Vivre l'espèce humaine

toujours du même shadow-sky

 

Si la vie d'un être humain de l'espèce humaine a une durée d'existence limitée : courte, la raison à se faire ne peut qu'être existentielle. Une vie trop longue dévoile les illusions de l'existence. Et connaître les illusions de l'existence n'inciterait pas à procréer qui se réalise avec la terreur de l'urgence de disparaître. L'instinct animal dans l'humain réside dans l'ignorance d'exister et de l'existence même. À ignorer j'existe. Les êtres humains se reproduisent, vivent et agissent d'abord pour le sexe. L'obsession de l'amour, non pas à perpétuer l'espèce, mais consumer (d'orgasme) son logis (son abri), son contexte vital : l'endroit où l'on habite : quelques zones habitables de la surface terrestre : à envahir de sa bête le peu de place restant à vivre. L'émotion de l'attachement à la caresse jouissive = le frottement érectile du coït sans zone de temps (sans limitation saisonnière) : pénétration/engloûtation* agit intensivement sur nos corps sexués dès son éveil, à l'adolescence (= l'aube de l'âge adulte infantilisé), jusqu'à son sommeil, différent pour chacun et chacune (les femelles s'en détachent-elles + tôt que les mâles ? qu'importe).

Le paradoxe entre vouloir vivre la vie et subir la vie (où nos instincts sont conduits par l'ignorance) n'a dans la réalité aucune différence. La vie, en tant que transmission du vivant, gère le sentiment de vivre dans l'ignorance pour ne pas interrompre le processus d'invasion par enfantement intensif. La croissance exponentielle de la population humaine sur le terrain limité de la surface terrestre (des zones habitables) n'amplifie que l'hostilité entre eux (l'inconfort du manque d'espace provoqué et voulu par crainte de solitude), c'est un fait : dans un espace clos (enclos à bêtes sauvages = paradis = zoo humain = ville) limité sans aucune sortie : « l'enfer ? c'est les autres » (jamais soi). Et, la vie hostile est enclenchée. Facile.

L'agressivité généralisée par la généralisation de la capitalisation du système du fonctionnement social (accumuler pour soi au détriment des autres en faisant croire qu'il n'y en pas assez pour tout le monde) pousse dans le sens de la violence et de la déprime jusqu'à l'autodestruction agressive dans l'étouffement de l'espèce (tuer -qui a remplacé occire = mourir dans un combat loyal- est passé du sens de « prendre soin » à « étouffer par surprise, par traitrise »). Pour étouffer par traitrise, il faut une grande dose de rancoeur et de souffrance capitalisée crue causée par le dormeur pour l'assassiner dans son sommeil.

L'assassinat dans la société humaine n'est pas que mortel. L'assassinat agit en permanence dans « le rapport de force » qui se déploie dans « le monde du travail ». Le mensonge du réconfort. Le monde du travail reproduit l'hostilité de la guerre dans la vie civile avec des faux amis et des ennemis (en effet, dans le monde du travail, il n'y a pas d'amis, il y a des connaissances et des faux amis envieux prêts à t'étouffer par surprise = te voler ton capital envié). Au contraire de la guerre, le travail est permanent. Et le repos du guerrier-économe dans le foyer de sa famille est une image désirée irréelle = pas une réalité. L'agressivité du monde hostile du travail déborde dans le monde familial ou l'un n'est pas plus masculin que l'autre est féminin, ce pour imager vouloir la force (= les coups) à l'extérieur et la douceur (= les caresses) à l'intérieur.

Ce fantasme avec ses conséquences (intérieur féminin douceur = doux vagin / extérieur masculin force = bite dure) est le modèle du patriarcat**. Le mâle chassant (pas cueillant) et la femelle enfantant demeurant dans le logis, à l'abri à nourrir et éduquer la progéniture jusqu'à son autonomie ce pour fonder une famille dans un (autre) logis. Le mâle quand il ne chasse pas se soûle avec les copains dans un logis à part loin de la maison du foyer des enfants. La jouissance émotionnelle de l'enfantement reste dans le vécu l'expérience la + intense (on déchante vite : à constater être incapable amener le jeune être humain à son autonomie).

Et ça, c'est un temps de vie qui se répète depuis des millénaires. Si le mâle domine, c'est que la femelle a peur des coups et se soumet à la force brutale ou se soumet à être entretenue (= à perdre volontairement son autonomie). Séduire un mâle par le maquillage de l'apparence sert ce désir de soumission, telle une offensive guerrière. Dans l'autre sens, la soumission psychologique ou l'autre, économique (= l'esclavage) ne fait pas de marque sur la peau, mais en profondeur dans les esprits pour générer la dépression (porte de la névrose et de la psychose), le « burn-out », jusqu'au suicide (rapide de toutes celles et ceux qui se ratent et ne se ratent pas et, lent : alcoolisme, maladie longue durée, toxicomanie, malnutrition, etc.).

La violence des rapports entre humains n'est pas naturelle (argument pour maintenir la violence policière légitime), elle est subie, en réaction, en la re-agissant (la re action devrait activer la re flexion : penser) sans réfléchir. La perversité de la violence, celle de l'engendrer alors qu'elle est inutile, plutôt nuisible à entretenir la haine avec sa souffrance, par soi-même, a quelque chose de lâche et de pitoyable : entretenir sa souffrance et refuser assumer la responsabilité de vivre de bienveillance les uns.es avec les autres (par peur de perdre son capital : sa réputation*** d'être reconnu au sein de la communauté, se disant : autant faire souffrir que de subir la souffrance... pourtant déjà en soi) revient à refuser vouloir savoir à exister. Et, pour quoi refuser savoir ? Pour préserver son inconscience animale crue paradisiaque (à vivre dans les cages du zoo de la félicité portant fausse, mais crue vraie).

