Vivre l'espèce humaine

 

VIVRE l'espèce humaine ?
Introduction au livre ?
Ça, doit-il faire un livre ?
Ça pourrait.
À la suite du
Mouvement du Monde 1ère partie & 2de partie...

 

Con-séquence du
LIVRET DE L'ORATORIO 2018
OrOatoire des DésObéissances 
Toujours En COURS d'écriture
Livret inachevé en cours d'achèvement téléchargeable [au format pdf A4] à : l'OROATOIRE des DESOBEISSANCES

toujours du même myster shadow-sky

Se déconditionner ne passe que par se questionner

 

Si la vie d'un être humain de l'espèce humaine a une durée d'existence limitée : courte, la raison à se faire ne peut qu'être existentielle. Une vie trop longue dévoile les illusions de l'existence. Et connaître les illusions de l'existence n'inciterait pas à procréer qui se réalise avec la terreur de l'urgence de disparaître. L'instinct animal dans l'humain réside dans l'ignorance d'exister et de l'existence même. À ignorer j'existe. Les êtres humains se reproduisent, vivent et agissent d'abord pour le sexe. L'obsession de l'amour, non pas à perpétuer l'espèce, mais consumer (d'orgasme) son logis (son abri), son contexte vital : l'endroit où l'on habite : quelques zones habitables de la surface terrestre : à envahir de sa bête le peu de place restant à vivre. L'émotion de l'attachement à la caresse jouissive = le frottement érectile du coït sans zone de temps (sans limitation saisonnière) : pénétration/engloûtation* agit intensivement sur nos corps sexués dès son éveil, à l'adolescence (= l'aube de l'âge adulte infantilisé), jusqu'à son sommeil, différent pour chacun et chacune (les femelles s'en détachent-elles + tôt que les mâles ? qu'importe).

Le paradoxe entre vouloir vivre la vie et subir la vie (où nos instincts sont conduits par l'ignorance) n'a dans la réalité aucune différence. La vie, en tant que transmission du vivant, gère le sentiment de vivre dans l'ignorance pour ne pas interrompre le processus d'invasion par enfantement intensif. La croissance exponentielle de la population humaine sur le terrain limité de la surface terrestre (des zones habitables) n'amplifie que l'hostilité entre eux (l'inconfort du manque d'espace provoqué et voulu par crainte de solitude), c'est un fait : dans un espace clos (enclos à bêtes sauvages = paradis = zoo humain = ville) limité sans aucune sortie : « l'enfer ? c'est les autres » (jamais soi). Et, la vie hostile est enclenchée. Facile.

L'agressivité généralisée par la généralisation de la capitalisation du système du fonctionnement social (accumuler pour soi au détriment des autres en faisant croire qu'il n'y en pas assez pour tout le monde) pousse dans le sens de la violence et de la déprime jusqu'à l'autodestruction agressive dans l'étouffement de l'espèce (tuer -qui a remplacé occire = mourir dans un combat loyal- est passé du sens de « prendre soin » à « étouffer par surprise, par traitrise »). Pour étouffer par traitrise, il faut une grande dose de rancoeur et de souffrance capitalisée crue causée par le dormeur pour l'assassiner dans son sommeil.

L'assassinat dans la société humaine n'est pas que mortel. L'assassinat agit en permanence dans « le rapport de force » qui se déploie dans « le monde du travail ». Le mensonge du réconfort. Le monde du travail reproduit l'hostilité de la guerre dans la vie civile avec des faux amis et des ennemis (en effet, dans le monde du travail, il n'y a pas d'amis, il y a des connaissances et des faux amis envieux prêts à t'étouffer par surprise = te voler ton capital envié). Au contraire de la guerre, le travail est permanent. Et le repos du guerrier-économe dans le foyer de sa famille est une image désirée irréelle = pas une réalité. L'agressivité du monde hostile du travail déborde dans le monde familial ou l'un n'est pas plus masculin que l'autre est féminin, ce pour imager vouloir la force (= les coups) à l'extérieur et la douceur (= les caresses) à l'intérieur.

Ce fantasme avec ses conséquences (intérieur féminin douceur = doux vagin / extérieur masculin force = bite dure) est le modèle du patriarcat**. Le mâle chassant (pas cueillant) et la femelle enfantant demeurant dans le logis, à l'abri à nourrir et éduquer la progéniture jusqu'à son autonomie ce pour fonder une famille dans un (autre) logis. Le mâle quand il ne chasse pas se soûle avec les copains dans un logis à part loin de la maison du foyer des enfants. La jouissance émotionnelle de l'enfantement reste dans le vécu l'expérience la + intense (on déchante vite : à constater être incapable amener le jeune être humain à son autonomie).

Et ça, c'est un temps de vie qui se répète depuis des millénaires. Si le mâle domine, c'est que la femelle a peur des coups et se soumet à la force brutale ou se soumet à être entretenue (= à perdre volontairement son autonomie). Séduire un mâle par le maquillage de l'apparence sert ce désir de soumission, telle une offensive guerrière. Dans l'autre sens, la soumission psychologique ou l'autre, économique (= l'esclavage) ne fait pas de marque sur la peau, mais en profondeur dans les esprits pour générer la dépression (porte de la névrose et de la psychose), le « burn-out », jusqu'au suicide (rapide de toutes celles et ceux qui se ratent et ne se ratent pas et, lent : alcoolisme, maladie longue durée, toxicomanie, malnutrition, etc.).

La violence permanente des rapports entre humains est-elle naturelle ? (argument pour maintenir la guerre, la violence policière civile légitime), elle ne l'est pas, c'est une possession subie par réaction, en re-agissant la violence par la violence sans réfléchir (que la re- action devrait activer la re- flexion : penser). La perversité de la violence, celle de l'engendrer alors qu'elle est inutile à résoudre un problème, plutôt nuisible à entretenir la haine avec sa souffrance, par soi-même, a quelque chose de lâche et de pitoyable : entretenir sa souffrance à refuser assumer la responsabilité de vivre de bienveillance les uns.es avec les autres (par peur de perdre son capital : sa réputation*** d'être reconnu important au sein de la communauté, se disant : autant faire souffrir que de subir la souffrance... pourtant déjà en soi) revient à refuser vouloir savoir et à exister à vivre victime de vengeance (nécessaire au jeu du pouvoir). Et, pour quoi refuser savoir ? Pour préserver son inconscience animale crue paradisiaque à vivre confortablement sans conscience dans les cages « sécurisées » du zoo de : la félicité pourtant fausse, mais crue convaincue vraie.

 

Notes
* voir le sens inexistant proposé en contre sens à la pénétration masculine dans « Nu, le livre de l'oubli du reflet » (2016, disponible à la bibliothèque du centrebombe) :
mascul        à l’opposé        fémin
pénétration      -||-             engloûtation
pénétrer          -||-             engloûter
pénétreur        -||-             engloûteuse
pour : englouteuse de bite et pénétreur de chatte

** On se demande quel serait le modèle du matriarcat ? intérieur masculin douceur / extérieur féminin force ? ou : extérieur féminin douceur / intérieur masculin force ? ou : intérieur féminin force / extérieur masculin douceur ? etc. Une domination quelle qu'elle soit n'est pas favorable au développement de l'intelligence humaine.

*** Sachant que toute réputation est faussée, puisque la réputation nait des commérages (dont la presse se nourrit), de ce qui est cru et non de ce qui est vécu réellement.

 

 

Sens de Lec ture ? du Dernier au Premier venant du venu

 

 

6 décembre

[publication après la publication du livre dans le disque octophonique de guitare volante]

Additif primordial

Pour comprendre les conséquences de la conviction (une des formes de la possession de soi) en société

Si convaincu signifie n'avoir aucun doute à ce qu'un être humain ne doute pas, alors, suivant l'adage de René Descartes * : « je doute donc je suis », toute personne convaincue n'existe pas = ne peut agir d'elle-même à ne pas pouvoir agir d'elle-même. Une personne convaincue est une personne agie par autre chose qu'elle-même. Sachant que les enfants (= les jeunes êtres humains) ne sont pas des personnes convaincues.

Comment est-ce possible ? Eh bien, la conviction ouvre la porte de son esprit à la croyance. La conviction est la conséquence ferme fermée de sa croyance (convaincue) : celle qui empêche de considérer, de ce poser des questions et de réfléchir. La majorité des êtres humains vivent sans (vouloir) réfléchir. La réflexion est une fausse peine qui est conditionnée à être reconnue pénible. En effet, dans notre monde esclavagisé où dominants et dominés se confortent, penser et réfléchir cesserait l'organisation esclavagiste du monde humain. La conviction est responsable du lien direct qu'entretiennent les êtres humains avec la violence. Constatons la suite de conséquences pour y parvenir : la conviction est le résultat de la croyance, la croyance amène à la religion (celle politique qui domine, bêtifie et commande), la religion amène à la dictature (= désobéissance non tolérée et interdite = indépendance non tolérée et interdite), la dictature amène à la guerre. Dans nos sociétés « modernes » (?), nous vivons l'hostilité de la guerre en permanence (dans le monde du travail d'abord, dans celui de la famille ensuite). Dans le cas contraire, aucun être humain ne se soucierait de sa survie.

Logique. Dans le contexte hostile de la conviction, 2 personnes ensembles, convaincues d'idées différentes ne peuvent jamais s'entendre, s'apprécier, se comprendre et finalement s'aimer *. Convaincues, elles demeurent ennemies ou dans le meilleur des cas restent dans une indifférence forcée (de convention sociale pour ne pas exposer la violence de leurs hostilités en public).

Quand est-il de l'incertitude ? et... de l'erreur ? Certain, certaine, on tombe indubitablement dans l'erreur. Par manque de souplesse d'esprit = + c'est rigide => + ça casse. La conviction n'a aucune souplesse d'esprit, elle se masque de la volonté du déterminisme, déterminisme déterminé pour rassurer les indécises et les indécis (soi d'abord) ne pouvant pas prendre la responsabilité d'une décision pour soi-même (par peur).

Avec l'incertitude, toutes les erreurs se transforment en expérience. Une erreur, dans notre monde voulu déterministe (tellement nous sommes effrayés de rien), est une désobéissance. Une vérité, dans notre monde déterministe, est une obéissance : une conformité entre ce qui est demandé par l'éducatrice à l'éduqué = l'enfant à l'esprit malléable en confiance et trompé. « La bonne note » correspond à la satisfaction de la conformité au « programme d'éducation nationale » (sic) perpétré par les éducateurs (maîtresses, professeurs) pour obtenir l'obéissance de ses élèves et étudiants : ce n'est en aucun cas « une transmission de savoir ». L'école et l'université, dans nos sociétés déterministes, servent à ce que les enfants puis les adolescents obéissent (pour qu'adultes, il n'existe aucune ouverture pour ne jamais se poser de questions = à ne jamais remettre en question « l'ordre de l'obéissance »), et n'imaginent même pas désobéir pour cultiver un état d'esprit autonome. C'est pour ça que la connaissance est un leurre de la réalité. Parce que la connaissance est une accumulation de convictions. La certitude n'offre qu'une seule voie de vie : l'obéissance a une seule « ligne de conduite » ; l'incertitude, quant à elle, offre plusieurs voies possibles à choisir dont l'erreur n'a de sens que dans une dictature d'un seul sens, enfermée dans une doctrine. Doctrines qui sont la source idéologique des dictatures totalitaires.

 

Notes
* le philosophe du XVIIe siècle devenu « symbole national » (sic) qui s'est enfui de France pour vivre en Hollande jusqu'à la fin de sa vie à cause des purges du cardinal de Richelieu contre les écrivains autonomes. Richelieu qui a fondé l'Académie Française pour chasser les artistes et les philosophes désobéissants (pour les taire).
** aimer = lien attachement affectif (philo) et érotique (eros), de « amare » et « amer » : amarre, mère, amer qui a pris le sens contraire de l'amertume d'un amour brisé (lien rompu). Aimer est issu de la mère, qui sans lien affectif perdrait son enfant : un enfant sans affection meurt, d'abord dans son esprit (= déséquilibres psychiques) puis de son corps qui ne tient pas à vivre. Ce lien vital pour notre espèce qui dans un contexte hostile génère des êtres humains égarés qui se réfugient dans la conviction de la croyance, dernier recours cru pour sa survie qui en réalité amorce sa dégénération. Le nombre trop important de personnes souffrantes est la réponse à la conviction généralisée cultivée dans nos sociétés. (Aimant, dérivé du grec « mêkhanê » = machine, dans le sens de l'attirance, de l'attraction et de l'attachement n'est étymologiquement pas lié à amour. Aimant signifiait le corps dur du diamant = pierre d'aimant, le magnétisme attractif de la pierre dure). Amante, amie est celle qui porte de l'affection à l'autre pour former les amants aimables.

 

 

10

La conviction, à quoi ça sert ?

La conviction est une arme qui sert à préserver son ignorance, la masquer des autres, ce, pour pouvoir commander les autres. Diriger le cours des choses en société. Commander sans savoir, pour les commandés, est inconcevable, inacceptable, donc pour dissimuler son ignorance, le commandant se doit d'agir convaincu = agir sans doute = sûr de lui avec la démonstration de la certitude dans son attitude. Ce que cultive le policier et le militaire : agir = nuire sans aucun doute (généralement protégé par le 1er mécanisme de défense : le dénie). Dans le cas contraire, ils ne pourraient pas tuer les manifestants pacifiques. Mais la certitude est l'illusion de la vérité ; masquée par ce qui est nommé : la détermination (le déterminisme qu'aucun doute n'arrêtera : tel lâcher une bombe atomique ou des gaz ou du napalm sur les populations civiles). Agir l'horreur ne sert qu'à instaurer sa domination. Le pouvoir politique ne passe-t-il que par l'horreur ? En quoi le dominant (= possédé par sa frustration à agir à nuire) a besoin de la conviction pour justifier son action de nuire ? L'ignorance est inannihilable, inanéantissable durant la vie d'un être humain (qui décharge cette ignorance dans les programmes automatisés des machines). La certitude sert de couverture à l'incertitude. La détermination désigne la force, qui elle-même est, conduite par l'audace. L'audace de l'horreur. Sans conviction, pas de détermination possible. La force des Américains (dominant le monde) passe par leur audace de l'horreur (= l'annihilation du sens moral) : il faut agir l'audace pour lâcher 2 bombes atomiques sur des civils, il faut de l'audace pour détruire ses 2 tours de Manhattan, symboles du capitalisme, pour justifier l'intervention militaire en Irak, etc. (la statue de la Liberté n'y est pas encore passée, mais sa destruction sera le déclencheur d'une guerre « certaine » impitoyable). Les autres nations, même les Russes, ne sont pas prêtes à agir de telles horreurs à anéantir les siens et les autres pour se maintenir dominant (quoiqu'assez proches : la folie meurtrière de la 1ere guerre mondiale a atteint des paroxysmes dépassés par la 2de, dépassés par les dictatures du XXe siècle, dépassés par la guerre coloniale multipliée et permanente généralisée du XXIe siècle). Bien que la certitude d'une action violente appelle toujours le doute de l'efficacité de cette action : la bombe atomique n'a pas résolu le conflit, mais l'étouffe et l'amplifie : en réaction les Japonais guerroient les Américains sur le terrain sensible de la domination économique. L'audace de l'horreur pose le provocateur-destructeur comme « un fou dangereux » qu'il ne faut pas contrarier, car il est prêt à tout détruire, y comprit lui-même, pour garder sa position de dominant. La Terre, comme le reste, ne sera pas épargnée.

La conviction s'installe dans un être humain quand les doutes sont trop nombreux, quand les doutes assaillent le commandant à rendre son action impossible. L'Ordre (militaire civilisé) est une réaction contre le doute. On pense indubitablement aux politiciens et militaires qui doivent décider dans l'instant, la destruction des autres : l'attaque injustifiable justifiée par « la défense nationale » (= sa sécurité ?) générant l'horreur chez les autres et qui revient indubitablement chez soi. Nous le savons pourtant ! Le militaire prendra toujours la décision d'utiliser la violence de l'arme destructive, ce pour quoi elle a été construite : décider le contraire, pour le militaire, est contradictoire de par la fonction même de son existence. L'excès d'armement -produit par les pays dominants agressifs : USA, Russie, France, Angleterre, Allemagne, Israël et Chine- suffit à annihiler toute vie humaine sur Terre et, traduit en proportion le degré de terreur cultivée par ces nations dominantes (dominées par la peur). Nous le savons toutes et tous. Mais il semble, que pour l'espèce humaine occidentale, il soit + « excitant » de vivre sur une poudrière prête à exploser que sur un océan de pacifisme. Comment se croire en sécurité à vivre sur une poudrière ? est le paradoxe de l'humain agressif terrorisé. Tel l'exemple de ma ville de résidence, Toulouse : à quelques kilomètres du centre-ville est produit une quantité d'explosif et de gaz mortels qui en cas « d'erreur » (telle la catastrophe AZF, mais en pire) détruira entièrement la partie sud de la ville avec tous ses habitants.

L'automatisation de l'assassinat des êtres humains avec les drones (terme emprunté à la musique qui désigne l'accompagnement de la basse continue du bourdon, parce que ses automates bourdonnent en permanence ?) autonomes (robots pas uniquement volants) de toutes tailles : de l'insecte nanotechnologique au largage atomique, qui retire la décision stratégique instantanée improvisée, dans le contexte « d'agression étrangère » (sic), à qui sont vendues les armes produites ici (ben oui, il faut créer les adversaires pour le jeu de la guerre), du commandement militaire (taire la « militia » = la milice = le serviteur des armes, non, faire la guerre). Donner aux machines (programmes d'évaluations et de décisions basés sur des critères fondés sur l'ignorance du commanditaire : l'agression supposée et interprétée par les programmeurs/codeurs induit indubitablement dans l'erreur, une certitude ? non, une évidence) se déposséder du pouvoir de décision de tuer, revient à se déposséder de son pouvoir, pour le donner aux machines, dépossession motivée par la croyance d'entretenir son pouvoir automatiquement et éternellement. Cette volonté de domination s'agit de cette croyance : confondre automatisme et éternité. Sachant que la course au pouvoir, à la domination, qui créent la misère du monde, à donner ce pouvoir aux machines va destituer le sens même de gouverner des êtres humains. Mais donner cet automatisme de l'assassinat aux machines, rendues autonomes, fait croire retirer la responsabilité d'assassinat des commanditaires humains tout en maintenant leur pouvoir (politique économique et religieux : les 3 insécables du pouvoir). Cette idéologie qui déresponsabilise les usagers est largement répandue dans les esprits depuis que l'informatique a pris en charge la gestion des biens humains : « ce n'est pas moi, c'est l'informatique » (sic). Argument largement utilisé par les entreprises américaines voleuses de biens privés résidants dans les autres nations.

La conviction est une arme qui préserve son ignorance de savoir pour l'imposer aux autres
La conviction est une arme de protection qui sert à masquer et garder son ignorance.
pour imposer sa volonté aux autres
+ la conviction est forte* => + l'ignorance est grande
+ la conviction est faible => + l'ignorance est faible

* intransigeante, intolérante, dogmatique et mesquine

Commander avec fermeté révèle l'incertitude cachée par sa conviction. Un gouvernement convaincu tombe indubitablement dans la dictature. La dictature est l'expression de l'ignorance de sa conviction pour imposer l'injustice qui est la marque de la puissance de son audace créatrice d'horreurs.

Différence entre outil et arme ? L’un construit et l'autre détruit.
L'arme est attachée au bras (en anglais « arm »), l'outil est attaché aux doigts de la main. L'une agit de coups, l'autre agite ses doigts.

La conviction, son sens d'origine est (du latin « convictio » du verbe « convincere » =) démontrer la culpabilité. Composé du latin « vincere » = vaincre et du préfixe « con- » = avec. Le coupable est vaincu, il a été capturé (par la police) pour être condamné = jugé coupable (par la Justice). Pour être classé et parqué avec les indésirables dans la case prison pour sa rééducation par l'humiliation à l'obéissance que le coupable a ignorée pour agir en autonomie. Police et Justice ne sont supposées agir qu'avec certitude. Bien que la preuve de culpabilité dépend du système de lois qui l'a produit. Dont sa mise en doute est évacuée par la nécessité de la condamnation pour entretenir la violence de la terreur appliquée à toute désobéissance, tout acte de liberté considéré être de la désobéissance civile.

 

 

7 novembre 2019

CLASSER ?

IL Y A
Des textes publiés dans Internet de personnes qui s'inquiètent ou se réjouissent d'une guerre civile générale des sociétés occidentales en Europe comme aux États-Unis. Ils basent leur figuration (= leur mécompréhension de la situation, l'insuffisance de leur analyse, leur conviction : lire supra le danger de la conviction) à se réfugier (pour se rassurer de croire avoir raison) dans le classement des êtres humains de nos sociétés* pour expliquer le conflit social.

Le classement (la mise en classe) est le 1er pas de « l'étudiant-scientifique » (à observer sans s'impliquer, par lâcheté et suffisance, initiée par Aristote) qui ne comprend pas (tout en prétendant le contraire) son contexte de vie et celui des autres et, qui par le classement se convainc savoir : « c'est comme ça, et pas autrement » (sic, ou croire se donner le pouvoir d'avoir compris : lire les méfaits de la conviction supra). Classer signifie diviser des semblables puis rassembler les produits de ces divisions par des assimilitudes perçues persuadées crues distinctes. Classer est à la fois générateur d'identités différenciées perçues (une figuration de différences), et à la fois, des différences assimilarisées disposées dans un ensemble cru (= voulu) homogène : « la masse » (sic).

Le problème du classement et des classes crée la doctrine = la volonté de la croyance d'un système immuable = une fausse perception de la réalité. Dans le classement, le classeur s'efforce à ce que les classes ne soient pas perméables (= à ce que les classés restent dans leur enclos sans pouvoir aller dans un autre), c'est-à-dire, dit avec la langue de la théorie mathématique des ensembles, à ce que les intersections entres les ensembles (les enclos) soient vides, pour légitimer le classement. En effet, si les classes sont perméables et mélangées, le classement perd sa fonction et sa légitimité et son sens. L'administration perd son pouvoir de gérer les êtres humains. Un être humain élémentarisé : considéré en « objet classé immuable » = identifié (sic, avec son étiquette = carte d'identité) faisant partie de plusieurs classes est inenvisageable, car le système administratif ne le permet pas, ou alors est considéré « hybride » ou « fraudeur » (= criminel, s'il en tire un avantage personnel), c'est l'exception indésirable (une erreur élémentale) dans le système créé par le système. Et « l'erreur » (qui n'en est pas une) doit être expulsée pour ne pas ruiner l'idéologie fermée du système (politique). La classe des coupables condamnés classés détenus prisonniers en réclusion (en rebut de la classe sociale, sic) : classe d'où on ne s'évade plus (la prison retire tous les droits civiques, surtout l'usage d'un compte bancaire, difficile à vivre dans nos sociétés à péage).

Le système des classes crée les Empires = les intolérances dictatoriales des politiques de discriminations et d'expulsions. La pensée systématique est la pensée totalitaire des utopies. Les systèmes, électronique ouvert/fermé et informatique 0/1, mimétisent (= copient) et idéalisent (= glorifient) cette idéologie de l'exclusion : « tu passes/tu passes pas » (tel le filtrage à l'entrée des boites par des gros-bras selon les a priori des individus classés). La pensée systématique qui à partir de Platon (Les Lois) imagine des systèmes politiques à pouvoir mettre sous contrôle les comportements humains individuels. Mais une idéologie n'est pas « un système philosophique » (sic), car philosophie et système sont antinomiques : le système ferme, la philosophie ouvre (par questionner). Si un philosophe ferme, à systématiser pour former « une mécanique des certitudes », alors, il n'est plus philosophe, mais idéologue, doctrinaire ou systématicien. Il devient serviteur des politiques de dictatures génératrices des misères de l'humanité.

 

Aïe
rien de pire que des croyances stéréotypées
pour réaffirmer attiser la violence
sachant que la guerre ne résout rien,
mais Empire.

Note
* Un classement social est toujours grossier, donc irréel. Tout classement social (idéologique, utopique ou administratif) ne considère jamais l'histoire des individus êtres humains, mais crée des classes d'êtres fonctionnalisés ce, en fonction de critères qui doivent servir le bénéfice de la hiérarchie de la domination sociale, ça, pour justifier et cultiver des a priori en fonction du dogme idéologique du système (un système ouvert sort du systématisme = de la répétition, du train-train quotidien, de l'habitude) dans lequel le classant veut « caser le classé » (qu'il hait, pour vouloir vivre à faire ça) pour l'exploiter, c'est-à-dire : tirer un bénéfice des individus « mis en masse » pour « classe » : c'est à ça que sert classer : dépersonnaliser les individus pour les déshumaniser, c'est-à-dire, effacer le scrupule de les soumettre à l'esclavage en les transformant en « machines obéissantes » : robot signifie ouvrier. Et, si on peut classer, c'est n'est que par incompréhension et par haine de l'autre. Le racisme est la conséquence inévitable du classement. Rappelons que classer, c'est vouloir : séparer une famille unie, c'est-à-dire générer la peine et la nuisance. Tel le summum du projet Nazi des camps de concentration. Dont le modèle demeure toujours reproduit par les administrations des sociétés de l'empire occidental.

 

 

31

De quoi Dominant as-tu si peur ? pour tant t'efforcer à tenir des sociétés esclaves.

En suite sont :

Pourquoi ne former les sociétés humaines qu'à l'esclavage ? avec une volonté de domination par la violence.
Projet politico-économico-religieux qui sévit depuis + de 4000 ans.
Pourquoi ne pas s'appliquer des comportements à ce qu'il ne soit pas déplaisant de vivre ensemble en société ?
Pourquoi favoriser la nuisance dans la vie sociale, c'est-à-dire, tout faire pour créer la peine des autres ?
Pourquoi redouter la liberté des autres pour autant diaboliser et criminaliser la liberté ?

De quoi Dominant as-tu si peur ?
Qu'est-ce qui te terrorise tant, si tu ne nuis pas aux autres ?
Je sais.
Savoir que ça se sache que tu es inutile à la société que tu gouvernes.

De quoi Dominé as-tu si peur ?
Qu'est-ce qui te terrorise tant, si tu ne nuis pas aux autres ?
Je sais.
Savoir que ça se sache que tu es inutile à la société que tu peines.

 

 

30

la musique interdite             dans la cité, idéologie initiée par Platon il y a 2,5 mille ans

Si la musique vivante savante des compositeurs vivants inventant est tellement ignorée, redoutée, censurée des scènes publiques de nos sociétés d'aujourd'hui, c'est qu'elles ont transformé la musique en « signal de diversion ». La fonction sociale du « signal de diversion » est de divertir (de l'essentiel) pour « oublier la réalité » de l'exploitation de la douleur infligée de « l'homme par l'homme » (les femmes dominantes doivent se masculiniser avec les atouts féminins de la séduction pour rentrer dans l'arène de la violence), autrement dit, le monde du travail forcé, autrement dit, l'esclavage. La musique a été asservie à son identifiant pour divertir par diversion, est le projet politique de soumission. En effet, la musique pour divertir doit être (déjà) re-connue, identifiée. Inconnue, la musique questionne, donne à réfléchir et, pour réfléchir, il est nécessaire d'être libre, ce qui s'oppose à, jusqu'à « mettre en péril, nos sociétés esclaves ». La raison majeure de « la chasse aux artistes » et « leur mise en isolation » (par la politique culturelle).

Voilà, c'est su, rien d'autre à ajouter.

 

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L'ambition du pouvoir, l'ambition de pouvoir

Je n'ai jamais parlé d'ambition concernant l'accession au pouvoir (politique). Eh oui, la frustration ne suffit pas comme motivation. La frustration réfugie dans la mesquinerie et la rancoeur. La mesquinerie et la rancoeur ne suffisent pas au combat politique. Une très haute dose de volonté est motivée par l'ambition : « je me donne cet objectif, dans ma vie, à atteindre, et je l'aurai » (sic). L'ambition donne la force nécessaire à ne jamais abandonner l'objectif donné. Accéder au pouvoir est un combat sans pitié entre les belligérants qui utilisent principalement la ruse dans une stratégie d'alliances à user les forces de ses adversaires pour les tromper, les piéger, les faire plier (agenouiller ?) à ce qu'ils reconnaissent « qui est le + fort » (sic). C'est un jeu, c'est la compétition. Le jeu de compétition qui motive à « la bagarre » : pour mesurer (comparer) sa force, sa ruse, sa détermination, son endurance, etc. C'est le combat de coqs (coq qui en anglais s'écrit cock et qui signifie bite représente le summum de la vulgarité, sic). La baston où les + faibles se rangent derrière le + fort pour former un gouvernement ; peu importe lequel, celui d'une famille, d'un clan, d'une cité, d'une nation, d'un empire. Mais devenir empereur est la position ultime pour le pouvoir politique : empereur, c'est le summum, il n'existe aucune limite à gouverner (à obliger) ses sujets en obligation de soumission. Il faut se méfier des empereurs, ce sont des fous. L'exemple historique de la possibilité de l'existence d'un Néron ou d'un Hitler montre à quel point le terrain occidental est favorable à la misère politique du pouvoir (nuire) sans limites. Car, recevoir le pouvoir présidentiel (royal, impérial) des autres (les autres reconnaissent l'élu pour lui donner ce qu'il ne devrait pas détenir) est la récompense pour la persévérance de sa motivation « sans faille » (= infaillible, infaillibilité qui crée la victoire par le sacrifice des siens), à qui donne le droit, pendant ses années de règne, à faire (presque) ce que l'élu (président, roi, empereur) veut : jusqu'à déclencher l'explosion des armes atomiques dissimulées du monde pour le feu d'artifice final. Je me suis toujours demandé... donner à un fou (il faut être fou pour désirer ce pouvoir de destruction totale de la planète) ce pouvoir de destruction est un risque incomparable pour l'humanité. Comment a-t-il pu se banaliser pendant la guerre froide ? Comment est-il possible de jouer l'existence de l'espèce humaine (et de toutes les autres) de la décision souveraine d'un seul fou ? est un autre sujet.

À l'opposé, l'artiste qui développe son art dans l'autonomie de la liberté, sans ambition de pouvoir (faire) n'aura jamais la force de la persévérance de poursuivre et travailler et approfondir son ouvrage durant sa vie entière. C'est la même énergie pilotée par l'ambition que celle hostile du politique ! Mais contrairement au politique qui ne vit que de la société des autres (un politicien sans personne n'est plus politicien), l'artiste doit vivre seul pour créer des oeuvres. La solitude est une nécessité à la création artistique. Une fois l'oeuvre créée, commence alors sa mise en mondanité. L'oeuvre lâchée en société va vivre sa destinée. L'artiste, reste seul, comme le philosophe, pour pouvoir imaginer et penser.

L'artiste contrairement au politicien n'utilise pas « le matériau : soumission humaine » pour jouer des autres. Pour épanouir son influence. Sans soumission des autres, par de gouvernement politique possible. L'artiste crée ses ouvrages avec la matière (air, eau, terre, feu : audible, visible, sensible, incompréhensible). L'humain utilisé : les musiciens pour la musique, ont le même objectif que le compositeur : réaliser la musique. Il n'y a pas de soumission esclave d'entreprise. Pourtant 1., l'orchestre, s'est muni d'un chef pour diriger l'ensemble hétérogène en une musique homogène. En ordre sur le modèle de l'armée. L'orchestre symphonique classique est un ensemble de musiciens fonctionnaires salariés avec un patron qui les dirige et un syndicat qui « les protège » de travailler en dehors des horaires payés. Pourtant 2., la partition écrite classique du XIXe siècle est une ordonnance de synchronisations obligées. Une dictature politique. Cet imaginable montre qu'il est faisable de politiser la musique, ou soumettre la musique à la volonté politique (et économique). La musique classique du XIXe siècle est sa preuve, la musique « easy listening » du XXe siècle est sa preuve. Pourquoi la musique du XIXe siècle est majoritairement jouée au XXIe siècle ? maintenant tu le sais.

[pour écrire ces textes, il faut une motivation supplémentaire :
l'indignation, la volonté de savoir et la honte de faire partie de l'espèce humaine
]

 

 

26

L'HUMAIN Trans/formé en ARTICLE MOU

Nous savions l'existence de la MÉDIOCRATIE qui sévit depuis 1/2 siècle qui a pénétrée nos sociétés par le canal de la politique administrative de l'institution, d'abord culturelle, dont les fonctionnaires se réjouissent de leur nouveau pouvoir à censurer par suffisance (croyant à la conviction de leur certitude) l'originalité artistique, en imposant au monde par ce biais, leur frustration représentée par la médiocrité. L’IDIOCRATIE a pénétré nos sociétés par le « nerdisme » (dont leur dieu est le patron de micro-soft = petit-mou), un type d'humains qui se réjouit de nuire aux autres par l'intermédiaire (le lâche) du codage informatique (programmer des applications qui ne donnent pas le choix à l'utilisateur, mais oblige le consommateur à agir ce qu'il refuse). Ce, entre autres, à piloter les objets domestiques (y compris les voitures individuelles) et tous les objets qu'un particulier rencontre dans sa quotidienneté, sans y prêter attention. Les machines esclaves mécaniques pilotées d'Internet, à distance, par des entreprises qui remettent le contrôle de leur production vendue à la robotique, ce pour travailler le conditionnement de l'usager, considéré comme la propriété de l'entreprise, sa clientèle attachée, c'est-à-dire : à le soumettre à son propre asservissement, à ce qu'il ne puisse plus prendre de décision, ni faire les choix possibles et nécessaires pour son existence autonome, devenue préprogrammée et renforcée par l'usage contrariant d'une consommation monociblée, par le biais des applications de contrôle qui le gouvernent. Ce projet en réalisation expansive depuis les années 80 du XXe siècle, porte un nom : « IoT »* qui sonne comme la plaisanterie idiote. Mais qui n'en est pas une, vu les milliards de dollars que le filon rapporte aux entreprises américaines **, au point de transformer l'industrie informatique : en industrie de contrôle de l'intimité des particuliers, pour violer leur vie intime, en la banalisant de services inutiles encombrants et difficiles (jusqu'à l'impossible) à s'en défaire (on pense à Linky, aux « smartphone » smart ? Intelligent ? non, assujetti, puis aux cartes de crédit implantées sous-cutanées, etc.). Le cauchemar que s'apprêtent à vivre les générations futures, n'est absolument pas perçu par les générations d'aujourd'hui. Pire que toutes les dictatures et dystopies connues, « le monde de demain » est un monde d'humain asservi aux machines des programmeurs « nerds » frustrés qui se vengent avec aigreur contre l'humanité entière (derrière un programme anonyme). La naïveté réactionnaire du monde des usagers quant à « la magie de la technologie » (sic) est affligeante. Leur ignorance les empêche de constater qu'ils se sont fait piéger, que par leur soumission (à partir du portable), ils sont les éléments constructeurs majeurs de nos sociétés dystopiques à dictature « soft ware » (= article mou) totalitaire de leurs enfants. De ce fait, l’humain devenu un article passif mou, donne à ses propriétaires (ceux qui le gouverne à travers les machines) la possibilité de modeler son esclave pour son propre intérêt personnel. Mais l'esclave lui ou elle ne le perçoit pas. L'humain aujourd'hui ? un article mou vendu.

 

Notes
* Internet of Thing (= Internet des objets)
** Intel, le fabricant pratiquement sans concurrence de processeurs d'ordinateur, licencie 12 000 personnes d'un coup, lâchant 40% de sa fabrication de processeurs pour l'IoT.

Exemples
L'exploitation commerciale de la terreur quotidienne banalisée et, son amplification : « Un exemple très simple que Digora utilise fréquemment : Le capteur de votre porte d’entrée donne une donnée : porte ouverte ou porte fermée. Nous disposons d’une donnée universelle : l'heure. L’information sera de vous alerter  : “votre porte est ouverte et à cette heure ce n’est pas normal” [sic, se rendent-ils compte de la terreur inutile provoquée ? Non]. Nous avons corrélé deux données, le capteur de porte et l’heure, pour générer une information. » (...) « Pourquoi mener une stratégie d’IoT [= une guerre idiote] ? Aujourd’hui, afin de rester compétitives, les entreprises sont dans l’obligation [?] de créer de la valeur [!] soit pour développer et augmenter le chiffre d’affaires, soit pour rationaliser ses processus afin d’améliorer la rentabilité [ce qui est la même chose !]. » Aïe aïe aïe ! https://www.digora.com/fr/blog/definition-iot-et-strategie-iot

Commentaire agacé
IoT ou comment se faire gouverner des machines connectées à Internet
Le délire de l'excitation technologique envers des machines servant (?) les humains mêlés à la possibilité de générer des milliards de dollars de bénéfice, débranche le sens de la raison, à ne plus savoir ce qu'ils font ces humains possédés asservis à l'automation (= l'exploitation agricole de son péage) à vouloir se connecter en permanence « pour être branché » (= in, à la mode) se faisant croire être plus malins que les autres, alors que c'est l'inverse. - Bah, laissez-les se connecter dans les smart(IdioTe)city (= ville pour humains asservis). - Nous, ça ne nous concerne pas. - On ne va pas se laisser contrôler et manipuler par des machines programmées par des nerds frustrés planqués qui se vengent à violer et dérober nos intimités. - s'ils veulent vivre possédés, c'est leur choix, pas le nôtre. L'être humain se complait dans l'auto-esclavage, ce, par donner aux machines le gouvernement de leur vie, jusqu'au plus intime de soi (la médecine automatisée des nano-technologies), jusqu'au but ultime d'affadir sa vie (pour la fausse sécurité de sa surconsommation). En effet, tout ce qui dépasse « les normes de l'acceptable » (les trucs qui terrifient) leurs réglages sont confiés aux machines de contrôle qui donnent aux machines de commande le paramétrage de l'exécution automatique pour le « bien-être » souhaité des humains connectés. - Sont-ils si mal à être pour tant recherdher le bien-être ? En quoi débrancher sa volonté est-il un progrès pour un mieux-être  ? On se demande qu'elle est le bien-être de l'intérêt de cette prise de possession de nos vies intimes par des machines connectées (par du code anonyme de nerd) ? On se demande qu'elle est l'intérêt de se défaire de décider et d'agir sa vie ? Pour la donner aux machines qui communiquent aux autres par le réseau Internet (= machines à délation) pour s'emparer de ta vie. L'IoT ? L’idiote ? La machinerie de fabrique à idiots. La bêtise humaine, celle à s'auto-nuire, à s'auto-détruire, n'a-t-elle pas de limite ?
Une machine à une fonction (= monotâche) est nommée dans ce milieu des nerds : « objet », oui, car il s'agit de connecter tous les objets passifs de la vie quotidienne au réseau Internet afin de les rendre délateurs à ce que les compagnies puissent connaître tes goûts intimes et te fournir (sans ton autorisation ?) tout l'excès de consommation que tu es obligé de payer. Ton compte en banque est connecté au service de péage automatique, tu n'as plus le choix d'inverser la machine. Tout est réalisé pour te coincer. Tu n'as plus qu'à passer ta vie (safe ? sécurisée) à consommer en excès pour compenser ta dépression (prendre conscience de sa possession sans aucun moyen de se libérer). Ou, comment créer les « articles mous » de l'humanité, à reverser leurs excès d'économies épargnées (= micros capitaux) pour être alimenté... en divertissements = vivre de diversions pour vivre de dénis.

