cerveau » (sic). Personne ne parle et n'étudie la réversibilité des affections de l'alcool, comme si l'alcoolisation était constante. La cause sociale de l'alcoolisme n'est jamais mentionnée. L'environnement familial est une extension de la pression sociale qui applique ses règles et ses codes à la famille pour que ses membres s'intègrent obligatoirement dans la société. Aussi est remis sur le tapis, la vieille question de l'inné et de l'acquis, ce qui revient a dire : soit on est irrémédiablement damné avec l'inné (né/e alcoolique), soit responsable avec l'acquis (devenu/e alcoolique), mais l'inné l'emporte pour notre propre damnation (la question répond a la réponse : l'acquis ne peut pas venir avant l'inné !), car contrairement a l'acquis, l'inné est mesurable et donc utilisable par la science comme une donnée utilisable par les assureurs pour faire payer ses clients. Nous savons depuis longtemps que cette question ne fait pas avancer la connaissance, mais préjuge d'une morale à justifier sur le comportement indésiré par les dominants de notre société. Si l'alcool existe, c'est pour l'ivresse (la fête) : oublier sa condition servile dans la société pour redevenir soi, puis pour les goûts (le plaisir). L'alcool est une drogue pour celles et ceux qui désirent l'effondrement de soi et dont l'alcool est un moyen autorisé pour sombrer dans l'alcoolisme. Le concept de la santé est une autre façon de dire : « les esclaves doivent être en état de travailler ». On regrette que des arguments, moins tachés de morale ne soient pas avancés, mais la recherche en France est financée par le gouvernement qui désire « des preuves de sa juste conduite » : autoriser l'alcool pour ses gains importants (taxes), tout en faisant de la prévention hypocrite taxable (l'alcool au volant, mais pas l'alcoolisme dans la famille, etc.).

Dans le documentaire « Drogues et cerveau - Cannabis un défi pour la science » il est mentionné que : « Problèmes d'adaptation » pour le scientifique désigné par l'État correspond a « problèmes psychiques » (sic). Avec la dopamine, c'est un problème politique : il faut que la population (servile qui travaille) ne tombe pas dans « une vie de plaisir » (autrement dit de « débauche » qui remet en question le sens de sa vie dans cette société) afin que le système social de l'exploitation des esclaves ne s'effondre pas pour ne plus enrichir les oligopoles. La terreur que les dominants ont de la dépendance aux drogues se traduit par la terreur de ne plus être servis. La dépendance ne vient pas du produit consommé, mais du désir de fuir sa condition et de se perdre ailleurs. Les fumeurs de cannabis passent pour des cas psychiatriques, anormaux (sic) : « ils fument du cannabis parce qu'ils sont malades » (sic). Certains vont même jusqu'à prétendre que « le cannabis empêche les jeunes de devenir adultes », mais en aucun cas du système autoritaire dans lequel on doit se confronter et dont certains refusent inconsciemment les règles. Enfin, il parle aussi de l'usage thérapeutique du cannabis pour les schizophrènes. Bien pour les malades, mais pas pour les autres « qui doivent travailler » (sic). Il ne dit rien concernant les différents types de cannabis et ses différents effets, par contre il fait une apologie de la science comme une nécessité pour l'humanité dans la recherche sur le cannabis, mais qui alimente l'industrie pharmaceutique et sert à légitimer la morale politique dominante ?

 

Téléchargements :
. Le journal vigilant d'exemples médiocratiques 2011 (pdf 545Ko)
. Le journal vigilant d'exemples médiocratiques 2010 (pdf 449Ko)
. Le journal vigilant d'exemples médiocratiques 2009 - 2006
. Le désastre de la politique culturelle en France 2008 - 2009

 

Tout ceci dessus est le journal de Mathius Shadow-Sky
réaction

 

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