 

 

Notes
* voir le sens inexistant proposé en contre sens à la pénétration masculine dans « Nu, le livre de l'oubli du reflet » (2016, disponible à la bibliothèque du centrebombe) :
mascul        à l’opposé        fémin
pénétration      -||-             engloûtation
pénétrer          -||-             engloûter
pénétreur        -||-             engloûteuse
pour : englouteuse de bite et pénétreur de chatte

** On se demande quel serait le modèle du matriarcat ? intérieur masculin douceur / extérieur féminin force ? ou : extérieur féminin douceur / intérieur masculin force ? ou : intérieur féminin force / extérieur masculin douceur ? etc. Une domination quelle qu'elle soit n'est pas favorable au développement de l'intelligence humaine.

*** Sachant que toute réputation est faussée, puisque la réputation nait des commérages (dont la presse se nourrit), de ce qui est cru et non de ce qui est vécu réellement.

 

Introduction au livre ? "Vivre l'Espèce Humaine" ?
Ça, doit-il faire un livre ? Ça pourrait.
À la suite du Mouvement du Monde 1ère partie & 2de partie...

 

Conséquence du
LIVRET DE L'ORATORIO des désobéissances EN COURS D'ECRITURE
Livret inachevé en cours d'achèvement téléchargeable [au format pdf A4] à : l'OROATOIRE des DESOBEISSANCES

 

du dernier au premier venu...

 

 

27 août 2018

L'Ordre et (beaucoup + loin en tout petit) le Chaos

L'idée de l'Ordre est très ancienne, on la retrouve étymologiquement jusque dans la langue indoeuropéenne du sanskrit (mère de toutes les langues d'Europe) de l'Inde (1ère terre connue des Gitans, des Manouches, des Tziganes, etc., ces sociétés européennes en voyage tant pourchassées), mais n'a pas exactement le même sens que celui contemporain (à partir de la Révolution). L'idée de l'Ordre commence par signifier et appliquer la domination de la régularité repérée par la succession des jours et des nuits, et des saisons (savoir important pour les semis et les moissons). Cet Ordre (des choses) donne la nourriture nécessaire aux êtres humains pour vivre. Cet Ordre forme le calendrier et les horaires (pour le travail de la terre-mère-nourricière). C'est l'Ordre qui règle (la vie), nous dit Émile Benveniste (1).

La conviction de l'idée de l'Ordre dans sa vie qui se fonctionne par la loi et le droit, relève d'une terreur très ancienne désignée par le mot « Chaos ». Chaos à l'opposé de l'Ordre est un monde sans repère, sans répétition où l'habitude la coutume la tradition est impossible et inexistante, où le hasard maître du jeu de la vie donne à l'imprédiction le rôle majeur de l'ingouvernable. Dans ce monde, tout ce qui est refusé (dans sa vie de répétitions) y est intégré, tels l'ivresse, le sexe, les arts, les croyances (domaine des religions) : tout ce qui est cru empêché de travailler (pour la survie de l'espèce) : les plaisirs. Le lieu tabou, interdit à qui (pas quoi) est donné un nom : l'enfer (auquel, il fallait donner une opposition au ciel, lieu céleste de l'homomorphisme supérieur). Vivre sans régularité, irrégulièrement, d'irrégularités (sic = d'usurpations) pour les humains au travail est inconcevable, et s'il y est condamné, est un générateur de panique. Combien sont encore terrorisés « d'aller vivre » (sic) en Enfer après leur mort ? L'Enfer est chaud, rouge. Au contraire le l'air céleste froid : bleu ciel (la couleur des garçons ! contre celle rose -mélange de sang et de lait- des filles).

Mais la réalité, sortie de l'imaginaire, n'est pas ce qu'on se figure être réel et cru, voire con-vaincu. L'Ordre total (totalitaire) ne peut pas exister autant que l'idée du « Chaos total ». L'idée du Chaos ne sert qu'à perpétuer (pas de perpetutar, mais de perpetuar) les frayeurs du nouveaux-né en nous toutes et tous. Une frayeur (sans terreur) constitutionnelle au 1er contact de la vie. Cette idée est intensivement cultivée et entretenue, tellement cette appréhension dans tous les esprits humains est présente alors que sa réalité est absente.

Ce qui est à savoir, est l'existence de l'intervalle entre ces 2 idées extrêmes, entre l'Ordre absolu, établissant une similarité permanente sans aucune variation même infime possible (= état de conscience perdu) et le Chaos absolu, établissant une différence permanente sans jamais aucune ressemblance possible même infime (= état de conscience en suractivation). L'intervalle de 2 extrêmes inexistables permet de comprendre l'équilibre réel entre vivre de similarités et vivre de différences (de surprises, d'accidents) contexte qui demande une capacité d'adaptation instantanée (2). La répétition indifférenciée instaure les automatismes (qui se passe de conscience) et l'adaptabilité instantanée dans les différences trouve des solutions aux problèmes qui apparaissent.

Cette terreur cultivée issue de la frayeur première est attisée par l'idée de l'Ordre qui désigne son opposé le Chaos : état interdit puis lieu interdit, tabou (polynésien tabu = ce qui est sacrilège, interdit), à ne jamais faire ni fréquenter. La raison est simple et ne devrait pas s'accompagner de terreur : on ne peut pas cesser le travail (3) qui nous nourrit. L'interdit instaure la morale (pas l'éthique) qu'elle soit laïque ou religieuse où toutes 2 instaurent le pouvoir social politique : commander gouverner le travail. Pour commander, ordonner, gouverner, il faut à la fois inspirer la terreur et la confiance chez celles et ceux censés obéir et exécuter le désir de l'autre. Cette terreur est essentielle pour le règne. Sans elle, pas de despotisme ni de dictature. Sans cette peur du Chaos « vivre la terreur absolue » (sic) aucun pouvoir ne peut s'instaurer ni s'obéir. La base de la soumission repose sur la terreur imaginée imaginaire, telle la damnation, la condamnation de souffrir « mille peines en même temps pour l'éternité ». Pourtant chacune, chacun sait que le cerveau ne détecte qu'une seule douleur à la fois : « t'as mal là, on ou tu te fais mal ailleurs, t'as mal ailleurs ».