 

 

14 octobre

Les artistes et les prophètes complices de l'Empire esclavagiste *

Quand un artiste me dit : « tu ne devrais pas publier tes textes politiques », je me demande, pourquoi me dire ça ? Que craint-il, que craint-elle pour me dire de ne pas publier mes textes ? Surtout avec ma musique ? Nos sociétés sont génératrices de peines et de frustrations qui sont attachées directement à la politique de souveraineté. Les contradictions sont multiples à vivre ensemble, voire fondatrices par manque de discernement, d'excès de dénie et d'hypocrisie des concernés.es. Nos sociétés demeurent agressives et esclavagistes depuis des millénaires qui pour se faire oublier ne changent que le nom. Les médias perpétuent d'alimenter les esclaves de mensonges pour les conforter. La violence de la police contre une légère manifestation de désobéissance est toujours disproportionnée. La domination politico-économique ruine l'intelligence que l'humanité peut épanouir. Mais non, nous continuons à vivre les frustrations de milliards d'êtres humains qui pourrait être aisément résolues. Mais les dominants, aussi bêtes, s'attachent à ce que la liberté de l'espèce humaine ne se réalise pas. Et, ça tient depuis des millénaires. De quoi ont-ils si peur ? Ils ont peur d'être abandonnés, car ils ne savent rien faire d'eux-mêmes, voire redoutent d'être compris nuisibles pour l'humanité. C'est parce que eux le savent, qu'ils deviennent soit prophète, soit tyran.

Pour connaître l’authenticité de dires, il suffit de les superposer aux actes. S’ils coïncident, il dit vrai, s’ils ne coïncident pas, il dit faux. Facile ! Kery a de belles vraies paroles, qui avec sa musique rendent son message émotionnellement touchant où les auditeurs et auditrices sont saisis. Mais comme la majorité des autres vedettes, il utilise l’outil de la propagande et de la domination qu’il critique : l’argent. Outil essentiel à la domination par la propagande et à la culture de l’esclavage qu’il dénonce, ce, en contractant avec les majors, les + grosses industries esclavagistes de la planète, tels : Universal, iTunes, Amazon, Netflix, et les autres. Toutes des consortiums américains (dominants les dominants nationaux). Ses paroles dérangent les gouvernants français (de la propagande) au point de lui faire de la publicité, à refuser de produire et distribuer son film. Ce qui montre le lien étroit et solide entre entreprises de diffusion et politiciens. Puis, son site web contredit sa dénonciation politique : son site est un marché, qu’une plate-forme d’achat de places de ses concerts, de ses disques et autres produits dérivés (superflus à la libération des esclaves) ; il n’y a aucune page de réflexion ouverte à discuter, ni rien de donné. Pourtant la générosité est essentielle avec la sympathie, à l’évolution de nos sociétés encore hostiles dans l’infantile. Son site montre que le chanteur est un objet de commerce comme les autres, qu’il ne défend pas un comportement solidaire de partage, ni de générosité. Mais s’autoglorifie, à se montrer à la fin de ses clips vidéo, acclamé par la foule. Et, pour se renforcer l’image du bon samaritain, il fait de la démagogie médiatique caritative à se montrer aux médias à « donner » 6 000  € « payables sur 1 an » (sic) (500  €/mois ?) à un étudiant.e défavorisé.e choisi.e des banlieues des cités, là uniquement où il se produit et selon ses propres critères méritants ! Le mérite, toujours faussé, nous le savons, entretient la hiérarchie. Le pire, ou l’emprise, montre qu’il croit fermement, convaincu de son comportement légitimé, à ses paroles. Dans le cas contraire, il ne pourrait pas faire vibrer les foules, à ce qu’elles puissent se persuader être ses « soldats » (sic) ! à moins qu’il soit un comédien exceptionnel ou un imbécile remarquable. Enfance vécue aussi dans le « meilleur des mondes » des ghettos des mains-d’œuvre immigrées de la banlieue parisienne, je sais de quoi je parle. La frustration de l’exclusion absolue crée une rancœur qui empêche de sortir du ghetto. Cette frustration ne m’a jamais possédé. Il a suffi de déménager au moment où l’insalubrité dépassait les limites de l’acceptable. N’appartenant à aucun clan, je n’ai aucune difficulté à quitter un milieu, une cité, une ville de naissance, une région, un pays pour vivre ailleurs.

Le problème des prophètes est qu'ils sont toujours récupérés par l'idéologie esclavagiste dominante, car les êtres humains qui se disposent à vivre esclaves ne demandent qu'une seule chose au tyran (= dominant, chef, président, directeur, commandant, père, patrie, etc.) en échange de leur sacrifice à la servilité obéissante : la sécurité. Ce que le tyran aussi recherche avant tout. Pour être tyran, il faut avoir peur. Sans peur pas de tyran. Sans terreur (dans les 2 sens), pas d'Empire. Avec une démonstration de force (violences et assassinats injustifiables qui obligatoirement tournent à la désolation), tout Empire est capable d'imposer avec ses « forces de l'ordre », l'illusion de la sécurité. C'est-à-dire que pour les foules soumises, l'agression sert la sécurité ; est un paradoxe porté par le sentiment : « + fort, personne ne peut m'agresser » (sic) d'où la naissance logique et la culture des super-héros fantasmés par nos sociétés craintives. Mais pourquoi le servile vivant en état de lâcheté est persuadé être une cible à être agressé ? Le nœud se referme : le faible est toujours la cible du + fort, car le + fort, comme le + faible, agit toujours en lâche. L'état fondateur de nos sociétés privées de libertés est la crainte, cette crainte généralisée crée et cultive la lâcheté de la violence. Qui à force de quotidienneté se banalise et s'efface de nos consciences. L'être humain sans courage et découragé forme la majorité des individus de l'espèce socialisée, y compris et surtout les dominants (qui se dissimulent derrière leur (?) « services d'ordre » payé par le public, mais utilisé pour sa personne privée contre le public) sont les générateurs de la violence permanente. « Peur du Noir ? On viole. » (sic) prétexte où les corps, les droits, les contrats, les ententes : tout passe à la trappe pour se donner le pouvoir de jouir de son pouvoir de violer l'autre, de le faire souffrir, pour partager la souffrance du violeur, celle de sa lâcheté. Tout policier, tout militaire, souffre de lâcheté tout en étant persuadé que la violence soulagera sa souffrance ; en réalité, ça empire (pour l'individu, mais ça « sauvegarde la violence de la communauté » cultivée pour tenir l'Empire). Cette violence ne s'estompe pas depuis des millénaires d'existence de notre civilisation occidentale. On stationne pris au piège dans le même nœud en souffrance. Serions-nous innés masochistes ?

La caractéristique des prophètes est : qu'ils ne voilent pas de leur conscience, la réalité qui, ajouté à une petite dose de colère (celle constructive qui s'indigne à constater tant de bêtise autodestructive de la part de ses semblables) donne leur parole charismatique. Mais en même temps, les prophètes sont tellement investis dans « leur mission (de sauvetage de l'humanité) » qu'ils ne peuvent pas prendre conscience qu'ils sont en réalité manipulés par le désir des foules qu'ils enthousiasment. Le flux de la foule enthousiaste est + puissant que le flux de la pensée, de la conscience individuelle, car la réflexion se confronte à la jouissance, qui l'emporte. Sans compter que le servile désire volontairement se débarrasser de sa conscience en échange du sentiment de sécurité. C'est la foule qui commande le discours charismatique du prophète, pas le prophète. Le prophète n'a que son charisme qui lui échappe, mais retenu par les foules qu'il met en délire ; pas sa pensée de la réalité des faits misérabilisés de l'existence humaine, qu'il tente, qu'il croit, persuadé pouvoir résoudre avec ses dénonciations entendues par des millions de personnes. C'est là que réside la faiblesse fondatrice du prophète. Croire diriger, alors qu'il est dirigé. Est-ce le motif de la retraite de Lao Tseu ? En réalité, le prophète ne peut rien contre la volonté de la foule qui ne désire que jouir à être touché du charisme de « l'élu ». La réalité du charisme (terme de la théologie catholique francisé en 1879 du mot grec chrétien « kharismos » = grâce divine, un déverbatif de « kharien » = se réjouir, être heureux, aimer qui aujourd'hui signifie : le fait d'être doué de pouvoir fasciner les foules) est un piège de notre propre bête triomphante (= la possession qui nous fait agir aux dépens de nous). C'est une possession de soi, comme la violence, comme la bêtise, comme la souffrance qui nous empêche d'agir de nous-mêmes, mais nous oblige à être agit, par la possession des autres, à réagir (la réaction marque la dépendance, l'obéissance automatisée de l'action, disait Nietzsche, où réagir prouve sa soumission). Réagir donne le jugement, et +, le commérage (des voisines jouant le rôle de l'infanterie de la police par la délation qu'on retrouve dans toutes les dictatures) qui juge avec mépris pour condamner les indésirables (celles et ceux qui vivent heureux joyeux).

 

Il relève que nous tous et toutes sommes bien piégés dans le noeud de la peur
qui depuis des millénaires tient notre bêtise
à nous faire souffrir à réagir à vivre ensemble par le canal de l'hostilité.
Comme si la souffrance a une existence de chair
que la joie, la sympathie et la paix n'auraient pas ?
C'est cette chose insensée
qui règne au coeur de nos vies
possédées par la peur et la souffrance
Et dont il est si simple de se débarrasser.

 

Re-marque
À quoi servent les superproductions de films d'esclaves révoltés
qui gagnent leur liberté, ce, dans nos sociétés esclavagistes ?

Ah ah ! Eh bien, c'est très simple ! Uniquement pour conforter les esclaves qu'ils ne sont pas des esclaves. Uniquement pour assurer les esclaves qu'ils vivent bien dans une démocratie, car ils peuvent voter, ils peuvent choisir « librement » leur tyran. La démission de la conscience est un conditionnement volontaire très facile à réaliser et très puissant à manifester. Les adolescentes (futures mères) sont la cible privilégiée de ce cinéma de masse. Leur manque de maturité les empêche de constater la supercherie. L'attachement sentimental demeure essentiel pour les filles conditionnées. Dans ses films, c'est une jeune fille d'apparence fragile et craintive qui joue généralement le rôle de la libératrice des esclaves... à laquelle les spectatrices immatures puissent s'identifier à leur « donner de l'espoir dans la souffrance cultivée du servage, mais pas trop, pour ne pas provoquer la guerre civile » (sic).

 

Note
* un Empire non-esclavagiste ? Ça n'existe pas.

 

 

16

IMMIGRE

je suis né à la cité u [niversitaire]
puis on a emménagé dans une barre Le Corbusier
la cité radieuse du meilleur des mondes
avec vue sur le monde
vierge de ses nouvelles tours du bonheur
du 11e étage je voyais des femmes chuter
utopie vite transformée en désolation
cohabiter de familles immigrées
du Sahel, d'Italie, de Guadeloupe,
mêlant Juifs, Pieds noirs et Musulmans
d'Algérie ennemis
Malgaches et Vietnamiens oubliés des guerres coloniales
pour un enfant s'était mes amis
on jouait en bande à explorer le monde,
mais pour les parents, eux vivaient la rancœur de leur illusion
comme tous les immigrés, le pays de destination est pavé d'or
sinon, ils seraient restés au pays souffrir leur fatalité,
c'est toujours mieux ailleurs,
c'est ça qui motive l'émigration,
mais une fois arrivé,
il fallait travailler pour répondre à l'autorisation d'immigrer
il fallait obéir aux conditions humiliantes du travail
il fallait être français + que les Français
il fallait travailler + dur, obéir + sûr, fermer sa gueule
pour ne pas se faire expulser
faire sans se plaindre le sale boulot refusé des Français
pour se faire encore + haïr des Français,
dans la classe de la race sale
la haine renforçait l'identité des coutumes abandonnées
il ne fallait pas perdre ce d'où et pour quoi on était
porc au balcon du boudin antillais
poules et chèvres dans les baignoires du Maghreb
dans ce pays d'étrangers homogénéisés
casés dans les barres et les tours des cités du Nouveau Monde des banlieues anonymes.

Alors il fallait détruire,
exprimer la rancœur d'avoir été trompé
Il fallait détruire,
détruire ce meilleur des mondes des esclaves homogénéisés
Il fallait détruire,
interrupteurs et ascenseurs régulièrement saccagés
Il fallait détruire son monde humilié,
voler, incendier, s'affirmer : violence pour violence,
détruite, la cité est devenue un ghetto électrocuté
qui a fait fuir les familles détachées de la fatalité
où les autres sont restées assassinées.

Moi ? rentré au quartier Latin parisien,
je suis allé suivre Deleuze et Foucault à l'université,
Pour devenir compositeur de musique libérée.

 

28

Pourquoi, après la chute de l'Église, la notion d'âme reste vivace ?

J'ai dit quelque part que l'âme est une invention occidentale. Oui. L'âme de l'Occident n'est pas l'esprit de l'Orient. Comme « le monstre » occidental, de ou pour ressentir la frayeur maximale : le monstre est lié en Occident à la terreur de la domination = danger (= devenir esclave = possédé par un autre) n'a d'équivalent terrible en Orient que le revenant nuisant : le fantôme = le mort qui ne veut pas partir ailleurs, ce pour hanter les vivants, par vengeance ou par plaisir, le résultat est le même. Ce que croit l'Occidental, qui reste difficilement vérifiable en temps de vie, est qu'un être humain est composé de 2 corps : le corps physique et « le corps immatériel » dit aussi « astral » (hors du dogme de l'Église) ou âme. Cette dichotomie identitaire de 2 corps dans 1 explique diverses croyances du cycle de la vie et des phénomènes incompréhensibles d'une perception humaine ordinaire. Telles, les cycles de vies inachevés qui tournent en boucle au lieu d'aller ailleurs.

Âme signifie d'abord souffle. L'être (intérieur) qui respire vivant de son souffle. Âme vient étymologiquement de « anima » (qui a donné animal). Opposer l'âme (anima) au corps (corpus) en ajoutant un principe mâle : « animus » corpus et, femelle : « anima » psyché, traduit du grec « psukhê » = psyché (= souffle de vie = principe de vie). Le souffle n'est pas immatériel comme le corps astral « qui quitte le corps physique » à la mort de celui-ci. Et pendant sa vie aussi : beaucoup ont fait l'expérience de se voir de l'extérieur, de sortir de son corps pour voler ailleurs. L'idée de l'âme est en contradiction avec l'idée de l'esprit. Un mort ne respire plus. Il y a confusion entre : « âmes des morts » et « esprits des morts ». Le « spiritus » (= esprit chrétien sans souffle ni corps « spiritus sancti » : l'Esprit saint n'est ni Dieu ni « son fils » prophète Jésus dans l'histoire de la religion chrétienne) L'Esprit, introduit par l'Église, contredit et décorporalise ce que le souffle rassemble dans le mouvement permanent du flux et du reflux donnant la vie de l'âme = anima (par le souffle). Le principe immatériel de l'âme est une idée datant du XIe siècle issue de la pensée religieuse chrétienne. L'âme chrétienne ne souffle plus, ne respire plus. Elle devient électrique ! = pleine « de lumière » (sic) faisant son entrée dans le spectacle *. La mort christianisée devient « la vie éternelle » (sic) souhaitée des Occidentaux chrétiens. « À partir du XVIIIe siècle, le mot s'écrit avec un accent circonflexe » (le dictionnaire historique de la langue française ne dit pas pourquoi, mais donne une date précise : 1752). (Âme n'a étymologiquement rien à voir avec asthme, bien que tous sont 2 liés par le souffle dont l'un fait corps et l'autre en souffre). Ni la transformation de « anima » en « ame » (pas anma). Le sens antique de respiration disparaît définitivement en 1465 (nous dit le dictionnaire historique de la langue française). La croyance du corps-machine vient de cette distinction : à ce que le corps immatériel pilote, gouverne le corps physique, masse de chair qui sans lui, meure et pour le chrétien « n'est rien que de la chair (sexuelle) » (sic) et mortel alors que l'autre est voulu et cru immortelle.

Si on parle encore d'âme au XXIe siècle, après l'effondrement de l'idéologie religieuse et chrétienne (ou la mise en évidence de sa nuisance à vouloir soumettre les êtres humains en masse dans l'obéissance absolue dans les lois et la hiérarchie qu'elle invente), c'est que la croyance (= ici : savoir improuvable) d'une « vie après la mort », reste tenace. Pourtant mort on ne vit plus. La croyance de mondes parallèles à celui physique perçue par tous les êtres humains, fait que ce qui est perçu par certains êtres humains relève de la culture du « chamanisme » (aussi du charlatanisme, dont les institutions religieuses ont abusé et abusent encore) clairvoyant et de la voyance (jusqu'à la cartomancienne), celle qui sait, ce qui se passe, tel « l'homme médecine » d'autres cultures qui sait pour les autres, à sacrifier sa vie (pour ne plus vivre à jouir pour lui-même). Le respect envers le sachant (pas savant) est agi pour son sacrifice su par les autres. Ces mondes parallèles invisibles qui se perçoivent « en état de conscience altérée » (avec drogues ou sans) représentent une ouverture ailleurs qui « doit prouver » que nous ne sommes pas enfermés là et ici. Le besoin fondateur de liberté de notre espèce nous oblige à imaginer l'ailleurs différent et existant, nécessairement (pour survivre ici).

 

Note
* Le sens 1er de l'électricité, qui est la traduction de l'Anglais « electricity » 74 ans après (1646-1720), est : « propriété attractive de l'ambre » (1600 par W. Gilbert dans son De Magneto). Le latin « electrum » = ambre, pris du grec « êlektron » = alliage d'or avec de l'argent est dérivé de « êlektor » = brillant. L'électron de la Renaissance (1530) désigne la couleur jaune ambrée de l'alliage de l'or et de l'argent. Le sens actuel d'électricité a été posé par Newton qui a distingué les 3 phénomènes de l'attraction au XVIIe siècle : la gravité, le magnétisme et l'électricité. La lumière électrique date du XXe siècle (~ 1930). Avant ? L’éclairage public et domestique se faisait au gaz et à la bougie. La transformation de l'idée de l'âme-souffle (anima) à l'idée de l'âme-électrique lumineuse (et éternelle) puis : du vivant imprédictible aux machines obéissantes sans chair, a mis 1/2 millénaire : du XVe siècle au XXe siècle. Cette transformation de l'idée de l'âme, impulsée par les doctrines religieuses, montre à quel point le spectacle de la vie (miracle du latin « miraculum » dérivé de « mirari » = s'étonner pour admirer) importe + que la vie elle-même, dévoilant ainsi son dessein de possession (esclave) des foules (admiratives) à piéger les spectateurs (le public) dans la croyance (de la lumière éternelle).

 

 

24

INVENTION & CONSERVATION

Il existe une dichotomie fondatrice dans notre civilisation occidentale CO : la coexistence de 2 opposés C2O. La civilisation occidentale comparée à celle des autres connues est la (seule ? les capitales d'Asie vivent occidentalisées) civilisation humaine qui valorise l'invention, c'est-à-dire : ce que la vie apporte de différent à un présent routinier à répéter la tradition par mimétisme de la coutume. Cette culture de l'invention se retrouve dans 2 termes qui portent la motivation des Occidentaux à agir : l'évolution et le progrès. Sans invention, pas de progrès ni d'évolution. C'est un acquis que tout Occidental sait.

Mais face à cette vitalité d'inventions (parfois dévastatrices, dans les domaines de l'armement, de la pharmacie ou de l'alimentation) qui fonde le sens de l'existence de la civilisation occidentale (un savoir capitalisé dans la connaissance conduit par la recherche scientifique), il existe une résistance farouche extrême, largement financée, orchestrée par la classe fortunée (dont ses valeurs sont fondées sur un catholicisme agressif et régressif). Cette partie des occidentaux agit à conserver les acquis du passé (bien qu'ils soient inventés) et empêchent à ce que l'invention au présent s'épanouisse dans le savoir. Le fortuné guerroie le présent. L'activité particulièrement touchée par cette censure est celle des arts et de la musique. La science étant liée à l'industrie, elle bénéficie d'un financement suffisant au progrès de ses recherches. L'exemple du budget annuel du CNES (Centre national d'études spatiales) est parlant : 2,5 milliards d'€ pour la recherche scientifique et 10 000 € pour la recherche artistique (montant de la bourse de résidence d'un artiste au CNES, notons, inférieure au SMIC).

L'épanouissement spectaculaire (inattendu ?) de la musique savante au XXe siècle (après la Seconde Guerre mondiale) semble être dans l'histoire de notre civilisation, une exception (comme les 10 années de démocratie en Grèce sous Péricles 500 ans avant notre ère), tellement à partir de la fin des années 70 du XXe siècle, cette inventivité (de tradition) est chassée des cours dominantes de la culture (largement financées par les politiques au pouvoir avec l'argent public). L'exemple d'Edgar Varèse qui pestait contre ses congénères au début du XXe siècle et qui fini par s'expatrier à New York afin que sa musique puisse être entendue d'un public, est historiquement significatif de cette résistance française à l'invention par une population qui préserve les acquis accaparés dans un capital à fructifier au détriment des nouveautés inconnues à connaître : valoriser le même au détriment des différents = générer un confort monétaire au détriment du savoir. Edgar Varèse est le 1er compositeur à poser une rupture radicale avec la société bourgeoise fortunée (de bon mauvais goût) où il refuse tout compromis à donner une musique affadie = une musique qui ne dérange pas la morale (immorale) du bourgeois financeur mondain et appropriétaire (propriété appropriée qui ne lui revient pas) des salles de concert parisiennes. Plus tard, Pierre Henry est de la même verve à s'énerver contre l'institution politique française affadissante de la bourgeoisie dominante (qui fait chanter l'artiste) à travers une politique publique de soumission enrobée d'hypocrisie : « moi ? Mais non, en aucun cas » (sic).

La caractéristique majeure de la conservation est la fermeture d'esprit (générateur d'absurdités pour un esprit au contraire inventeur mué par l'imagination). En effet, la recherche, l'exploration, la découverte, demande une ouverture d'esprit et vif, ainsi que de laisser de côté sa crainte pour la transformer en courage puis en audace. Ça, exige un bel effort, que les conservateurs refusent de (se) donner. Penser et imaginer. Un conservateur ne donne jamais, il détient son capital à empêcher les autres (toujours étrangers) d'en jouir (la loi du pouvoir est de nuire aux autres en faisant croire que se sont les autres qui nuisent). Conserver, c'est la paresse de l'effort pour cultiver « sécurité » et « abondance » = le confort. 3 valeurs qui depuis le XXIe siècle sont devenues majeures en Occident, jusqu'à s'imposer dans les mondes des arts et des sciences (alors qu'elles n'ont pas leur place). Cette intrusion est un paradoxe pour l'invention, nécessaire dans le contexte où elle réside : trouver des solutions aux problèmes. C'est ce paradoxe qui opère la régression du savoir. Cette régression du savoir, depuis 40 ans d'usage, débouche sur le contentement de l'état médiocratique, conforté du confort de la connaissance (la connaissance est ce que tout le monde croit savoir, le savoir est ce que chacun sait pour résoudre les problèmes). Avec l'instauration d'un faux savoir = une connaissance dominante, crue et adoptée par déni et mépris. Le monde du savoir est passé du doute (qui pose des questions) à la croyance (pathologie de la pensée : la croyance empêche de penser) pour donner la connaissance (= contexte de communication informationnelle convaincu savoir qui forme l'ensemble des idées reçues encyclopédiques). Le doute a été expulsé des universités qui ont échangé l'enseignement contre la formation (l'apprentissage des mécanismes automatiques des employés). Le doute est la base du savoir, ce par quoi on pose des questions.

Si un artiste est un conservateur alors il devient un artisan. L'artisanat répète ce que l'art invente. Pour que l'art dure, les artistes ne peuvent que cultiver l'invention continue. L'invention de l'invention de l'invention de l'invention, etc. Creuser encore + profond. Inventer découvre l'inconnu à savoir : tenter comprendre. Découvrir inventer c'est pour comprendre. L'inconnu pose la différence. À cette différence s'opposent la répétition, l'imitation, la copie. Dans le déséquilibre de l'équilibre, l'une révèle l'imposture de l'autre. Les arts du XXIe siècle sont des copies des arts du XXe siècle. « Une mise en classicisme » de l'avant-garde inventive du XXe siècle, mais dépourvue du sens qui a fait naître les oeuvres de l'époque. Le pour quoi du sens a été effacé. L'impulsion de la réflexion des performances d'un John Cage n'a pas trouvé de descendance pour continuer l'approfondissement de ce questionnement sachant. Suis-je le seul (rescapé) ? ou cette descendance se dissimule en dehors du milieu des compositeurs sachant se reconnaître ?

 

 

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Philosophes convaincus de l'esclavage nécessaire
qui infecte toujours et encore nos sociétés d'aujourd'hui, 2 millénaires et 1/2 après

Que Platon et Aristote considèrent l'esclavage naturel et nécessaire * jette un doute quant à la sincérité de leur pensée philosophique et, montre leur statut social privilégié dans la société grecque de l'Antiquité : Platon et Aristote sont des maîtres dépendant d'esclaves, pas des hommes libres ? Ce qui effraie est que ces 2 penseurs (malgré eux ?) ont instauré l'idéologie doctrinaire de notre civilisation occidentale (ou leur modèle convient à la forme voulue de la domination et de la soumission sociale) : leurs textes sont parvenus jusqu'à nous au XXIe siècle (c'est incroyable alors qu'il est si facile d'effacer un texte à jamais) et restent majeurs, voire restent fondateurs de la philosophie occidentale. Mais à lire Platon, on voit + un utopiste, qu'un penseur questionnant les habitudes qui nuisent à une humanité qui ne pense pas. Pour Aristote, on perçoit + un archiviste se souciant d'ordre qui classe les choses et les fait, dans le but de satisfaire ses a priori (= à partir de ce qui vient avant) de l'existant : sans a priori tout classement, demeure impossible. C'est un peu caricatural, mais pas très éloigné de ce que ces 2 personnages présentent, produisent et, finalement nuisent, car accepter de telles idéologies, sachant que l'idéologie se fonde sur l'intolérance, nos sociétés actuelles restent encore et toujours à croire la nécessité sociale de la servitude, aujourd'hui crue masquée par le salariat (le salaire = la récompense conditionnelle insuffisante du chantage à la servitude) font qu'elle se perpétue encore jusqu'à nos jours !

Rappelons que l'idée du servage, partie de l'idée de l'exclusion entre humains sélectionnés, classés et parqués, du barbare (à bestialiser) au raciste (à pardonner), a donné l'ultime souffrance jamais connue dans l'histoire de l'humanité : les camps de concentration Nazis de la Seconde Guerre mondiale. Après ça, on ne pense plus pareil, tels les « bien-nés » Platon et Aristote (aujourd'hui on les dirait jeunes bourgeois, voire bobo (= « bourgeois bohème » pas bohémiens) qui vivent pour la mondanité, d'apparence et de confort dans les centres-villes, provocant l'augmentation des loyers et l'exclusion des populations ne pouvant pas payer +) qui se permettent de donner des leçons à se croire + intelligent que les autres, défendant l'indéfendable : « il est naturel que les êtres humains serviles [forcés et conditionnés au servage] soient privés de la liberté durant toute leur vie ». Le bo bourgeois ne nettoie jamais ses poubelles. Les dialogues avec Socrate rapportés par Platon montrent à quel point le désir de briller en société dans les mondanités avec sa raison (pour avoir raison, alors qu'il fustige la rhétorique des sophistes pour sa dialectique **) est omniprésent dans les dialogues où le manque d'humilité du philosophe demeure en permanence manifeste.

Avec l'esclavage, notre civilisation d'Occident (incluant le proche Orient méditerranéen pas si loin, même à côté) a bien mal démarré. Si bien qu'on comprend et qu'on peut comprendre la disposition des dominants « bien-nés » à vouloir asservir les autres, à ne vivre que pour ça et, que de ça, à en re-tirer des bénéfices, d'être servi que pour soi (par des êtres humains humiliés). Domination banalisée qui est réalisée par le chantage de l'argent qui retire les premières nécessités qui sans lui jette tout être humain démuni à mourir seul dans les rues des villes surpeuplées. Ça fout la trouille et forme la motivation de l'arrivisme, de sa base au sommet (pour une échelle falsifiée du mérite) : à nuire à ses voisins pour obtenir la récompense, que pour soi, +. La violence de la rue qui tue, à y dormir la nuit, n'a de comparable que son opposé : l'appartement douillet qui ne tue pas, au même endroit. L'arrivisme n'a que le mérite de cultiver la violence dans la hiérarchie de la soumission. La hiérarchie n'existe que pour imposer la servitude.

Cette disposition des civilisations humaines à l'asservissement de masse n'a qu'un seul but : faire briller par un volume architectural le + grand possible, re-présentant « la grandeur » de l'Empire, toujours destructeur pour être craint des autres, dresser l'Empire qui exige et commande une main-d'oeuvre massive pour construire des palais prestigieux (= charlatan esques = frapper en impressionnant l'imaginaire de celles et ceux en manque), dresser l'Empire qui exige d'aller tuer les autres pour leur piquer leurs richesses, dresser l'Empire qui commande de persécuter et tuer les autres s'ils refusent l'assouvissement, à obéir et se soumettre à la torture du travail forcé (qui paye leur mauvais confort) : « l'intégration » (sic) . À le décrire, on dirait une pathologie. Avec le recul, c'est bien ça, ça l'est. Dominants et dominés ou gouvernants et gouvernés sont les aspects pas si opposés de la même affection : la peur de vivre par et de soi-même pour les autres. Dit comme ça simplement, ça parait idiot. Avec le recul, en effet, ça l'est. Toute cette misère de l'humanité qui ne repose que sur le refus d'assumer sa responsabilité personnelle envers son espèce et celles des autres qui ensemble forment notre sphère d'existence où la vie ici est possible. Pas là-bas.

La pathologie de l'Empire passe par des méandres de sens qui sont pliés, voire suppliés (par les faux philosophes vendus au pouvoir politique : nous savons tous que vérité et pouvoir sont répulsifs), à ce que la raison et la nécessité apparaissent à faire souffrir les autres (de notre espèce et des autres espèces, dont le tout forme notre biosphère, su dans un équilibre fragile et qui sans elle, ou elle malade, fait disparaître toutes les espèces dépendantes d'elle, la nôtre y compris, bien qu'on s'efforce avec ardeur à s'en détacher, de la Terre... pour aller vivre où, dans le vide stellaire ?). À l'écrire, ça sonne ridicule. En effet, ça l'est. Nous avons déjà cité l'extrême atteint des camps de concentration Nazis. Qui souhaite vivre ça ? encore, cette fois dans le vide interstellaire ?

N'est-il pas temps de réparer cette dérive raciste des barbares : ces faibles d'esprit des centres-villes qui se considèrent être « les maîtres du monde » (sic) ? Pour mépriser le monde au point de concocter en secret des stratégies de nuisances générales. Pour l'argent ? Non, l'argent n'est qu'un moyen d'asservissement des gens piégés. Non, uniquement parce que « ça fait marrer de constater à quel point les autres tombent si facilement dans le piège de l'humiliation de la soumission sans même en prendre conscience » : ça, c'est jouir du pouvoir.

 

Notes
* Platon, Lois 776 b-c, 778 a. Aristote, Politiques 1253 b 1-18. Cité par Peter Garnsey dans son livre : « Conceptions de l'esclavage » (1996, 2004 pour la traduction française).
** Rappelons que la rhétorique est un discours pour convaincre les masses de gens homogénéisées et que la dialectique est la réalisation de l'entente par l'échange d'idées dans le dialogue hétérogène. La rhétorique est une parole à sens unique, la dialectique est une parole à double sens (di- = 2x, dia- = distinction en divisant < par le jour éclairé du soleil). L'une commande et l'autre discute pour se mettre d'accord. Les dialogues de Socrate rapportés par Platon ne cherchent pas à s'accorder avec les autres pour s'entendre, non, Socrate retourne toujours le dialogue à son propre avantage démontrant que son « adversaire » est un sot (du latin « soptus » = endormi) ou un idiot (du latin « idiota » = ignorant). Il s'agit + d'une joute verbale courtoise à savoir qui a raison usant de l'exercice rhétorique pour convaincre, que d'une entente mutuelle. Le personnage So-crate doit à chaque dialogue prouver qu'il est le meilleur (aristo- à posséder le mérite, ou se faire posséder par le mérite à ne plus pouvoir s'en défaire) au risque de perdre son crate (= pouvoir) pour ne rester qu'un So.

- Renotons que l'étymologie du mot dialogue va jusqu'à citer ces 2 philosophes être les auteurs de l'origine du mot. Invraisemblable hein ! « Entretien philosophique à la manière des dialogues de Platon » (dictionnaire historique de la langue française, sic) bien que le grec « dialogos » ne désigne qu'une discussion, dans un entretien sans volonté de convaincre son interlocuteur. Cette soumission idéologique montre à quel point le réel dialogue = l'échange d'idées à partager, est vicié. Et que de philosophie, il n'y a que volonté de domination intellectuelle par la rhétorique masquée par la dialectique (fausse). Et non questionner pour (se) dévoiler la réalité (par amour = philo).

Postnote

Et moi là, je n'essaye pas de convaincre à user de rhétorique ? Le texte écrit est une parole aussi à sens unique qui s'entend ou pas. Comment s'accorder et s'entendre avec un texte écrit qui n'a pas de voix adaptable au contexte du dialogue ? D'accord, pas d'accord. N'y a-t-il que l'accord ou le désaccord *** pour se discuter soi-même un texte écrit ? Le texte est un message qui n'a pas pu se dire de sa voix vive dans l'instant adaptable. Un livre est une bouteille avec des trucs dedans pour éveiller notre conscience endormie sur les réalités du monde vécu vivant et à vivre. L'écriture est le handicap de la parole non dite. Nous avons perdu la parole à tant écrire. Ou favoriser le différé enregistré au direct improvisé.

*** c'est quoi en musique un désaccord ? un arpège, une mélodie, une discordance ? Rien à voir avec la dissonance, car la consonance a la fâcheuse tendance à se poser à s'opposer à la dissonance. La consonne obéit en ordre, se fusionne dans le tout (pareil) pour ne pas être distinguée ; la dissonne sort des rangs, désobéit et n'en fait qu'à sa tête et se distingue. Dans une société esclavagiste comme celle dictatoriale de notre empire occidental, on comprend maintenant pourquoi la dissonance est tant redoutée, insultée et condamnée. En effet, la distinction crée l'hétérogénéité qui annihile la servitude, c'est-à-dire ce sur quoi l'Empire fonde son existence.

 

 

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VULGUS foule banalisée (ordinaire, mais pas « conforme à l’ordre »)
DISTINCTIO séparation marquée (extraordinaire, mais « conforme à l’ordre »)

Qu'est-ce que la vulgarité (d'esprit) ? (attribuée de fait au peuple = la plèbe servile et lâche, sic)
L'attitude de mépris envers la vie. Le mépris envers tout ce qui vit, soi en premier. Cet état d'esprit implique la négligence de soi : hygiène (= cultiver sa puanteur), alimentation (bouffer n'importe quoi prêt à ingurgiter), vêtements (négligés et copiés à la mode de son entourage), et en général vivre influencé par les autres (majorité dans laquelle se dissimuler). Puis, refuser savoir.

Qu'est-ce que la noblesse (d'esprit) ? (attribuée de fait aux personnes fortunées = l'aristocratie bourgeoise hypocrite et lâche)
L'attitude de suffisance envers la vie. Le mépris envers tout ce qui n'est pas soi. Cet état d'esprit implique le mépris des autres qui ne font pas partie de sa caste = racisme. La noblesse institue le commerce de la servitude, et ses conséquences : discrimination-répression-exclusion par la violence civile qu'elle entretient.

Ça paraît logique : L'un n'a rien et l'autre a tout.

Grossièreté et vulgarité => Ignorance ?
Noblesse et raffinement => Savoir ?

Mais

le savoir prétendu prétendant puis prétentieux est un savoir de suffisance qui sied à la conviction de sa caste = classe sociale fermée endogame (casta = race, castel = château : la race des châtelains ? ou domaines = terres appropriées pour user de la domination),

et,

l'ignorance inculquée (par l'éducation normalisée généralisée) est un conditionnement destiné à la servitude, celle attachée à la fonction de s'occuper des tâches « dégradantes » (former « les petites mains » au travail manuel, sic).

Sans pauvres pas de domination, mais une entente de respect réciproque.
Sans riches pas de soumission, mais une entente de respect réciproque.