On peut comprendre le rôle de la science (4) quand elle clame vouloir découvrir « les lois de la nature » puis celles de l'univers dans lequel vit l'humanité. Elle considère, a priori, que « la nature » a des lois, qu'elle « fonctionne » par des lois. C'est cette idée qui a développé l'idée du mécanisme (réalisé par les horlogers) puis des automates, mélangé à l'idée de la soumission esclave, a donné des automates esclaves : les robots (de robotnik = ouvrier). L'automation prédictible formée témoigne de la terreur de l'imprévu. L'idée des lois se repose sur la perception de la répétition : tous les jours le même jour, même s'il diffère des jours d'avant. L'idée de la loi est de percevoir la même chose considérée similaire, pareille. Ce qui est attendu du scientifique est qu'il apporte des preuves à la « bonne » conduite (morale) des hommes (les nourriciers : ceux qui détiennent le pouvoir de détenir la nourriture des autres). Le devoir de découvrir l'Ordre du monde correspond à la volonté d'ordre des foules des hommes (pour que le pouvoir politique institué puisse imposer ses « lois naturelles » ou au-dessus « ses lois divines », mais dans l'espace céleste, il n'y a personne). Mais, depuis le XXe siècle, les possibles d'une « mécanique quantique » ou d'une « relativité générale » de l'univers (voire de plurivers) n'apportent pas le réconfort attendu des gouvernants commandant ordonnant les gouvernés. Rien n'est sûr et tout se complique ! Dans une telle situation d'ingouvernabilité = de Chaos (5) : « on lâche les chiens » sur les autres. Tout rassemblement de gouvernés protestants se résout (pour les gouvernants) par le massacre (« vas-tu te taire ! » « tient prend ça ! » sic) des manifestants. Dernier outil du pouvoir : la violence. Sport favori pratiqué par les Forces de l'Ordre les Forces Armées, des gouvernés robotisés qui aiment jouer à la guerre contre des (faux) « ennemis » désarmés (de la Jacquerie à 68 et après).

Mais nous le savons depuis l'Iliade que la violence = agir sous l'emprise de la violence, ne donne que des résultats injustifiés qui ne résolvent rien, mais se masque le problème à l'évacuer de sa vue et, qui empire la situation des arrêtés (idées et autres) + qu'elle l'apaise à l'entente par accords à résoudre le différend. Au fond ; à quoi sert obéir à un ordre d'un Ordre ? L'institution de la loi n'existe que pour le sens fondateur de vivre ensemble (bien) par : « l'obligation de ce soucier des autres », ce pour la survivance de nos sociétés. L'obligation de se soucier des autres crée du travail, celui à ce que chacun nourrisse les autres : le physique, l'intellect, l'imaginaire, etc., dans le but d'évoluer. On comprend, à superposer la réalité de la loi contemporaine qui se justifie de l'Ordre, d'agir par la violence (surarmée) avec « l'obligation de ce soucier des autres », comment nos sociétés contemporaines se sont éloignées de cette nécessité première, base constitutive des sociétés humaines qui aujourd'hui se règlent par le chantage du péage généralisé. L'obligation d'autobéissance (= tenir sa parole) « dans le souci des autres » (sans la soumission dégradante de soi à l'autre) est la définition du travail. Le travail pour la vie de la communauté : par sympathie = résonance mutuelle similaire (ciment des sociétés humaines qui se fondent puis se défondent). Le contraire des dyspathies (qui cultivent l'hostilité des rapports humains avec visages souriants) qui créent des sociétés de travail forcé = des sociétés d'esclaves, des sociétés de criminels au pouvoir et de chômage (= d'exclusion) pour détenir une pioche de force gratuite de travailleurs. Aujourd'hui, nous arrivons à un stade où le travail ne se paye plus, où pour travailler il faut payer. Mais payer sans être payé bloque le système social dans lequel nous sommes toutes et tous inclus. Le désir de déséquilibre doit se rattraper avec un contr'équilibre à l'opposé : une entente d'accords, sinon c'est l’effondrement du système dans la ruine. Mais nous avons tous les moyens d'éviter l'effondrement et tenir le déséquilibre maximum qui profite pour quoi et à quoi ? Le déséquilibre ne sert qu'une seule chose : le pouvoir de nuire aux autres.

 

Dialogue familial raisonnable

Papa - Quel est l'idéal de l'Ordre ?
Maman - Supprimer les accidents. *
Fils - Supprimer les accidents... les imprévus ?
Fille - Supprimer les imprévus est une impossibilité !
Papa - Est-ce imaginable, sans imprévu, sans accidents, comment la vie serait ?
Grand-mère - Et comment apprendre à vivre, sans accidents ?
Grand-père - L'accident t'apprend à vivre, à t'adapter dans le contexte de ta vie.
Grand-mère - une vie sans imprévus sans accident sans surprise ; ça serait quoi ?
Fille - Une vie fade.
Papa - Une vie fixée dans la régularité de la répétition des mêmes gestes prévus et prévisibles
Maman - Habituer à l'accoutumé, à tout prévoir et rien n'oublier.
Tous - Oui, ça démontre qu'on a tous peur de vivre les imprévus de la vie.
Tous - Qui est une marque d'affaiblissement de soi, et donc de régression d'adaptabilité à la vie.
Fils - Ou le retour souhaité des humains soumis à une vie inconsciente animale.

* (avec l'argument du nombre intolérable de morts.
Calque des morts en masse du malaise de la guerre civile résolu dans le massacre et,
du sentiment : « le scandale (sic) de la mort » dans une fausse lutte désarmée).

 

Notes
(1) Émile Benveniste, Vocabulaire des institutions européennes, tome 2 pouvoir, droit, religion et tome 1 économie, parenté, société, 1969.
(2) Peut-on avancer qu'une attitude de refus d'adaptation est une attitude tenue par la terreur de vivre, une attitude qui révèle le refus de vivre ?
(3) Pourtant la racine du mot travail est le supplice du trepalium (la croix romaine à 4 branches de mise à mort, celle du Christ (= croix) a 3 branches, où les jambes ne sont pas écartées rendant le sexe visible) cette contradiction vocabulaire d'échange entre ce qui est nécessaire pour vivre et un outil de mise à mort. Cette association torture et travail signifie la souffrance de travailler. Et, que, personne ne désire travailler. Il faut alors se forcer, et cette obligation ajoute de la souffrance qui en exploitation industrielle se nomme : esclavage (1ère industrie de l'humanité). L'ordinateur d'IBM France met en ordre, il ne calcule (= compute) qu'après.
(4) science de con-science = savoir avec. Savoir, acquisition de savoir-faires, c'est-à-dire, la capacité de résoudre les problèmes qui se présentent par hasard ; contrairement à la connaissance qui est passive ou qui ne sert qu'à identifier ce qui est rencontré comparé avec ses références acquises.
(5) Pourtant l'ingouvernabilité de soi n'a rien à voir ni avec le Chaos ni avec le désordre.

L’Ordre (dans notre histoire christianisée) est d'abord ecclésiastique, il est d'abord féminin et désigne la hiérarchie cléricale : « entrer dans les ordres ». Laïque, l'Ordre désigne les différentes « classes sociales », aussi hiérarchie du privilège. Un Ordre classe. Ordre hiérarchique, cardinal (telle la série harmonique de la suite des entiers « naturels ») impose un mérite sur un critère de sélection arbitraire pour les autres. Chacun son Ordre. Est le désordre de l'autre. L'ordre du commandement (militaire) apparaît au XIIIe siècle.

Le Chaos du grec khaos a le même sens précis énoncé par Virgile : « état de confusion ayant précédé l'organisation du monde ». Dans notre idéologie du Big Bang, la période avant : un concentré sans espace de chaleur extrême où aucune structure n'est possible (def. fin XXe d'influence structuraliste). Le 1er état de l'univers des Grecs de l'Antiquité, reste dans l'idée. Dans le même groupe, il y a le grec « khainein » signifiant : s'ouvrir, ouvrir la bouche, béer, mots issus de la racine indoeuropéenne « ghen-" et « ghei- » qui désigne l'idée de vide et de manque. Le passage du manque au tout bouillant changeant : entre la bouche en manque et la bouillie ? L'introduction du mot en politique a été réalisée par Voltaire en 1756. La confusion du désordre social et du chaos est née au XVIIIe siècle avant la Révolution.

 

 

8 août 2018

XXIe siècle.
L'être humain ?
Un puits de comportements stéréotypés

Le monde (humain) est divisé par les humains en humains riches et en humains pauvres. Qui sur la surface de la planète revient pour les riches à habiter les zones acceptables tempérées et pour les pauvres, les climats extrêmes. La zone des pays riches est une petite zone dans l'hémisphère nord de la surface de la planète qui contient l'Amérique du Nord (envahi par les Européens) et l'Europe du Nord (l'Europe du Sud des civilisations méditerranéennes sont au XXIe siècle des zones pauvres).

Le politique a la tâche principale de (re)garde-frontière : il doit empêcher l'afflux de pauvres des zones pauvres dans les zones riches. Il doit « embellir sa ville », marque du triomphe (= prestige = « rayonnement culturel »). Il doit même tout faire pour expulser les pauvres qui ont réussi à traverser le passage interdit ; les remettre dans leur zone et pour les siens pauvres, les placer dans des zones intermédiaires acceptables qui ne dérangent pas la vue dans la cité des enrichis, telles les campagnes où personne ne va et où la pauvreté n'affecte pas l'image du pays et de la ville. La ville, capitale, antre et image-symbole du pouvoir (économique du capital) ; décorée par les architectes et les urbanistes dans la perspective de « la cité idéale ».

Mais quelle est cette « cité idéale » ?

La cité des dieux dominants.
La cité du pouvoir.
La cité des destructeurs en triomphe.
La cité fière des guerriers voleurs-assassins fiers de leurs trophées volés (gardés en banque).

Le problème est que ces Guerriers-Dieux, seigneurs des villes sont en réalité des lâches, des trouillards, des peureux qui ne peuvent agir par eux-mêmes, qui ne peuvent vivre que par le service des autres. Sans ça, ils meurent. Ces autres, celles et ceux qui acceptent le jeu de l'obéissance et de la soumission en échange d'un confort de vie crue confortable, le salariat (forme moderne de l'esclavage autogéré). Les Guerriers-Dieux sont en réalité des Parasites-Hypocrites à qui le servile-peureux donne le pouvoir à l'autre P-H de le-la gouverner sans qu'il-elle puisse (ait le pouvoir de) se gouverner lui-elle-même.

Dans l'esprit de l'enrichi, le pauvre est assimilé à la saleté. Qui elle-même est assimilée à la maladie. La triade Pauvre-Sale-&-Malade (Poor-Dirt-&-Sick) est ce (l'idée) contre quoi l'enrichi (l'or)donne au politique à combattre. Avec cet état d'esprit, on peut comprendre pourquoi la vie humaine sur la planète est quadrillée de frontières en zones de privilèges hiérarchisées où les capitales sont le summum de l'expression du triomphe. Où l'humanité s'entasse. On peut comprendre avec cet état d'esprit, à rentrer dans cette idéologie, pourquoi la vie humaine enzonée sur la planète est alors insensée. Car vivre à « ils se craignent les uns les autres » n'a de sens de vivre que pour les individus en peine.

 

Les artistes ? Tant qu'ils divertissent, restent tolérés.
Mais s'ils touchent à la vérité, ils deviennent des êtres humains inacceptables et sont bannis,
(d'où ? Du monde de l'ignorance publique)
tels les (vrais) philosophes qui aujourd'hui ont disparu (invisibles des populations en privilège).

 

L'esprit des zones est un esprit possédé par la peur. Le peureux et la peureuse par terreur se donnent les moyens de posséder la force. La force pour éradiquer sa peur ? Non, la force qui se trouve dans les armes et l'armée. Des êtres humains armés en masse. Formés éduqués en parfait robot obéissant attaquant et dangereux. Ces soldats-policiers sont toujours des êtres humains issus des zones pauvres, car leur chair doit être mise à disposition et jetable, tels des objets qu'on jette à la poubelle, une fois usagés. L'idéologie-moteur (= qui motive l'action) : « attaquer pour ne pas être attaqué » est la croyance qui crée l'ingérence dans les zones pauvres à exploiter les sous-sols riches en minerais et mettre en esclavage les populations locales qui pour certaines ont disparu (telles des espèces animales disparues, décimées par les humains en surnombre).