Vois un fortuné vider et laver ses poubelles. En effet, ça n'existe pas. Et pourtant. À partir du moment quand un fortuné videra et lavera ses poubelles, on pourra considérer une grande évolution dans les sociétés humaines, c'est-à-dire que nous êtres humains commencerons à vouloir comprendre pourquoi nous usons tant de discrimination de répression et d'exclusion : à se nuire les uns les autres pour une illusion de pouvoir, alors que tous nous souffrons de notre condition sociale arrêtée et enfermée dans une fonction servile (le métier (de « minister » = serviteur) l'occupation qui classe dans une hiérarchie arbitraire) dont aucun, ni gouvernants ni gouvernés, n'est exempté.

La grossièreté vit du manque de distinction et de compréhension de soi et du monde et choisit de détruire ce qu'elle ne peut maîtriser et gouverner.

Le raffinement vit d'excès de distinction convaincu comprendre les choses du monde et choisit de profiter des autres à les gouverner pour soi (à satisfaire sa domination crue).

Cette distinction triviale crue distinguée (up nose) crée l'échelle de valeurs sociales des élites crues et convaincues être « les meilleurs » (d'Aristote) : échelle nommée « hiérarchie » (mot emprunté à la religion chrétienne signifiant le commandement du sacré pour signifier la subordination en ordre) qui impose la disposition à l'obéissance des classes opposées inférieures (le regard au sol) dans cette (fausse) échelle de « distinction du mérite » (par sa fortune) affublé d'une compétition perdue d'avance défavorable pour la majorité des infortunés, celles et ceux non nés fortunés exclus de la caste d'une élite auto-élue. Qui pour vivre décemment = non sans maison, non sans nourriture, non sans vêtements propres, etc., doivent se soumettre à l'obligation du travail salarial et à l'endettement. La domination sociale des êtres humains entre eux réside dans un affront constant, motivé par la frustration de chacun, légitimant la nuisance de l'autre par la vengeance : « un rendu pour un reçu » (sic) tel : la violence pour la violence qui empire et renforce la nuisance entre êtres humains et se banalise par sa permanence. Qui oubliée, se fait rappeler dans les maladies psycho-sociales.

Noblesse et vulgarité sont des caractéristiques de la fermeture et de la faiblesse d'esprit.

 

 

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L'ESCLAVAGE antique et... toujours contemporain

Le paradoxe constitutionnel de l'esclavage ou la contradiction fondatrice qui réside dans le rapport maître-esclave est : l'oisiveté. Le maître pourchasse l'oisiveté chez ses esclaves pour vivre lui-même oisif du travail de ses appropriétés (= propriétés appropriées). L'esclavage pour le propriétaire est à la fois une source de soucis et à la fois une marque de prestige, fait que le propriétaire lui-même est prisonnier de sa condition de propriétaire.

Le manuel du personnage Marcus Sidonius Falx, noble/praticien romain propriétaire d'esclaves, titré « l'art de gouverner ses esclaves » de l'anglais Jerry Toner, historien spécialiste de l'Empire romain, rassemble des textes de divers auteurs de l'Antiquité romaine tels Sénèque (le 1er à s'indigner des maltraitances des esclaves), Pline l'Ancien et le Jeune, Cicéron, Plutarque, Caton, Petrone, Artémidore d'Ephèse, Epictète, Dion Chrysostome, Esope, Diodore de Sicile, les lois des Pandectes, Dion Cassius, Tacite, etc., sur l'esclavage antique (publié en 2014 et traduit en français en 2015) mais « on ignore ce que les esclaves eux-mêmes pensaient de se traitement ». « How to Manage your Slaves » est une mine de renseignements sur la manière de vivre les principes moraux de la Rome Antique, son empire qui ne semble en rien différent de notre empire moderne. La société humaine demeure la société humaine, inchangée dans ses comportements, ses rapports (de forces) n'évoluent pas dans le sens de la compréhension réciproque, ni de l'entente, mais stationnent dans l'adversité du combat (de coq < cock en anglais est un pénis en érection) de la compétition pour acquérir la domination, autrement dit le pouvoir sur les autres, pour jouir de sa suffisance. Règle immuable, l'humain (d'occident) est un dominant qui ne supporte pas sa soumission considérée comme une humiliation. Rome fut un empire : une domination politique sur le reste des autres sociétés est manifeste par ses forces armées qui pratiquent régulièrement le pillage pour l'enrichir cet empire. L'exemple de César est un summum, c'est lui qui rapporte le plus d'argent « d'immenses butins » de ses campagnes qui se chiffrent en milliards de sesterces *. Cette pratique n'a aujourd'hui pas changé, elle est seulement dissimulée (de la conscience des (esclaves) employés). En effet, tout le long du manuel, les textes des auteurs antiques expriment des scrupules par des excuses disant : « c'est normal », « c'est la pratique », « tout le monde agit ainsi » ; bien que des lois sur les abus du traitement des esclaves sont en permanence décrétées dans le livre des lois : les Pandectes.

L'esclavage est la résultante (logique) du prix à payer de la défaite et, de la domination formant tous les étages de la hiérarchie du + fort au + faible, s'imposant le comportement d'acquérir ou maintenir une position sociale la + élevée par la force et la ruse. Ce noeud tient depuis des millénaires ; manière d'être qui se répète en boucle et n'évolue en rien depuis le début des sociétés humaines occidentales. Ou au contraire, ce rapport de force demeure le constituant des sociétés humaines ; du moins pour la société occidentale, qui semble être la + agressive de toutes sur la planète (quoi que, Chinois et Indiens ne font pas moins bien). Ses empires et ses conquêtes (= ses pillages) dépassent de loin ce que les autres civilisations coexistantes, celles pacifiques, n'ont jamais pu atteindre. Sans parler des massacres, solution ultime pour obtenir la domination et la servitude absolues des populations étrangères (le summum reste le massacre des Amérindiens).

Quand les textes antiques parlent de « l'élevage des esclaves » (« des animaux qui parlent » sic), on ne peut pas ne pas faire une comparaison avec « l'élevage de nos enfants », tel : « éduquer, c'est élever nos enfants à obéir » (sic) : « élevage » qui correspond en tout point au « dressage », car le moyen appliqué est le même pour les animaux : obéi => récompense, désobéi => punition : le modèle exact perpétré par les familles « chrétiennes » et l'école publique contemporaine. Cette similitude demeure troublante pour des sociétés comme les nôtres qui se considèrent affranchies de l'esclavage. En effet, comprendre annihile le rapport dominé-soumis entre humains. Mais « le savoir est un outil précieux qui ne se distribue pas à tout le monde » : « un esclave trop instruit ne sert à rien » (ne s'asservit pas), « méfiez-vous de l'esclave intelligent » (sic), etc.

Il y a + troublant. La description du comportement des esclaves refusant le travail et jouant de malices facilement décelables, est point pour point semblable au comportement des salariés de nos sociétés contemporaines. L'ouvrier, le travailleur, le salarié sait qu'il est exploité (= abusé) et comme l'esclave antique, il cherche à trouver la moindre faille, le moindre avantage (tel « piquer des stylos » ou se porter malade) pour adoucir sa condition de « prisonnier » (= d'otage) au travail forcé. Le terme « gagner sa vie » est significatif de l'esclave trompé qui croit pouvoir gagner sa liberté en travaillant dur jusqu'à ne plus pouvoir servir, à cause de sa sénilité. À la retraite, l'aigreur du salarié-employé trompé est à son comble.

C'est Guy Debord qui le premier pointe l'esclavage moderne ** où il démontre la transformation propriétaire de l'esclavage : l'esclave moderne est devenu autonome, il gère lui-même elle-même sa captivité (qu'il qu'elle confond avec confort) pour servir la classe dirigeante qui n'a plus besoin de l'appropriation (la gestion du bétail humain) pour jouir du service servile des esclaves-travailleurs-salariés qui gèrent eux-mêmes leur captivité (se croyant en sécurité) dans le travail obligatoire (pour « gagner sa vie »). Les camps de concentration Nazis ont été un exemple d'autogestion de l'économie de la souffrance et de l'humiliation, avec minimum de dépense, restent un modèle d'actualité pour l'organisation hiérarchique du monde du travail contemporain et de la fonction publique, telle « la division du travail » pour ne pas comprendre sa globalité ni sa finalité. L'issue de secours vers la liberté est très étroite, voire invisible, surtout pour les êtres humains employés qui décident de faire des enfants. ça rend encore + difficile leur extraction du monde servile du travail et de l'éducation (au travail) de leurs enfants, piégé en + dans le crédit (« pour les enfants » sic), perpétuant l'obéissance absolue et soumise des employés, voire des entrepreneurs soumis au crédit (esclave du remboursement de sa dette).

Ce qui marque, à la lecture du manuel, ce sont les idéologies antiques : oui, se sont les mêmes que celles d'aujourd'hui à 2000 ans d'intervalle ; ces croyances qui créent tant de dommages parmi les humains, tels : « l'ordre et la discipline » (qu'on retrouve dans le code comportemental des écoles publiques et de l'armée d'aujourd'hui) qui pour le propriétaire ne sert qu'un seul but, le sien : « se garantir une vieillesse confortable » = une rente suffisante pour vivre oisif dans le luxe du confort : « les taches dégradantes » de se laver, de se nourrir, de se vêtir.

Une autre révélation des textes romains du manuel est que la Rome Antique ne dispose pas uniquement d'esclaves pour « les travaux pénibles » ou « les taches dégradantes », où entretenir les égouts est équivalent à entretenir les bains publics (on imagine alors la puanteur). Salariés libres des villes, métayers libres des campagnes existent. Ce sont « des gens d'ici », parfois + pauvres que les esclaves instruits ou privilégiés, tels les acteurs (ou musiciens) qui dispose de sommes supérieures au « star-system » d'aujourd'hui. Tel l'acteur Roscius gagnant 500 000 sesterces/an (= 15,5 millions d'euros/an) n'est pas dit combien il dû payer pour être affranchi. Qui pour un autre s'est élevé à 13 millions de sesterces (= 400 millions d'euros). Des montants bien supérieurs aux + grosses fortunes mondiales d'aujourd'hui, qui transforment la perception de la réalité où il est cru, voire convaincu, n'exister aucun obstacle à réaliser n'importe quel caprice (qui nuit aux autres pour prouver son pouvoir illimité cru, que de toute manière il perdra).

Les esclaves d'aujourd'hui sont gratuits

Rome devenu empire se devait de montrer sa domination sur tout son territoire conquis. Le butin de la défaite se payait en don d'humains asservis au vaincoeur pardon vainqueur. Rome, empire, a transformé cette pratique en commerce international, et, à l'usage avec l'enrichissement avec ses abus, tellement le Romain patricien était prêt à payer des fortunes pour acquérir l'esclave convoité. Baigner dans de telles fortunes (bien supérieures à celles d'aujourd'hui) est inimaginable pour la majorité des êtres humains. Baigner dans de telles fortunes influe le comportement du détenteur : il n'a plus de limite morale, ce qui favorise des comportements maniérés prétentieux capricieux intolérants et finalement tyranniques. Les textes retenus par Jerry Toner conseillent aux propriétaires d'esclaves qu'il vaille mieux être respecté que craint pour garantir à ce que les tâches soient bien faites et non négligées, ce qui a pour conséquence la ruine du domaine familial (Jerry Toner ou son traducteur Laurent Bury traduit « dominium » par maisonnée) et, pour éviter toute révolte des esclaves à renverser les maîtres. « Nous vivons tellement dans le luxe que le moindre détail déplaisant nous rend furieux », rapporte Falx. Et son bon sens pratique lui fait dire que l'amour vaut mieux que la rancoeur pour le travail bien fait et la protection de sa personne et de ses biens. Le pouvoir productif réside dans la magnanimité (= noblesse d'esprit) pas dans la colère capricieuse de la tyrannie (courant chez les plébéiens). Le constat de la noblesse d'esprit calme contre l'agitation de l'esprit vulgaire (du latin « vulgus » = foule, où le noble craint + que tout la foule en colère pour se protéger dans sa propriété de hauts murs) est ce qui est encore redouté aujourd'hui de la noblesse décadente qui se contente des stéréotypes du luxe qui vu de l'extérieur est tout autant vulgaire que l'abus de consommation des populations forcées au travail.

L'esprit moral n'a jamais été aussi extrême qu'aujourd'hui

La lecture du livre de Jerry Toner provoque pour choquer notre morale, par l'excuse, disant « Falx voit l'esclavage comme une convention sociale, rien de plus ». Ce jugement n'est que provocateur de questionnements, car il rapporte + le conseille à ce que cet état de fait (cette fatalité donnée) soit aux mieux vécu et géré et par les maîtres et par les esclaves, dont dépend, et le comportement des maîtres, dont dépend l'accroissement ou la ruine de leur fortune. Le manuel de Falx prévaut en homme sage la magnanimité à la cruauté : un esclave est + efficace quand il travaille par amour qu'avec la rancoeur. Le manuel de Falx est pratique et tire le meilleur parti du contexte dans lequel il vit : un maître romain responsable de son domaine avec une foule de serviteurs et d'ouvriers (on ne dit plus esclave aujourd'hui ; que pour s'indigner d'un employé non rémunéré et enfermé ***) à sa charge. Oui, un esclave autogéré, ça retire la crainte du propriétaire d'être assassiné.

L'abus de l'usage actuel de l'euphémisme (sens 1er de « utilisation de bonnes paroles » sens modifié en « atténuation d’une expression jugée trop directe »), c'est-à-dire, remplacer un mot qui choque « sa représentation morale du monde acceptable » par un autre, édulcoré (adouci par le sucre les aspérités blessantes de l'aigreur) montre le degré élevé de notre intolérance d'une réalité que nous dissimulons derrière des mots, le tourisme et des écrans : nous employons la technologie pour dissimuler la réalité, la remplaçant par la « réalité virtuelle ». Ce comportement humain seul et en société à refuser la réalité et s'en accommoder est la marque des symptômes du début de notre dégénérescence, commencée il y a 50 ans. Tel l'Empire romain, nous entamons et cultivons notre ruine et notre disparition. L'institution de l'esclavage est la raison d'être, d'exister de la civilisation occidentale. Si aujourd'hui, on l'ignore, on le dénie, c'est qu'il est plus doux pour l'esclave de vivre dans l'ignorance ou dans la conviction d'idées contradictoires à l'existence réelle ou à la réalité existante. Le monde du travail d'aujourd'hui, sa manière d'exploiter sa main-d'oeuvre n'a aucune différence avec l'exploitation du travail « des tâches dégradantes » de l'Empire de Rome les 2 premiers siècles de notre ère.

L'esclavage porte et marque la preuve de la domination de l'empire. La soumission de masse (au travail) est et représente un butin vivant (de la richesse du possédant). Le praticien romain antique noble doit s'en adapter et en tirer le meilleur partie, c'est ce que les textes antiques rassemblés par Jerry Toner ont compris transmis dans le manuel « l'Art de gouverner ses esclaves ». Mais les faits historiques montrent que ses conseils n'ont pas eu la portée espérée, car la décadence et la chute de l'Empire de Rome auraient été évitées, ce qui ne fut pas le cas. La stupidité suffisante du possédant l'emporte sur sa sagesse et le bon sens et ruine sa fortune qui tourne à l'aigre (pas allègre). Le nombre d'êtres humains obligés au travail (mot qui vient de la racine romaine « tripalium » qui est un instrument de torture à crucifier les condamnés) est proportionnel à la « puissance de l'Empire ». Aujourd'hui, les + grosses fortunes mondiales sont d'Amérique US. Un empire n'existe que par le pillage et les Américains ne font pas exception (leur domination s'est imposée après le pillage de l'Europe et la défection des intellectuels et artistes européens expatriés en Amérique).

Dans le reflux, l'invasion dans notre quotidienneté du VR (= de la réalité virtuelle) et des automatisations comportementales pilotées par une technologie cyborg (telle la carte de crédit intracutanée) sont proportionnelle à l'abandon de soi d'une vie qui n'a plus le sens d'être vécu = la dépression du syndrome de l'esclave. En effet, la curiosité, fondatrice des passions et joie de vivre, a aujourd'hui disparu des salles de concert qui représentent le microcosme du macrocosme de nos sociétés, telle la cour de récréation des comportements humains en groupe libérés de leurs obligations. Ça, sont les prémices de la Chute de l'Empire Américain après ceux Français et Britannique, voire de l'Empire d'Occident (< d'occire = tuer).

Aujourd'hui

Pourquoi les nouveaux riches ne sont pas appréciés des anciens riches ?

Parce qu'ils ne sont pas instruits « du code de procédure » millénaire de la transmission générationnelle du capital. Ils ne savent se comporter dans le respect de la tradition. Ils sont encore vulgaires (du latin « vulgaris » = relatif à la foule (agitée, maîtrisée au travail)). Tels de jeunes fous, vivant d'excès, sans expérience, ignorant (l'obéissance à) la tradition séculaire : « protéger et transmettre » (son capital) à installer la constance de sa condition à ce qu'il se transmette en permanence à sa descendance, puis à sa descendance, etc. Avec retenue. Pour le riche de naissance, le contexte de son comportement est fixé : il poursuit à agir exactement ce que ses ancêtres ont agi pour lui (à moins de vouloir ruiner la filiation, ce qui en réalité est impossible, la solidarité des fortunes du monde sont bien liés à ne pas perdre leurs acquis, dont chacune dépend des autres. Et, comment ruiner ses milliards ? qui en une vie ne suffit pas ****). La règle de l'entretien n'est pas compliquée, il s'agit de maintenir la permanence de ses masses humaines au travail (pour un profit obligé en constante progression, sinon il régresse). La réelle fortune n'est pas la quantité d'argent dans un coffre à dépenser, mais le nombre d'êtres humains qui travaillent en permanence à fructifier la fortune du propriétaire. La véritable fortune se mesure à « combien d'êtres humains travaillent à mon entreprise et me payent ». Tout le reste est attaché. Et le reste détaché ? secondaire : principalement le souci de la source de son enrichissement dont dépend l'état de notre planète à épuiser ses re-sources. Tant que « la main d'oeuvre » existe, tout est faisable. Il s'agit seulement de canaliser cette main d'oeuvre à ce qu'elle n'échappe pas à sa fortune (ce qui se vérifie dans les manifestations salariales qui demandent + d'emplois et un peu mieux payés).

Canaliser les esclaves

« L'humanité à sa naissance est idiote, la foule des humains doit être occupée » (sic). La base de cette pensée vient du mépris fondateur de sa condition humaine. Depuis des millénaires, diriger est synonyme de mépris envers « cette humanité » (impromptue qui fait n'importe quoi). Donc, pour empêcher « l'indéterminisme de l'idiotie » (sic) de s'épanouir, il faut instaurer une domination qui « instaure un déterminisme prévisible » (pour éviter la peur de l'infortune). Cette attitude trouve sa source dans la peur de vivre sa condition d'être humain. La peur de manquer. La peur de vivre l'inattendu, la peur d'improviser dans l'instant pour résoudre les problèmes qui apparaissent çà et là tout le long de sa vie. Pour empêcher ce futur incertain, la solution trouvée depuis des millénaires est la canalisation du capital dans la seule direction de la production de biens : la propriété. L'avoir. Le capital (les stocks) pour échapper aux catastrophes « qui feraient périr l'humanité ». C'est l'obsession qui motive l'exploitation de l'humanité au travail, autrement dit, de l'esclavage. La classe dominante est aussi fondée sur la trouille, comme celle des esclaves qui se précipitent à être pris en charge par la rente du salariat conditionnel, pris pour refuge cru du confort.

Le chômage de masse

L'invention du « chômage » dans les années 70 du XXe siècle (= la pioche de mains d'oeuvre massive créée par des licenciements massifs créant la terreur dans les foyers prêts à s'émanciper) a été une idée lumineuse des propriétaires pour fructifier de manière spectaculaire les fortunes investies et stopper les révoltes ingérables des travailleurs. Mai 1968 a terrorisé les propriétaires. En effet, le chômage a focalisé le travail comme une valeur essentielle pour sa sur-vie : « pas de travail = mourir » (sic). L'humiliation du chômeur (alors qu'esclave libéré) a été conditionnée pour se focaliser sur cette (fausse) valeur, où il s'agit toujours pour le propriétaire de gérer son capital-esclave (et non respecter son humanité à épanouir son intelligence).

La Chine

On peut se demander aujourd'hui, pourquoi (toute) la main-d'oeuvre a été déportée en Chine. La Chine, de ça, devenue le pays des usines du monde qui produisent tout ce dont l'humanité consommatrice de la planète a besoin. Dans l'immédiat (dans l'instant ?), on juge le coût. L'esclave chinois est de loin moins cher que l'esclave occidental (les propriétaires chinois s'efforcent de maintenir ce coût au plus bas depuis des décennies) qui, encore avec un minimum vital réduit, peut acheter au prix de la production chinoise ce que la production occidentale ne peut plus produire, pour être achetée pour presque rien en masse, ce pour sur-vivre la classe surappauvrie devenue inactive (= improductive qui en réalité représente la terreur de l'esclave de vivre sans travailler).

La classe moyenne

En 2019, 56% des foyers français ne sont pas soumis à l'impôt sur le revenu (source : « ministère de l'action et des comptes publics » sic). Ces 56% incluent les ultras riches et les ultras pauvres, 2 classes sociales devenues majoritaires. Ce n'est pas une première dans l'histoire l'humanité. Montre que l'idéologie démocratique est un leurre politique d'après-guerre (2de mondiale) pour gérer les foules au travail. L'esclave occidental est perpétué par la classe moyenne, celle qui vit encore dans un confort acceptable pour vivre de certitudes convaincues à entretenir ses activités de soumission qu'elle considère normale (en méprisant les autres) et vitale (qui redoute le désoeuvrement + que tout, car le désoeuvrement génère le sentiment d'être abandonné par sa propre société). Cette classe moyenne (« middle class ») est financée par ce qui est retiré aux ultras pauvres majoritaires (vivant des revenus insuffisants du SMIC, du chômage et pire : du RSA = - d'1 SMIC/2, sachant qu'un loyer moyen pour une 2 pièces est de la valeur d'1 SMIC/mois).

L'esprit capitalisant
= économisant (les riches capitalisent les pauvres économisent ce qui est la même chose) s'inquiète du présent de son avenir au présent, l'inquiétude est le moteur de sa possession de sa soumission, de son abdication à vivre libre et responsable.

Qu'est-ce qui pousse l'humanité à agir dans ce sens ? À cultiver l'économie du gain maximum à être toujours à la limite de la catastrophe évitée de justesse. La terreur. « La peur est une maladie nécessaire de l'humanité pour l'obliger au travail » (sic). Le dominant propriétaire doit cultiver la terreur pour entretenir l'esclavage. En effet, une humanité sans peur ne vit jamais soumise. Elle s'organise librement à prendre soin les uns des autres, car elle sait que la vie de chacune et chacun dépend des autres. Pas plus, pas moins. Il n'a pas d'esclavage. Il n'y a pas de misère. L'économie et la capitalisation s'installent quand la peur s'installe dans l'esprit des individus. C'est une possession difficilement expulsable qui génère la sensation unique « d'être victime » et de ça, génère « la conviction d'innocence », état qui s'autorise à tout ce que le bon sens n'imagine pas. La paix, par absence de la peur, ne cultive pas la frustration ni le désir de catastrophe.

La culture de la peur

Une fois cette peur (de manquer) installée (confortablement indélogeable dans les esprits) là, intervient la croyance religieuse. La religion gère les esprits apeurés dans l'effroi. L'institution de la culpabilité, telle : « Dieu t'as puni » (sic), est le sentiment de la malédiction nécessaire à la maintenance de la terreur de la peur. Redouter la peur est + puissant à tétaniser que la peur elle-même. Ce sentiment de la malédiction agit et provoque la violence ressentie ultime de l'injustice : pour produire la force de travail. En effet, la force de travail inépuisable s'agit uniquement par la violence générée par la colère de l'injustice. Cette source d'énergie de travail est inépuisable. Et, pour l'entretenir, il faut agir d'injustices. Le pouvoir politique n'agit que d'injustices. L'injustice génère la violence de la force de travail nécessaire à maintenir l'esclavage (= l'industrie de la main d'oeuvre soumise mondiale). Les excès de violence se canalisent finalement avec une récompense qui motive « à reprendre le travail ». C'est la part économique qui reprend ensuite la main. L'équilibre de la culture du travail forcé réside entre punition et récompense. L'oscillation constante entre injustice et satisfaction génère la motivation à la soumission à la tâche à accomplir : l'esclave est piégé. La religion apporte en + « les lois divines », celles auxquelles il est pratiquement impossible de désobéir. La religion n'a jamais quitté le pouvoir, seul il ne peut pas assouvir des milliards d'individus au travail forcé. Pour ça, la croyance (aux lois divines et à la fatalité qui empêchent de s'évader) est indispensable. « La séparation de l'Église et de l'État » est un leurre politique pour rassurer les foules au fait de la supercherie. La triade religion-politique-économie forme la domination politique des individus en état de soumission tenus par la peur qui les possède. L'esclave est piégé. L'empire empire, s'est su.

Attack - sustain - release
Attaque - entretien - relâche

Le déclin d'un Empire se réalise quand il y a excès d'excès générant les comportements d'arrogance et de suffisance à mépriser ses semblables piégés, perdants, en captivité. C'est ce que nous vivons là maintenant où les gouvernants atteignent un très haut degré de mépris envers les populations trompées. Populations convaincues vivre libre dans un régime démocratique. La réalité est à l'opposé. De démocratique il n'y a que le mot. *****

...

Notes
* Considérant ce que considère Falx, c'est-à-dire la somme minimale nécessaire pour faire vivre une famille de 4 personnes (avec 2 enfants) dans la Rome d'il y a 2000 ans : 500 sesterces/an et, considérant le minimum salarial d'aujourd'hui, le SMIC à environ 12 000 euros/an (qui pour ne pas être imposable ne doit pas recevoir + de 9 964 euros/an ou 830 euros/mois, sachant que 56% des foyers ne sont pas soumis à l'impôt sur le revenu, chiffre 2019) + « les prestations sociales » de la caisse d'allocations familiales (CAF) nécessaires + 3600 euros/an, 500 sesterces correspond environ à 15 600 euros. Le prix d'un esclave « ordinaire » dans la Rome Antique s'élève à 1 000 sesterces ce qui revient en euros à environ 30 000 euros. + son entretien annuel à 500 sesterces <≈> 15 000 euros. Les prix atteignent 23 millions d'euros (750 000 sesterces) pour un grammairien jusqu'à atteindre 50 millions de sesterces ≈ 1,5 milliard d'euros « pour étaler sa richesse ». 1 sesterce ≈ 31 euros.
Qui aujourd'hui pourrait « se payer » un esclave ? Le 1% des fortunes mondiales sur 7 milliards d'individus (au travail) n'achètent plus, elles disposent d'une main-d'oeuvre inépuisable qui en redemande ; pour quoi ? sa motivation de vivre en dépend. Montre que l'esclavage aujourd'hui est devenu le sens de la motivation de vivre de l'espèce humaine.
** « In girum imus nocte et consumimur igni », titre palindrome du film réalisé par Guy Debord en 1978 qui pourrait se traduire en « la nuit on tourne en rond et on se consume par le feu » ou « dans la nuit nous tournoyons et nous voici consumés par le feu » (« fait référence aux insectes qui tournent autour d'une flamme et d'y brûler pour périr »), sorti en salles 3 ans + tard. C'est le 6ème et dernier film de Guy Debord. Le film décrit la société de consommation mettant en évidence la condition de l'esclavage moderne (où « chacun se brûle en tournant autour des biens de consommation »). Le film. Extrait audio.
*** l'enfermement ne fait pas référence directement à la captivité. La captivité est une sensation psychique, l'enfermement est physique.
**** 1 million en 10 ans => 100 000/an ≈> 8 000/mois ne suffit pas. 30 000/mois => 360 000/an ≈> 4 millions pour 10 ans et 30 millions pour une vie devraient suffire. En euros d'aujourd'hui.
***** Chez les Grecs de l'Antiquité, la démocratie a duré 32 années (pas 100) sous Péricles : écoutons le philosophe François Châtelet, en 15'38'' de démocratie athénienne [mp3 14,66Mo], ce qui pour un Empire est une goutte dans la mer. Ou une tentative qui ne satisfaisait pas les maîtres de la cité d'Athènes. Notons qu'à Sparte, il n'y avait pas d'esclaves.

 

 

4 septembre

riches contre pauvres, pauvres contre riches : un faux combat (= piège) à vie

Si j'ai choisi la musique, et +, la musique savante inventive, comme occupation de vie, c'est d'abord pour préserver ma liberté. La liberté se préserve d'abord (et celle de la création artistique) en ne faisant partie d'aucun clan, classe, groupe, milieu, dont chaque communauté impose ses principes de comportements qui ne correspondent jamais à ceux qu'on aspire pour connaître et agir. Je ne compose pas de la musique ni n'invente des théories pour conforter une classe, comme la majorité aujourd'hui de mes confrères, dont la majorité est capturée dans l'engrenage du chantage de l'argent (= plaire au commanditaire qui paye mal) dont ils se plaignent en infligeant la faute de leur misère au système (sic) et aux autres. Ils ne remettront jamais en question leur comportement de compositeur, artiste ou architecte, etc., soumis aux exigences du commanditaire obtus qui paye : les achète pour qu'ils obéissent et se soumettent sans résistance à la volonté du dominant. À être humiliés. Alors qu'il suffit de dire non et d'agir ailleurs. Mais le confinement des villes attire une faune en manque, croyant se rassasier. L'ignorance est le moteur de l'innocence victimisée à se délecter dans la plainte.

La vie est trop courte pour la gâcher avec des peurs filiales cultivées dans les classes de ghettos à s'entrenuire les unes les uns les autres. La vie sociale (les mondanités) est une course de celle ou celui qui désire empocher le + gros montant d'argent, ce, pour influencer les autres à agir selon son gré. Mais cette compétition permanente à la domination des autres masque la réalité de son incarcération dans une culture qui dissimule mal et répète perpétuellement ses craintes générant l'hostilité mondaine mondiale comme principe de vie. Un manège inintéressant à vivre pour celle et celui curieux de vivre une vie de découvertes épanouissantes.

Le riche comme le pauvre cumulent une telle crainte de perdre le pécule qu'ils ont accumulé que ça, devient le sens directeur de leurs vies. Une vie à se retenir de vivre pour capitaliser par peur de manquer. Où on ne se laisse aucune chance de s'épanouir, au contraire, la peur pousse dans la régression (la bêtise de l'idiotie = la culture de l'ignorance) de toute l'humanité.

Pourquoi les classes riches font la guerre aux classes pauvres ?
Pour les appauvrir encore et encore et toujours +.
Que redoutent les classes riches des classes pauvres ? pour tant les persécuter.
De prendre leur place. C'est leur jeu de vie.

À partir des années 50 du XXe siècle, l'aristocratie française s'est sentie menacée. Sa classe sociale pourtant fermée, voire hermétique, protégée des autres par son immense fortune se sent en danger ; et par quoi ? par l'ÉMANCIPATION (du latin médiéval « emancipatio » = le fait de se libérer de l'autorité paternelle, puis de sa servitude sociale) populaire (celle de la jeunesse). Manciper du latin classique « mancipium » = pouvoir du maitre de disposer de ses biens. L'émancipation de l'après Seconde Guerre mondiale rythmée par le rock and roll américain (des faux libérateurs qui ont pillé les richesses de l'Europe) est le départ de la crainte des grosses fortunes françaises (classiques). Ce qui est nommé « les 30 glorieuses » par les populations libérées est pour cette classe, aux privilèges exclusifs, vécue être « les 30 années de crainte ». La contre-attaque politique contre les populations émancipées (de la jeunesse majoritaire du « baby-boom » qui refuse l'autorité représentant l'ignorance décontextualisée avec des valeurs passéistes de domination) commence tard, en 1967 avec le coup de la privatisation de la banque de France, bien que la politique de Pompidou (ancien directeur de la banque Rothschild) alors ministre des Finances sous le général de Gaulle était trop avant-garde pour le milieu, pas entièrement en faveur du milieu qui l'a élu, par son penchant pour l'art contemporain, contre celle de préserver le patrimoine des propriétés privées des cercles fermés des fortunes de France. En favorisant « l'art contemporain », le milieu est convaincu qu'il (en fait, c'est sa femme Claude qui se passionne pour les arts de son temps qui est aussi à l'initiative de l'IRCAM à côté du centre qui porte son nom) valorise le symbole de l'émancipation (redouté par l'aristocratie française) que porte « les arts contemporains » de l'époque XXe siècle qui aujourd'hui au XXIe est complètement vidé de sens.

Si les artistes ont disposé de moyens pour réaliser leurs oeuvres depuis le début du XXe siècle, la raison est qu'il y avait toujours une fortune dissidente (généralement des femmes) prête à soutenir leur travail de création. Le rapport « artistes libres » et « femmes du monde » offrait « une fenêtre de liberté » pour ces femmes, étouffant dans ce milieu fermé de milliardaires et de consanguinité. Mais, par terreur du milieu, cette source de moyens s'est tarie en France à la fin des années 70 du XXe siècle *. Pour laisser la place en 1981 au « financement d'État » à travers « le ministère de la Culture » ou l'institution de la censure des oeuvres d'artistes ayant un lien même éloigné à suggérer l'émancipation. L'émancipation est le cauchemar de l'aristocratie française, car sans les « petites mains » (humiliés) des serviteurs (anciennement nommés esclaves) et des ouvriers, l'aristocrate est incompétent à : vivre par lui-même, tel : se faire à manger, faire les courses, faire sa lessive, etc. Le financement des arts par le gouvernement avec l'argent public a été la solution pour retirer « l'épine du pied » (= la responsabilité) des aristocrates qui se sont transformés de « bienfaiteurs des arts » en « malfaiteurs des arts ».

Ce qui est intéressant et contradictoire est de constater à la fois le retrait dans la fermeture de l'isolation protégée du milieu et l'offensive politique de ce milieu clos envers les populations appauvries exposées (celles employées à son service. Tous les employés sont à son service). L'attaque de la liberté n'avait aucune raison d'être. Aujourd'hui, l'énergie de la jeunesse du baby-boom de l'après-guerre est à la retraite : 20 ans en 1968, 70 ans en 2018. La « trahison » considérée des femmes du monde, envers le milieu conservateur catholique châtelain français est fermement condamné et a été stoppé. Le mécénat des artistes vivant (les inventeurs pas les copieurs de la tradition classique) en France disparaît. C'est à partir de ces années 70 que les aristocrates sont devenus militants (!) oui, par crainte, ils se sont organisés à expulser de la visibilité publique les arts émancipés des artistes vivants des capitales, source pour l'émancipation de la jeunesse. Notons que le travail de destruction de l'industrie du disque, dominé par les Britanniques et les Américains, programmant la déchéance du rock and roll (émancipateur) était le prix à payer, dont ils étaient prêts à en payer le prix à perdre les gros bénéfices d'une industrie florissante (mais ils ont retrouvé leurs bénéfices multipliés dans le cinéma infantile de masses) a demandé un travail considérable.

Les riches ne manifestent pas dans la rue leurs craintes, non, ils tissent des relations d'influences dans leurs « clubs » fermés du monde. S'ils militent, c'est pour que les « communistes » (les indésirables) au pouvoir ne suppriment pas leurs privilèges. Mitterrand au pouvoir a été le coup magistral de trahison envers les populations épuisées par l'humiliation du chômage qui ont voté pour lui : Mitterrand a agi durant tout son gouvernement par le mensonge de l'apparence en opposition constante aux intérêts publics de la nation. Son élection s'est réalisée en échange d'engagements envers la classe des grosses fortunes dont il a voulu faire partie (comme pour tous les autres présidents de la République depuis Pompidou jusqu'au dernier qui affiche sans scrupule avec vulgarité sa haine des populations qui l'ont élu). Les premières privatisations des services publics, c'est Mitterrand, le socialiste. L'art des fausses étiquettes (ou du faux socialisme, des fausses idéologies partisanes et des faux partis) était né. Remarquons que toute la série des présidents français viennent toujours de la finance. La raison ? La finance est l'arme idéale du chantage envers les appauvris en manque : le pauvre est prêt à vendre sa vie. C'est cette vente de sa vie qui entretient l'autorité de la classe dominante et la misère des individus des populations piégées dans l'aumône du travail.

En 2019, on a vraiment l'impression que la Révolution française n'a jamais existé.

 

Note
* Pierre Boulez, pour la musique, est l'un des derniers compositeur chef d'orchestre à avoir bénéficié de cet avantage pour financer son orchestre : « Domaine » (sic). Aujourd'hui, tous les privilèges se payent, pour une grande, part avec l'argent public des impôts et les avantages des exonérations d'impôt en surplus. Xenakis, par exemple, était financé par Mica Salabert issue de la grande bourgeoisie qui ne regardait pas à la dépense et, qui faillit ruiner (?) sa maison d'édition. Le coût d'édition des partitions de Xenakis, pour certaines atteignant 1 mètre 50 avec tous les pupitres indépendants = une centaine de portées superposées prend de la place, n'est absolument pas rentable dans un marché de la finance qui valorise des bénéfices de 1000 pour 1, même de 100 pour 1, voire de 10 pour 1. Limite. La rentabilité de 2 pour 1 n'est pas dans l'usage de « l'ordre des choses » pour la classe milliardaire.
La valorisation du « vintage » (la mode du passé) vient de cette caste, du retournement économique à favoriser les oeuvres du passé des compositeurs-objets morts (= inoffensifs = « qui ne détournent pas l'argent du milieu de la noblesse pillé aux pauvres pour créer des oeuvres émancipatrices »). Dans les années 80, étudiant, Salabert m'avait engagé pour trouver le nom des compositeurs sur un stock de partitions de chansons non signées (pour un SMIC à mi-temps). [sources et entretien .txt 20Ko : Pierre Boulez, IRCAM ou la source de la décadence de la musique savante aujourd'hui]

 

 

Le cauchemar de la noblesse bourgeoise (encore et toujours au XXIe siècle)

- Qu'est-ce que craint par-dessus tout le nanti, châtelain, la grosse fortune réfugiée à demeurer invisible derrière de hauts murs ?
- L'INVASION BARBARE.
- Elle craint de perdre son (vaste) espace vital où elle a cultivé son « calme » et son « bon goût ».
- Elle craint la surpopulation d'affamés qui s'empareraient de ses terres, de ses propriétés (pour les souiller, sic).
- Elle craint la pauvreté comme une maladie qui s'attrape par infection, « par le toucher du regard » (sic).
- Son cauchemar est le soulèvement « des petites gens » (les barbares polis en servitude).
- Les barbares sont : tous les gens qui ne sont pas eux.
- La noblesse bourgeoise cultive l'idéologie de l'exclusion (elle cultive sa terreur de voleur).
- La peur des barbares (les autres) qui s'emparent par la force et la violence de leurs biens (pas eux ?).
- La terreur de perdre son rang (sa classe), ses acquis filiaux tenus par ses propriétés.
- Entre-tenus depuis des centaines d'années (bien avant et après 1789).
- Alors, elle attaque en permanence les pauvres pour les appauvrir encore +.
- Pour les affaiblir encore +.
- Avoir TOUT, et les autres RIEN.
- Mais elle confond, à force d'enfermement de son corps et son esprit, les barbares et les êtres humains.
- Car le reste de l'humanité ne sont pas des barbares = « des sales types qui salissent le raffinement des manières précieuses ».
- Des casseurs qui cassent les belles choses par aigreur, par haine et par vengeance.
- SON EXCLUSION CRÉE L'EXPULSION.
- des autres = des étrangers, des êtres humains qu'elle ne peut, ne sait pas reconnaître humain.
- À cause de son enfermement dans l'exclusivité de la consanguinité.
- L'enfermement, l'exclusion créent le sentiment de persécution qui s'autorise la violence envers les autres, devenus ennemis par crainte et rejet.
- Cette confrontation permanente crée la guerre permanente des riches contre les pauvres.
- Le pauvre est « un barbare mal né », est une idéologie de l'exclusion obtuse, pour préserver sa consanguinité où « le précieux (à force) devient ridicule ».
- Sachant que la consanguinité crée la dégénérescence, source de sa décadence.
- Les nobles se battent, militent activement contre « les barbares » depuis les premiers soulèvements des populations abusées au travail servile.
- En Occident, ça a commencé au XVe siècle avec la Jacquerie après la Guerre de 100 ans.
- Le soulèvement violent des paysans abusés par la noblesse s'est achevé dans le massacre, le carnage.
- Le massacre stoppe le soulèvement.
- Le massacre de coutume est devenu « la solution nécessaire » pour « protéger » la noblesse de « l'invasion barbare » (sic).
- Le massacre est la violence sanguinaire vulgarisée par la noblesse contre les barbares esclaves inobéissants.
- Le massacre et la déportation servent de « vidange de la surpopulation affamée » de l'invasion barbare (sic).
- 1789 Louis XVI guillotiné. 1799 Napoléon (le Corse) réinstaure la monarchie dans l'Empire de France.
- 1917 Lénine avec les Bolcheviques s'empare du pouvoir, assassinent le tsar avec toute sa famille.
- 1947 Staline absorbe les pays « voisins » pour les soumettre à son régime de terreur « communiste ».
- Mais les pays désignés « communistes » ou « socialistes » sont en réalité des dictatures violentes (pareil pour les pays désignés « capitalistes » dont la violence est dissimulée derrière « le bon goût » imposé des classes dirigeantes aux barbares servilisés).
- Les communistes s'emparent des « monuments » historiques » pour en faire des (sales) « maisons du peuple » dégradées (sic).
- Le Capital panique face au Communisme.
  [Bien que Rothschild le banquier commença à négocier la reconstruction de Paris avec les communards de la Commune]
- Le barbare est « un communiste mal éduqué » (sic).
- Alors, l'aristocrate est « un capitaliste bien éduqué » (sic).
- Mais non.
- 1950 la réaction américaine : la chasse aux communistes américains "Red Scare" (= la terreur rouge) initiée par le sénateur Joseph McCarthy révèle l'idéologie occidentale profonde fondée sur la protection du Capital acquis par la violence contre les populations de son propre pays (massacrables).
- Les nobles paniquent en permanence, vivant protégés dans leurs « monuments » historiques ».
- Sinon, ils ne vivraient pas reclus et cachés, mais ouverts prêt à échanger les différences.
- C'est pour cette raison qu'ils cultivent la guerre permanente fomentée (à tisser les liens du pouvoir mondial) dans leurs clubs fermés contre « les barbares ». La psychose de la persécution irréelle, une terreur vécue par les minorités aux actes illégitimes.
- Nous vivons dans une monarchie masquée par le mot démocratie.
- Nous vivons par le chantage de l'argent.
- Nous vivons dans la croyance du mérite (le mérite demande la compétition qui demande l'assimilarisation) qui crée le mépris.
- Nous vivons dans une guerre permanente contre « les populations barbares » avec une police mondiale militarisée surarmée, dont ses membres sont recrutés parmi les barbares.
- Nous vivons la violence permanente de l'autodestruction.

NON, BARBARA N'EST PAS BARBARE

- Pourtant, nous savons que la violence-massacre-carnage n'est pas la solution de l'entente (entre les différences).
- Ça se répète, ça tourne en boucle, ça se coince dans le noeud de la violence (du faible).
- Depuis des milliers d'années, la violence dirige le monde des humains.
- La peur possède les humains par la violence.
- La solution, la recherche de la paix (sa paix), entre enrichis et appauvris, réside dans la reconnaissance réciproque de l'autre.
- La reconnaissance dénoue les croyances = pensées fermées dans des terreurs imaginées (= qui n'existent pas).
- Le soulèvement de la jeunesse, tant craint des aristocrates en 1968, dont sa contre-offensive a accéléré la médiocratie (le règne de la bêtise) de nos sociétés occidentales mondialisantes = envahissantes, intrusives, n'épargne pas les classes dirigeantes de l'idiotie. Elles baignent avec les autres dans la médiocrité, celle aussi du luxe qu'elle confond avec art, à vivre de stéréotypes, à vivre possédé de leurs principes créés par leurs peurs. La noblesse bourgeoise vit à se copier des copies. Elle s'annihile elle-même toute liberté de vivre une vie épanouie. Elle vit possédée d'une possession ingouvernable révélée par la volonté de vouloir gouverner les autres pour se convaincre être le maître (il n'y a que l'incertitude apeurée qui exige des preuves de sa maîtrise).
- L'erreur (de jugement) de la noblesse bourgeoise en 1968, fut de s'être convaincu que la jeunesse qui réfléchit qui proteste, celle des universités, sont des barbares. Que leurs enfants étudiants sont des barbares qu'il faut punir et battre en utilisant la violence policière contre le corps de l'intelligentsia de son propre pays. La répression de l'intelligence a donné notre médiocratie actuelle. Elle a mis 50 ans à s'installer pour s'instaurer. Ça montre le degré élevé de la terreur nobiliaire pour perpétuer un effort continu d'1/2 siècle.
- Tuer le savoir n'est certainement pas la solution.
- Censurer et appauvrir les arts vivants n'est certainement pas la solution.
- Gouverner par le mensonge n'est certainement pas la solution.
- Croire se défendre en attaquant, par les corps de police qui se comportent en assassins, n'est certainement pas la solution.
- Le temps de la reconnaissance des différences doit être assumé.
- Pour laisser place à l'intelligence des barbares dont chaque être humain fait partie.

 

HISTOIRE ÉTYMOLOGIQUE DE LA NOBLESSE

Noble, du latin « nobilis » dérivé de « noscere » = commencer à connaître, connaître. L'adjectif donne : connaissable, puis : connu, et avec « la restriction du sens favorable » : illustre. Qui par filiation (répétition filiale : la tradition de l'héritage du capital) a donné : bien né (= privilégié). Contre la plèbe mal née (= pauvre et miséreuse). Socrate et Aristote, bien que philosophes, ont formé l'idéologie aristocratique = le pouvoir au meilleur, le mérite, résultat de la compétition entre similitudes qui cultivées en vase clos, donne à croire à sa supériorité envers les autres différents méprisés. Cette vue de l'esprit est considérable être pathologique, tant elle se répète et se perpétue à faire souffrir soi et les autres dans le déni de la violence engendrée. De la connaissance, noble est devenu synonyme d'obtus, son opposé : ignorance, par l'exclusion du savoir : le refus de rencontrer les différences qui alimentent la connaissance.

La noblesse ? La connaissance blessée (convaincue du contraire).

 

 

10 août

Violence et autorité

Ce qui est contradictoire dans cette interjection d'un jeune manifestant : « nous devons devenir plus agressifs pour obliger les autorités à nous entendre » est que : « agression » et « autorité » vont de pair : sans agression pas d'autorité, sans autorité (celle gouvernementale)*, pas d'agression. « Se battre contre » « l'autorité » crée l'autorité et la cultive, la perpétue (et « se battre contre » crée la violence de l'adversité qui entretien le rapport fort/faible => autorité/soumission). La police est une force de violence qui « protège » et donne existence à « l'autorité » [1], une force de violence alimentée par ses adversaires. Tout gouvernement maintient l'obéissance des peuples qu'avec la violence de la police. Sans violence de la police (et militaire), l'autorité gouvernementale disparaît, « elle ne fait plus la loi » et ne la fait plus imposer par la violence de la police et de l'armée. Sans la violence, le gouvernement (re)devient au service des peuples et des populations qui est sa fonction originelle [2].

L'obéissance se fonde et se construit sur la peur jusqu'à la terreur (ce, à partir de l'école élémentaire : la peur du châtiment, de la punition jusqu'aux déportations dans les camps de la mort). La « peur du policier » fait obéir n'importe qui à n'importe quoi et n'importe quelles lois, jusqu'à l'absurde. La loi ne sert pas à protéger les citoyens (obéissants contre les citoyens désobéissants), la loi sert à dominer, ordonner les contribuables à ce qu'ils payent impôts, et suppléments imposés, tels : « amendes » et autres taxes injustifiables et injustifiées [3] provoqués par les lois imposées pour des sommes imposées à payer qui sont la raison d'être des gouvernants payés par l'argent public qu'ils détournent à leurs profits privés, sans aucun scrupule envers la communauté qu'ils sont censés servir. La violence ne sert pas la communauté des citoyens d'un pays (contre des êtres humains « intrus extérieurs » (?) qui veulent prendre violemment (: ont-ils si faim ? pour ne plus maîtriser leur retenue). La violence sert uniquement aux intérêts privés des gouvernants. La violence protège le privilège [4].

Nous l'avons déjà relevé, la violence ne guérit pas la violence, elle l'amplifie. Logique : ++ = +, mais, + - = 0. Pour désamorcer la violence, l'humour est + puissant que le drame du désespoir de la violence mue par la colère. La colère en surdose (tout colérique se laisse posséder) empêche de prendre la distance nécessaire à esquiver les coups. Elle fonce et « s'en prend plein la gueule » (sic) comme le taureau qui meurt à la fin : « vain combat vaincu(l) d'avance ».

Pour annihiler la violence (celle qui travaille à humilier et blesser les autres, pour garder son privilège), il suffit d'alimenter son avidité de vides. Une force, un coup dans l'air (dans l'eau) déséquilibre et épuise toute volonté con-vaincue et conviction à agir par la violence [5]. La réalité ? l'auteur.e de violence est agi par la violence. La violence ne s'agit pas, la violence ne se gouverne pas, la violence prend possession de l'hôte par sa colère et l'agit. La « motivation des troupes » est un discours à faire monter le degré de colère des militants, des soldats et des CRS (en l'injectant par le canal du sentiment d'injustice qui va s'autoriser tous les excès de violence illégitimes légitimisés) pour être impitoyable (sic) sur le terrain des combats [6]. Une propagande qui sans elle, toute violence serait inexistante. La violence cultive la surdité et la bêtise des êtres humains par la volonté du : refus de s'entendre. Rappelons que dans violence, il y a d'abord viol. La violence qui blesse est une intrusion douloureuse dans sa personne... qui marque à vie. Autant l'éviter (pour passer encore des bons moments ensemble).

 

Notes
[1] Je ne parle pas de l'autorité celle « propre à l'auteur qui a produit l'oeuvre et qui est la personne la + apte et susceptible de parler de l'ouvrage ». La violence sociale des gouvernants a modifié le sens originel du mot autorité (= de l'auteur) ; de l'auteurité à la répression (confondant à s'autoriser l'inautorisable que par autorité). L'autorité politique est ce qui impose (à être obéi), sans l'agrément de celles et ceux qui subissent ces impositions (ordres).
[2] Ministre ? du latin classique « minister » = serviteur.
[3] La position autoritaire est de ne jamais justifier ses actes ; surtout les massacres injustifiables et inutiles.
[4] du latin classique « privilegium » = loi exceptionnelle. Loi exceptionnelle qui annule la loi ordinaire envers une personne ; générant un avantage que les autres n'ont pas. La police protège l'avantage à l'intérieur de la cité contre celles et ceux désavantagés à l'intérieur de la cité.
[5] L'usage des cônes de chantier en plastique pour neutraliser les bombes lacrymogènes d'eau est un excellent dépressif pour les agresseurs. Ou les combinaisons gonflables (couvrant aussi la tête) qui empêchent de se faire blesser des coups de matraque et des tirs de « flashball ».
[6] Sans être convaincus de combattre le mal (quel mal ?), ces policiers soldats (= une solde contre un meurtre) manipulés à croire le contraire de ce qu'ils agissent, ne pourraient jamais ni tuer, ni blesser quiconque se présente dans son champ de vision. Le contraire montre son degré de conviction, de croyance inculquée, de dépossession de soi.

 

Les gens qui ne sont [que des] biens (sic)

Gilets Jaunes
L'élu président de la République française dit en parlant des Gilets Jaunes... « Les gens qui ne sont rien » (sic). Montre à quel point les gens, toutes et tous les anonymes des populations de France sont méprisées des gouvernants, bien qu'elles payent leur entretien à tous ses gouvernants, y compris celles et ceux à la retraite (et pas du « minimum retraite » à 800€/mois qui comme le SMIC sont passés en dessous du seuil de pauvreté européen) (que la minorité nationale vote à leur élection *). Il serait juste que ces employés gouvernants respectent leurs employeurs : tous les individus contribuables de cette nation et des autres **.

 

Notes
* 50% de la population totale inscrite, dont 50% vote = 25%, dont 50% = 12,5% vote en faveur des conservateurs de droite et 50% en faveur des socialistes de gauche.
** Car payer les taxes du pays, fait que le payeur participe à l'économie du pays et, de ce péage obligé et solidaire, fait partie de la communauté de ses individus de ce pays.

 

Portraits de CRS égarés *
Un début à l'émergence de la raison ? **

CRS photographié par Olivier.RoberjotCRS photographié par Olivier.RoberjotCRS photographié par Olivier.RoberjotCRS photographié par Olivier.Roberjot

photos Olivier Roberjot

Notes
* égarés ? des gens qui sont là, mais qui devraient être ailleurs.
** à prendre conscience qu'ils sont l'outil manipulé d'un pouvoir qui leur échappe. Leur vie, comme celle des autres qu'ils frappent et tuent, demeure misérable.

 

 

27 juin

Nuire pour Rien = se Nuire pour Rien ?

Dialogue entre 2 mâles humains vivant dans le monde du travail hostile politisé par l'institution hiérarchisée maintenue et entretenue par la peur et l'anxiété dissimulées derrière le comportement social normalisé : sourire « comme si de rien n’était », avec malaise indissimulable pour tous. Vivre la permanence d'un contexte humain hostile crée indubitablement des dommages physiques et psychiques. Évidence qui ne peut pas être retenue puisque les masques de la supercherie sont bien maintenus dans leurs fixations des idées reçues et crues.

version courte

- Pourquoi le projet Mitterrand pour les arts en 1981 (toujours actuel, même devenu européen)
   était de transformer l'artiste en entreprise ?
- Pour supprimer la liberté fondatrice des arts. *
- Pourquoi vouloir supprimer la liberté fondatrice des arts ?
- Pour que les populations dominées et esclaves ne se soulèvent plus.
- Pourquoi les populations se sont soulevées ?
- Parce qu'elles prennent conscience de leur vie de souffrances inutiles et humiliantes.
- Pourquoi vouloir dominer les populations ?
- Pour servir celles et ceux possédés par la terreur de vivre libre et de manquer de vivres.
- Pourquoi devient-on servile, obéissant l'absurde ?
- Par la peur, d'être puni.
- Les gouvernants vivent en parasites du travail des gouvernés dans la peur.
- Les gouvernés vivent en parasites de la protection des gouvernants dans la peur.
- Le manège de ce mariage est la source des nuisances fondatrices de l'hostilité de nos sociétés occidentales.

version longue

- Pourquoi le projet Mitterrand pour les arts en 1981 (et toujours actuel, même devenu européen)
  était de transformer l'artiste en entreprise ?
- Pour supprimer la liberté fondatrice des arts. *
- Comment ça a été possible ?
- Par le monopole conditionnel du financement des « aides aux projets artistiques » du ministère de la Culture.
- Pourquoi vouloir supprimer la liberté fondatrice des arts ?
- Pour que les populations dominées et esclaves ne se soulèvent plus, contre le pouvoir politique centralisé gouverné par le pouvoir économique des oligopoles.
- Pourquoi les populations se sont soulevées ?
- Parce qu'elles prennent conscience de leur vie de souffrances inutiles et humiliantes.
- Quel rapport entre les arts et les soulèvements ?
- Les arts ouvrent les consciences des êtres humains.
- Pourquoi vouloir dominer les populations (par un pouvoir centralisé) ?
- Pour rassurer sa terreur de laisser faire et de manquer ; ce en manipulant les populations (pas soi) au servage, à vivre un état d'obéissance absolu, ce, en instituant la loi (la valeur de la chose publique crue) favorable au piège de la servitude (pas de boulot = pas d'argent = pas de base vitale), jusqu'à ce que le pouvoir de commander les autres se banalise en norme, puis en normalité = à ce que les souffrances des labeurs soient considérées normales et nécessaires par les employés (= êtres humains utilisés comme énergie de travail), en permanente obéissance, jusqu'à ce qu'ils admettent leurs souffrances : « ça, c'est naturel » (sic) ou confondre la souffrance sociale cultivée (= artificielle) avec le devoir nécessaire pour sa survie.
- Comment ce schéma de vie en société a-t-il pu se cristalliser, alors que son résultat, la vie des esclaves-employés au travail en société, piégé par le salaire, toujours insuffisant, est en souffrance ?
- La compensation de la souffrance de la vie appauvrie de labeur est régie par : la consommation en abondance possible (dans les hypermarchés, temples de la consommation) et, les loisirs (tourisme, cinéma), renommés divertissements (pour renforcer l'abrutissement par la diversion) tous 2 (faux) synonymes (crus) de bonheur : de « l'idéal social ». La motivation de cette cristallisation est tenue par la peur (des peurs absurdes = irréelles). Et l'alimentation de cette peur se réalise pour les uns à se réfugier dans le pouvoir de commander, pour être servi, jusqu'à la cruauté gratuite automatisée toujours hypocrite et niée (voir les agressions policières injustifiables), et les autres, les serviles se réfugient dans la soumission pour se déresponsabiliser = débrancher sa conscience pour ne pas constater la ruine de sa vie humiliée en souffrance, d'êtres serviles, obéissants, d'être, de vivre irresponsable, infantile, stupide et trompé. L'hypocrisie n'est nécessaire que pour nier cette humiliation.
- Pourquoi tant tenir à entretenir d'un côté comme de l'autre, des gouvernés et des gouvernants, l'esclavage ?
- La peur est le moteur qui motive à agir dans ce sens : manipuler pour les uns et se défaire de sa conscience pour les autres.
- Gouverner est la voie qui donne à vivre en parasite, vivre en parasite = vivre du labeur des autres. C'est par le labeur des autres commandés et obéissants que les uns peuvent vivre le privilège de leur assurance (on image le contraste caricatural entre le travail premier et dur de l'agriculteur.e dans la boue, travail qui nourrit les autres, et les autres, loin, au centre des cités qui se reposent dans le luxe de la propreté). Gouverner, c'est vivre du travail des autres. Le gouvernant agit par décrets (trônant en commandant derrière son bureau, le bureau objet du pouvoir qui écrit assis les ordres pour les condamnés illettrés debout le regard baissé). Le gouverné agit par obéissance. Le gouvernant se nourrit du gouverné qui le nourrit. Le gouverné se nourrit des restes que le gouvernant n'a pas pu consommer. Le salaire reversé à acheter. L'infériorité du gouverné par rapport au gouvernant repose à ce que le gouverné est « mal nourri » : « mal nourri » est inférieur à « bien nourri ». Le gouverné en redemande, le gouvernant repu perpétue. Ce duo forme la hiérarchie du chantage de l'obéissance qui se réalise par le piège de l'aumône humiliante du salaire insuffisant et du péage ruineux. L'appauvri compte, l'enrichi ne compte plus. L'appauvri économise, l'enrichi dépense. La hiérarchie des « classes sociales » se renforce avec les prix, de ce qui est accessible ou pas : de « la bouffe de merde » (sic) aux « palaces luxueux ». Le gouvernant utilise les gouvernés pour faire barrage aux (considérés) intrus (de la secrétaire à l'industrie de la santé en passant par la police, les professeurs, etc., tous employés contre leur volonté par le chantage de la fausse nécessité crue, tout en affirmant le contraire). Les intrus forment la raison de l'existence des gouvernants. Un gouvernant n'existe que par l'existence des intrus. La raison de l'intrus crée la raison de « la protection sociale ». La peur de l'intrus « qui vient manger mon manger » (sic), « qui m'infecte » (sic) appelle à l'aide la « force de l'ordre » (police, médecine, etc.) de la « sécurité » créée et commandée par le gouvernant faisant croire chasser l'intrus.
- La peur est la formatrice fondatrice des sociétés humaines occidentales en obéissance. La peur s'exprime par l'agression permanente formant l'hostilité du monde du travail et du voisinage (la culture de l'intrus nuisant).
- Les sociétés humaines ne devraient-elles pas être liées par la sympathie ?
- Le projet d'automatiser la servilité par le chantage du péage n'est pas nouveau, il se réalise, se renforce en permanence, au prorata de la sécurité suppliée (... avec la « sureté », tout le monde devient potentiellement coupable de terrorisme). En automatisant la servilité, tout gouvernement n'a plus à gouverner : l'obéissance des populations est réalisée par les machines-esclaves. La dictature des machines est l'étape supérieure du régime occidental totalitaire, projet entamé en force il y a 1/2 siècle (21 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, à la majorité du baby-boom après guerre). Instituer une automation du pouvoir déresponsabilise les gouvernants de leur tâche de gouverner ; à ce point, il ne reste plus qu'à jouir de la récolte des bénéfices massifs perpétrés. Le privilège de la rente qui annihile le manque. La désobéissance et la contestation ne sont plus possibles. Le système se referme, dans le piège où toute liberté est annihilée (aussi dans le monde du luxe stéréotypé cru privilégié). La souffrance de la dictature n'épargne personne, ni les gouvernés ni les gouvernants.
- Tout gouvernement, à force, dans la durée, devient toujours nuisible aux populations gouvernées (et gouvernantes). C'est un fait su, mais refusé et nié par toutes et tous (dont leur terreur est auto cultivée : par de fausses attaques, de faux intrus ; renforcée par de fausses informations propagées en masse par les médias achetés). Un pouvoir, quel qu'il soit, est un acte de nuisance, envers les autres ; ces autres qui ont décidé qu'ils ne peuvent plus, ou ne veulent plus décider par elles et eux-mêmes de leur propre vie qu'ils confient à un autre, un « chef élu » cru. Un acte d'esclavagisation volontaire. Et ce chef élu, par sa position fragile, celle d'être déchu, agit toujours d'abord à protéger ses intérêts propres (comme tout le monde) contre ceux des autres. Les intérêts du bénéfice demeurent toujours volés aux autres. L'intérêt des péages automatisés est de « protéger » les bénéficiaires du manque (= du refus de payer des esclaves piégés qui ruinerait le capital des rentes bénéficiaires), la rente permanente annihilant le manque des gouvernants, que les gouvernés (piégés dans le chantage de l'obéissance) alimentent en souffrance (à vouloir être « protégés » des intrus créés par les gouvernants qui légitiment leur pouvoir, aux yeux des gouvernés trompés) dans la rente insuffisante du salaire.
- Ce manège est la source de la nuisance fondatrice de nos sociétés occidentales : l'hostilité, aujourd'hui globalisée à (presque) toutes les cultures de la planète (tellement le niveau d'agressivité est élevé).

 

Note
* Projet réussi, en 20 ans, la perception publique des arts est aujourd'hui synonyme de décorations urbaines et de divertissement évènementiel financé par la publicité.

post-Note
Rien n'évolue ?
Le monde de 2019 n'est pas meilleur que celui de 1973. C'est encore pire à cause de la confusion et de la supercherie…
« … Le monde de 1973 n'est pas meilleur que celui de 1923. C'est encore pire à cause de la confusion et de la supercherie… Dans toute société, l'artiste a la responsabilité… de maintenir… la non-conformité en vie… Je suis d'accord avec Engels : "l'artiste décrit de vraies relations sociales dans le but de détruire les idées conventionnelles [reçues, préconçues], de saper l'optimisme bourgeois [conservateur = de rétention de détention d'avoirs au détriment des autres] et de forcer le public à douter des principes de l'ordre social [le mensonge de "l'intérêt général" (sic) de la chose publique]". » Louis Bunuel, cité par Boris Lurie.

 

 

20 mai

ISOLATION

- What can do an original artist in a hostile social environment?
- There is not much choice!

- Que peut faire un artiste original dans un environnement social hostile ?
- Il n'y a pas beaucoup de choix.

- In other words, how an artist can create original art of music works in a public blackmail relationship?
- For an artist to stay incorruptible to be able to create original works of art and music in our societies, not blackmailed ones, there no other choice to live and work isolated from everybody.
- But how a human being can survive isolated from others?
- There is no a unique answer to this question, just resolving problems day after day, like everybody else. This is the result of the fear being the foundation of our societies.

- Autrement dit, comment un artiste peut-il créer des œuvres d'art musicales originales dans une relation publique de chantage ?
- Pour qu'un artiste reste incorruptible afin de créer des oeuvres d'art et de musique originales, hors du chantage social (du financement des arts), il n'y a pas d'autre choix pour l'artiste de vivre et travailler isolé du monde.
- Mais comment un humain peut-il survivre isolé des autres ? sachant que les œuvres d'art et de musique qu'il produit sont des dons à l'humanité, des dons à tous les autres, dont en retour il ne reçoit rien.
- Nos sociétés occidentales sont construites et entretenues par la peur. La peur gouverne les Occidentaux à cultiver l'hostilité entre eux et les autres. Nos sociétés aux liens brisés sont le résultat du paradoxe généré par l'action fondatrice de la peur à ce que les personnes se lient pour former des sociétés pour ne légitimer que la guerre : personnes se croyant en sécurité derrière la violence de l'hostilité et l'agression portées par la haine des autres.
- Ah oui, dans un état de guerre, faire des réserves pour des stocks pour créer des capitaux (= des manques pour augmenter le prix de ce qui manque) est la réaction pour affamer les ennemis (sauf que les ennemis sont les gens d'ici).
- Sartre l'a bien marqué : « l'enfer, c'est les autres » (nous-mêmes y compris). Nous sommes toutes et tous ennemis de nous-mêmes.
- Oui, la réalité est que personne ne se comprend réellement le sens de vivre ensemble (nous-mêmes y compris) au vu du degré d'hostilité générale.
- Mais chacune, chacun exige avec ardeur avoir raison et parle par flux de paroles pour vouloir convaincre les autres de ses convictions à justifier ses actes, alors qu'ils sont le jouet de leur peur qui s'exprime par le déni dans leur parole qui se ment.
- En effet, « l'esprit critique », ce n'est pas « juger pour se donner raison » (= se rassurer avoir raison contre les autres). Se croire intelligent est la 1ère forme de la sottise productrice d'agression (dans la compétition dominatoire : « je suis meilleur que toi » sic). Tellement de personnes sont insultées pour rien par celles et ceux qui veulent avoir raison.
- On revient au départ de notre histoire civilisationnelle (un 1/2 millénaire avant notre ère) : la rhétorique contre la dialectique où l'une ne désire que convaincre (le discours politique et celui de la justice = de la vengeance) et l'autre pose des questions (le discours de l'artiste et du philosophe, voire du philosophe-artiste).
- Cette situation à l'issue d'isolation, remet en question le sens même du CONCERT public...
- En effet, la musique existe, vit par le concert. État de concertations d'échanges de sympathies vibratoires entre les musiciens et les auditeurs (= le contraire de la guerre).
- Dans le contexte hostile de la guerre, le concert perd le sens de sa nécessité. Le concert annule la guerre. La guerre annihile le concert.
- Depuis 40 ans, le concert original de musique, celui des musiciens vivants qui inventent est précarisé. Cette précarité a débuté avec le divorce entre ce qui reste de la musique officielle et sa part explorante expérimentale, marginalisée au début des années 80 du XXe siècle. Depuis 40 ans, les concerts de musiques originales et inventives sont confidentiels, voire clandestins (seuls quelques mélomanes rescapés ouvert d'esprit rassemblés presqu'illicitement pour un concert défendu ? mais qui défend qui et pour quoi ? ou, qui défend quoi et pour qui ?). La valeur originale du concert a été détruite.
- Précariser le concert original a transformé le sens du concert en « événement en musique »*. L'évènement « en musique » signifie que la musique est devenue secondaire dans son propre concert : de son expression publique essentielle, la musique dans « l'événement en musique » fait acte de « fond sonore » (telle « la bande-son » du film, sic), c'est-à-dire : de fond à la publicité, autrement dit, à la propagande. La musique, philosophie et science du vibratoire, est aujourd'hui utilisée comme décoration divertissante (pour la diversion = ne pas voir ni vouloir voir ni vouloir comprendre la réalité à voir), dont les compositeurs et les musiciens visibilisés (= médiatisés) sont celles et ceux qui ont accepté le compromis de ce chantage cultivant notre médiocratie, notre décadence.
- Que reste-t-il à faire ?
- La musique enregistrée, seul dans son studio ? La musique est un art de l'échange et du partage. La musique ne se réalise pas seul. La musique est un ensemble d'ententes. La musique produite seul, en différé est une aberration sonique résultant de la mésentente et de l'hostilité régnante : la musique du soliste avec son orchestre électronique est une mémoire de ce qui pourrait exister avec présence des corps humains vibrants absents. Cette solitude musicale électronique est née à la fin des années 50 du XXe siècle.
- Que reste-t-il à faire ?
- L'artiste authentique, libre dans sa création est en permanence menacé. Principalement par les attitudes inconscientes de son entourage obéissant, ce, pour « rentrer dans l'ordre (des choses) » (sic), « faire comme tout le monde » (sic) = tuer l'artiste qui empêche la guerre. Tuer l'artiste qui dérange l'ordre obéi en force de violence. Tout ce qui est différent est perturbateur pour l'assimilarisé volontaire (= l'esclave). Tout ce qui est différent est prétexte à la guerre. Annihilation des différences. La peur règne. Vivre à créer dans le monde (hostile) revient pour l'artiste incorruptible à résister le monde (de la peur) pour préserver la liberté créatrice de l'humanité, ce, pour préserver le sens de l'existence de l'humanité.
- Que reste-t-il à faire ?
- Continuer.

 

Note
* Dénommé ou renommé ainsi par la SACEM la société française des droits d'auteur qui extorque petits commerçants et communes (ignorants) au nom des auteurs et compositeurs que la SACEM ne paye pas : une fraude colossale qui se chiffre en milliards d'euros, non reversés aux artistes. [consultez les textes de la fondation anti-sacem]

 

 

Le 2 mai dernier, j'envoyais une lettre au compositeur Gyorgy Kurtag (nous nous connaissons depuis presque 40 ans) sur la question de l'isolation des compositeurs entre eux et entre les autres depuis le début des années 80 du XXe siècle et la destruction systématique de la scène musicale inventive qui se perpétue jusqu'aujourd'hui [pdf 35Ko]

 

 

13 mai

- LA LOA ?
- Non, La Loi
- VOAZINS VOAZINES, la culture des innocents délateurs
- Non, voisins vicinus vicina, nos proches inconnus du quartier

- À quoi sert la Loi ?

- Poser cette question... Tout le monde le sait ! La loi sert à protéger les innocents.

- C'est ce que vraiment tu crois ? En réalité, la Loi sert à banaliser l'obéissance. Observons son effet : tu te plains à la police soit par inconfort (pour ne pas dire intolérance : « ça ? ça gêne, il faut le supprimer » sic), soit pour jouir du pouvoir de dénoncer les autres. Intolérance et dénonciation sont généralement liées. Déjà, à dénoncer, tu exprimes ton impuissance à ne pas savoir résoudre par toi-même ce qui te gêne. Que fait le policier ? (un être humain comme toi qui a choisi l'uniforme, car sans, il se sent faible). Il note le fait (le délit (= devoir inaccompli) selon la loi) = « enregistre la plainte » (sic). Le policier lui-même n'a aucune capacité à résoudre l'objet de ta plainte (= de ta souffrance), ce n'est pas sa tâche. Noter le fait de la plainte signifie qu'il relève la démarche du plaignant (de se plaindre) et la comptabilise (pour alimenter les statistiques*). Toi, éventuellement, ça peut te suffire, tu as fait la démarche citoyenne, tu as été entendu (ou tu as cru être entendu par la procédure d'enregistrement anonyme policière). Que s'est-il passé réellement ? Ta plainte à la police n'a fait que légitimer la tâche du pouvoir politique à créer des lois relayées par la police (qui détient le privilège de la violence autorisée : « le père fouettard »). Toi tu payes pour ça (impôt d'imposition). Si tu payes pour ce service, c'est que tu veux ce service. Payer les impôts est un acte volontaire (non obligatoire, tu déclares ou pas) ** qui prouve la démocratie (à choisir) = le pouvoir du peuple qui paye les gouvernants pour être entendu anonymement. L'imposition a balayée le choix, démocratie ? La souffrance de ton affront, motivation de ta plainte, n'est pas résolue, mais tu la considères comme telle pour avoir fait l'effort de faire la démarche d'aller te plaindre au commissariat de police. Ton affront n'est pas résolu et ne le sera pas. Si tu insistes, à vouloir déclencher la procédure du procès, que va-t-il se passer ? Le juge (procureur de la république = de la chose publique) relève la plainte (« plainte au procureur », pas par lui-même en son nom, mais anonymement par des salariées secrétaires fonctionnaires qui font ce qui leur est demandé de faire en échange de leur salaire), la comptabilise. Et, si tu insistes à faire la démarche d'aller consulter un avocat, le payer, ce pour déclencher la procédure du procès, le juge va commander une enquête pour trouver un coupable. L'existence des coupables légitime l'existence des juges = sans coupables, plus de juges. Une fois un coupable arrêté (qu'il soit le bon ou non, importe moins que l'arrestation pour la légitimation), il devra prouver son innocence au regard de ta plainte (qu'il n'est pas la cause réelle de ta souffrance, ce qui est dialectiquement impossible, d'où la rentrée en scène de la rhétorique pour convaincre l'assemblée), ce, pour ne pas être puni = payer une somme d'argent qui va l'endetter une grande partie de sa vie à se soumettre à travailler + pour rembourser sa dette que tu as provoquée. Le coupable à punir est toujours un travailleur pauvre = qui ne peut pas payer. C'est ça qui fait mal. Ceux qui peuvent payer et payent sortent du procès toujours innocentés, voire pardonnés d'avoir « abusé de ses droits » (sic). La case prison du Monopoly (= exclusif monopole du capital). Si tu veux poursuivre la procédure de ta plainte, sachant que le coupable même innocent est toujours un condamné, la seconde punition est l'emprisonnement. Qu'est-ce que la prison ? La prison est un camp de redressement (tel dresser les chiens). Les prisonniers ne sont pas privés de liberté, ils deviennent résidents enfermés dans un protocole de procédure d'obéissance absolue pour être « rééduqué à obéir » dans la vie civile (bien que la majorité des coupables condamnés ne soient pas les responsables de leur condamnation, importe pas : « il faut amalgamer dans le tas », « en gros » pour éviter de détailler ; ce qui révèlerait la vérité de la réalité de la supercherie). Prisonnier est un emploi sans salaire (comme les prisonniers de guerre), que « la cellule et la gamelle » en échange de revitaliser sa force de travail et qui aujourd'hui se paie dans les prisons privatisées privées.

- pause...