 

Le problème du comportement stéréotypé ?
est que
sa prévisibilité empêche toute évolution de l'humanité (vers : l'intelligence de comprendre)
(avec l'outil liberté, nécessaire, voire indispensable à l'évolution de notre espèce).
Le comportement stéréotypé fait de l'espèce sa régression.
Une espèce vivante en régression est une espèce inadaptée à vivre dans son environnement.
Une espèce inadaptée à vivre dans son environnement est une espèce en disparition.

 

L'Homme retourne lentement à la Bête Triomphante *

Nous sommes à un stade où notre jeune espèce veut modeler le monde à son image, à son idée (qui n'est pas la sienne, mais celle du monde des idées qui envahissent nos esprits). L'image est tellement puissante que nous sommes prêts à vivre avec cette illusion Du Monde Décoré. Tel le zoo du paradis tant désiré (derrière une vitrine = « protégé par un écran » trans-parent), qui est Le Jardin Civilisé du monde (= nettoyé des indésirables : les mauvaises herbes, les mauvaises graines qui gênent qui dérangent « l'ordre de la propreté de la propriété ») des dominants en terreur (de terre et d'erreurs).

 

Note
* L'expulsion des vrais artistes et philosophes des cités triomphantes est la marque de cette lente régression humaine (humain ? de cette intelligence donnée à évoluer).

 

 

10 juillet 2018

LES HOMMES ET LES DIEUX
savoir étymo-logique (du grec etumon = signifiant le vrai et logikos = relatif à la raison) IGNORÉ

[sens le + ancien connu entre la séparation du ciel et de la terre] s'est posé entre homo et deo

homo = homme = être terrestre = identique, pareil (et en nombre)

OppOsé à          [= -||- ou -/- n'est pas synonyme de non égal : ≠]

deo = dieu = jour, lumière du (= du soleil) = être céleste (= du ciel) = unique dans le monothéisme, plusieurs dans le polythéisme. (dea = diva pour les femmes). la racine indoeuropéenne de deus est dei = briller, de la lumière du soleil dans le ciel du jour (Zeus est le génitif de Dios). La nuit ? (= nox) il n'y a rien de dit. [Deo, le jour en lumière donne Day, Dia, Dio, Dzien. Adios. Adieu (= ajour). Au jour suivant. Bonjour = Bondieu = Bom Dia. (salut = sauver = servus = servil, n'est pas le mot approprié pour le signe du salut. L'Hello anglais est la variation de Hallo francisé en Allo! (que pour téléphoner) Hi! en anglais, signifie Haut, on lève son chapeau pour saluer (qui a donné HiHat (= chapeau haut) nom des 2 cymbales à pédale de la batterie (= drums) nommée en français "charleston" (charlè) du nom du genre qui l'a fait connaître).]

L'esprit sapiens (= qui sait, du latin sapere) homo invente l'idée de l'être céleste, invisible de l'être terrestre (« s'il y en a sur terre, il y en a forcément au ciel » des êtres, est l'idée). Homo ne peut pas se faire à l'idée d'être seul dans l'univers. L'idée de l'âme (de anima, féminin de animus = souffle de la muse => pour vivre de musique) est le lien imaginé et le sens détourné par les croyants du monopole monothéiste pour réaliser, non : idéaliser le passage à sa mort : de l'être terrestre pour devenir un être céleste (éternel) telle la récompense d'une vie (non gâchée) en fonction des règles du dogme religieux monothéiste dominant (le monothéisme crée l'institution politique de la religion, de la croyance saisie pour vraie). Cette croyance permet tous les sacrifices insensés des croyants, tels : les croyants sont prêts à mourir en esclave pour devenir des êtres célestes à vivre de félicité (le but de la domination est de créer des esclaves). Le paradis (terrestre ou céleste) c'est autre chose, c'est un enclos cru protégé, tel un zoo (du grec paradeisos désignant un enclos de bêtes sauvages) d'où il est difficile de sortir, comme une prison (tel l'Olympe des dieux grecs).

NOMS DONNÉS AUX ESPÈCES HUMAINES DISPARUES (par les homo-sapiens européens) :

. « HABILIS » = qui est habile du latin habere = tenir, pas qui habite (avec s’ha-bite)   a 2 millions d’années
                                                       (oui la bite, le sexe homo mâle, vient d'habiter)
. « ERECTUS » = qui bande (dressé d'erigere, mettre debout droit)                             a 1,5 millions d’années
. « NEANDERTHALENSIS » = du néant de talent ? (l'homme nouveau de la vallée)         a 300 000 ans, disparu il y a 30 000 ans
                         [de neander = neuman = homme nouveau et de thal = vallée]   => a vécu 270 000 ans

Tous sont considérés « sous espèce d'homme préhistorique » (sic) pourquoi « sous » et pas « pré- » ou « proto- » (= avant, qui constitue l'origine qui n'a pas achevé son développement) ? Le savant de la préhistoire est influencé par son contexte présent qui vit dans une structure sociale « hautement » hiérarchisée (qui rendre des comptes à son supérieur de chacun de ses mouvements pour justifier son salaire. Le + haut grade de la hiérarchie est : l'empereur, pour la peur en pire).

même :
. « SAPIENS SAPIENS » + jeune que sapiens (= qui sait qu'il sait) pour « sous-espèce à sapiens » (sic)
                                                                                                                            a 100 000 ans, disparu il y a 30 000 ans.
                                                                 Savoir qu'il sait, l'a-t-il exterminé ?   => a vécu 70 000 années.
. « SAPIENS » (= qui sait, du latin sapere) : nous, les dominants uniques restants     a 300 000 ans
et s'est séparé en 4 groupes : les Asiens, les Africains, les Européens (Méditéranéens du proche orient compris), les Indiens (Amérindiens compris, des 2 continents d'Amérique et d'Europe orientale). Pour 4 couleurs symbolisées de peau : jaune, blanc, noir et rouge. Tous se bagarrent en permanence pour vouloir savoir en permanence qui est le + fort, pour dominer les autres. C'est le stade de l'infantilisme que l'espèce humaine homo-sapiens ne dépasse pas ou entretient depuis 300 000 ans ou est en régression depuis sa mécanisation (à créer des machines esclaves pour tenir les humains en esclavage) ce, pour équilibrer son habilité technologique qu'elle paye avec son incapacité de penser à exprimer le vrai relatif à la raison.

. « AUSTRALOPITHÈQUE » est un homme mis à part par les sapiens : le pithèque est un singe (noir ? sic) de l'hémisphère austral (= sud) d'Afrique du Sud, bien que les singes ne taillent pas des pierres ni ne font du feu... On se demande se qui passait dans la tête des savants sapiens homo d'Europe qui se sont fait posséder par la croyance d'être une « race supérieure » (sic) jusqu'à réaliser les exterminations raciales connues.

Le sens de la hiérarchie dans la classification des homoïdes (hominines ou hominiens) par les savants sapiens d'Europe du passé montre d'abord l'état d'esprit possédé par « un ordre d'échelle de valeurs du mérite » bien qu'arbitraire (instaurée par ces humains sapiens qui révèle par cette hiérarchie, le mépris envers les autres hominiens disparus, les croyants en incapacité de penser), vu d'esprit et jugement qui a priori empêche jusqu'aujourd'hui de comprendre les différentes destinés des différentes espèces humaines hominiennes.

LES CLASSIFICATIONS DE L'ORDRE           (le quel ? le dictionnaire sapiens européen n'a plus l'autorité du savoir mondial des localités)

. HOMININE = tribu d’homininés qui comprend l’homme et l’australopithèque.
. HOMININÉ = sous-famille (sic) d’hominidés qui comprend les hominines (homme et australopithèque) et les panines (chimpanzé et bonobo).
. HOMINIDÉ = famille d’hominoïdés qui comprend les homininés et les gorilles.
. HOMINOÏDÉ = superfamille de primates sans queue comprenant les hominidés (homme, chimpanzé, gorille, bonobo) et les pongidés (orang-outan).
. HOMINOÏDE = classification de primates sans queue comprenant les hominoïdés (homme, chimpanzé, gorille, bonobo, orang-outan) et les gibbons (?).
. CATARHINIEN = sous-ordre de primates (sic) sans queue préhensile et à cloison nasale étroite, qui comprend le macaque, l’orang-outan, le gorille.
. SIMIIFORME simiiforme = rien ? de forme simiesque... ?
. HAPLORHINIEN HAPLOSIMIEN : les simiens simple (= haplo-) : sous-ordre de primates comprenant tous les singes.
. PRIMATE = ordre de mammifères, à main préhensile et à dentition complète, possédant un cerveau très développé. L’homme et les singes sont des primates.
. MAMMIFÈRE = classe d’animaux vertébrés, dont les femelles, à reproduction généralement vivipare, allaitent leurs petits avec des mamelles, généralement recouverts de poils, ayant une température constante, une respiration pulmonaire et un système nerveux central développé.

Il est temps au XXIe siècle de devoir reconnaître que nous ne sommes pas les seuls humains, bien que les autres humains ont disparu, ni ne sommes un anima supérieur, supérieur à qui ? supérieur en quoi ? à nuire et exterminer les autres espèces et vouloir jusqu'à détruire son propre contexte vital pour main tenir son pouvoir (politique) à montrer (aux autres) dé-tenir le + grand troupeau d'esclaves du monde des homo-sapiens aux 4 couleurs. C'est ça le sens de vivre de l'homo-sapiens ?

 

 

10 juillet

Le mot comprendre est un mot insuffisant au savoir

Le mot comprendre pour : « avoir pris conscience du sens de l'existant » est un mot insuffisant au savoir. Dans comprendre il n'y a pas que saisir, s'emparer d'un sens, le retenir dans la mémoire, car ce sens s'échappe. Dans comprendre, il y a avoir, il y a détenir par saisissement, acte de possession pour savoir ? on en doute.

L’anglais understand pour stand under = être debout en dessous = soutenir = to support, to assist a step under, est-ce l'homme debout fier, mais humble, qui sait que sans humilité il est impossible de savoir. Apprehend = to lay hold upon = mettre, maintenu parmi, seize = saisir, avec les mains, les dents, le feu, puis trembler de peur, aussi : to catch (= attrapper) the meaning or idea of = to understand. S'agit-il à se soutenir debout en attrapant le sens de l'acte, pour le re-employer quand sa question de sens se représente ?

com avec prendre = prendre avec = saisir avec quoi ? sa conscience ? la conscience saisie comme les mains préhensibles pour to comprehend, to apprehend (tout en le craignant) the meaning (= le sens) et to grasp (= saisir empoigner) an idea (une idée). Sans les mains, il n'y aurait aucune préhension ni com ni ap : une opposition qui oppose le savoir avec l'ignorance génératrice de la peur = « si on ne peut pas prendre, il faut avoir peur » (sic). Cette impossibilité de saisir pour détenir, pourquoi génère-t-elle de l'effroi ? L'insaisissable, l'incompréhensible, en effet, terrifie (par éducation) ; et, capitaliser = garder re-garder ce qui a été saisi, sous bonne garde, de peur de se faire dé-valiser = s'emparer de ce qu'une personne détient pour elle (qui refuse de partager) ma valise à moi, pas pour les autres*.

En effet, le mot comprendre ne suffit pas pour comprendre le monde, auquel cas, on l'aurait déjà compris (en 300 000 ans d'existence de l'espèce humaine sapiens = sachante), ce qui n'est pas le cas.

 

Note
L'histoire passionnante du l'acte de prendre quelque chose qui n'est pas à soi

* Historique (étymo-logique = signifiant le vrai avec la raison) de cambrioler [dictionnaire québécois Antidote], verbe du français argotique « cambriole » = chambrette (= petite chambre). Le mot d’argot ancien « cambriole » = chambre, a été obtenu en accolant un suffixe dimunitif « –iole » à l’occitan « cambra » (de même origine et sens que chambre). Avant de disparaitre, « cambriole » a donné naissance au début du XIXe siècle à cambrioler qui à partir de l’idée vague de « faire une chambre » (la nettoyer = oyez brillez) a donné, par ironie, l’idée de « la nettoyer en dérobant ce qui se trouve à l’intérieur » (la vider de ses biens).