- Que s'est-il passé en réalité ? As-tu été satisfait de ta vengeance pour avoir subi la contrariété de l'humiliation pour avoir réalisé l'effort d'être allé te plaindre à la police ? Au final, tu ressens quoi ? Au fond caché derrière ton sourire satisfait, un gâchis, une perte de temps et d'argent dans la langueur (longue langue) de la procédure. Le fonctionnaire de l'Administration publique privatisée (<=> travaille à entretenir le mono-archisme, oui, monarchie est le raccourci) argue qu'il croule « sous les dossiers » ; qu'il croule sous le nombre colossal de plaintes ? Tu le crois ; tout est fait pour ; ton tour, en attente, viendra ; le temps est long à demeurer dans le conflit qui sans ça aurait été déjà oublié. Une journée de peine contre des années de pénibilité pénale de peines. La réalité est que le plaignant (= « l'innocent qui dénonce les autres » ne peut pas être innocent, c'est une contradiction ou toi victime tu te transformes, grâce à la « justice » (sic), en accusateur) formant la masse minoritaire des plaignants (votant) demeure l'argument majeur de l'existence de la domination politique = la mise en soumission de ses citoyens par la force de la peine (plus de mort) autorisée à la police et interdite aux citoyens. Les chances dans ce jeu ne sont pas égales, il s'agit bien d'une domination volontaire publique, autrement dit, l'instauration d'une dictature masquée de l'hypocrisie du confort suffisant des usagers, pas d'une entente, ni d'un échange. Sans plaignants, même minoritaires (le mensonge de la propagande * faisant croire le contraire : « on croule sous les dossiers » sic), le pouvoir politique n'a plus de raison d'instaurer des lois (qui est sa fonction dans l'antre du pouvoir). La réalité des lois, comme il est cru, ne servent pas à interdire les violences entre individus, dont la police en est exempte = le droit de tuer un civil sans être inquiété par son meurtre, les lois servent à soumettre les individus citoyens à l'obéissance (= celles et ceux munis d'une « carte électorale » ou « pass-cité à la citoyenneté » sic). Ce, en leur soustrayant leur responsabilité, celle de résoudre les problèmes de leur souffrance par eux-mêmes. Souffrance dont la raison niée est provoquée par le système politique souhaité (en échange pour toi du sentiment de sécurité qui est faux). Cette attitude déresponsabilisée s'inculque dès l'enfance par les parents « tu m'écoutes ! » (sic, ouïr sous-entend (entend en dessous, caché) obéir) et par les maîtres d'école (qui de leur autorité leur donne la possibilité d'abuser les enfants ; sachant que les traumatismes des adultes naissent dans l'humiliation publique de l'institution scolaire de l'enfance) à partir de 6 ans. L'école dresse les enfants à obéir, pas à savoir (mais savoir obéir) aussi à croire savoir (dans l'obéissance des idées reçues et répétées) : la culture de la certitude mêlée à celle de l'irresponsabilité crée l'infantilisme (constatons le niveau infantile de nos sociétés qui dans l'histoire de l'humanité n'a jamais atteint une telle intensité) et l'innocence (= la victime accusatrice qui vote sa soumission) ou le désir violent de vouloir être gouverné. Pour quoi ? Vivre à ne pas savoir quoi faire de soi, ne pas savoir quoi faire avec la liberté semble être plus douloureux que de subir les humiliations banalisées de la soumission de l'obéissance par la force tout en cultivant l'ignorance. Se plaindre signifie : ne pas vouloir vivre par soi-même la liberté donnée de la vie : de vivre à résoudre les problèmes qui donnent le sens de vivre (notre vie brève).

- pause...

- OK, reprenons...

- Le musicien est la personne la + apte à être l'objet de plaintes de ses voisins. Pourquoi ? Les voisins plaignants sont convaincus que musiquer n'est pas travailler : « la musique ? c'est pas un travail ! » (sic), « fait autre chose qui rapporte » (sic). Le voisin plaignant ne va jamais se plaindre à la police du bruit infernal du travail, des équipes de nettoyage de la ville en dehors des horaires autorisés, par exemple. Non, il va se plaindre « du bruit de la musique » (sic). Il va se plaindre de la liberté (que représente faire de la musique) dans le monde (carcéral) du travail. L'argument du travail repose sur l'idéologie que : « le travail doit être pénible, sinon c'est un loisir » (sic). En réalité, le voisin plaignant dénonce la liberté de son voisin, ou ce qu'il croit être la liberté qu'il n'a pas. Et la musique est l'objet porteur de la vibration invisible de la liberté « qui dérange le silence » (sic) du repos (mais qu'en journée et qu'en soirée, jamais la nuit, vraiment, la nuit, il n'y a personne d'éveillé). Les voisins plaignants sont des personnes qui ne travaillent pas ; des personnes qui s'ennuient de leur travail (être l'objet de l'occupation) ; elles n'ont pas l'occupation qui leur ferait oublier leur solitude qui les fait souffrir (« alors que les autres s'amusent » sic) qui aiguise leur jalousie. Dénoncer les autres objets de sa frustration crue « eux ils ont, moi pas » (sic) exprime leur rancoeur (de la vie = de sa vie), alors il agit par la vengeance à dénoncer à la police (qui légitime son existence). Mais donner la raison de dénoncer les autres ; à quoi ça sert ? Est-ce que ça résout le problème de la tolérance ? Est-ce que ça résout le problème de l'incommodité ? Non. Est-ce que ça crée des liens de sympathie entre voisins qui ne se connaissent pas et ne cherchent pas à se connaître (pour pouvoir les dénoncer) ? Non. Alors, à quoi ça sert de dénoncer les gens, ses voisins proches, à la police ? Le voisin plaignant dénonçant est le pilier, le sens fondateur de l'existence de la domination politique ; la voisine plaignante dénonciatrice (le voisin aussi) crée l'hostilité nécessaire à la justification de la présence de la domination politique, à appeler la présence de la force policière pour « le maintien de l'ordre » (sic) avec « violence autorisée » (sic) des policiers envers les citoyens (jusqu'à les tuer). Être policier, c'est avoir l'autorisation de tuer sans être inquiété (généralement les policiers sont des personnes qui se sentent faibles qui grâce à l'uniforme et le port d'arme se sentent forts). Le voisin plaignant, qui doit être frustré, pour se plaindre, n'obtiendra que la satisfaction d'avoir déclenché la nuisance à son voisin : ressentie comme une équivalence de partage (des torts). La satisfaction dure le court instant de l'intervention policière « bien fait pour toi ! » (sic), la frustration, elle, reste qui sans elle, le voisin ne pourrait ni se plaindre ni dénoncer ses voisins à la police. La domination politique instaure toujours la dénonciation (« citoyenne » sic, voire « solidaire » sic, voire « pour le bien de la communauté » sic) comme base et argument au gouvernement de gouverner (pour cultiver entretenir l'esclavage). Il n'y a que le plaignant (« l'innocent » sic « la victime » sic) qui légitime toute domination politique. Innocents et Victimes sont les soldats fondateurs de la domination politique (le même rôle que la jeune fille consommatrice formant l'infanterie du capital, démontré par Tiqqun). Et, une domination policière envers les citoyens posés en innocents et victimes porte le nom de : dictature. Notre dictature ici est adoucie édulcorée par le déni de l'hypocrisie : le mensonge pour soi que tout va bien entre nous toutes et tous. À ne pouvoir se conforter que par le mensonge, montre quoi ? Ça, montre que nous refusons vivre la réalité telle qu'elle est pour s'en créer une fausse qui convient au confort convoité, mais jamais acquis. Acquis, il n'y aurait plus de plaintes et sans plainte, plus de domination politique.

- Eh bien, il semble que ton analyse est complète, mais est-ce que le savoir arrêtera la nuisance entre humains ?

- Il semble que non, puisque beaucoup d'autres avant moi et d'autres en même temps que moi, le savent. Cette attitude sociale se réalise en boucle (sur de longues périodes de notre histoire humaine) dont les uns apeurés se dépendent des autres affaiblis ; la peur réalise la violence. La loi n'est qu'un prétexte à réaliser la violence. dont l'innocence (et la victime) est le faux prétexte.

LOA deHORS LOA ?

- Pourquoi les gouvernants qui font les lois, ne les appliquent pas eux-mêmes ? Pourquoi les gouvernants sont hors la loi ?

- Bonne question, voire question fondatrice de la légitimité du pouvoir politique, ou comment ce pouvoir est utilisé contre les populations, c'est-à-dire pour assouvir les populations au travail pour entretenir le privilège de l'élu et sa suite (= l'entretien du prestige de la gloire). En effet, il ne s'applique aucune loi pour les gouvernants. La police ne va jamais inquiéter les membres du gouvernement, ni les entreprises gouvernementales, au contraire la police « protège » les membres du gouvernement, contre « des assauts possibles d'individu dans la foule ». La police surveille la foule (la peur panique), elle ne la protège pas. Le déploiement des « forces de l'ordre » autour des politiques montre à quel point l'assaut individuel est redouté des gouvernants, ou en réalité, est simulé pour déployer le surplus de force policière (une domination politique n'en a jamais assez) pour la démonstration de force de violence du pouvoir (de nuire). Cet état de fait porte un nom : LE PRIVILÈGE. Le privilège est lié étroitement au PRESTIGE ; sans l'un, l'autre n'existe pas. L'art du prestige est d'impressionner (les foules constituées d'individus anonymes au travail). Dans le prestige de la gloire de la victoire de la domination assouvissante, qui y a-t-il ? « Prestige » était le mot magique pour faire travailler les artistes gratuitement sous le règne Mitterrand : « faites le pour le prestige » (sic), aujourd'hui le mot est transformé en « rayonnement culturel », mais le sens reste le même : imposer l'admiration en trompant les foules (et les artistes). La gloire impressionnante, dont la foule se délecte est le spectacle de la victoire. Victoire ? de quoi, en effet quelle victoire ? Le prestige est le domaine des magiciens prestidigitateurs (digital = doigt), sa racine latine « praestigium » signifie : charlatan, le charlatan est celui qui fait chanter qui est l'auteur du chantage ***. Le privilège est un état hors la loi.

- Pourquoi se laisse-t-on dominer (abuser) par le spectacle du prestige ?

- C'est la conséquence de l'attitude du refus de vivre sa réalité : sa faiblesse sue (constatons à quel degré le cinéma de super héros est apprécié pour générer 1 milliard de dollars en 1 semaine). L'émerveillement passe par le spectacle de la victoire qui impressionne en semble en foule à ressentir le sentiment de puissance absent dans sa vie quotidienne (de faible obéissant) dont ses actes sont motivés et agis par sa peur intérieure, celle cachée par son hypocrisie. La peur est la fondation de l'instauration de la domination politique (confondue avec puissance) à partir de la famille suivie des institutions : la culture de l'hostilité entre humains à la fois redoutée et intensivement cultivée.

POEUR ?

- En quoi la peur est le moteur de toute nos peines ?

- La peur innée, la peur cultivée, sont 2 peurs à ne pas confondre. L'une issue du choc de la naissance dans un monde inconnu, l'autre, issue de la culture de l'obéissance qui impose (suppose) au rassemblement : une foule est un ensemble de peureux. Une société, un clan, une chapelle est un ensemble de peureux. Tout est valable pour la peur, grâce à la sensation de manque : la mort (= le manque de la vie), l'humiliation (= le manque de la gloire), l'appauvrissement (= le manque de la richesse), l'abandon (= le manque par mépris de la présence des autres), etc. La peur se conjugue à tous les contextes. Quand la peur tient, possède sa proie, elle intensifie son ego meurtri (l'image de la considération de soi), le peureux est agi par son moi meurtri. C'est ainsi que naissent les terreurs. Les peureux ne peuvent vivre que groupés, peu importe le contexte religieux, politique ou économique, le résultat reste le même : le potentiel effectif agressif du groupe. La peur est essentielle pour déléguer le gouvernement de soi. La peur transmet, déplace le gouvernement de soi à l'autre élu (sa projection dans le roi, la reine super héros). L'obéissance est un acte volontaire conduit par la peur de vivre de soi-même responsable pour les autres. Le syndrome (= courir en groupe) de la peur est la panique prise dans la terreur. La peur est l'outil qui permet de perdre le gouvernement de soi (en groupe). La peur permet de donner (ensemble) son gouvernement à l'autre, à l'élu. Il n'y a que les peureux qui peuvent se défaire de leur gouvernance et la remettre à un autre pour vivre soumis (humilié) obéissant, mais convaincu vivre en sécurité (dans l'image de l'élu). L'illusion de la sécurité par le déploiement de la violence des forces en ordre rassure les peureux en groupe bien que l'inconvénient de l'humiliation dans le traitement des foules en bétail est effectif : ils sont battus ; les peureux en groupe convaincus l'ignorent par déni (= tout ce que tu dis n'existe pas). La peur produit l'opposé de ce qui est nécessaire à l'entente sociale, et le peureux se convainc de sa certitude, en opposition à la réalité, dans le cas contraire il perdrait sa peur qui le possède qui forme le sens conditionné de son existence. Nier que se plaindre renforce sa misère. Nier que la Justice est l'institution de la vengeance. Nier que la police est productrice de violences. Nier que le spectacle de la fausse gloire renforce sa lâcheté. Nier la réalité pour vivre par procuration (à travers l'image de l'élu). Nier les faits de sa réalité bloque dans son ignorance et génère l'agressivité sociale, et alimente un état hostile permanent en(tre) sociétés.

 

Notes
* L'INSEE a été créé pour ça. Légitimer par un gros chiffre, la politique (de domination = de répression). Manipulant l'opinion publique. Une « force de dissuasion » (sic) à penser le contraire : « moi ? je pense comme les autres » (sic). Le travail de l'INSEE est de manipuler l'opinion publique.
Les plaintes en nombre importent à l'existence de la police, car sans plainte, la police devient inutile et par ricochet, le pouvoir politique lui-même (qui dépend d'elle).
** En 2019, la règle a changé : nous avons en France basculé dans une dictature autoritaire affirmée intentionnelle où toute désobéissance = refus de payer « expose le délinquant à des sanctions » (sic) prouvé par le document suivant : violence banalisée. Sanctions ? Lire les articles L66 et L67 dans le Livre des procedures fiscales.
*** Le mot anglais pour chantage est : « blackmail » littéralement : courrier noir, et non « mail » = loyer, (con)tribut(ion). Le « blackmail » à l'origine était un impôt (= une imposition) « une contribution payée par les fermiers et les petits propriétaires des contées en bordure de l'Angleterre et de l'Écosse et le long des frontières des Highland (terre haute) aux chefs pirates en échange de leur protection contre le pillage » Oxford Dictionary (des pirates qui protègent contre le pillage ?). Puis par extension, tout paiement extorqué (= racket). Le chantage anglais est attaché à l'argent. Le chantage français est attaché à la gloire (et à l'humiliation).

 

 

12 mai

Homm / Femm
ça s'entend pas ?

Il n'y a qu'une seule raison pourquoi les hommes ont décidé d'inférioriser et soumettre les femmes en société en instaurant (restaurant ?) la domination masculine : le patriarcat (patrie-archie) ; c'est qu'ils les redoutent. L'histoire biblique ridicule de la femme sortie de la cuisse d'Adam importe moins que la conséquence humiliante de l'intention : à ce que « elles ne pourraient pas exister, si les hommes n'existaient pas » (sic). Si on a besoin de l'improbable pour dominer, c'est que c'est un acte désespéré. Pourquoi les hommes redoutent-ils tant les femmes ? La raison est simple. Les hommes redoutent les mères, présupposent que toutes les femmes sont des futures mères. Et ? Une femme enceinte et qui enfante a le pouvoir de supprimer la liberté de l'homme (mais uniquement dans un contexte conflictuel). Et la maternité donne à la femme une résistance dont l'homme est dépourvu. La domination féminine matriarcale se situe exactement là, il n'en peut pas être autrement, son domaine est le foyer, l'homme est soumis au foyer « condamner à l'entretenir » (uniquement dans un contexte conflictuel). Ce schéma terrifie les mâles (pour dominer avec violence avec l'argument d'une sottise).

Certains hommes exercent leur violence (motivée par l'impuissance de la colère à résoudre leurs frustrations) dans le viol des femmes ou pire des jeunes femmes prépubères. Éjaculent leurs frustrations massives de violences dans la douleur de la pénétration. Le viol (transpercer pour tuer) n'a aucune raison d'exister, uniquement par la rancoeur de la vengeance de la terreur de sa souffrance dans la volonté de détruire l'autre (croyant être soulagé de sa peine). La bite corps de jouissance devient une arme assassine qui trans-perce pour humilier le foyer de l'enfantement : la mère. Le violeur est un mâle humilié par sa mère qui par la force physique noie de sa souffrance l'autre à dénigrer l'être agressée = dégrader la mère à l'état de viande inerte. Mais ça ne soulage pas, ça fait mal pour rien à l'un et à l'autre (+ à l'autre qui violée est assassinée). Le violeur considère toutes les femmes être sa mère, demande en quoi le petit garçon a été violé par sa mère pour vivre sa vie d'homme adulte embrumée par la haine.

Le viol est une conséquence directe de la domination et masculine et féminine sur les enfants.

La domination ou de la mère ou du père empêche toute entente, tout accord au sein de la famille. La domination qui impose l'obéissance ne peut organiser la vie familiale que dans l'hostilité, même tenue, à chaque moment, elle explose et ruine l'amour (producteur de sympathies) qui est le lien fondateur de la famille.

Au lieu de s'entendre

Et, il s'agit bien de ça : s'entendre (= entendre les besoins de l'autre en accord avec les siens) pour ne pas s'ignorer. Pour ne pas s'humilier à être possédé+e. La musique sert à ça : à s'entendre. Pas à sombrer dans l'émotion qui est le résultat de l'émotivité qui est le résultat d'être possédé par la peur dont son moi souffrant (= ego) n'entend plus rien. La peur électrise le sang qui afflue gouverné par les émotions. À ne pas confondre avec la sensibilité. L'émotive subit, le sensible donne à perce-voir (voir à travers). L'un.e est possédé.e, l'autre pas. Discuter pour comprendre désamorce toute peine, frustration, rancoeur, injustice qui poussent à la vengeance et donc à entretenir l'hostilité familiale et sociale.

 

Dans notre contexte social hostile, le viol est le résultat de cette domination. Si les musiciens indépendants (les musiciens dépendants sont ceux qui découvrent le pouvoir d'être dans le ton convenu, voire convenable) sont tant agressés par le voisinage, bien que l'adage « la musique adoucit les moeurs » est connu de toutes et de tous, c'est parce que la musique est porteuse d'entente, d'accords et de sympathie, avec son moteur, la liberté ; ce que toute politique de domination redoute. La domination politique n'existe que du conflit perpétuel à entretenir le conflit, qu'elle instaure pour garder le pouvoir à asservir les populations. À la paix et l'abondance, la politique frappe avec la terreur (en reprenant l'antique recette du racisme intolérant). L'excès de violence politique montre la peur qui la possède de perdre son pouvoir.

 

 

27

Dictature publique & liberté privée ?

Le pouvoir, exercer le pouvoir, transforme tout être humain en bête (triomphante). À (force de) gouverner, la sympathie se transforme inexorablement en antipathie. Antipathie et cruauté sont les comportements exigés et nécessaires du pouvoir (qui l'identifie = sans pouvoir pas de cruauté (sadisme) possible). Exercer le pouvoir est une ivresse au-delà plus importante que l'orgasme sexuel même (qui est de la même famille). Une fois accédé le pouvoir, les gouvernants ne le lâchent plus, ne peuvent plus, ils s'y accrochent. À l'exercer, ils en sont possédés (= les dominants deviennent dominés par le pouvoir). C'est en ça que le pouvoir est une pathologie.

L'espace public (commun) est censé être un espace de liberté solidaire (= un espace accessible à tous sans contrainte = un espace d'entraides), mais la liberté est la première « pathologie » sic (= maladie) à laquelle le pouvoir s'attaque (pour la domination, la liberté est une maladie et, inversement). Avec la liberté, le pouvoir perd le sens de sa position de gouvernant et de son existence même. La tâche majeure et principale du politique est de supprimer la liberté. Il gouverne pour ça (pour soumettre à sa volonté, non à celle du parti des investisseurs). La liberté empêche l'obéissance. La liberté supprimée, tous (et toutes, la domination est patriarcale) les gouvernés obéissent. Sans obéissants, pas de pouvoir possible. Faire tomber une dictature est aussi simple que d'aller pisser. La dictature n'est pas formée par le tyran. La dictature (= le pouvoir) est formée par les lâches, les peureux planqués derrière (au fond) l'obéissance et l'admiration de l'élu tyran (= tout ce que les lâches désirent sans pouvoir le réaliser, alors ils votent pour déléguer). La vénération vénère sa vénération, pas l'objet de sa vénération. Ces obéissants, ces lâches ne forment en société qu'une minorité, mais une minorité suffisante pour les gouverner tous (toute la nation et les pays occupés). Le nombre réel ? est celui des votants : 15% (12,5%) de la population totale. Oui. 50% choisit son parti de 50% de votants des 50% inscrits. Toutes les dictatures historiques connues sont conduites par une minorité, celle lâche et violente qui jouit de l'assassinat (du massacre : chaque gouvernement espère avoir son massacre), celle entre autres qui forme le corps des fonctionnaires (dont la violence physique est représentée par le corps de la police, de l'armée et de la justice) : les PLU, les Personnes Lâches dans l'Uniforme. Ensuite, il ne suffit qu'instaurer la hiérarchie = la chaîne de commandes et d'obéissance punitives pour que la base appauvrie obéisse au sommet enrichi par la base appauvrie, le sens du salaire minime au salaire maxime (jamais le contraire). À quoi tient l'obéissance du porteur du salaire minime ? À la peur (à la terreur) de ne plus rien avoir (pas d'être à vivre bien). Cette peur, d'être totalement démuni (et rejeté de la société pour devenir clochards et SDF) = sans foyer, est la menace suprême qui pèse sur tous les salariés. Les tout petits salaires obéissent, car ils ont peur d'être dépourvus de leur foyer. Absurde ? Oui absurde, car la famille devrait empêcher ça. Mais la famille a été politiquement explosée. Les anciens sont méprisés telles des épaves inutiles parquées dans des mouroirs payants, les enfants eux sont parqués et enrôlés dans le service de l'obéissance obligatoire du système scolaire du faux mérite et les parents sont complices de la domination politique patriarcale qu'ils imposent à leurs enfants dans leur « éducation ». « Bienvenue nouveau-né humain à Freeland et Happyland » (oui, le monde est aujourd'hui américanisé = « globalisé »). L'hypocrisie recouvre le tout pour nier la réalité de l'humiliation (des gouvernés obéissants).

Le politique s'empare de l'espace public (la chose publique = la république) qu'il transforme à s'approprier en domaine privé, le sien (avec l'aide de la police, de la justice et d'abord des impôts). Sans impôt, tout pouvoir sur le public meurt. Les impôts sont réalisés par le travail obéi. Le politique est entretenu par le travail public qui le paye des impôts pour travailler. Aussi, le monde du travail (impitoyable) est un état désiré par le travailleur. Pour quoi ? Ce sont les travailleurs qui gouvernent par leur obéissance le monde du travail. Ce monde payant (qui achète les volontés pour les transformer en découragement et en lâcheté). Avec un accès au travail salarié cru privilégié (le chômeur est tellement insulté, totalement méprisé, alors qu'en réalité, il est libéré du travail obligatoire, est le paradoxe de cet état de fait). Le « privilège de l'obéissance » (sic) donne accès au travail et ouvre les portes de la société (des avantages sociaux qui n'en sont pas = « le pouvoir de consommer » de l'inutile surtout, preuve du pouvoir de consommer. Abondance confondue avec Bonheur, ou : Avoir confondu avec Être). Le travailleur est intégré au système social carcéral (= pénitencier, de la pénitence, de la peine) nié. L'obéissance sociale se réalise par la peine. Autrement dit sans hypocrisie : le travailleur salarié est un esclave qui vote et approuve et dicte la dictature (qui ne conduit pas sa vie qui ne sait plus conduire sa vie, alors il implore à obéir) tout en le niant.

Que reste-t-il au public de son domaine emparé ? Rien, que son domaine privé.

Mais le domaine privé (famille, amis) est en permanence menacé par le politique. Le système du mérite du monde du travail a explosé et détruit la sympathie familiale (= à prendre soin les uns les autres). L'introduction du divorce est la conséquence politique de l'explosion de la famille qui se réalise par la haine de ses membres (ce qui pour la famille est paradoxal). La haine instaurée au sein de la famille, le politique peut agir sa souveraineté. Diviser (par la zizanie) pour régner prend tout son sens. Pour quoi exiger l'obéissance de ses enfants ? arguant la « nécessité de l'éducation ». L'obéissance exigée ne sert que la domination politique, pas l'intérêt des enfants, ni de la famille. Au contraire, adultes, les enfants perpétuent la frustration des parents (et cultivent l'antipathie nécessaire à leur gouvernement).

L'obéissance se réalise par la peur mêlée à la frustration. L'obéissance nait du bouillon de la frustration et de la terreur, bouillon agité par la rancoeur de la vengeance aussi bien du côté gouverné que du côté gouvernant. Oui, la politique ne peut générer ni paix, ni bonheur, bien que le contraire soit clamé pour les élections politiques. Mensonge pour accéder au privilège de la rente abondante publique et perpétuelle, le pouvoir de disposer de ses sujets soumis. Gouvernés et gouvernant sont les faces complémentaires qui s'emboitent dans la même pièce : gouvernés et gouvernants forment ensemble le pouvoir (politique, voire, socio-politico-sexuel), résultante de la frustration terrorisée. La torture est un acte de domination sexuel et politique. Le pouvoir de plier l'autre à sa cruauté dans la douleur de la souffrance maximale. Le masochiste jouit de sa peine et de sa douleur. Sans gouvernés pas de pouvoir. Sans gouvernant ? Il suffit d'en trouver 1 seul : l'élu. Ce qui est très très facile, car n'importe qui fait l'affaire. En effet, le représentant politique du gouvernement n'est pas le tyran direct, le tyran effectif est l'ensemble des gouvernés obéissants qui payent pour perpétuer ce système totalitaire uniforme, et payent cher, avec l'exigence de retrouver le bénéfice de son investissement dans l'abondance. La réelle tyrannie est portée par le travail cru obligé au coût presque gratuit ; c'est lui qui forme les empires. Sans esclaves, pas d'empire. Et le domaine dans lequel les esclaves travaillent à la formation de l'empire est le domaine public (aujourd'hui approprié par les gouvernants qui canalisent les bénéfices publics dans leurs planques personnelles). Le domaine public n'est plus public (= à tout le monde), il a été emparé et approprié par les politiques, approprié à leurs bénéfices des investissements privés dans le travail gratuit des esclaves publics. Autrement dit, ce qui est à tout le monde (république), n'est plus à tout le monde (devenu antirépublique), la propriété de la jouissance privée des gouvernants détournant les fonds publics pour leur intérêt privé aux dépens de tous les autres payant des impôts pour la communauté. Une vaste corruption qui dévoilée fera tomber les gouvernants et le sens même du gouvernement pour la chose publique.

Que reste-t-il au privé de son domaine emparé ? Rien, que son domaine public privatisé.

Le pouvoir forme une boucle qui sans elle ne fonctionnerait pas (le pouvoir est rétroactif à sens unique, un double sens fait disparaître le pouvoir pour laisser la place à l'échange). L'espace public privatisé : où les esclaves payent les excès de jouissance des maîtres (preuve nécessaire de leur domination) renvoie à l'espace privé public les frustrations nécessaires à son gouvernement : la frustration généralisée des uns alimente la fausse jouissance des autres (fausse jouissance, car stéréotypée dans le luxe = le faux art, marque des dominants agressifs, telle une érection prête au viol, sic). En réalité, cette boucle alimente de souffrance et gouvernés et gouvernants et les autres qui subissent à s'accommoder de cette vie de violence et de peine.

Et ça, ne paraît étrange à personne ?
sachant que ce système se perpétue depuis la naissance de notre civilisation !

 

La franchise artistique (opposée à l'hypocrisie politique) n'a plus accès à l'espace public (depuis les années 70 du XXe siècle), tenu et interdit par le pouvoir politique (renforcé par « la politique culturelle » à partir de 1981). Ce qui est perceptible des arts (exigés de bon ton) est ce qui est approuvé par le chantage de la subvention, « les critères de sélection » agissent la censure politique des oeuvres indésirables (= marquées de la condamnation pratique : « politiquement moralement incorrecte ») avec l'argent public (des travailleurs esclaves, celles et ceux salariés qui payent pour le travail du petit pouvoir de juger et condamner les autres). Il ne reste à l'artiste (non vendu, incorruptible), être humain formé de liberté, d'agir et de créer (= sans liberté pas de création possible, que des productions de copies) à faire percevoir ses oeuvres dans le domaine privé exempt de domination politique rapportée. Ce domaine privé porte un nom : la clandestinité. La clandestinité prouve la dictature du régime des tyrans (ou la malveillance sociale généralisée des apeurés frustrés minoritaires gouvernés gouvernants : les 25% réels de votants). Les artistes officiels perceptibles sont : vendus, corrompus et soumis à la volonté politique de domination. Les arts officiels ont toujours fait office de décoration du pouvoir, mais ça, nous le savons toutes et tous, ce n'est pas de l'art.

 

le dicton de la situations des arts dans notre civilisation occidentale mondialisée

 

 

7 avril

La fonction de l'agent « commercial » (sic) d'artiste

positionne ce qu'a d'essentiel la fonction de l'artiste en société,

à savoir :

L'ARTISTE, LE VRAI, N'A RIEN À VENDRE

Toute « la politique culturelle » depuis 1981 (préparée depuis 1968) a été d’obliger et de transformer l’artiste en « entrepreneur commercial » : « en faire un homme responsable » (sic) avec son « poids public » (sic) pour en faire « un représentant du mérite » (une icône idole de l’idéologie politique du capital) constitué par l’opinion publique manipulée pour être socialement visiblement encadré = programmé par le réseau accaparé « des scènes nationales » par le gouvernement et l’administration et à ce que les artistes deviennent tributaires de la subvention gouvernementale pour annihiler sa fonction indépendante, le rôle essentiel de l’artiste en société, à savoir : ouvrir les esprits à la tolérance, à la liberté, à l’indépendance, à la diversité = susciter la joie de vivre dans sa totalité. L’artiste montre ce qu’on peut faire à vivre la vie. (Comment est-ce possible que les autres ne sachent pas ? ou, ont-ils été éduqué pour ne pas savoir). Le ravage (= la volonté de domination politique) du monde des arts par les politiques est passé par le canal de la communication (l’ordre à sens unique injectant la violence). Le ministère de la Culture et « de la Communication » (sic) pour ne plus dire « de la propagande » est de canaliser la liberté artistique : c’est la fonction réelle cachée, voire niée du ministère, pourtant effective vu le degré de médiocratie atteint. J’ai ailleurs déjà traité du sujet à analyser ces outils de médiocratisation majeure de nos sociétés occidantes (d’occire), dans les chapitres suivants du livre Dans le Ciel, le Bruit de l’Ombre :

-1.4 - situation de la musique savante au XXIe siècle (début) : hiérarchie et théorie musicale, arts vs communication
1.8 - pourquoi faire de l’argent avec la musique ? et la perversité du financement des arts
1.9 - pour en finir définitivement avec la notion de public
2.0 - la musique, la puissance et la nation
2.1 - la soumission artistique
2.2 - ouïr et entendre (l’obéissance apprivoisée)

Avec l’état d’esprit de l’entreprise, de l’entrepreneur commercial qui vend sa came avec la communication = la publicité, la destruction du sens des arts a été réalisée par la volonté (j’avais écrit « violonté » ! = violence volontaire) autoritaire du capital politique régnant : la valeur capitaliste de l’homme réside dans l’accumulation de biens « vivre qu’à faire du fric » (sic) à rendre jaloux celles et ceux qui n’ont plus rien (à qui ils ont tout volé), ce, pour les soumettre au chantage de la volonté propriétaire du salariat précaire et conditionnel, autrement et franchement dit : de l’esclavage. Le monde des arts n’a rien de commun avec cette idéologie. Et ce doit de l’esquiver, ce, pour ne pas perdre le sens, la fonction et la nécessité des arts dans nos sociétés humaines. Qui est : la fonction fondamentale des arts est l’épanouissement de la sensibilité et de l’intelligence humaine.

2 formes d’expression anti-art par excellence du capital

Le cinéma, qui démarre d’expérimentations artistiques puis donne des oeuvres d’art, s’est transformé en produit commercial de propagande infantile avec l’aide des effets spéciaux impossibles et des contre-vérités pour donner à penser aux spectateurs immobilisés (arrêtés) « ça ne peut pas exister dans nos vies ! » pourtant ça existe (mais sans effets spéciaux). Le cinéma aujourd’hui sert de pilule anti-douleur pour accepter par le déni (à ne pas la percevoir) notre dystopie totalitaire. Ou, sociétés de contrôles robotisés où les êtres humains transformés par leur bêtise en article mou de consommation.

Le jeu vidéo, considéré à tort par la fonction publique institutionnelle être de l’art, révèle sans le vouloir le malaise de nos sociétés ; à ce que la jeunesse « gamers » (privilégiée ? il faut un lourd investissement pour être équipé pour pouvoir jouer tout seul dans sa chambre) se réfugie dans ces mondes imaginaires à hautes doses de consommation, 1. pour se détacher de la réalité des échanges hostiles entre humains, 2. fuir le monde du travail, celui approprié, celui de l’esclavage, et 3. ignorer l’appropriation mondiale des denrées alimentaires et énergétiques, essentielles à l’existence humaine sur Terre, volées pour être revendues aux personnes volées. Mais se réfugier dans les jeux vidéo généralement violents basés sur l’assassinat et l’arnaque abrutit le joueur + qu’il ne l’épanouit. Le jeu vidéo à haute dose crée l’humain incapable de penser et d’agir par soi-même en dehors du jeu. Nous le savons tous : « des jeux pour le peuple pour ignorer la réalité (politique de l’humanité) » (sic). Le jeu vidéo ne réinvente pas le jeu (comme Lewis Caroll ou Gilles Deleuze), il perpétue l’hostilité de la compétition et du mérite qui fondent l’agressivité hiérarchique traditionnelle de nos sociétés humaines.

Le cinéma cultive et manipule l’opinion publique dans l’idéologie morale acceptable et le jeu vidéo cultive le légume de la jeunesse autistée qui craint la violence servile de la réalité de l’esclavage tout en jouant de cette violence exacerbée. Cette manipulation des esprits à les faire surconsommer pour les faire payer en permanence, n’a jamais été l’objet ni le sens de vivre des arts et de la musique.

Comment nous en sommes arrivés là ?

La peur, qui politisée, se transforme en terreur. La terreur qui supplie (le paradoxe) de la présence de la violence de la police : « pour être protégé » (sic) ; est la manipulation basique des êtres humains en foule (marchant dans une même direction, facile à gouverner). Cette foule manipulée qui est la force de maintien du pouvoir répressif en place. La domination ? Le pouvoir de faire agir les autres à sa guise. Mais, pour vouloir vivre ça, il faut quelque part, en soi, être malsain : malade, ou profondément atteint de frustrations d’exister : voire tout ça en même temps. L’autorité qui vient du mot auteur s’est transformée en donneur de peines. Le sens de l’autorité est de faire obéir par la peine du châtiment : la punition, s’il y a désobéissance du gouverné : le châtiment doit le faire intensivement souffrir, à lui injecter de la douleur dans son corps et dans son esprit. C’est ce qu’on nomme : l’éducation (et pour les rebelles : la rééducation à l’aide de l’humiliation).

Eh bien !, « pourquoi tant de haine ? » ; est : la marque de notre civilisation assassine occidante qui transforme le mot « tuteur » en « tueur » (pour assassiner en lâche, par surprise). La maladie de nos sociétés est si profonde que la résistance artistique vitale pour la survie de notre civilisation, voire de notre humanité, pour tant agressante et envahissante (= qui mondialise et globalise sa manière de vivre agressive) devient difficilement faisable, nous artistes vrais, sommes à la limite de la rupture. Le degré d’hostilité entre toutes et tous êtres humains est tellement élevé que tout échange de sympathies s’interdit « par défaut » (sic) : ou uniquement par hypocrisie : ou, il faut passer par les machines communicantes (répondeur, secrétaire automatique, email, texto, chat) filtrant les volontés de contact (sous prétexte de sécurité) pour empêcher tout échange possible. Avec l’aide des machines, l’humanité accélère sa mort.

Pour stopper tout ça (notre décadence), c’est enfantin : il suffit d’arrêter de jouer avec la peur et l’hostilité.

Mais qui n’a pas peur de manquer ? Mais qui est prêt à ne plus mendier, ni « courir après le piège de la carotte de la subvention » ? qui représente l’intégration sociale autoritaire imposée pour l’artiste reconnu : la reconnaissance politique dominante (décorée de prix) payée par les impôts des esclaves au travail, répulse les vrais artistes. Regarde les tous, ces pseudo-artistes à se congratuler, à se faire croire intégré dans le « beau monde » du milieu de la « belle musique » subventionnée par l’État (sic, non, en réalité par l’argent du travail des esclaves). Musique acceptable passéiste, celle qui distrait à cultiver nos sociétés incultes à juger avec sa morale (= issue de l’esthétique hégélienne post-kantienne des penseurs allemands convaincus que la liberté sociale se trouve dans la morale ! Les traîtres philosophes, ça existe, à commencer par le 1er : Platon) en certitude convaincue par l’outrage, la qualité « politiquement correcte » (= qui ne propage pas des idées de liberté et d’autonomie) du travail médiocre des faux artistes payés par des fonctionnaires frustrés gavés de suffisance. Il y a de quoi avoir honte d’être humain, bien que vivre sa création artistique exempte de toucher à toutes ces malversations.

 

 

12

UNIFIER ou DIVERSIFIER ?

. [quand je dis art, je parle de toutes les expressions artistiques, la musique comprise]
. [dystopie : lieu de vie pénible gouverné par un régime politique totalitaire, aujourd'hui décoré à faire illusion de plaisance. Opposé à utopie, mais pas vraiment. Toutes les utopies à commencer par celle de Platon, puis celle de Thomas More, ou de Tommaso Campanella, ou celle de Charles Fourier sont des régimes politiques totalitaires]
. [la musique n'est pas « des sons organisés dans un ordre plaisant » (sic), mais « comment sonne l'humain », forme vibrante et audible compréhensensible de son comportement sonorisé]

Politiquer, c'est similariser pour unifier pour commander (ses autres appropriés par l'obéissance)

Le (rôle du) politique similarise les différences pour les unifier pour les gouverner. À commencer par les langues en une langue puis l'écriture. Puis ça acquis, à instituer des lois (obéies par la force, de l'ordre = la justice punissante avec le bâton de la police armée). Les slogans du genre « l'union fait la force » sont typiques du désir politique (= des autres qui travaillent pour soi le roi). L'architecte des hommes. Sans union (ouvrière = esclavage désyndiqué) pas d'illustration du sens du pouvoir construire le GIGANTISME (telles l'architecture des tours « grattes ciel » (sic) du pouvoir de la finance, les palais royaux, ou les stades de sport qui rassemblent 100 000 personnes, ou dans la navigation, les avions qui transportent ces masses de gens d'aéroport en aéroport pour « visiter » ces architectures et faire partie de cette « affluence » publique à « être dans le coup » sic). C'est ce qui enchante et la raison de la rhétorique (discours pour con-vaincre (l'opinion) le public) du discours politique. Mais l'uniformisation (politique) ne passe que par la violence (le blâme, la punition), montre que cette assimilarisation se bute à une résistance. Bon.