Comment le mot piller dont le sens premier du latin « pilleum » est un chiffon puis de « pileus » un chapeau de feutre, est devenu « dépouiller (despoliare, spoliare) un lieu en faisant des dommages » ?

Historique (étymologie) de voler, verbe : mot du fonds primitif issu du latin classique « volare » = voler (dans les airs). La distance sémantique entre les verbes « voler » = se déplacer dans les airs et « voler » = dérober, est telle qu’ils sont considérés aujourd’hui comme homonymes. Pourtant, le sens dérober a été dérivé du sens se déplacer dans les airs. La divergence sémantique s’amorce au XIIe siècle lorsqu’apparait voler en emploi transitif signifiant : faire voler un faucon pour chasser (un oiseau). Le sujet du verbe désigne d’abord le fauconnier puis, au XVIe siècle, le faucon lui-même, avec le sens d'attraper (un oiseau) au/en vol. À la même époque apparait le sens figuré : attraper au vol, lequel s’élargit en : dérober. Le divorce entre les 2 mêmes mots voler est alors consommé. Notons que, comme les anciens verbes larronner et embler, rober a été graduellement supplanté par voler (il est toujours utilisé en anglais sous la forme : to rob). [Dictionnaire québécois Antidote].

Voler passe du vol à rob (= dérober) par le faucon dressé à voler pour voler = pour s'emparer d'un gibier à manger.

Robber, rober, rouber, etc. origine teutonique (germanique) représenté en anglais par reave (rave de rêve = être fâché, et rave de rant = parler véhément sans tempérance voire avec sauvagerie) varié en reeve (= to twine, twist, wind or unwind)... rober = faire un vol, du germanique rauba = butin [Oxford dictionary].

Historique (étymologie) de robe, nom féminin emprunté au germanique « rauba » = butin. (La robe est d'abord le butin). Robe a d’abord été utilisé en ancien français au même sens que celui de son étymon germanique : butin. Ensuite apparait le sens de : vêtement pris à l’ennemi, puis vêtement (tout court, mais long), d’abord au sens collectif de : ensemble de vêtements, devenu : long vêtement, par la suite. Remarquons que le sens de : butin de robe, est plus évident dans le mot dérober, qui signifiait au départ : s’emparer du butin. Ce dernier mot a été tiré de robe par l’intermédiaire de son dérivé de l’ancien français rober (à l’origine de « to rob » = voler, en anglais). [dictionnaire québécois Antidote]

Les robes des femmes étymologiquement donc sont la source (le prétexte ?) à la roberie (au pillage national, au cambriolage domestique) au capitalisme ? globalement, aux ennuis. Pour l'acte de faire paraître « sa » femme, telle une porture décorée, posture (en stitution bien visible devant, qui se protège du viol par le re-gard de mépris) suivant le degré de richesse du propriétaire. La femme-objet en tant que marque de richesse (aïe). Stéréotype qui reste encore vivace dans l'idéologie du cinéma populaire commercial (dont le but 1er est d'amasser le + d'argent possible. Pour décorer sa femme ? non, pour le pouvoir).

Des spécialistes de la robe (de l'em-prise du butin qui construit l'em-pire), les roberts (= les voleurs ?), se pose l'historique drôle des roberts (= les seins), ce sens vient du nom commercial Robert qui était le nom d’une marque de biberon. Nom de famille d’un entrepreneur dijonnais, Édouard Robert, qui est à l’origine de cette appellation. Édouard Robert est l’inventeur du biberon Robert à soupape (1888), formé d’une bouteille munie d’un long tuyau. Étant donné que le biberon et le sein possèdent la même fonction d’allaitement, la langue populaire s’est empressée d’utiliser le nom de cette marque de biberon pour désigner le sein. Pour une autre désignation du sein par un nom propre, voir : jos. Pour une autre désignation par un mot dérivé de Robert, voir : robinet (= en France le pénis qui fait pipi, des enfants). [dictionnaire québécois Antidote]

 

 

6 juin 2018

La panique de la liberté

Être égaré, c'est être là, alors qu'on devrait être ailleurs.
Être perdu, c'est ressentir les liens manquants,
être perdu, c'est être libre de tout attachement,
être perdu est l'apogée de la liberté.
C'est une sensation désagréable
qui pour certain génère la panique,
la panique de vivre détaché,
l'humain détaché est un humain en panique,
la liberté est crainte pour ça,
à être seul perdu en panique.

[Cette solitude est tellement redoutée, qu'ils préfèrent s'attacher à nuire aux autres que de ressentir la souffrance du manque d'être perdu. La terreur de se perdre relève de la pathologie (= répétition obsessionnelle formant un noeud en boucle) : au point de se faire diriger par des satellites de localisation terrestre.]

Pour créer des liens,
les liens doivent être d'abord absents,
pour les rendre présent.
Créer des liens,
c'est rendre présent des liens absents.

Le sillon de l'absence de lien est présent à accueillir les liens manquants.
Le sillon est l'espace-temps accueillant,
il a une forme en attente en demande de réalisation.

Le manque est une forme,
sinon le manque ne pourrait pas se remplir.
Le manque est un creux (dans l'estomac),
telle la faim (qui exprime le manque) et
oblige à se nourrir pour ne pas périr ?
Un lien manquant est un lien existant imperçu.
Pour rendre le lien manquant percevable,
le désir déjà crée le sillon,
le sillon déjà crée le désir,
l'adaptation crée le possible,
l'apprivoisement crée le lien :
il transforme l'inconnu en connu
par la familiarisation
= la répétition des rencontres
à se comprendre mutuellement
et... à se manquer
dans l'éloignement.

 

L'artiste est un recréateur de liens brisés.
C'est un reliant, un médiatant, seul, qui redonne à l'autre par son oeuvre le sens perdu.
L'artiste est absent, son oeuvre est présente.
Les liens brisés sont recréés par celles et ceux qui s'imprègnent de l'oeuvre.
L'oeuvre qui redonne du sens aux perdus et aux égarés.

 

 

3 mai 2018

Le poids public       de l'homme public
                                                                                      (la femme publique reste encore attachée à la prostitution)
pour l'accession au pouvoir
                                                                                      (pour prendre le pouvoir, elle doit se transformer en homme)
Les politiques se pèsent par le nombre de votes
Les musiciens se pèsent par le nombre de disques vendus
Les peintres se pèsent par leur cote sur le marché des enchères
Les cinéastes se pèsent par le nombre d'entrées à leur film
Les hommes d'affaires se pèsent par leur richesse accumulée en dollar

La règle non-dite

Combien moi compositeur, je pèse ?
sans avoir acheté ma clientèle (mes fans, mes adeptes, mes croyants, mes...) par la publicité et la presse,
la publicité et la presse qui forment l'opinion publique avec l'outil de l'indignation (morale).
Je pèse 500 000 voix. Par + d'1/2 million d'albums téléchargés. Sans presse ni publicité. Chiffres donnés par l'hôte de mon site web qui depuis 1997 a une moyenne de 300 visiteurs par jour (10 000 par mois et 120 000 par an qui en 20 ans dépasse les 2 400 000 visiteurs. L'industrie des sondages sert à vendre des chiffres pour convaincre à l'adhésion des autres à soi).

Pour devenir un homme public (= considéré, voire considérable),
à être illuminé des projecteurs de la presse (des ragots : « on en parle »),
il faut être suivi par + de 2 millions de personnes,
achetées ou pas, le nombre de ces personnes doit être visible
(ce que YouTube de Google entre autres vend, du vent, du chiffre affiché de visites)
et concrétisé par le nombre de billets vendus ou de bulletin de vote en la faveur de l'élu posé à être re-gardé
|sommes aussi nécessairement manipulées|.
L'investisseur doit être convaincu de la « corne d'abondance » à partir de laquelle il veut recevoir sa récompense.
Ce taux doit dépasser 2 millions de personnes attirées par 1 seul individu (l'élu en hauteur).

Ce sport international, à s'attirer l'attention publique (anonyme) massive (= peuple) envers une personne (identifiée pour être appréciée et élue), a été globalisé par la technologie des écrans numériques. Le nombre croissant des écrans numériques qui à partir de leur platitude se sont banalisés dans le paysage normalisé de l'environnement social des personnes qui communiquent par un intermédiaire technologique pour demeurer intouchables, a extrapolé le sens du narcissisme individuel dans la masse collective (avoir créé le malêtre nécessaire pour consommer de la technologie d'assistance). Voire +, a excité la frustration d'être insignifiant aux yeux du monde qui re-garde par-tout à travers des caméras miniatures. Le narcissisme appelle le voyeurisme qui se concrétise par la production massive publique de sa nudité (la vente de soi de ses informations privées pour être acheté = être cru re-marquée, alors n'être qu'un objet de vente), seule et dernière carte d'une personne ignorante pour se faire identifier et intégrer. La forme « moderne » de l'esclavage volontaire est favorisé par la mise en souffrance des masses humiliée qui s'autosoumettent à la servitude.

C'est un jeu malsain. Malsain, car non épanouissant. Plutôt générateur de violence (envers soi et les autres) génératrice de peine (dans la peine on ne peut pas penser). Il pourrait se nommer « le jeu de l'élu ». Où le mérite en réalité ne nourrit pas le sens de l'élection (de l'érection), mais reste une façade, même une parade, voire une stratégie de prestige (= l'illusion du magicien de sa presti-digitation = le prestige avec les doigts) nécessaire à la diversion (= re-garder là-bas pour agir, en toute tranquillité, ici) nécessaire « Pour surprendre (sans son) ses ennemis », « pour tromper son adversaire » (sic). Ce jeu forme nos sociétés basées sur l'adversité et la violence, car ce jeu du pouvoir de l'élu unique à qui lui est donné à croire de disposer des autres qui se font disposer à vouloir se soumettre à la volonté de l'élu, fonde les peines sociales de toutes et tous (enrichis comme appauvris) à se con-battre entre con-vaincus (pour si peu, voire pour rien). En effet, le désir du pouvoir (nuire aux autres) d'une personne est motivé par le taux de sa frustration, le degré de se ressentir insignifiant (= le sentiment d'injustice du ressentiment ressenti). Prendre, s'emparer du pouvoir est la même forme que celle de la vengeance, de soi envers le monde (« les autres doivent payer ma souffrance » sic, en leur injectant la mienne). C'est pour cette raison (des multiples injections de douleurs) qu'un élu ne fera rien pour soulager la population qu'il gouverne, au contraire, il prend toujours les décisions qui maintiennent le peuple dans la souffrance. Un peuple souffrant est un peuple obéissant. Est la logique du pouvoir. Qui dans le cas contraire, n'en serait pas un. Les populations épanouies n'ont que faire d'un élu.

Le poids public pour le pouvoir

 

 

Note sur la mondanité du cocktail

Cocktail ou l'homme érectile qui parade

Mot anglais composé de cock (sens vulgaire = bite) = coq et tail = queue. Le sens d'avant 1800 désignait un cheval auquel on avait coupé un muscle à ce que la queue se dresse comme celle d'un coq. Qui en français se nomme : anglaiser un cheval. Après 1800, le mot désigne un cheval bâtard, car cette opération n'était pas pratiquée sur les chevaux « pure race ». Puis par analogie, désigne un homme à la noblesse incertaine (un bâtard). L'idée du mélange de différents alcools vient des États-Unis à partir de 1836 (dont les premiers colons étaient des personnes indésirables aux idées bâtardes, tels les puritains extrémistes protestants d'Angleterre).

Le sens sexuel du mot cocktail est suggestif. Il fait référence à l'érection et à la parade publique, plutôt mondaine : dans un milieu de personnes choisies = privilégiées à participer à cette érection. Érection, dans le sens de puissance politique. Le cocktail en effet est un rassemblement mondain qui glorifie dans la retenue de l'élégance (jusqu'au maniérisme du précieux ridicule) le détenteur du pouvoir politique et économique. Est la fonction du cocktail (mot pour mot = queue de bite).

 

 

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