Musiquer, c'est diversifier pour individualiser pour vivre libre (chacun pour soi avec les autres)

L(e rôle de l)'artiste désamorce avec son art (qu'à oeuvrer son art) toute hégémonie (= domination politique des populations prêtent à se soumettre à l'obéissance croyant atténuer la violence subie) au lieu de la mettre en spectacle et la décorer (pour « la gloire » sic) qui est l'activité des faux artistes crus vrais artistes. Toute « la politique culturelle » instituée en 1981 et toujours en activité 38 ans après, sert à évincer les vrais artistes de la visibilité publique, car ces arts ne décorent pas la domination politique. Les expressions artistiques visibles du « grand » public ne sont que celles qui glorifient la domination politique. (Des exceptions arrivent toujours à passer, mais ce n'est pas l'intention de départ des politiques de gouvernement).

La majorité des êtres humains choisissent d'être commandé = vivre à ne pas penser, pour sa vie propre dirigée, pour vivre rassuré, à ne pas être responsable des peines provoquées à soi et aux autres. Les autres, la minorité, choisissent la liberté. Mais en réalité, la liberté s'agit pour toutes et tous, sinon la sensation d'abus de commandement ne serait pas perçu par les commandés. L'équilibre social de la dictature du commandement, pour une minorité commandée, ne peut pas dépasser un certain degré d'obéissance ; celui gardé par l'humiliation. Les autres ? se protègent de mécanismes de défense dont le 1er est le déni et le + profond est le refoulement qui fait oublier d'avoir oublié. Les mécanismes de défense permettent à la majorité des êtres humains de vivre innocents sans remords des peines qu'ils provoquent aux autres commandés pour une domination propre à obéir. Le déni est abondamment utilisé par la police ; le refoulement par les politiques. Pour dominer proprement par une dictature pénible, il faut être convaincu aider les autres.

L'expérience de la libération des arts et de la musique dans les années 60 du XXe siècle a été un cauchemar pour toutes les politiques (des communistes aux extrêmes droites) à la vue de leur réaction ultraviolente d'appauvrir les populations, en effet, les êtres humains d'occident ont commencé à prendre conscience (la jeunesse surtout, les vieux sont fatigués) qu'ils ne vivaient pas par eux-mêmes, mais possédés par des valeurs de domination qui n'ont aucune valeur pour vivre une vie épanouie à soi avec les autres. Les différences enrichissent, la similarisation appauvrit. Ça, a donné, les soulèvements de la jeunesse qui ont mis, à l'époque, les politiques dans un état de panique (de Gaulle en a démissionné). Aujourd'hui « les forces de l'ordre » (sic) ont leur armement et leur conviction renforcée, telle des « robocop » (armurés en kevlar) conditionnés pour assauts groupés en « victimes agressées » (sic) attaquent face à une population protestante éreintée et désarmée : les esclaves se rebellent à punir. La politique on le sait ne gouverne que par la violence. La politique cultive la violence, celle de ta soumission.

L'exemple du détournement et de la diversification de l'écriture musicale créée au VIIIe siècle illustre le propos du sens de l'art. L'écriture uniforme « universelle » pour assimilariser les différences est un projet politique. La multiplication pluriformes « pluriverselles » pour différencier les similarités est un projet artistique. La volonté politique est de réduire les différences (combien ont peur à l'école d'être différent qui dans une société en paix ne devrait pas exister) ou d'accroître la similarité. La volonté artistique est d'accroître les différences (ou de réduire les conformités pour laisser la place à l'hors-normalité), c'est le sens de l'existence des oeuvres d'art et de la musique. L'art banalisé n'est plus de l'art, mais de l'artisanat. C'est exactement cette crise, de l'art banalisé exclusif exposé concerté, que nous vivons actuellement. On le sait toutes et tous, (au fond), « ça va pas » dans le monde des arts de la société. Vivre le mensonge pour vrai. Eh oui, le monde des arts n'est plus artistique, il est politique !

La domination politique ne peut que très difficilement exister dans et de la diversité. La politique n'agit que si le désir est le même pour tous. La politique est impuissante si les désirs sont différents pour tous. C'est les arts qui contentent les désirs différents de chacune et chacun. Le politique ne peut qu'agir si ses intentions sont comprises par tous, qu'il communique par la parole de la langue unique (officielle) et par l'écrit appris à l'école élémentaire (bien qu'aujourd'hui dans notre dystopie machinisée, cette intention est reléguée futile et n'est réalisée uniquement que pour maintenir la croyance d'un intérêt public des gouvernants).

Les artistes créent la diversité (la diversité = l'indépendance d'esprit) qui se réduit par la copie recopiée recopiée..., diversité qui ne sied pas dans une dictature totalitaire (pourtant dans certains régimes extrémistes de dictature cette diversité est parfois sollicitée, indirectement bien sûr, par ne pas interdire les moyens de son expression publique, telle une soupape de décompression à l'inconfort de la dictature à vivre quotidiennement). Au XXIe siècle notre forme de gouvernement politique se masque du sourire obligé cultivé naturel (un homme en colère est un homme blessé) à se donner à croire vivre un régime démocratique (celui du pouvoir hégémonique du peuple = « dictature du prolétariat » sic) alors qu'il s'agit effectivement d'une dystopie (une minorité gouvernante, avec violence, manipulant une minorité gouvernée faisant croire au reste des populations à un geste de majorité publique, alors qu'il n'en est rien) (les gens sont piégés dans le salariat = l'esclavage). Gouvernant gouverné par le mensonge.

L'assimilarisation politique se réalise, à commencer par « la famille » : la famille est un idéal politique patriarcal d'obéissance. Puis à « l'école » et « l'université » (du latin « universitas » = corporation (indépendante ?) de « universus » = qui forme un tout (indépendant ?)) institutions du mérite qui valorisent « le même à être meilleur » glorifié par un diplôme (!) ou la fausse reconnaissance sociale (car banalisé dans la procédure) d'un comportement bien dressé assimilarisé ; en effet, une compétition de différences ne peut pas exister. Puis vient le monde du travail, celui du chantage et de la hiérarchie où la désobéissance est inexistante car contraire à la volonté mécanique des tâches à réaliser contre salaire. Désobéir amène à l'exclusion dans le monde de la pioche du chômage : vivre à attendre. Puis enfin la patrie remplacée par la nation (il n'y a des patriotes qu'aux USA). Nation ? = ce qui est né d’un ancêtre commun. Oui, oui... les enfants (qui parlent sa même langue) et faits « à son image » (copies de copies)... celle du père... En effet, c'est là qu'on comprend que l'intention religieuse est une intention politique et hégémonique.

Les arts diversifient la similarité pour entre-tenir la liberté. Sans les arts et la musique, toute civilisation meurt. Les arts donnent à identifier le sens de vivre à chacune et chacun. Si la mort de notre civilisation est reportée depuis 2500 ans, c'est grâce aux artistes qui oeuvrent les arts et la musique. [lapalissade] La diversité banalisée dans la similarité disparaît, mais la singulariser (seul) l'empêche de disparaître. Ce faux « bras de fer » entre SIMILARISER et DIVERSIFIER est en équilibre déséquilibré (par l'introduction de la force de la violence dans le camp des similarisateurs). Les artistes diversifieurs ne peuvent pas être des assassins (par manque de temps consacré à leurs ouvrages) soldats à la solde de la violence envers les autres désarmés. Un artiste, à avoir le courage de désobéir pour créer, ne peut pas être lâche.

ALORS ?
Faut-il un équilibre entre SIMILARISER = UNIFIER  /et/  DIVERSIFIER ?
Faut-il un équilibre entre
l'universalisme unifiant uniforme assimilarisateur obéissant
ET
les pluralismes multiformes diversifiant (pas divertissant) créateurs de liberté ?

Comment une entente
entre
le politique tant nuisant (gouverné par la frustration)
et
l'artistique tant épanouissant (gouverné par la félicité),
peut-elle exister ?

Durant ma période de vie, malgré de très nombreuses tentatives d'ententes, de conciliations, de recréations de liens brisés, je ne connais en réponse que dominations autoritaires, nuisances avec épreuve et endurance à la triade banalisée DRE = discrimination, répression, exclusion (comme la majorité de mes contemporains). Je ne peux pas développer ma musique publiquement comme je l'entends, les interdits fleurissent en permanence de partout ; les gardiens de l'uniforme se trouvent du cercle des faux amis proches, jusqu'au cercle (du faux) « sommet » (sic) du pouvoir politique donnant des ordres de censure aux directeurs de salles et festivals publics à faire du zèle (pour s'approprier la commande) à faire barrage à l'accès aux scènes publiques. Interdire est + facile que créer pour se faire remarquer. Le chantage du salaire en +, faisant clore tout espoir de réalisation musicale possible : par des subventions refusées. La censure est réalisée. (38 ans de censure).

ALORS ?
Quelle solution pour cette (més)entente ?
impossible.
Eh bien :
1. Connaître l'uniforme sans qu'il soit exclusif à gouverner ta vie,
2. Cultiver l'indépendance de ta différence sans t'exclure de la société des sociétés.

 

 

d'ici ou d'ailleurs, on arrive à la même conclusion

la peur similarise, le courage diversifie

Mircea Eliade (1907-1986) arrive par un autre chemin (celui de sa recherche sur le fait sacralisé, le sacré et son organisation religieuse de croyances pilotées par le symbolisme) que le mien (celui de comprendre l'existence du sens de la musique dans le monde humain politisé) a une conclusion similaire. Que ce soit dans le domaine politique culturel ou religieux cultuel, les humains sont gouvernés par « le désir d'unifier la création et d'abolir la multiplicité » (p.448 dans Traité d'histoire des religions, 1949) [1]. Mircea Eliade va + loin à qualifier cette tendance qui s'exprime à travers le symbolisme (qui a la fonction « d'identifier, d'assimiler, d'unifier des plans hétérogènes des réalités irréductibles ») : d'« infantilisme » pour « imitation facile de l'archétype ». « Tu vois, c'est facile, tu n'as qu'à faire comme ça, et ça, toute ta vie » (sic). Mircea Eliade rapporte que ce comportement humain est millénaire et pratique son éternel recommencement (Le mythe de l'éternel retour, 1949). La peur se rassure dans l'union, le courage s'exprime dans l'exploration.

La croyance de l'évolution de l'intelligence humaine n'est qu'une croyance (ou un mensonge qui sert à se rassurer)

La peur infantile d'apparaître dans cette vie dans ce monde donne à se réduire à vivre sa vie à faire qu'avec le facile qui imite les modèles déjà expérimentés. « Ça, c'est sûr, on va pas se tromper (= se faire mal) » (sic). Cette peur infantile individuelle pourtant crée ensemble les dictatures douloureuses et inutiles à vivre. Quelles soient religieuses ou politiques, la production excessive de souffrances collectives est le résultat de cette volonté de facilité : d'être et vivre possédé par la répétition et l'imitation = réduire la diversité de la différence et la redouter pour unifier. Seul est synonyme de terreur. Procédé que je nomme ASSIMILARISATION = similariser la différence + l'assimilation (= l'intégration) de la différence = effacement des différences. Fait répété aussi dans notre civilisation occidentale jeune de 2500 ans. Le modèle occidental de la famille et de l'éducation scolaire réalise cette assimilarisation de ses enfants. La place réduite et ténue pour la différence est réalisée (parquée à l'extérieur en périphérie dans la pauvreté et en plein centre dans le monde gardé du privilège de la richesse) est expulsée/refoulée dans le domaine de la marginalité = l'interdit, le sacré (redouté). Le redouté sert d'élu pour réaliser le souhait de la similarité répétée. La crainte de la différence s'agit avec l'assurance de la certitude : la croyance fixe et rigide qui cultive l'infantilisme du « devoir d'imiter » (pour vivre sans crainte). Mais cette recette, cette cure (contre la peur de vivre) ne fonctionne pas.

 

[1] Citons le passage complet : « (...) le désir d'unifier la création [= les choses créées indépendantes de l'homme] et d'abolir la multiplicité, désir qui est, lui aussi, à sa manière, une imitation de l'activité de la raison, puisque la raison tend aussi à l'unification du réel, et donc, en dernière instance, à l'abolition de la Création ; cependant, dans les cas des créations du subconscient [*] ou de l'infantilisation des hiérophanies [**], nous avons affaire plutôt à un mouvement de la Vie qui tend vers le repos, qui aspire à recouvrer l'état originel de la matière : l'inertie [***]. Sur un autre plan et dans le cadre d'une autre nécessité dialectique, la Vie -en tendant vers le repos, vers l'équilibre et vers l'unité- imite l'esprit dans son élan vers l'unification et la stabilité [****]. » (page 448, Mircea Eliade, Traité d'histoire des religions, 1949 Payot)

Notes de [1]
[*] Mircea Eliade n'utilise pas le terme « inconscient » propre à Freud.
[**] Hiérophanie composé du pré-fixe (= fixé avant) « hiero- » = sacré et du suf-fixe (= fixé dessus) « -phanie » = « -phéno » = faire briller, qui paraît, montrer, mettre en lumière. « Phase » = montrer, apparaître. Hiérophanie = la compréhension du sacré.
[***] L’état originel de la matière est-ce vraiment l'inertie ? Il semble que le « bouillon » primordial à notre univers (dans l'idéologie du « big-bang ») soit à l'opposé de l'inertie.
[****] Notons l'assimilation de Unification et de Stabilité dans le même désir où l'un n'est pas la conséquence de l'autre : uni n'implique pas la stabilité et la stabilité n'implique pas l'union.

 

 

SIMILARISATION contre DIVERSIFICATION
(ou uniformisation contre liberté)

Nous avons compris que : pour qu'1 seul (une minorité) gouverne les autres (une majorité), le gouvernant n'a pas d'autres choix que de vouloir similariser les gouvernés et les gouvernés vouloir être similarisés du gouvernant. Un état de gouvernement n'a pas d'autres choix pour gouverner les autres à ce que les différences individuelles des gouvernés soient effacées, ça, pour que les gouvernés soient gouvernables = amener les différences individuelles à la similarités à ce que tous fassent la même chose : obéir aux ordres (institués par les lois éternisées par les gouvernants). Car, il est constitutivement impossible d'amener différentes singularités (différences) à faire la même chose. Tel obéir à une même règle par des individus de contextes différents (par exemple, de langues différentes). Une différence différente ne donne pas une similitude (= familier), mais accentue la distinction (= étranger). Les différences différentes se conduisent toujours elles-mêmes vers des choses différentes à faire (par les nombreux choix existants). L'assimilarisation réduit tous les choix à qu'un seul : celui de ne plus avoir le choix.

Comment, alors, s'effacent les différences individuelles innées des êtres humains ? pour qu'elles soient gouvernables. Les différences individuelles sont effacées par l'OBÉISSANCE. L'obéissance s'inculque par l'éducation* (convenue) = le conditionnement à obéir = l'abdication de soi. Le contexte de l'épanouissement de l'obéissance se construit avec une « morale de la nécessité (sociale) »**, c'est-à-dire, par la conviction d'une forme de vie sociale appropriée convenue à l'obéissance. Ce qui est approprié est accepté, la convenance est voulue par la majorité des individus similarisés qui cultivent cette appropriation : de ce qui est « considéré (cru) juste » (pour cette communauté). Toute communauté se forme par la croyance et l'obéissance se forme par la hiérarchie. La première « justesse » crue est la considération de l'organisation fixée patriarcale de la famille, hiérarchisée pour valider son rôle à « l'éducation » = dressage de SES enfants : fixer le rapport dominant/dominés (+ important que les liens affectifs, pourtant vitaux). En l'absence de savoir, la domination du père est tenue par l'agressivité et le viol (femmes battues, enfants violés). Sachant que nos sociétés cultivent l'ignorance pour sa gouvernance, elle crée et perpétue une boucle perpétuelle (= une force) génératrice de violence.

La première forme de l'obéissance humaine est produite par la famille. L'enfant humain naît au sein d'une famille (les orphelins aussi). La parenté en occident se forme d'abord pour l'obéissance des enfants. Les parents doivent (doivent-ils ?) exigent l'obéissance de leurs enfants : est la forme de l'éducation retenue et perpétuée par (presque) toutes les familles d'occident. La « bonne conduite ». La forme familiale retenue de l'occident hiérarchique est : un père + une mère et les enfants. Les grands-parents sont rejetés du sein familial, car les vieux sont considérés, dans nos sociétés modernes (?), inutiles à la société, quand ils ne peuvent plus rien faire (ils sont donc parqués dans des mouroirs = des « hospices » généralement inhospitaliers). L'obéissance des inférieurs (= soumis) permet de masquer l'ignorance du supérieur (= affranchi = esclave cru libéré)***. L'obéissant ne pose pas de question ; à l'école les enfants qui posent des questions sont humiliés « ah, l'autre, y sait même pas ! » (sic). Le mépris cultive l'ignorance et étouffe la curiosité (en même temps avec la volonté de comprendre). L'université prend le relai après l'école pour normaliser la connaissance (à empêcher l'accès au savoir). L'université apprend à être pensée, avec le jargon correspondant de la distinction (tout en croyant fermement être instruit cultive et amplifie le mépris qui solidifie la hiérarchie). Le savant à la fonction de propager l'idéologie dominante. Il n'existe plus un apprentissage du savoir à savoir penser par soi-même. L'université inculque à être pensé par les autres (par les auteurs de l'autorité). Dans le cas contraire, l'université accoucherait de diversités, elle accouche des similarités (= des différences assimilarisées). On comprend alors, que naître dans cette structure sociale et familiale si rigide puisse engendrer des résistances des enfants qui n'ont pas encore perdu toute considération autonome. Ces « enfants rebelles » pourtant sains sont criminalisés, neutralisés par la médecine, l'école (disciplinaire) et pour finir (si leur révolte n'est pas étouffée) par la prison.

Un être humain socialisé est un être humain similarisé. Les êtres humains similarisés et regroupés ne savent pas, ne peuvent pas et, ne veulent pas tolérer et accepter les différences (des autres). Car les différences montrent à quel degré ils et elles sont similarisés (qui dans leur fond ne les réjouit pas, ne les épanouit pas, et le savent, pour tant mépriser les autres). Le groupe homogénéisé s'identifie par la haine de la différence. Le racisme est l'expression haïe de cette assimilarisation dont l'assimilé/e se conforte (se fait croire être (re)conforté/e). L'hypocrisie arrive à son comble quand toute différence est (crue) stoppée par le jugement (le commérage qui existe pour blesser et peiner), la réaction incontrôlable du dégoût, conduite et créée par la morale retenue du groupe. Et si cette condamnation verbale ne suffit pas, alors « on sort les armes » (sic) armement qui commence par la désinformation médiatisée à pointer les « fauteurs de troubles », les « terroristes », les « criminels », et si ça, ne suffit pas, le roi-président déclenche le massacre, d'abord la police pour blesser, puis les soldats pour tuer. Pour justifier la justice du viol, de l'assassinat, les autres êtres humains différents sont nommés « ennemis » (de la société). Et là, les êtres humains différents sont dégradés à n'être que de la « viande nocive » (sic) à supprimer. Notre constitution sociale est une arme à massacrer les autres : occident d'occire.

Mais le procédé de similarisation des différences va + loin dans l'homme, il se retrouve dans le comportement religieux à travers l'usage des symboles. 1 symbole qui rassemble plusieurs différences, nous dit Mircea Eliade. En effet, le symbole de la croix (instrument de torture des Romains) rassemble les croyants agenouillés devant le symbole de la souffrance (la souffrance du christ = enduire, du Grec khristos). L'agenouillement devant la souffrance est un acte de soumission et de don de sa force à la domination. La prière est une considération d'impuissance à agir par soi-même, un mise en victimisation de soi, disposition nécessaire pour être gouverné pour se croire « être sauvé » (salvatore) de sa misère auto-infligée. Sauver, dont le sens du mot est changé : de guérir, sauver est devenu : obéir (à la morale = aux lois). Une « âme perdue » (sic) est un être humain qui a quitté la communauté des croyants.

À quoi sert la similarisation des différences ? Elle sert à former un groupe UNI, à unifier l'inunifiable. À l'opposé, il est impossible d'unifier (= fusionner) des différences, où l'union demeure difficile : l'existence de différences incompatibles rend l'entente dissemblable, mais pas impossible. L'entente n'existe que par l'existence de dissemblances. ****

Mais quelle est cette force qui oblige les êtres humains à vouloir se soumettre en désignant leurs bourreaux ? LA PEUR est le moteur (de toutes ces perversions = pensées tordues par le mensonge crues droites, honnêtes = croyances). La peur est pourtant un sentiment inculqué : sa transmission est immédiate et tellement facile, voire première. La peur se propage à la vitesse de la panique. Enfant, on est facilement possédé par elle. C'est troublant, car la peur est une nuisance : elle empêche de faire, d'être et de penser.

 

Notes
* L'éducation occidentale est parente,avec la formation, au dressage, car tous 3 se réalisent par la punition et la récompense. L'examen évalué d'une note (de 0 à 20) crée la hiérarchie du mérite (qui n'a de mérite que de constituer une hiérarchie de l'honoré au méprisé, cette constitution est prise pour du savoir qu'elle n'est pas). Parents, professeurs (avec les fonctionnaires de police) sont les garants et les gardiens de notre dystopie (créatrice de misères humaines).
** Comment cette « morale de la nécessité (sociale) » est-elle intégrée ? Elle ne l'est pas, elle est obéie. Sinon, en contrepartie, se déclenche la punition automatisée.
*** On retrouve la même relation dans le rapport sexuel sado/maso ou dominant/dominé où le dominé comme le dominant recherchent la jouissance sexuelle dans la torture : subie (« vais-je tenir pour jouir ? ») et infligée (« vais-je tenir pour jouir ? »).
**** On retrouve cette idéologie doctrinale de l'union/discorde dans la musique, illustrée par : la consonance et la dissonance. Le jugement de ce qui sonne consonant et dissonant n'est pourtant que le résultat du conditionnement de la morale : du bien et du mal (de l'acceptable et de l'inacceptable = du tolérable et de l'intolérable). Considérations duales qui servent la culture de l'obéissance des sujets soumis à l'obéissance. L'incursion de « la vérité » (revendiquée) dans la croyance donne existence à la conviction.

 

 

8

VIVRE L'ESPECE HUMAINE
musique
. Vivre l'espèce humaine, pour guitares électriques inharmoniques nonoctaviantes en trajectoires spatiales.
[en cours de création. Sortie du disque octophonique prévue cet hiver 2019]

 

 

8

La nécessité niée de la violence quotidienne niée (dans nos sociétés occidentes)

À force de chercher à comprendre le fonctionnement de nos sociétés occidentales, nous commençons à voir se révéler les enjeux globaux perpétués dans les comportements de chacune et chacun. À constater l'inconscience volontaire des actes quotidiens accomplis, nous pouvons avancer que tous les êtres humains qui forment ces sociétés sont complices de ce qu'ils souffrent (moi compris). Les dictatures et les totalitarismes tant récriminés sont en réalité cultivés et main- et soutenus par le comportement quotidien volontairement inconscient de chacune et chacun. Ce, depuis sa source pathologique platonique, il y a 2500 ans. C'est le paradoxe du mensonge (pas du menteur) de l'innocence : croire, être convaincu agir son innocence, alors que la réalité montre l'opposé : l'acquiescement à l'obéissance d'agir contre soi et les autres : travailler, quotidiennement, à nuire.

Cette inconscience volontaire à nuire et à soi et aux autres a pourtant des conséquences perceptibles réelles, telles les maladies physiques et psychiques qui déciment ces actants. L'épuisement général de ses individus qui « se boostent » aux excitants (pour ne pas sombrer), (de ce « combat » (sic) quotidien). Même à constater l'évidence, le déni reste ferme à demeurer convaincu de sa propre innocence. La culpabilité agit ailleurs, elle agit l'interdit de désobéir = interdire à agir indépendant pour les autres pour soi. La culpabilité agit la morale et supprime l'éthique. L'innocence agit la victimisation qui agit à ne rien faire à ne pas stopper sa violence. Le synonyme ici de l'innocence est l'irresponsabilité.

- Qu'est-ce que tout ça, signifie ?
- Ça, signifie que : la violence quotidienne pratiquée dans nos sociétés occidentales pour être réalisée doit être niée.
- Ah oui ! car : dans le cas contraire, elle serait invivable et donc irréalisable.
- Pourtant, elle existe là invivable !
- Et sa source niée rend son apaisement impossible... mais sa réalisation possible.
- c'est un chemin pervers pour réaliser et perpétrer la violence en société.
- Et pour quel motif ?
- Il n'y a pas de mobile, il y a une réaction de peur à croire soulager sa peur en faisant peur aux autres.
- en toute innocence !

 

 

6

Solitude & Société ? Le paradoxe de l'écriture, est-ce vraiment un paradoxe ?

L'opposition entre le désir politique et le désir artistique = l'opposition entre la manipulation des différences à les rassembler pour se rassembler en une seule unité uniforme toutes et tous similarisés et, la manipulation technique instrumentale à générer des diversités, dans le contexte où l'écriture née du désir d'unifier qui en mûrissant s'est diversifiée en jargons (administratif, juridique, etc.), patois (rural, de quartier, etc.), argots (des professions, des groupes, etc.) puis par l'impulsion créatrice poétique à tordre la langue pour l'enrichir à en extraire le sens de l'art du sens de sa part.

Celle ou celui qui écrit est seul et en même temps communique aux autres. On n'écrit pas pour un auditoire « en temps réel », mais « en temps différé ». La caractéristique de l'écriture est « le temps différé ». Là, je crée, pour d'autres ailleurs. Le désir de solitude parmi les siens montre quoi ? Ça montre que ceux qui écrivent ne veulent pas vivre avec les autres, ou que les autres dérangent, perturbent leurs créations et réfugient leur concentration dans l'écriture, d'une histoire, d'une musique, d'un poème, d'un objet, d'une image, d'un film. Ce qui signifie qu'au-delà de la concentration à soi, la présence des autres n'est en réalité pas plaisante pour leur communiquer directement oralement sonorement visuellement (sans le passage à l'écrit enregistré) de l'histoire, de la musique ou du poème. Le cinéma est le summum actuel de l'écriture. Le cinéma contrairement aux autres écritures des mots et des sons ne peut pas exister sans son enregistrement. La poésie, la musique, les contes (qui peuvent se retrouver dans le théâtre) peuvent s'improviser dans l'instant : pas le cinéma. Le cinéma sans la lourde technologie de l'enregistrement n'existerait pas.

L'artiste alors se protège derrière son écriture. Ecrire est un acte de protection de soi et, l'affirmation de l'existence d'une hostilité. Mais se protéger de quoi d'hostile ? Il n'existe que l'agression, contre laquelle se protéger ! Si nos sociétés ont développé l'écriture, LES écritures, c'est pour se protéger des autres (des uns des autres ?) : les êtres humains nuisibles (tautologie ?). La croyance de l'homme mauvais a priori est l'argument politico-religieux de la « nécessité » de créer des régimes disciplinaires de dictature. Cultivés par les écritures, les règles écrites immuables à obéir (des Lois de Platon à la Bible transformée en livre de lois). Ce comble de violence sociale instituée dans nos sociétés par l'obéissance agressive, est illustré par le comportement du pianiste canadien Glen Gould qui refusa de jouer en public (après une douloureuse expérience) ne passant ensuite que par l'enregistrement (= l'écriture du son) pour communiquer son interprétation de J.-S. Bach au public uniquement par le disque. Écriture, protection contre l'agression ? L'écriture est favorisée par un contexte agressif qui autrement n'existerait pas.

...

 

 

6

Compilation des textes et lettres de François Rossé et André Dion et Mathius Shadow-Sky à propos du
PARADOXE CONSTITUTIONNEL DE LA MUSIQUE OCCIDENTALE
30 pages A4 228Ko pdf
le débat reste ouvert...

 

 

6

La mort des indépendants,
un fait constant et troublant depuis des millénaires dans notre civilisation occident

Un fait troublant, de ces artistes philosophes farouchement indépendants, à partir d'un certain âge, celui qui dit avoir assez vécu, peut importe lequel, ils se suicident. Soit directement, soit indirectement (à provoquer leur mort). Le refus de ce vivre, au bout d'un certain temps, montre à quel point existe le non-sens de la difficulté de vivre, entretenu par les êtres humains en société. De Diogène de Sinope qui « s'est arrêté volontairement de respirer », à Marguerite Porete qui s'est fait brûler à 60 ans place de l'Hôtel de Ville à Paris, à Mozart qui a épuisé son énergie vitale, à Satie qui a chargé son foie d'une hépatite, à Jimi Hendrix qui a provoqué son overdose, à Deleuze qui s'est défenestré, à Gherassim Luca qui s'est jeté dans la Seine, à Claude Vivier qui a provoqué son assassinat*, ils sont tellement ! Pratiquement toutes et tous. Et pourtant, nos sociétés s'enorgueillissent de « leur art magnifique » (ça dit et répété, oui) la raison même de l'existence de l'humanité occident : les oeuvres des artistes, l'art et la musique. Mais le degré de maltraitance de ses artistes dépasse leur désir de continuer à vivre dans cette société ; ça, n'est apparu à la conscience de personne ! Et depuis si longtemps ! Cette inconscience ou ce refus de savoir montre l'inconséquence de l'action quotidienne de la violence des uns envers les autres. Ça en devient pathologique pour ne pas le remarquer depuis des millénaires. Et se considérer : « c'est sans doute le moment de sortir de notre violence infantile terrorisée ». Mais depuis 2 mille ans et 1/2 (ça a commencé avec Platon**), nos sociétés n'ont jamais vécu la paix par l'épanouissement des arts. La violence politique (religieuse et laïque) chasse l'intelligence avec ferveur. On se demande alors, en quoi vivre être artiste (authentique) pour être tant persécuté durant son existence, jusqu'en mourir d'épuisement, pour être après sa mort, adulé comme étant le sens même de l'existence de la civilisation occident ? Ce fait, réalise en fait, le mensonge nécessaire pour que se perpétue cette civilisation d'assassins. Tu vois une autre raison ?

Notes
* J'étais son ami et voisin.
** Pourquoi Platon est-il tant adulé à être considéré le 1er philosophe de notre société occidentale, ce encore au XXIe siècle, + de 2500 ans après sa mort ? (dont les artistes ont honte). Parce qu'il pose LES LOIS de sa frustration de vivre avec ce qu'il déteste : les arts, la musique et la poésie. Son intolérance est à l'image de nos sociétés. Son mérite usurpé à donner raison à Socrate (-crate = le pouvoir) contre tous les autres, entretient l'esprit de la violence de la compétition pour la gloire d'un esprit frustré. En effet, Platon, Socrate et Pythagore (les 3 fondateurs idéologues de notre civilisation occident) avaient peur d'évacuer leur sperme croyant se défaire de leur cervelle (qui pense). Platon est le concepteur de notre dystopie.

 

 

4 mars

« La mort scandale » & « la mort apprivoisée »

Il est intéressant de constater historiquement que la mort dans les esprits humains (principalement non-savants) faisait partie de la vie. On l'accueillait avec u-sage sans panique. On percevait même le moment de sa mort, ce qui donnait le temps de prévenir les autres. Comment comprendre cette transformation de la mort naturelle au « scandale de la mort » ? Il existe plusieurs facteurs et le 1er : le mépris des savants envers le savoir populaire. Ce sont les savants qui les 1ers se sont scandalisés de la mort. Pourquoi se sont-ils scandalisés de la mort ? Pour quoi refuser laisser le mourant mourir en paix ? La source de la terreur vient de l'intention du pouvoir politique. On ne gouverne pas un être humain s'il est dépossédé de sa peur. Il fallait créer l'effroi de la peur de la mort : ce que l'Église catholique s'est empressée d'accomplir. L'Église a réalisé la peur de la mort en inventant « le jugement de Dieu ». Donner à croire que tous les défunts passent devant le jugement de Dieu, soit pour être puni : vivre la souffrance éternelle, soit pour être récompensé : vivre la béatitude éternelle. Cette idée a culpabilisé les chrétiens de vivre en + de craindre mourir. Le passage s'est accompli au XVIIIe siècle nous dit Ariès et s'est renforcé au XIXe, au XXe siècle la terreur de la mort était installée. J'en viens même à me demander si l'impulsion de la Révolution française n'a pas été influencée aussi par « la peur de mourir » (de faim). Même si le pouvoir politique du roi était totalement détaché de la réalité des populations : « ils n'ont plus de pain ? qu'ils mangent des brioches » a dit Louis XVI sans humour. Bref, la conjonction du savant ignorant (et croyant : qui est con-vaincu de savoir mieux que les autres) et de la volonté politique de domination a créé « la peur de mourir ». L'épidémie de cette croyance nuisible s'est propagée à tous les êtres humains de la civilisation occidentale et au-delà, jusque dans les pays conquis. La mise à mort (= « la peine de mort » sic) pouvait devenir alors la punition ultime. Et, en même temps a développé l'industrie des cosmétiques (du paraître) pour s'empêcher se voir vieillir.

La mort est une délivrance. Si elle ne l'est pas, c'est que le capital a besoin d'esclaves en masse. La surpopulation est bénéfique au capital, car le surnombre baisse le coût du travail. La peur de la mort n'est qu'un conditionnement favorable au capital qui cultive l'esclavage planétaire uniquement pour augmenter ses bénéfices.

 

 

27

Toujours là, même après ce que Nietzsche a dit, il y a + d'1 siècle

L'inversion de la cause avec l'effet est un procédé utilisé en permanence, ce durant nos 2 millénaires d'existence des occidents monothéistes (des 3 religions). Ce, pour adhérer les individus à la croyance collective uniforme, fausse, bien sûr. D'abord, croire qu'un dieu (= jour) humanoïde (barbu) et « paternaliste » (domination patriarcale) est à la source de tout ce qui existe : n'est-ce pas infantile ? (« Tour de passe-passe diablement perfide à ce que cette comptine pour enfant soit considérée la vraie vérité de l'existence des hommes »). L'inversion de la cause avec l'effet noie toute possibilité de comprendre le monde. L'inversion de la cause avec l'effet est une stratégie de soumission. Un amplificateur de crédulité. Qui a remplacé le bon sens simple des liens directs avec l'existence.

La trahison des savants

Bien qu'ici et maintenant le catholicisme a perdu son pouvoir sur les esprits (les églises sont vides, mais pas Lourdes, les mosquées sont pleines), il reste « néant moins » encore au XXIe siècle, les séquelles, dans nos esprits, de cette malveillance religieuse qui interdit de comprendre (la supercherie) qu'on retrouve véhiculée dans et par le milieu savant. En effet, se sont bien les savants (savants ?), qui ont propagé l'idéologie de la croyance d'un dieu unique et jaloux. Ce sont les savants qui ont trompé les populations en échangeant leur savoir direct de la nature des choses avec l'éducation de l'ignorance : la connaissance. Et on comprend, aujourd'hui dans notre médiocratie, que ces « savants » (gardiens de la dystopie occidentale) ont repris (aux esprits libres et brillants du XXe siècle) les postes des universités : pour propager l'ignorance. Il semble que les années 60 du XXe siècle fussent des années exceptionnelles de liberté qu'on ne retrouve pas dans toute l'histoire de la civilisation occident. Le savant-fonctionnaire est le gardien de l'idéologie du pouvoir politique répressif sur les paysanTs. En propageant de la fausse connaissance, à commencer par altérer l'Histoire, le sens des idées, le sens des mots, etc., toujours en faveur du pouvoir politique assujetissant les autres par la violence. Une société basée sur le mérite et la punition justifie son existence par la malveillance. Et nous, les autres paysants qu'a-t-on à faire là et de ça ?

dialogue du savant et du paysant qui n'exista jamais

Savant - « Moi (sic) je sais mieux que toi » (sic).
Paysant - Ah oui ? toi qui n'es pas là à vivre ce que quotidiennement on vit. Tu nous fais la leçon en nous méprisant, convaincu qu'on est ignorant ! Que veux-tu de nous (faux) savant cru ? Pourquoi as-tu détourné le sens des choses, si simple au départ, que tu as compliqué, pour quoi ? Tu t'es fait le prêtre de la dictature de l'ignorance religieuse. Ta connaissance ? en réalité n'est que croyance. Croyance qui fausse le savoir, dont le savoir-faire doit se dépêtrer.

savant = sachant (= prêtre*)
paysant (sans t) formé de pays et -ange, du latin « pagensis » = habitant du pays
[rappel : bite vient de habite, de la semence dans la terre de la matrice fécondée ici au pays]

Paysant - Nous savons que ton détournement, ton inversement de l'effet avec la cause a le but dégueulasse de générer la culpabilité dans les corps des hommes, ce, afin de les affaiblir et les soumettre à faire des choses qu'ils ne feraient jamais sans cette soumission.

Les paysans (= les anges du pays) ont les mains dans la terre. Les musiciens (= les siens des muses) ont les mains dans le son. Les savants ? cultivent leur esprit dans la frustration, dans leur frustration des idées reçues. Ils n'ont que leur intellect pour vivre le monde, suffisant pour dire et propager des âneries (dans les têtes vidées prêtent à accueillir les âneries). En médiocratie, pas vraiment de grande différence entre étudiants d'aujourd'hui et clercs d'antan. Les mains dans la matière, ça forme le vrai savoir, celui de pouvoir faire quelque chose (de ta vie). Tout le reste n'est que spéculation d'inversion de frustration (= propagande rhétorique). Cette spéculation d'inversion de frustration aujourd'hui dominante et au pouvoir forme le désastre est bien cultivé (à vivre de nuisances dans le berceau de la vengeance, objet de la frustration) dans nos esprits hébétés. Les vrais savants ne sont pas celles-et-ceux qui parlent, mais celles-et-ceux qui font.

Et celles-et-ceux qui savent savoir ? Son en voix à disparêtre.
(remplacés par le mécanisme automatique pilote d'humains en masse)

 

Note
* prêtre (rabbin, imam, pasteur) = ministre (serviteur) du culte, d'abord presbyte (pas presse bite = vagin, mais) = respectable, vénérable. Il est devenu hypocrite à force de mensonges se croyant « le sauveur des âmes damnées (ne comprenant jamais la sienne) » expulsées du culte = donnant le faux « pourvoir au salut des fidèles » (= forcer leur détresse pour se donner le titre glorieux de sauveur). À persécuter les obéissants et condamner les inassouvissables. Sa laïcisation s'est produite à l'université.

Postnote
** Rappelons la raison de la création du Collège de France par François 1er : L'université de la Sorbonne était tenue par les prêtres. Le Collège de France devait offrir un enseignement gratuit neutre sans tendance idéologique. Ce que la Sorbonne n'offrait plus. Mais au XXIe siècle, le Collège de France est tombé dans l'insignifiance, en comparaison des cours du philosophe Michel Foucault dans les années 70 et 80 du XXe siècle (comme la Sorbonne et toutes les autres universités).

 

 

25

DIVERSITÉ/UNIFORMITÉ,    ORIGINALITÉ/CONTINUITÉ,    LETTRÉS/ILLETTRÉS

À la suite de LE PARADOXE CONSTITUTIONNEL DE LA MUSIQUE OCCIDENTALE, voici LE PARADOXE DE L'ECRITURE qui pose la question de la diversité dans l'uniformité, de l'originalité dans la perpétuation (ça se dit ça ? oui) de la répétition [pdf 102 Ko]

 

Qu'est-ce qui est intéressant dans cette affaire d'écriture de la musique dans notre civilisation occident ?

VIIIe siècle, imposition politique des neumes grégoriens. XIVe siècle, Ars Nova développe et dépasse la synchronicité des neumes en inventant la polyphonie : les voix/voies indépendantes entrelles. XVIIe siècle, les 24 tonalités des 2 modes majeur et mineur échappent à la monotonie uniforme de l'harmonique. XIXe siècle, le développement de la forme sonate, jusqu'en pièce symphonique pour orchestre de 100 musiciens. XXe siècle, à la fois quantification absolue de l'écriture (= annule l'interprétation) + à la fois création d'autres écritures, avec d'autres gammes, avec d'autres instruments de musique, inventés, avec les objets instrumentalisés et les synthétiseurs électroniques, tout ça, échappe à la norme (conservée du XIXe siècle), avec réintroduction de l'improvisation.

XXIe siècle Qu'est-ce qui nous reste à faire ? Plein de choses : développer, inventer, d'autres théories, d'autres écritures pour, d'autres musiques entre les êtres humains. Dépasser la technologie qui en 2019 s'essouffle ou se répète ou n'invente rien depuis quelques décennies (le MIDI de 1983 est toujours d'actualité !). Former des orchestres adaptés à la musique diversifiée d'aujourd'hui, etc.

L'intention politique de départ de gouverner la musique, n'a pas tenu.
La grammaire musicale n'est pas un langage politique,
elle est même son opposé : la musique ne ment pas, contrairement au discours politique.
Pourquoi ? La musique contrairement au politique n'a pas besoin de dominer pour exister.

 

 

Seconde conclusion pour LE PARADOXE DE L'ECRITURE

 

 

Le philosophe aime le vrai, et nos sociétés ?

Le philosophe aime le vrai (au XXIe siècle il n'y a plus de philosophe, ceux qui se nomment philosophes sont des menteurs ou des dépenseurs. Le XXIe siècle vit le règne de la désinformation généralisée et massive) (philosophe, c'est dans le sens de son mot : aimer sophie : sa raison d'exister). Le vrai sert à savoir. Des suites de mensonges servent à tromper. Imagine tous les livres, tous, bien que pour un grand cas ils le soient (sans compter les romans), menteurs : comment savoir ? On ne sait pas. On ne peut que connaître. Du faux. Le philosophe (pas les faux d'aujourd'hui) s'il aime la vérité, c'est pour quoi ? Savoir quoi ? Savoir qu'est-ce qu'on fout là ? Et quoi qu'on fout là ? Moi ? Non, je ne suis pas philosophe, je crée des musiques, des musiques au sens large : j'invente ou découvre des comportements vibratoires différents. Mais j'aime penser. Pour créer de la musique, différente, on ne peut pas ne pas penser pour concevoir et créer. La question ultime de l'être humain qui pense (qui peut penser) jouissant/souffrant à vivre sa vie. Savoir qu'on sait : homo sapiens sapiens, espèce éteinte ? massacrée par les homo sapiens = le même qui sait (mais ne sait pas qu'il sait, d'où l'épanouissement du mensonge en société homo sapiens). Et, le dire (tout seul, à soi, dans sa tête à réfléchir) et l'écrire (pour l'évacuer de sa tête). À parler le vrai (la vérité, c'est autre chose), on rentre dans le phénomène de la dialectique qui même si elle nie la rhétorique, au fond, a le même but : convaincre (et se convaincre d'abord soi d'être dans le vrai, même si on est dans le faux). C'est un jeu de cache-cache hypocrite (tel Socrate/Platon : textes fondateurs de nos sociétés hypocrites). C'est là que le lettré réside dans le paradoxe. Convaincu produire du vrai produit du faux. Et l'écrit uniformisé renforce cette conviction. L'écrit est crédible dans nos sociétés de menteurs, la parole ne l'est pas (ne l'est plus : plus personne ne sait tenir sa parole = faire ce qu'il elle dit qu'il elle ferait). Le contrat signé. L'écriture d'un ouvrage est piégée (en +) par le droit d'auteur : se faire croire produire un savoir unique et original, alors que les écrits n'inventent rien, ils répètent, ils copient en remplaçant les mots par d'autres (dans l'uniforme du bon ton accepté). Avec cette pratique banalisée on peut se rendre à la conscience de l'immensité des mensonges publiés pris pour vrai et authentiques : le mensonge général occident est colossal. Pour faire semblant de savoir ? Pour ne pas perdre la face de son ignorance. Comme à l'école, quand la maîtresse demande aux enfants qui n'a pas compris, personne ne lève le doigt, pour ne pas être la risée de la classe, alors que personne n'a rien compris. L'uniformisme est le fondement non-dit de la morale : éviter de se faire remarquer pour ne pas avoir d'ennuis. L'éducation de la société des lâches. Des lâches ? personne ne comprend tout en assurant du contraire. L'uniformité opposée à la diversité accumule l'information dans une seule direction, celle univoque (pas de dialogue) qui sert à conditionner les esprits à leur faire croire qu'ils pensent par eux-mêmes (alors qu'ils ingurgitent par coeur). Oui, c'est pervers. Surtout à l'école envers nos enfants. Les intellectuels (celles-et-ceux se croyant savants) sont les propagateurs des idéologies totalitaires (à sens unique à croire). (Des idées-reçues défendues avec violence de conviction, oui). L'écrit marque + longtemps que le dire (même à le répéter). On donne une valeur à l'écrit (le passe identifiant tamponé) que la parole n'a plus (reste les rhétoriques, politiques et celles des avocats, encore crues pour se donner sens à ce qui n'en a plus : la justice sociale, croire contre l'évidence à l'équité qui n'existe pas). La capacité de l'écrit de mentir se faisant croire dire vrai passe par la conviction (de vouloir son adhésion au groupe des croyants). Il suffit d'être convaincu pour se mentir.

Comment distinguer dans ce fatras mensonger ?

Mais qui en réalité désire distinguer le mensonge du vrai ? Puisque dans le mensonge je vis d'abondance. Le mensonge suffit. Et pour quoi d'autre ? Dans un confort suffisant (et terrorisé, mais ça c'est caché). Dans notre monde politisé, le parlé-vrai (la parresia) est une menace. Et les hauts parleurs à qui on ne donne pas la parole mais qui la prenne eux-mêmes sont considérés être des fous marginaux victimes d'un « burn-out », ou d'une colère inconsidérable (ce qui revient au même). Cause toujours. Moi j'te casse la gueule. La baston contre la réflexion. Et l'unique du discours de l'auteur transformé en « autorité » est un faux ou une copie tendancieuse pour amener le lecteur à l'univocité de la croyance.

Bien qu'aujourd'hui la production d'écrits publiés soit colossale et son accumulation débordante (les archives grossissent à vue) la majorité des écrits ne sont pas lus, la raison est que la majorité de l'humanité a des difficultés à lire et + à comprendre. L'effort de la lecture est trop pénible et, le film a remplacé le livre. Le cinéma est un support beaucoup plus puissant à la propagande des idéologies totalitaires (l'exemple du cinéma américain dominant est navrant). Est-ce pour ça que je ne publie pas ? que sur le site du centrebombe.org qui sa place non payée disparaîtra de sa disposition publique.

En quoi l'écrit graphique (et l'écrit en-registré-ment) sert la musique (à l'épanouir) ?

Le graphique sert à comprendre + facilement, qu'une pensée mise en texte. On doit à l'Ars Nova du XIVe siècle ce pour quoi on écrit de la musique : la réalisation de la polyphonie, difficile (mais pas impossible) autrement. Pour se figurer, se donner une idée, à quoi ça peut ressembler, comment ça peut sonner ensemble ? On se donne la vision de constater rassembler (= harmoniser, sans hiérarchie ajoutée qui uniforme) un grand nombre (en orchestre) de différences (= individualités) à jouer ensemble des rythmes cohérents à la danse (le mouvement de son corps extérieur ou intérieur) sans homo-phonie (la synchronicité de l'attaque militaire abusée dans les médias). La belle difficulté :). Écrire, plutôt graphiquer des signes fonctionnels sert à décrire le plan d'action à la réalisation sonique ensemble de l'ensemble. (Ce qui n'est pas le cas des mots rassemblés dans un livre qui s'adresse à un individu solitaire bien que les lectures : conférences, de l'un seul vers les autres existent, promotion du livre mis en vente : c'est la raison de l'industrie de l'édition : multiplier les copies destinées aux solitudes isolées). Mais pour réinventer la musique, la sonner différemment de son contexte présent, on ne peut qu'inventer une autre écriture et sortir de la théorie uniforme à une échelle, ce, en en inventant d'autres. Mais l'effort demandé aux musiciens des conservatoires formés, uniformisés, formatés synchronisés à jouer = répéter le même style de morceau de musique durant sa vie de musicien (en orchestre) ne veut ne peut pas recommencer à apprendre (même pas une autre musique). Bien qu'on apprenne toute sa vie. Avoir appris pour le musicien salarié est un acquis (sa formation établie). L'acquis empêche de se renouveler et d'évoluer, l'acquis terrorise à l'idée de devoir sortir de son confort acquis, non, acquis imposé dans lequel on se convient. C'est la formation des lâches qui agissent la décadence du savoir-faire, de la musique et de nos sociétés. À empêcher son évolution, son adaptation, son intelligence d'exister et de s'épanouir. Quant à la musique enregistrée (recordi, record), la technologie de l'enregistrement audio donne  (donne ?) la possibilité de la multiplication des pistes (= polyphonie du multipiste) jusqu'aux massivités transcendantes qui par accumulations soniques donnent à entendre autre chose que les parties du tout accumulées. Pour les exemplaires, l'idée fonctionne comme pour les livres : un chacun. Mais pour sortir du piège du chantage (le chant du charlatan) du péage du droit d'autorité pour ta fausse notoriété. Donne. L'industrie du péage de la copie est en effet déplacée pour si peu. Artiste, donne tes oeuvres (Internet est fait pour ça : plus d'entraves de supports) [reste le péage du passage autrefois libre]. Sortir de l'uniforme, créer de la diversité (sortir du monde des copies)  : est la fonction, le sens des arts et de la musique pour que nos sociétés ne s'effondrent pas dans des tyrannies totalitaires, tant désirées par tant de philosophes à commencer par Platon le traître.

 

 

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À admettre notre race assassine, tout s'éclaire

OCCIDENT signifie ASSASSIN
OCCIDENT* signifie d'abord ASSASSIN, formé de la même racine qu'OCCIRE

À admettre que notre espèce homo sapiens est assassine, forme des assassins, vit dans l'esprit d'assassiner : dont la race des occidents (= les assassins) est issue, beaucoup de comportements jusqu'alors incompréhensibles, s'éclairent. On comprend pourquoi l'activité majeure de cette race d'humain est la construction d'armes destructrices. On comprend l'institution hiérarchique de l'obéissance absolue pour la formation d'armée d'assassins. On comprend que des pères de famille en uniforme de CRS tabassent des vieillards, des enfants et des handicapés. Désobéissants ? dans le doute pas de distinction, on obéit aux ordres, on tabasse. On comprend aussi que les autres espèces des hominiens ont pu totalement disparaître, tels les sapiens sapiens ou les néandertaliens ou les australopithèques, ou plus récemment presque tous les Amérindiens qui ont été massacrés, avec femmes et enfants inoffensifs, sans armes sans pouvoir de défense, pour les faire disparaître de la surface de la planète. Mais pour quoi ? Pour rien : ou c'est l'effet du symptôme de la maladie homo sapiens à vouloir dominer les autres espèces pacifiques désarmées en leur infligeant la mort.

La violence et l'agression sont le comportement et l'attitude transmis et d'usage inculqués dans les écoles par la compétition du mérite du meilleur assassin : celui qui décimera tous ses concurrents. Cet état d'esprit se retrouve dans toutes les activités des Occidents : le commerce, la connaissance, la politique, la science, le sport, mais pas les arts ni la musique, quoi que, la bataille pour la reconnaissance sociale, entre artistes, est sans pitié. Et c'est là que l'affaire devient paradoxale ! Pourquoi dans une espèce racée millénairement assassine, il existe une infime proportion d'êtres humains, de la même race, non assassins, ou du moins qui refusent cet état de fait d'hostilité d'assassiner les autres races différentes des occidents (= des tueurs) ?

Nous avons déjà noté l'histoire invraisemblable du mot tuer. Qui se transforme de tuteur en assassin. Tuer remplace occire. Occire, un combat loyal face à face. Tuer tue en étouffant son ennemi pendant son sommeil. Cette transformation du sens du mot montre la transformation de l'état d'esprit porté par le mot. De la mise à mort frontale, on passe à la mise à mort lâche. Du courage de l'affront face à face, on passe à la lâcheté du couteau dans le dos, de l'empoisonnement, de l'étouffement pendant le sommeil.

Il n'existe aucune raison vitale à l'existence de cette culture de la violence et de la destruction. Qu'une peine millénaire de souffrance incommensurable et profondément dissimulée. Ou, aucune raison que se complaire vivre de violence et d'agression. Ou, même pas : l'absence totale de raison, du motif, de la motivation = du moteur qui donne la volonté de continuer à vivre de et dans la violence. La majorité des occidents ne pensent pas (ne lisent pas, ni les rares philosophies qui pointent cette violence destructrice de l'espèce). Ces êtres humains, ces hominiens sont agis sans savoir. Les enfants inculqués continuent la tradition du massacre des parents, sans se poser de question. Ça fait 300 000 ans d'existence de la violence contre soi et les autres. Où homo sapiens s'est uniformisé d'occident.

Nous le savons, la violence, vivre la violence en permanence, génère un tas d'inconforts de vie à vivre : maladies physiques et psychiques. Les interactions entre salauds (73 synonymes contre 4 antonymes inadaptables : amour, ange, perle, trésor) demandent, exigent à la fois une grande énergie stratégique (bien) pénible et à la fois une grande énergie pour retrouver la paix (la libération de la violence exige aussi la dépense d'une très grande énergie pour retrouver l'énergie : « le repos du guerrier » (sic) abattu pas battu, mais sans force ni énergie pour battre). La guerre est un état constant et propre de notre civilisation, elle est quotidienne dans tous les aspects et les rapports humains en confrontation privée (famille) et publique (les autres de la même race) : de l'un qui obligatoirement dérange l'autre de sa présence de son action : il y a donc toujours attaque pour élimination. Refusant de savoir que l'attaque n'élimine rien. La vie sociale des homo sapiens se compose d'attaques (où la morale contemporaine la dissimule par le sourire et la fausse bienveillance de « prendre l'air supérieur » sic). Le meurtre élimine. Mais le meurtre cultive l'hostilité qui forme les ennemis à éliminer. La culture de l'ennemi. Le meurtre cultive les ennemis. Ça n'élimine rien, ça cultive. Jusqu'à ce que la distinction entre guerriers mâle et non guerrier soit effacée : les femmes servent à être violées = humiliées à vie, les enfants assassinés à créer une peine immense des parents à devenir enragés, les vieux et handicapés assassinés, car incapables (= inutiles) à guerroyer. Tout ça, pour la race violente d'occident est normal. Pourquoi ça ne l'est pas pour moi ?

Honte ?

Pourtant il existe une honte de cette violence culturelle homo sapiens. Cette honte se manifeste dans la dissimulation du savoir de cette agressivité devenue innée (= ingouvernable), car sa culture est assimilée dans le non-savoir. Il est caché que Charlemagne au VIIIe siècle voulait uniformiser l'empire des Francs par le chant (grégorien) par la langue (le latin) par l'écriture (la minuscule caroline), il est caché que Napoléon Bonaparte, qui réinstitua l'empire 10 ans seulement après la révolution du peuple affamé, créa des conservatoires (pour conserver pas pour concerter) militaires de musique pour former des musiciens à obéir même dans la musique, à sonner l'assaut. Il est caché que Jean Jaures donna forme à l'école publique pour conditionner, avec 10 d'instruction idéologique et 2 ans d'instruction au combat militaire, ce pour former tous les civils à combattre en patriotes agressifs. Toutes les activités jusqu'artistiques se constituent de l'obéissance des armées. L'armée = machine de guerre. La guerre permanente des homo sapiens se sert aussi des arts et de la musique pour se confronter entre nations de la même race des occidents (= des assassins) entre eux. Cette motivation à la confrontation motive à l'action de nuire. Pourquoi vouloir se faire croire être des hommes de paix alors que nous sommes des hommes de guerre ? Pourquoi refuser d'assumer être violeur violent ?

Valorisante ?

Pour quoi vouloir nuire « les autres » ? En quoi est-ce valorisant de nuire les autres ? La jouissance de la domination. Jouir à dominer ? La jouissance de ressentir la crainte qui se forme dans l'autre par la présence du dominant ? Pour ça, vouloir vivre dominant ? Il existe toujours une motivation pour réaliser une action. C'est dans la motivation, même cachée, qu'on trouve le sens d'agir à être agi. Si dominer valorise, alors soumis humilie. Ce bras de fer entre dominant-soumis et soumis-dominant forme un va-et-vient permanent où dans les extrêmes réside l'anéantissement de l'un et de l'autre. Le dominant est motivé à demeurer vainqueur (vain coeur ? sans coeur = sans considération de l'autre = à mépriser l'autre). La puissance du pouvoir représentée par le degré d'humiliation de l'autre. Trouver sa jouissance dans l'humiliation de l'autre, dont sa forme ultime est le viol. Le viol humilie à vie femmes et enfants. Le viol crée les morts-vivants. Et pour les autres, l'entretien de la torture par le travail obligatoire : l'esclavage. Dans lequel les soumis sont piégés. Pour vouloir une domination absolue dans la peine de l'autre, il ne peut exister qu'une seule motivation à ça : la peine dissimulée du dominant est immense. Pour vivre cette vengeance permanente inconfortable.

Ignorance nécessaire

L'ignorance est le masque nécessaire pour continuer à violer. Le savoir annule la violence. Le savant n'est toléré que s'il participe à la construction d'armes destructrices. La bombe atomique est le résultat le + spectaculaire. La propagation des pandémies artificielles l'est moins, mais le nombre de morts est de loin supérieur, et, sans destruction du milieu. Augmentées en puissance et en nombre, les bombes atomiques peuvent détruire la planète entière : notre milieu de vie. Là, l'usage de vie destructive des homo sapiens prend un aspect intéressant. Il met à voir l'autodestruction possible de toute l'espèce humaine homo sapiens, vivant de violence permanente, en même temps d'un coup. Cette perspective n'a pas amoindri, la culture homo sapiens de, la violence, non, elle a simplement changée de forme, en a pris plusieurs, moins frontale, dissimulée partout ailleurs, là où elle ne devrait pas exister : dans les arts et la musique en particulier. L'éducation publique sert la désinformation publique généralisée. L'école publique et privée ne forme qu'à obéir et à mémoriser l'obéissance. Sorti de l'école, personne n'est savant ni sachant, dans le cas contraire, l'obéissance sans savoir ne serait pas généralisée dans la violence et l'agression permanente du travail.

 

Note
* Si Occident signifie d'abord assassin qui occit, alors que signifie Orient ? Ça signifie l'est (un des 4 points cardinaux) du latin « oriens » participe présent de « oriri » = se lever (surtout pour le soleil) puis : naître, à l'origine de. Sa racine grecque « ornunai » signifie : se lever, du hittite « arai- » = se lever, du védique « arta » = il s'est élevé. Puis « orienter signifie d'abord : disposer (une chose) par rapport aux points cardinaux, à une direction, à un objet déterminé », « déterminer la direction à prendre ». Donc rien d'Orient qui s'oppose à Occident à part soleil levant et couchant. Rien concernant une opposition à l'assassinat en Orient.

Postnote

QUI SOMMES-NOUS ?

Entre Homo Sapiens nés (datés) il y a 300 000 ans et le début registré de notre civilisation (des Blancs européens occidents) à partir des Grecs dont Platon est l'auteur du sens moral de la cité européenne (La République, Les Lois), quelle est la différence ? Presque tous les êtres qui ont survécu à la disparition des autres hominiens, tels les Sapiens Sapiens, les Néandertaliens, les Australopithèques d'Afrique du Sud (quel nom méprisant pour des hominiens) et tous les autres, le lien tient ou semble tenir. Les hominidés qui ont survécu sont les Homo Sapiens séparés en plusieurs groupes regroupés en 4 principaux différenciés par 4 couleurs (sic) jaune, blanc, noir et rouge. Les continents insulaires indonésien et australien éloignés (des Sapiens) ont pu préserver les Papous non Mélanésiens (du malais « papuwah » = crépu, sic) de Nouvelle-Guinée et autres îles limitrophes et les Aborigènes d’Australie, mais qui face à la violence de l'ingérence des occidents vivent leur extinction par abandon de vivre. Comme pour les Amérindiens, piégés dans le + grand massacre jamais réalisé sur la planète par une seule race : 150 millions d'êtres humains amérindiens assassinés (contre 20 millions en tout pour la 2de Guerre Mondiale). Dans la branche des Homo Sapiens Blancs installés sur le continent européen et autour de la Méditerranée, la division identitaire s'est opérée par la religion monothéiste divisée en 3 branches et 2 prophètes : juive, chrétienne, musulmane. De même origine, mais trouve dans cette différenciation assimilaire l'argument de se haïr, de s'entrenuire, de s'entretuer.

L’humanité parle environ 6 000 langues (répertoriées, regroupées en 16 familles, sans compter tous les dialectes, ni les patois, ni les créoles intercontinentaux et autres langues inclassables tels les argots ou des mélanges contemporains et anciens tels les jargons techniques ou artificiels tels l'esperanto) : aborigènes (du latin « aborigines » = population qui fut la première à occuper un territoire) et papoues, nilo-saharienne, khoïsane, thaï-kadai, caucasiennes, dravidienne, bantoue, austro-asiatique, ouralienne, altaïque, nigéro-congolaise, amérindiennes, austronésienne, sino-tibétaine, afro-asiatique et la nôtre indo-européenne.

Même si les autres hominiens ont disparu ou disparaissent délaissant leur espace vital aux Sapiens occidents à cultiver leur ultraviolence qui extermine tous les autres, une population n'est jamais totalement anéantie, elle se transforme, les populations hominiennes visées à anéantir rescapées des assauts viennent se réfugier là où elles risquent le moins de disparaître : à l'intérieure des populations agressantes. Et par métissage, modifie et diversifie la population agressante de départ. Les croisements sont multiples et constants (voir les anciens empires colonisateurs aujourd'hui colonisés). Dire que Sapiens Sapiens a été anéanti par Homo Sapiens signifie que les Sapiens Sapiens ne se distinguent plus des Homo Sapiens. L'agression des Homo Sapiens a-t-elle réalisé par son agression exterminante la digestion les 2 espèces hominiennes entr'elles ? C'est possible. Le métissage des espèces hominiennes expliquerait que tous les Sapiens ne sont pas des violeurs irréfléchis, bien que sa majorité le soit. Dans ce cas, peut-on reconnaître parmi les Sapiens des Néandertaliens ?

Aujourd'hui l'espèce homo sapiens a envahi la planète. À envahir + assimiler (les autres espèces) = elle a fait disparaître les autres espèces. En effet, la violence des rapports entre les humains est majeure et repose constitutionnellement sur le rapport de force et l'hostilité. Hostilité provoquée par chacune et chacun à se positionner victime de la violence : c'est un cercle vicieux qui au lieu d'apaiser le rapport humain, amplifie l'hostilité et la violence (la colère). Cette amplification aboutit à la confrontation directe qui tenue reste couverte, indirecte. La confrontation directe (en colère) n'est pas différente de la confrontation indirecte (colère masquée du sourire) de cette hostilité permanente, le résultat violent est le même, pourtant l'une est nommée guerre et l'autre paix. La paix est un état inexistant dans le milieu de l'espèce homo sapiens qui ne (se sur)vit que de l'action de la guerre. La guerre est la raison de son agitation (d'exister).

 

 

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PATHOLOGIE D'OCCIDENT DE L'HOMME MORT VALORISÉ

Pourquoi en Occident les morts sont valorisés au détriment des vivants ? Au point de négliger les vivants en faveur des morts. De s'obliger à vivre avec contre les vivants comme des ennemis a priori qui ne peuvent (même) pas s'ignorer, juste à s'esquiver pour éviter de se nuire. Ha haaa ! C'EST POUR DONNER DE LA MATIÈRE A L'ARCHIVISME = le pouvoir agi du document mort, ou, remettre aux documents passés (issus d'autres contextes) le pouvoir de faire agir les vivants du présent. Archi- = pouvoir politique qui avec -ve fait de la rétention de textes passés qui gouvernent le présent. Mais pour quoi ? Pour empêcher l'autre, vivant d'agir par lui-même par elle-même. Réalise la croyance chrétienne de l'humain a priori mauvais. Ce pour justifier l'obéissance à des textes morts issus de convictions décontextualisées : les lois. Cette coutume occidentale initiée par Platon a été rendue biblique par les préchrétiens platoniques qui imposent l'état d'esprit immuable, à répéter le même. Des règles immuables du passé pour instituer « le pouvoir universel » du temps présent traversé arrêté à maintenir la similarité. Vain combat vaincu d'avance. Mais convaincu, jusque dans l'esprit scientifique opératoire, que les lois immuables régissent le monde dans l'univers et tout ce qu'il contient (éternellement sans temps).

C'est par cette conviction que les sciences se rapprochent de la religion : croire à des lois immuables universelles qui régissent la nature (qui au contraire des arts avec la philosophie s'en éloignent, sachant que la croyance est la pathologie de la pensée). Le temps existe pour la différence, arrêté à l'infini, le temps n'existe plus que pour répéter la même chose à l'infini. Le dessein de la religion, l'ensemble des croyances qui possèdent l'état d'esprit à agir sous commande extérieure en autopilote, est bien d'arrêter le temps pour soumettre les vivants à la volonté éternelle crue des morts, dont les dieux aussi font partie. Ouah ! Quelle volonté il faut, pour mettre tout ça en branle jusqu'à le faire fonctionner dans les états d'esprit des vivants pendant aussi longtemps, sur au moins 40 générations ! bien que ça soit un leurre.

Mort, le mort ne peut plus agir à nuire le vivant, alors pour quoi le vénérer ? Pour quoi cette recherche d'idoles agissantes dans les morts ? Qu'est-ce qui te manque dans le présent ? pour accepter, abdiquer à te faire gouverner par des lois (des règles décontextualisées) qui similarisent ton comportement avec celui des autres. Aaah, tu obéis par peur de te faire remarquer, car remarqué tu risques d'être puni, c'est ça ! Alors tu roules à la vitesse imposée. Les lois ? 1ères inscriptions, marques valorisées autogouvernant en autopilote le comportement des vivants à se soumettre à gare à toi fixé gardé regardé au nom d'une « sécurité morale ». Haaa, la morale ! Les règles de « bonne conduite » (pour qui ? pour quoi ? pour les gouvernants gouvernant les gouvernés volontaires à se taire) dont Emmanuel Kant était persuadé de la nécessité de la morale pour « libérer l'humanité de sa bestialité » (sic) (j'ai toujours soupçonné Kant d'être un faux philosophe à la solde de l'idéologie dogmatique de la religion chrétienne). Je pense aussi à Locke dont sa pensée détournée justifie les actes de viol des Américains dominants par leurs audaces de violence spectaculaire inégalable. Est aussi une de ses pathologies. Pour agir un tel degré de violence généralisée dans le massacre, agi en grande ampleur depuis le XIXe siècle, en effet, on se demande ce qui terrorise tant l'Occidental à provoquer tant de nuisances, y compris à son environnement de vie qui le met en péril, jusqu'à les collectionner fièrement dans son histoire. Pourtant, vivre d'agressions qui y a-t-il d'agréable ?, relève en effet d'un comportement pathologique. Pathologique, car c'est le résultat d'un refus profond de vivre son vivant en voulant détruire les autres. QU'EST-CE QUE L'OCCIDENT(AL) REDOUTE TANT DANS L'AUTRE VIVANT POUR LUI NUIRE AUTANT ? « Ah mais tu ne comprends pas ; il ne s'agit que de lui piquer son blé, pour vivre glorifié par les + belles femmes » (sic) !

 

 

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OCCIDENT : CIVILISATION ENFERMÉE NUISIBLE ?

Tiens tiens, en quoi main-tenir si longtemps les coutumes d'une civilisation,
la nôtre celle nommée Occident (d'Europe jusqu'en Amérique),
qui s'identifie de la guerre, de l'agression et du viol ?
En quoi cette main-tenance est-elle favorable pour une vie sociale et individuelle épanouissante ?

ville-prison, logis-prison

Nos sociétés, celles que notre civilisation, s’efforcent, dans leur urbanisme, à se constituer en prison *. Villes-prison. Oui, villes-prison sous contrôle, qui de l'intérieur ne ressemble « pas du tout » être une prison. On se déplace à l'intérieur et il existe des aires de promenade (qui imite la nature). Pourtant chacune et chacun sont enfermés, dans des « maisons-boites » (4 murs et un plafond), portes verrouillées, alarmées par terreur d'intrusion (= viol) et peuplées « d'écrans » (à boucher la visibilité de la réalité). Par refus de partager ce qui a été approprié. La prison empêche de sortir. Nos prisons, ces prisons sont assimilées au « confort » dont chaque « famille » a droit sans droit : sa maison-prison est tenue par le chantage du péage permanent. On ne sort de sa prison que par vacances dans des aires aménagées (nommées touristiques pour le touriste : le visiteur pour un tour en rond **). Le déni et l'aveuglement (volontaire) de cet enfermement qui est payant (les enfermés payent pour être enfermé) sont motivés par la terreur (= la peur de la Terre) de l'autre, de l'inconnu et de l'inconnaissable. Cette peur (éduquée) révèle l'état de violence permanente crainte, car la guerre ne cesse jamais. La guerre se vit d'hostilités. Les hostilités sont permanentes, ça signifie que la guerre est permanente. La libération dans la paix du repos a perdu sa place. Le repos, la paix sont équivalents à la diversion par le divertissement (stratégie militaire de faire croire quelque chose pour autre chose pour surprendre par un assaut : contentieux, huissiers, police, armée civile).

de la chambre (cellule) à la machine de guerre

Ce logis-prison cru protecteur (la conviction que la propriété protège de la violence alors que la propriété la génère), accordé en faveur d'un contrat tacite de chantage d'échange obligé de travail à horaires fixés (= esclavage) pour un péage permanent. Le chantage maintenu et nourri par l'esclave. Travail obligatoire qui dans son ensemble forme la grande machine de guerre de l'Occident. Machine de guerre qui attaque, massacre toutes les différences existantes où le destin fixé de la motivation de notre civilisation est de détruire les autres différents. Détruire tout ce qui n'est pas conforme à l'uniforme. Pour quoi ? Il n'existe pas de réponse franche. Ni de cause, ni de raison, affirmées. Les dénis accumulés ont scellé la mémoire collective. Si l'assassinat est au prorata de la souffrance de vivre, alors cette souffrance est immense. Cultivée ici, à « partager » avec les autres là-bas par vengeance (de l'ego meurtri), masquée de Justice. Les dénis qui à cette intensité et cette fréquence empêchent de reconnaître être une pathologie nuisible et pour les autres et pour soi-même. Cette pathologie du déni de la violence agie empêche l'intelligence humaine (= la raison du sens à résoudre les problèmes) à s'épanouir. La peur, même dissimulée freine le développement. Cette pathologie se fait guider et conduire par des idées crues bénéfiques, alors qu'elles sont destructrices et nuisibles à l'espèce : la culture du désir à se nuire à soi-même et aux autres. À faire tourner en permanence la machine de la souffrance.

modèle obsolète

Cette maladie de l'ordre et de la guerre se perpétue et répète ses affres depuis + de 2000 ans. Pour quoi nuire est une maladie ? Parce qu'on est habité d'une peine qui motive à nuire. On trouve une des racines intellectuelles du rhizome dans les Lois de Platon (texte d'1/2 millénaire + ancien que la Bible) dont les prêtres de la nouvelle chrétienté se sont emparés pour constituer leurs règles et leurs lois qui à travers la religion allaient gérer le comportement de milliards d'êtres humains. Sa République a guidé les prêtres puis les politiciens à ce que les nôtres soient cultivées d'ignorances (dans la caverne) par la culture scolaire du mensonge et de la diversion. Platon démontre que les individus en peuples ne sont gouvernables que grâce à leur ignorance. Dans cette domination politique et religieuse massive, ce qui est difficilement concevable, ce n'est pas la fourberie des prêtres, mais l'abdication des êtres humains à se laisser aller à croire pour faire partie de la grande majorité des croyants, ce, dans une proportion gigantesque : sur 7 milliards d'êtres humains seuls, quelques-uns restent réellement éveillés. L'ignorance est immense. Il ressemble, qu'à partir des considérations platoniques emparées par les prêtres chrétiens, nous puissions dater le départ de notre décadence (ou de l'intensification de la bêtise à croire l'incroyable qui ne fonctionne pas pour le bénéfice de tous pour vivre une vie épanouie, voire qu'épanouissante) à réduire les sens de notre civilisation (= nos raisons d'exister) qui pourtant ne meurt pas (comment vivre sans motivation ? est impossible). Notre civilisation qui depuis 2000 ans ne veut pas mourir, mais qui agonise à faire mourir les autres.

Notes
* Prison de « prisun » du latin « prehensionem » de « prehensio » = action de prendre, spécialement : action d'appréhender quelqu'un au corps = arrestation. Prison part de l'influence de prise, on prit (pas priton ?). Jusqu'à priver l'individu de sa liberté, jusqu'au lieu de rétention (retenir) de détention (détenir).
** Touriste, XVIIIe siècle, mot anglais francisé au XIXe, dont « tour » désigne en anglais un voyage avec un retour à la maison (voyage circulaire), un retour au point de départ : un circuit en boucle. La motivation du sédentaire à voyager « pour le plaisir » ? Changer de contexte pour pouvoir apprécier le sien : sa maison-prison. En français reste l'expression « aller faire un tour » pour « prendre l'air » et revenir à la maison. Une promenade circulaire.

 

 

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UNE JEUNE GÉNÉRATION CHERCHE À COMPRENDRE

JJ - Pourquoi les artistes novateurs et originaux sont tant redoutés pour être tant maltraités dans nos sociétés occidentales ?

MS - Parce qu'ils ont une responsabilité (anti)politique, celle de véhiculer des idées de liberté et d'indépendance. Intolérable, dans une hiérarchie institutionnelle. L'artiste est l'antinomique du politicien. Parce que ces sociétés refusent massivement de percevoir les évidences des valeurs humaines de la vie en commun au présent en changement. Leur conformisme aberrant les attache à vivre dans un passé obsolète (la longévité du patri-moine), en désaccord avec le présent. La crainte, la lâcheté, est le ciment de leur Ordre Social (leur système opérant) qui force l'illusion de la paix par la soumission. Le prix de la servitude se paye très cher pour se sentir apaisé (rassuré d'être soulagé) malgré la compensation fausse de l'abondance, uniquement disponible à la consommation à péage (à chantage) où les pauvres ne peuvent que regarder sans toucher (sinon, ça devient des voleurs), il faut donc se masquer de cette réalité créée cultivée et entretenue pour ne pas en souffrir. Paradoxe. Les artistes (authentiques) dévoilent cette réalité que tout le monde cherche à fuir, à se masquer et à nier.

JJ - Pourquoi les individus de nos sociétés occidentales s'attachent-ils si fort aux anciennes valeurs qui ne sont plus les leurs ?

MS - Rien ne change en réalité depuis des millénaires. Le duel Ordre contre Chaos (= le désordre de l'inconnu craint) est toujours très vivace au XXIe siècle. Le véritable règne est celui de la peur de vivre, enfouie dans chaque être humain, nié et à la fois relégué par l'hypocrisie et les mécanismes de défense : « comme si de rien n’était » (sic). La peur conduit son comportement, à abdiquer sa volonté d'agir contre celle d'être agi. Et par peur, par peur de perdre ce que ces sociétés ont acquis par la ruse, la force et la soumission, par la violence des sacrifices des esclaves (la foule des salariés.es que tout dirigeant méprise et redoute) : leur position sociale protégée (des enrichis comme celle des appauvris). Car, en effet, les acquisitions propriétaires publiques, accessibles qu'à cette minorité, ne sont en aucun cas légitimes dans notre monde contemporain qui rejette la discrimination et l'exclusion culturelle. Et pour les artistes et pour le public. Les grandes salles de concert et les opéras, bâtiments construits « à l'italienne » (avec une scène frontale) au XIXe siècle (et les architectures contemporaines reproduisant ce modèle du XIXe siècle issu du XVIe siècle) imposent aux compositeurs le style musical du XIXe siècle au XXIe siècle ignorant ce que les musiques novatrices d'après-guerre et celles spatiales électroniques nées en 1958, ont apporté à nos dispositions d'écoutes et à nos ouvertures d'esprit. Entre autres, à remettre en question les architectures frontales (pour voir en face, mais pas pour entendre partout). Ces architectures du passé qui ont été construites pour servir les mondanités de classes sociales hermétiquement closes, localisées dans une structure hiérarchique où il n'existe aucune communication entre ces couches, que celle de la soumission à l'Ordre de l'Obéissance exigée des couches inférieures infligées par les couches supérieures (celles qui commandent avec l'arme du chantage qui fait abdiquer les hommes soumis). Ce, sur fond de musiques « acceptables » (celle du XIXe siècle sonnant classique = romantique. Celle crue représenter l'empire triomphant de Napoléon III, aujourd'hui inexistant, alors que ce même empereur défendit la musique et la peinture impressionnistes, que tous méprisaient à l'époque). Il est su que l'esprit bourgeois propriétaire est terrifié à l'idée de perdre ses acquis, même obsolètes : les millions d'€ dépensés pour maintenir les orchestres symphoniques classiques : est une économie artificielle = déséquilibrées et sans échanges qui fait aujourd'hui partie du monde du luxe = les arts dégénérés. Les générations suivantes (qui auraient dû comprendre) s'accrochent à cette valeur passéiste, celle d'un idéal qui ne peut plus exister (porté par la terreur du présent) : le patriarcat de « l'empire de l'Ordre du mono-pole mono-tonal mono-game mono-théiste » garantissant la rente et le compte en banque remplit, en méprisant et craignant les contre-réactions violentes des pauvres (le soulèvement de la foule que le refus du partage génère) et la « maladie de la pauvreté » (sic), parce que ces pauvres servent humiliés dans la crainte à ne pas remplir, ce compte. Pourtant, au fond, caché, ces propriétaires savent que ça ne leur appartient pas (cet argent amassé retenu au détriment des autres). Mais, ils se croient ainsi protégés (de leur terreur de manquer) qui en dernier recours lâche les chiens (l'assaut de la police). Dans ce contexte, en effet, rien ne peut s'arranger.

 

LA MUSIQUE DÉVOILE CE QUE LES GARDIENNES re-NIENT

Ça, vrai, ça fait trop mal,
il faut donc empêcher les artistes et les compositeurs d'agir
en les remplaçant par des faux, des êtres pervertibles obéissants.

 

A YOUNG GENERATION SEEK TO UNDERSTAND

JJ - Why, for so long innovative artists are so much injured by our Western societies?

MS - Because these societies refuse massively to perceive the evidences of common's life values that in our present, have changed.

JJ - They fear what? to stay themselves attached to their old values?

MS - They fear losing what they have acquired by force, violence and slaves' sacrifices (= the crowd of employees whom every leader dreads): their protected social position. Because, indeed, these owner acquisitions of public places, accessible only to this minority, are no legitimate in our contemporary world, which rejects discrimination and cultural exclusion. A deficit for the artists, and for the public. The large concert halls and operas buildings built in "the Italian style" (with a frontal stage) in the 19th century (and contemporary architectures reproducing this 19th century model) impose to composers the romantic musical style of the 19th century in our the 21st century, ignoring what post-war innovative musics (with electric spatial musics born in 1958) have brought to open our minds. Among other things, to question the frontal architectures (to see in front, but not to hear from everywhere). These architectures from the past have been constructed to serve the hermetically closed social worlds, located in a hierarchical structure where there is no communication between these layers, only submission to obedience of the order required to the lower classes. This, on "acceptable" background music (to sound classic from 19th century. The one believed to represent the triumphant empire, today nonexistent, while the same emperor defended the Impressionism music and painting, despised by all). The bourgeois-owner's mind is terrified of losing its even obsolete achievements: the following generations (who should have understood) attach themselves to patriarcal values of an ideal that no longer exists: the patriarchy of 'the monopoly mono-tonal and mono-theistic monopoly "(guaranteeing the bank account well filled) scorning the others, because they fear them, because they know that property does not belong to them exclusively.

 

 

14 février

EST-CE ACCEPTABLE ?

Quelle est la différence entre un être humain et un animal ?

- Nos ancêtres attachaient beaucoup d'importance à cette question
- pour quoi ?
- Par peur, je ne vois aucune autre raison, d'être attaché aux animaux.
- Pour quoi ?
- Pour vivre avec le sentiment de supériorité,
- Pour vouloir vivre supérieur, ils doivent se sentir être inférieurs aux autres espèces...
- Comment est-ce possible vivre avec se sentiment d'infériorité ?
- Il faut se donner une position de victime pour commettre l'incommettable : le meurtre, la destruction. La vengeance légitime de l'honneur (?), bien que cet honneur soit déjà méprisé dans l'acte de se venger. La vengeance est une re-action qui gouverne le vengeur. Le vengeur est l'objet d'une manipulation. La vengeance ne résout pas sa souffrance, elle l'amplifie et la perpé-tue. Le vengeur se convint donner le droit par l'argument de la vengeance de nuire, de tuer. L'argument (la Justice qui ne peut pas être juste) lui sert à agir sans remord = à expulser l'éthique de prendre soin des autres pour prendre soin de soi (accepté par tous dans la morale *). Fonctionnement similaire qu'on retrouve dans le racisme (la haine comme remède cru soigner sa peur et l'argument s'autorisant la terreur) envers les autres couleurs de peaux humaines, aux coutumes et états d'esprit différents. Annihiler toutes les différences, celles qui font peur aux petits garçons terrorisés qui gouvernent planqués dans ces corps d'hommes mûrs dominants violents infantiles. Ça doit être ça. Le désir de se venger, de vivre l'assassinat ** des autres espèces pour se donner raison d'agir la violence de la terreur vécue en soi.
- La maladie du Blanc.
- Maintenant qu'on sait qu'on sait, on fait quoi ?

 

Humain / Animal

Toutes sortes d'arguments ont été avancés par les intellectuels, tels : les animaux ne parlent pas, ce qui est faux, les animaux ne rient pas, ce qui est faux, les animaux ne jouent pas, ce qui est faux, les animaux ne construisent pas, ce qui est faux, les animaux n'écrivent pas, ça, ils ne vivent pas comme nous avec le syndrome du passé regretté et du futur redouté, mais dans l'instant, dans le présent on vit improvise, on n'a pas besoin de s'encombrer des ordres à mémoriser, « sauve-gardés » dans des archives, ni des bâtiments pour les conserver, ni des stocks où l'accès est interdit aux autres pour s'emparer du pouvoir à nuire aux autres.

 

à L'ÉCOLE

TOUT     CE QU'ON APPREND
             CE QU'ON SE FAIT INCULQUER          (l'enfant, en confiance envers ses parents et sa « maîtresse », est trahi)
À L'ÉCOLE
             EST     MENSONGE

     LA DISCIPLINE
     LA RÉCOMPENSE avec SA PUNITION
     LES CLASSES avec SES CLASSEMENTS
     LE MÉRITE avec SON HUMILIATION
     LA GRAMMAIRE ET L'ORTHOGRAPHE
     L'HISTOIRE, une collection de nuisances dont les êtres humains ne devraient pas être fiers.

     LA GYMNASTIQUE avec l'idéologie de l'hygiène du corps issue de l'idée de « pureté » qui signifie l'impur avec toutes les conséquences malsaines sur la sexualité.

     LES SCIENCES NATURELLES ET LES AUTRES issues de la pratique de l'observation, sans s'impliquer dans le phénomène observé, initié par Aristote et toujours en pratique aujourd'hui ou : le classement du lâche qui fuit la réalité qu'il se croit de dominer en ne s'impliquant pas dans ce qu'il observe = re-garde de loin. La science est l'activité du trouillard qui se planque derrière les calculs de quantités de mesures à appliquer aux machines qui agissent pour elle.

     LES MATHÉMATIQUES qui compte pour prendre avec (= comprendre) la quantité nécessaire pour agir par procuration. Les mathématiques modernes ont évacué les proportions qui permettaient l'adaptation, pour se focaliser sur la quantité (de biens dans l'en-semble pour soi) à échanger la qualité contre la quantité gouvernée par l'appât du gain du capital généré par la terreur de manquer à faire, à agir à ce que les autres puissent manquer en permanence pour élever la valeur de ce qui est en manque. Autre chose ?

TOUTES CES DISCIPLINES RELÈVENT DE L'ORDRE MILITAIRE DE L'OBÉISSANCE DISCIPLINAIRE
il suffit de constater le budget public privatisé con-sacré à l'armement et le budget volé aux arts et au véritable savoir (le faire de savoir être) pour comprendre comment, nous êtres humains, sommes gouvernés par la peur pour tant provoquer et entretenir la terreur.

L'ÉCOLE NE SERT PAS A INSTRUIRE L'INDÉPENDANCE D'ESPRIT RÉFLÉCHI
L'ÉCOLE SERT À FORMER À FORMATER DES SOLDATS EN SOLDE (LES EMPLOYÉS) OBÉISSANTS QUI NE SE POSENT JAMAIS AUCUNE QUESTION. Comment est-ce possible de se faire employer à son insu ? autrement dit : se faire agir par la volonté d'un autre ? L'accepter tout en considérant son irresponsabilisation naturelle ?

LA RAISON DE L'ÉCOLE N'A JAMAIS CHANGÉ. Qu'en sur-face, pour faire illusion à se faire croire. L'état d'esprit de l'école publique privée est fixe au garde à vous (= prenez garde à vous) depuis sa création (au VIIIe siècle et à partir de sa généralisation par les jésuites au XVIIe siècle). Apprendre à vivre dans la menace perpétuelle. L'école forme à l'obéissance à craindre la désobéissance. Les esprits obéissants ne pensent pas. La peur, la panique empêche de penser. Les esprits obéissants mémorisent les ordres pour les exécuter. Mémoriser n'est pas une faculté du savoir, mais du connaître. Connaître n'a que l'utilité de connaître. Le savoir a l'utilité pour faire. L'école forme l'humain à agir en machine (mémorisée). Le dressage au mérite pour tenir une « position élevée ou basse » dans « la hiérarchie sociale » (du mérité et des démérités) ne sert qu'à mépriser les autres, à créer un climat d'hostilité et de violence permanente par la punition, l'humiliation et la destruction. Cette valeur fondatrice de l'école par nos sociétés occidentales, celle qui fait que les enfants se retrouvent ensemble dans le monde contextualisé de la violence pour en faire des guerriers sans pitié sans pensée prêt à tuer son voisin pour obtenir le poste, la récompense (piteuse gloriole de l'ignorant éduqué). Pourtant, ce type de compétition n'a pas plus raison d'être qu'une autre. Cette compétition n'existe que par la croyance de la crainte de « ne pas être à la hauteur » *** (= se voir patauger dans l'humiliation) : un inconfort de vivre extrême qui empêche tout épanouissement de l'apprenti.e à vivre l'activité qu'il/elle choisit, mais à accepter d'être imposé par l'exigence de « ses maîtres supérieurs » (sic). L'école forme à l'abdication de vivre. Nous en sommes à former des sociétés abdiquées dans la violence où l'expression de la frustration est explosive. Le résultat agressif est exceptionnel (celui du malêtre aussi).

- La question qu'on se pose alors est : EST-CE ACCEPTABLE ?
- Maintenant qu'on sait qu'on sait, on fait quoi ?

 

Notes
* une morale non acceptée par tous n'a pas le statut de morale, mais de directives imposées. Telles nos lois et nos règles qui gèrent le mouvement des foules de nos sociétés par l'obéissance et la punition.
** Je me répète. Tuer a pris la place d'occire dont les 2 termes signifient : retirer la vie. Le dernier par étouffement (qui passe de la flamme au dormeur) par surprise dans son sommeil (tuer) et le premier par découpage en duel (occire). Le retournement de la manière de la mise à mort au XVIIe siècle est parlant : le duel face à face est remplacé par l'assassinat par surprise (où l'ennemi à craindre est le tuteur). Sachant que la racine de tuer (du latin « tutare » = protéger) est tuteur = celui qui prend soin de l'autre, pour se retrouver par un retournement, trahi. Pour quoi et en quoi se retournement de la mise à mort au XVIIe siècle est-il passé du combat loyal à une mise à mort lâche ? La frustration aigüe de la vengeance s'est immiscée au XVIIe siècle dans la résolution du différend. Les intrigues de cours ? La stratégie du lâche peureux a remplacé la franchise de la noblesse de l'esprit courageux. En effet, à partir du XVIIe siècle, pour s'emparer du pouvoir politique, où la ruse tactique est devenue + efficace que la vertu (qui une fois au pouvoir ne peut que s'éteindre). Bien que son masque magnanime demeure pour faire illusion de la perfidie dissimulée. XVIIe - XXIe siècle : règne la déloyauté franche. Le nom masculin « occident » signifie assassin en ancien français. Un occident = un meurtrier (du geste franc d'occire ?).
*** cette idée de la sélection (pour la survie) vient d'une déformation (opportune d'apport thune) de ce qu'apporta Darwin à la compréhension de « l'évolution des espèces ». La sélection de Darwin n'est pas la sélection du capital qui joue du chantage pour soumettre les êtres humains à agir dans le sens de l'intérêt du bénéfice « des gardiens des capitaux », pas de l'évolution de l'espèce. Cet état de siège relève + d'une régression.

 

 

31

LA MALADIE DE LA SOUMISSION*
comment se manifeste-t-elle ?

* = la négation de soi
de soi ? = de son être autonome agissant.

Elle se manifeste pour chaque action
À DEMANDER
à qui ? à personne
LA PERMISSION par l'interjection : « ON N'A L'DROIT ? »

Tant que les êtres humains d'Occident ne se seront pas débarrassés de ce conditionnement, jamais ils ne vivront pleinement l'autonomie d'agir leur vie personnelle à épanouir leur intelligence. L'obéissance sert à ça : à entretenir la bêtise, l'ignorance pour être apte à être gouverné.

Éduqués infantiles (= s'interdire soi-même à soi-même la prise de décision pour soi-même) irresponsable et victime (pour se plaindre et porter plainte à la police) par la crainte de désobéir, ces êtres humains agissent tout ce que le commandement demande (le véritable gouvernant se cache toujours derrière des délégations, il n'est jamais présent, il n'ordonne jamais de front) par la chaîne hiérarchique des délégués. Car le lâche aux commandes craint les représailles de vengeances à jouir de l'endoctrinement des autres pour son propre profit personnel.

- Pour quoi tout le monde te demande à toi, si c'est permis ?
- Toi ou un autre, c'est pareil, il s'agit de demander à : la présence (anonyme) à côté
- Pour se rassurer que le demandeur n'est pas surveillé (dans sa prison dorée = coût du chantage) pour être puni de prendre de lui-même des initiatives pour lui-même.
- Pour se rassurer que la demandeuse n'est pas surveillée (dans sa prison dorée = coût du chantage) pour être punie de prendre d'elle-même des initiatives pour elle-même.

 

 

25

LE PARADOXE CONSTITUTIONNEL DE LA MUSIQUE OCCIDENTALE

Formulation du paradoxe du compositeur qui sans liberté ne peut ni inventer ni créer, alors que la théorie musicale occidentale dogmatisée (fixée) exige l'obéissance.

[suite à : Why new music theories are necessary?] livre dans le livre [LE PARADOXE CONSTITUTIONNEL DE LA MUSIQUE OCCIDENTALE, pdf 57 Ko] livre dans le livre [WHY NEW MUSIC THEORIES ARE NECESSARY? pdf 71Ko]

 

Le projet politique de l'écriture

Échec de l'uniformisation des langues et des écritures

L'écriture qui dans notre civilisation démarre avec une volonté politique d'uniformisation (la caroline minuscule et les neumes du chant grégorien au VIIIe siècle pour identifier l'empire franc de Charlemagne) : d'assimilarisation des différentes langues en une seule écrite : le Latin, sera un échec (le Latin resta la langue des intellectuels et des prêtres d'Europe, pas des peuples). Le désir d'uniformité ne tient pas, dans la diversité. Ni dans la lecture de l'écriture (qui exige + qu'un apprentissage : un intérêt, une utilité, une passion). L'illettrisme entretient la diversité. L'uniformité ne peut prendre que l'apparence d'une coquille extérieure qui dans les endroits invisibles développe la prolifération des diversités. Les diversités de la langue donnant des langues provoquées par les contextes toujours différents dans le temps et dans l'espace. Cette diversification n'est pas que des ressorts des artistes, mais de tout être humain faisant usage de cette langue dans son contexte particulier et unique développé avec son entourage. L'uniformisation est un désir politique, celui de gouverner les mêmes êtres humains sur un large territoire et, de + en + vaste (la malédiction de la formation de l'empire). Le désir politique d'éducation uniforme est une des conséquences de cette politique d'assimilarisation de la diversité dans l'uniforme ; ce qui ne signifie pas que la savoir se propage par l'éducation, au contraire, l'éducation appauvrit le savoir dans la similarité (de la connaissance qui en autre favorise l'idole), qui au contraire dans l'apprentissage s'enrichit de et dans la diversité des différents contextes à coïncider avec le savoir-faire appris et su.

Et au-delà

Le projet politique de domination par l'uniformisation des cultures en une seule est un échec sera toujours un échec et un projet déplacé dans le contexte épanoui d'une vie humaine riche en expériences (différentes). L'uniformité politique est un générateur de peines que personne ne désire vivre, bien que de nombreux régimes totalitaires aient vu le jour, bien que l'expérience de souffrances que génèrent ces régimes sont connus de tous, il est incompréhensible, qu'au nom de « la sécurité » (sic) de quoi ? contre quoi ? les esclaves contemporains (employés qui ne pensent pas) du XXIe siècle approuvent la violence qui leur est infligée. Un état paradoxal croyant par ça, en échange sauvegarder l'abondance des produits de consommation. Alors que violence et consommation sont 2 activités distinctes qui ne se nourrissent pas l'une de l'autre.

 

 

16

Comment comprendre que des policiers puissent tabasser* jusqu'au sang des civils désarmés ?

Pour quoi les soldats de l'armée civile CRS continuent à taper ? Alors que manifestement ils sont les premiers à générer la violence dans les manifestations publiques. Les « casseurs » provocateurs de violence, c'est su, sont de la police (ils justifient l'assaut, qui sans eux, serait injustifiable). Parce que le conditionnement du soldat-policier ne perçoit pas les individus qu'il attaque, il perçoit la foule dangereuse qui menace « l'ordre social » : synonyme faussé de la paix sociale. Lui aussi est dans un groupe, mais un groupe commandé, où sa conscience individuelle est débranchée, sinon il serait inapte à « faire le boulot » (de blesser et tuer). Pour quoi les soldats de l'armée civile perpétuent la violence à frapper à gazer des civils isolés et désarmés ? C'est leur fonction. La fonction mécanique du corps armé anti-émeute est de contenir l'émeute (la foule en colère, même non-violente) par une surenchère de violence : celle qui terrifie encore +. Est-ce que la surviolence stoppe les manifestations pacifiques à manifester ? Non. Alors. Comment est-ce possible que les êtres humains, masqués derrière leur armure, n'aient pas conscience de la violence agie sur les êtres humains désarmés (scandant, groupés, leur colère) est ineffective ? Et, agir l'acharnement de violence quand un manifestant est pris en étau par plusieurs CRS sans distinction de son âge et de son sexe ? (des scènes de tabassages de femmes, d'enfants, de vieillards ou d'handicapés en fauteuil roulant, sont courantes et sont soigneusement évitées des caméras de télévision). C'est le drame d'Antigone. Celui du choix impossible entre le droit de la société et le droit de la famille. De ses sujets, ensemble, en contr'action. La fonction du soldat civil est de sauvegarder l'ordre social (= l'obéissance) au détriment des individus. Le soldat de l'armée civile agit toujours en être lâche : c'est-à-dire en groupe à faire comme les autres (du groupe) à obéir aux ordres (à charger, à faire mal, sans sympathie sans pitié). C'est le syndrome d'Eichmann : le fonctionnaire qui a le souci de parfaire sa tâche, qui lui est incombée, sans vouloir prendre conscience des conséquences de son travail envers les autres. La nuisance d'autrui est secondaire dans l'Administration. L'Administration ignore la souffrance des individus pour la bonne marche, le bon fonctionnement de l'institution. La machine administrative doit faire obéir ses sujets. Le fonctionnaire-soldat est toujours un lâche qui frappe toujours + faible que soi. Toujours. Pourtant, lui aussi est un individu du peuple, mais seulement quand il se défait de son armure de fonctionnaire public (qui se défoule sur la foule désarmée). C'est le principe d'instauration de la peur par abus d'injustice = une démonstration du pouvoir politique par la violence de la force qui justifie son commandement. Marquer cette puissance à ce que les populations ne doivent pas défier leurs gouvernants. Le pouvoir politique est une dictature qui considère une manifestation publique être une provocation pour renverser le pouvoir politique en place. Paranoïa. Dans son aveuglement à régner, il confond revendication et révolution. Le principe du soldat civil et de la police est l'acharnement de violence sur une personne isolée qui n'a aucun moyen de répondre à cette violence. Pour exploser (= disperser) le groupe manifestant (= considéré hostile et ennemi, pourtant du même groupe vivant dans la même ville).

Policiers et soldats protègent le sentiment du dégoût de l'injustice du pouvoir politique contre les individus. Le soldat tape « dans le tas » = de la foule en colère, mais sur un seul individu. La foule en colère doit être contenue en s'attaquant à ses individus. La foule n'a pas d'identité humaine individuelle, elle est un objet de terreur politique, bien qu'elle soit constituée d'individus. Tuer la foule en colère, c'est la disperser, ce, en chopant ses « éléments faibles » et isolés pour « les tabasser » à les rendre inaptes à marcher, à manifester dans le regroupement (blessés pris en charge par les secours hospitaliers présents). Pour défouler la foule, la logique policière est de neutraliser ses individus par la douleur et l'injustice. La violence doit choquer psychologiquement pour disperser la foule et refouler les individus. Pour ça, être contenu par la certitude du bien-fondé de la violence agie, le CRS travaille avec le sentiment de persécution : le policier surarmé ré-agit (= il est agit, il se laisse agir, tel un « automate qui a raison » en part du groupe = l'élément qui rend le groupe cohérent pour des attaques synchronisées) par la violence qu'il est persuadé recevoir de la foule en colère. Si l'humain dans le policier agresse, c'est parce qu'il est convaincu être agressé. Le policier est un être innocenté (pardonné de son irresponsabilité à refuser de se gouverner soi-même). S'il tue, c'est par accident. C'est ce sentiment qui fait de lui un monstre inhumain sans éthique : un Eichmann. Fonction indispensable au pouvoir politique pour justifier sa place à gouverner.

C'est le règne de la contradiction où, peine et bien-être (cru) s'interagissent simultanément. Un conflit où d'un côté ses individus se désindividualisent par l'inconscience dans la violence et de l'autre ses individus s'individualisent en groupe par une forte prise de conscience (d'injustice sociale). Confusion bénéfique qu'au pouvoir politique.

Il est courant de constater l'incompréhension de manifestants pacifiques envers ce déversement de violence et de haine policières démesurées où certaines manifestantes tentent de persuader les policiers de prendre conscience de leurs actes de violence : est peine perdue. Le policier voit par le filtre de son conditionnement des manifestants (des individus massés) ennemis troublant l'ordre public dont lui (maintenant, elles aussi), le policier et la policière sont les garants. Le sens enraciné de son sacrifice à faire ce boulot (de protection civile en blessant et tuant les autres). C'est un noeud psychosocial : de gouvernement de soi dans un collectif ingouvernable. La solution ? Ne pas amplifier la colère des manifestants par la violence policière qui indubitablement dégénère en guerre civile. L'argument parfait pour « mater » = massacrer une « foule hostile » par « légitime défense » : le policier meurtrier est innocenté par sa fonction, mais reste un meurtrier en tant qu'être humain (cette contradiction du soldat les fait sombrer dans la dépression). Une police criminelle (reconnue comme telle) n'aurait plus « le droit » d'agir, et devrait être dissoute (elle ne le sera jamais, car un gouvernement politique ne peut commander ses populations sans la violence dont la police est son institution).

 

Note
* Tabasser, mot très ancien dans les dialectes. Du radical « tabb- » = frapper, puis à partir de l'institution de la police au XVIIIe siècle, acharnement de coups sur un corps vulnérable qui ne peut pas se défendre, dans le but de le faire souffrir pour l'empêcher de bouger = ce pour annihiler son autonomie, à l'humilier, à le faire supplier d'arrêter, en échange de sa soumission, aussi d'un aveu. Le tabassage est une forme de torture dans le but d'humilier pour soumettre ou pour extraire un aveu et dans les 2 cas pour marquer sa domination par la violence. Le tabassé est un rebelle capturé ou pas qui doit obéir dont le dominant doit briser à tout prix sa volonté. Le tabassage est le moyen de dernier recours utilisé par les pouvoirs autoproclamés ou voyous pour briser la volonté du tabassé. Le tabassage est utilisé principalement par la police et les voyous. Toujours plusieurs tabasseurs contre un seul tabassé.
Tabassage = volée de coups. « Passer à tabac » n'a rien n'a voir avec le tabac, mais donne le sens au XIXe siècle de « coup sur le nez » (pas dans le nez) pour faire saigner le battu pour l'impressionner et le faire craquer à obéir. Le « passage à tabac » désigne comme le tabassage, une volée de coups (répétés). Il s'agit d'amocher = rendre moche le battu (= déformer son visage à force de coups). Vidocq le voyou policier disait en 1829 : « foutre du tabac à quelqu'un ».
Tabac, d'abord tabacco en 1555, puis tabac en 1590, de l'Espagnol « tabaco » (pas tabasco) une « déformation mal expliquée » de « tsibalt », mot de la langue des Indiens caraïbes Arouaks d'Haïti où il désigne soit un ensemble de feuilles, soit l'action de fumer, soit le tuyau de roseau pour aspirer la fumée. « Tabaco » n'est pas la transcription du nom de l'île Tobago découverte plusieurs années après, mais peut expliquer la déformation du mot « tsibalt » en « tabaco ». (dictionnaire historique de la langue française)

Post-notes
1. D'après l'expérience de Milgram, environ 60% de la population humaine est prête à torturer son prochain, à obéir à une autorité pour rien, ou, est prête à obéir à n'importe quelle assurance de ton (autoritaire).
2. D'après l'expérience d'Asch (prof de Milgram) environ 40% de la population est prête à reconnaître l'irreconnaissable = l'inexistant, par crainte d'isolement (du groupe). (Et par crainte de torture, on dépasse les 80% de consentement). 40% de la population agit quotidiennement par « conformisme aberrant » (en particulier celles et ceux qui se vantent du contraire).
Là, on comprend le degré élevé des êtres humains socialisés de crainte d'être non-conforme (au groupe dominant) et indépendant dans leurs actes et leurs pensées (à croire être : désobéissance aux autorités, alors qu'il n'en est rien). Crainte qui crée toutes les nuisances sociales dont tout le monde se plaint et souffre ensemble quotidiennement. Crainte qui crée son institution politique dans les dictatures à travers son Administration : douce = démocratie (dictature des esclaves manipulés), ou dure = totalitarisme (dictature du tyran). En effet, les esclaves modernes (le salariat de fonction asservi) « se forcent à se contenter » de leur servitude, qui pour eux vivre esclave est un moindre mal, au lieu d'affronter en permanence la violence des inquisiteurs (des autorités politiques servies par une police administrée servile, esclave aussi). La servilité est un mécanisme de défense et d'intégration sociale aberrant. Qui agit les êtres humains en manque de courage (de vivre). La lâcheté, est-ce le syndrome de l'humanité ? Il y a de quoi avoir honte d'être humain.

 

 

L'économie politique offensive du XXIe siècle avec les outils de la psychanalyse

Les théories psychanalytiques ont été accaparées par la politique et l'économie.
La politique et l'économie sont les activités majeures du pouvoir (= de mise en soumission des populations).
Ce qui était redouté de la psychanalyse et de la psychiatrie (arts de la manipulation psychique des esprits),
est devenu banalisé par des classements stéréotypés  (obligatoirement faussés,
  car ne prenant pas en compte le contexte du comportement provoqué
)
ce, pour « l'usage pratique d'identification des faiblesses des ennemis à plumer = supprimer  » (sic).
Ça se retrouve dans la vulgarisation générale des « Common Defense Mechanisms » du sujet.
Où la manipulation des Mécanismes de Défenses transforme l'outil en arme de combat (à nuire).
Mécanismes de défense initiés par Freud, 3, puis formalisés par sa fille Anna l'intolérante,
poursuivis par beaucoup d'autres auteurs-praticiens, pour en re-connaître une 30aine aujourd'hui.

 

 

16 janvier 2019

LA DICTATURE DES ESCLAVES

Qu'est-ce qu'un esclave (au XXIe siècle) ?

Un être humain conditionné à obéir et reconnaître l'obéissance comme naturelle et nécessaire. Un esclave est une personne déresponsabilisée, croyant le contraire, con-vaincue du contraire, car pour elle : elle travaille pour apporter la nourriture journalière exigée par le schéma familial conformé tenu par la mère de ses enfants. Le schéma reste, même pour la femme au travail (qui se substitue au rôle attendu de l'homme *). Cet engagement dépend du couple qui tiendra ou pas. Il tient rarement. C'est ce qui est nommé : la cellule familiale. brisée. L'idéal qui même depuis la naissance du divorce consommé depuis les années 70 du XXe siècle, ne perd toujours pas son non-sens en dehors du travail obligatoire. En même temps, les parents sont les esclaves des exigences des enfants gâtés qu'ils n'élèvent plus, laissant cette charge à la société : l'école et la télévision. Les parents conditionnés au travail, en captivité compensée par une surconsommation excessive à soulager son malêtre incompris, sont incapables de donner un sens de vivre à leurs enfants, ni à eux-mêmes qui ont perdu le sens des valeurs de vivre une existence épanouie = responsable et autonome à cultiver l'intelligence donnée. Et, leurs enfants répètent en pire les erreurs de leurs parents (tout en croyant se révolter : à s'habiller de marques de vêtements copiés de clans bien distincts passés tels : gothique, punk, hipster, hip-hop, etc.) : mais reviennent (de leurs fausses escapades, car dépourvues d'expériences) à rechercher le confort mental dans le confort physique de la surconsommation (canapé + télé + servi), vécue chez leurs parents. Ce qui fragilise ces esclaves qui ne peuvent pas vivre sans obéir, tellement ils sont terrassés par la peur de vivre indépendants et responsables sans se plaindre à accuser les autres de leurs malheurs = à se poser en victimes.

Ces êtres forment la masse des humains au travail payé. Ils ne fonctionnent qu'en groupe qu'en foule. Ils sont dépourvus du sentiment d'indépendance qui moralement est vécue pour eux comme une indécence, voire un danger « restez groupés » (sic). Résultat du conditionnement éducatif. Mais tout ça, ils ne le voient pas. Ils s'imaginent vivre dans « le meilleur des mondes », car ils peuvent manger tous les jours, avoir chaud dans leur maison, dépenser leur argent à acheter des jouets (diversions objets de chantage) pour leurs enfants, même partir en vacances envahir les autres cultures avec la leur qu'ils imposent aux autochtones asservis par ce nouveau colonialisme. L'effondrement du comportement conforme se réalisera quand toutes ces gâteries « pas chères » (sic) ne seront plus. Le ventre vide, ça réveille.

Bien, quand est-il de leur dictature ?

Cette masse d'êtres soumis forme la (fausse) majorité de l'espèce humaine en nombre : la masse des clients-votant. Ce nombre, même minoritaire, compté dans le vote et les sondages l'emporte. C'est l'argument démocratique (!) du règne des maîtres, représentés par des politiques qui n'ont aucun réel pouvoir que celui d'être suggérés. La démocratie crue fonctionne sur une fausse majorité : 1/4 de la population globale.

L'idéologie dominante néolibérale (autre nom du capitalisme, nommé aussi « libertarienne » (sic), branche extrémiste du libéralisme) liberticide (du libre arbitre qui empêche d'être libre ; où la liberté des uns empêche la liberté des autres, est en réalité un leurre : achetés achetants, vendeurs et vendus sont piégés dans la même possession) qui quantifie l'inquantifiable, tel « le capital humain » sic, usé depuis 1958, pour favoriser une production mécanique automatique des masses au travail de masse, non pas pour nourrir l'espèce humaine pour son épanouissement, mais pour entretenir le ressentiment, sa rancoeur, sa jalousie sur les autres pour en faire un allié exploité du capital par amertume et par haine de son prochain, toujours en manque. En effet, le mépris généralisé des êtres humains dans nos sociétés « modernes » qui repose sur la terreur fondamentale de l'anéantissement de soi par les autres, favorise le travail bon marché. Tous innocents et irresponsables, bien sûr. L'anéantissement inexistant au présent, mais spéculé dans un futur improbable. Le capital (les stocks stockés, bien gardés et spéculés « pas chères » sic) naît de cette terreur de manquer « en cas de catastrophe » : probabilité improbable qui n'est pas la réalité du présent, mais l'argument qui crée des bénéfices pour le propriétaire. C'est cette terreur qui asservit les milliards de personnes au travail marchandé et, à une existence imposée dans un schéma où on se demande comment est-ce possible que tant d'êtres humains s'en accommodent si facilement (et s'en plaigne à la fois, sans rien faire pour en sortir) ?

Manipulateurs & Manipulés

Les manipulateurs (= propriétaires et publicitaires) ont con-vaincu les manipulés (= les esclaves) que « le réel et douloureux danger est le chaos » (sic) et, que l'ordre est le seul moyen de main-tenir la paix sociale et personnelle (= pour soi). Croire ça, permet de diaboliser les êtres humains qui pensent autrement ; pour les pourchasser et les punir par la mort, aujourd'hui par l'expulsion de l'abandon, tels des ennemis qui veulent faire du mal à « cette belle société qui est la nôtre » (sic). La chasse aux sorcières commença avec l'Inquisition, elle se poursuit jusqu'aujourd'hui avec la répression par la violence banalisée de la Justice et des gouvernements. La croyance n'est pas passive, pour qu'elle puisse adhérer en permanence à des idées insensées ou des non-sens, elle doit être tenue par la volonté du croyant, celle de vouloir croire, pour se faire agir. Le croyant doit apprécier « les idées reçues » avant de s'en convaincre être la seule vérité tangible et possible. Le croyant choisit volontairement de remettre sa volonté à son maître pour qu'il le transforme en « victime innocente ». C'est le « deal » du marché (entre dominants et dominés).

Note
* Il ne s'agit pas d'égalité, bien que ça soit cru, mais bien de substitution pour similarisation. Pour une véritable égalité des différences, c'est le modèle qui aurait dû être changé, pas les hommes et les femmes pions de place.

 

 

28 décembre

L’USAGE DES PLAISIRS SEXUELS : origine idéologique Antique

Les interdits sur la sexualité qui pèsent péniblement depuis + de 2000 ans dans notre civilisation,
trouvent leur origine chez les philosophes grecs de l'Antiquité : Platon, Aristote et Pythagore

1 livre dans le livre :

[L’USAGE DES PLAISIRS SEXUELS : origine idéologique Antique, pdf 52Ko]

 

 

21 novembre

Why new music theories are necessary?

2 livres dans le livre :

Lecture introduction to The Language of the Lines
[Mathius.Shadow-Sky,.Le.1er.Livre.de.La.Langue.des.Lignes_ebook.centrebombe.2018.pdf],
the new music theory mixed with the Polytrajectophonic spatial music practice.
[Mathius Shadow-Sky at Audio Art 2018, Why new music theories are necessary? pdf 71Ko]

 

 

27 août

L'Ordre et (beaucoup + loin en tout petit) le Chaos

L'idée de l'Ordre est très ancienne, on la retrouve étymologiquement jusque dans la langue indoeuropéenne du sanskrit (mère de toutes les langues d'Europe) de l'Inde (1ère terre connue des Gitans, des Manouches, des Tziganes, etc., ces sociétés européennes en voyage tant pourchassées), mais n'a pas exactement le même sens que celui contemporain (à partir de la Révolution). L'idée de l'Ordre commence par signifier et appliquer la domination de la régularité repérée par la succession des jours et des nuits, et des saisons (savoir important pour les semis et les moissons). Cet Ordre (des choses) donne la nourriture nécessaire aux êtres humains pour vivre. Cet Ordre forme le calendrier et les horaires (pour le travail de la terre-mère-nourricière). C'est l'Ordre qui règle (la vie), nous dit Émile Benveniste (1).

La conviction de l'idée de l'Ordre dans sa vie qui se fonctionne par la loi et le droit, relève d'une terreur très ancienne désignée par le mot « Chaos ». Chaos à l'opposé de l'Ordre est un monde sans repère, sans répétition où l'habitude la coutume la tradition est impossible et inexistante, où le hasard maître du jeu de la vie donne à l'imprédiction le rôle majeur de l'ingouvernable. Dans ce monde, tout ce qui est refusé (dans sa vie de répétitions) y est intégré, tels l'ivresse, le sexe, les arts, les mystères (domaine des religions) : tout ce qui est cru empêché de travailler (pour la survie de l'espèce) : classés plaisirs du loisir. Le lieu tabou, interdit à qui (pas quoi) est donné un nom : l'enfer (auquel, il fallait donner une opposition au ciel, lieu céleste de l'homomorphisme supérieur). Vivre sans régularité, irrégulièrement, d'irrégularités (sic = d'usurpations) pour les humains au travail est inconcevable, et s'il y est condamné, est un générateur de panique. Combien sont encore terrorisés « d'aller vivre » (sic) en Enfer après leur mort ? L'Enfer est chaud, rouge. Au contraire le l'air céleste froid : bleu ciel (la couleur des garçons ! contre celle rose -mélange de sang et de lait- des filles).

Mais la réalité, sortie de l'imaginaire, n'est pas ce qu'on se figure être réel et cru, voire con-vaincu. L'Ordre total (totalitaire) ne peut pas exister autant que l'idée du « Chaos total ». L'idée du Chaos ne sert qu'à perpétuer (pas de perpetutar, mais de perpetuar) les frayeurs du nouveaux-né en nous toutes et tous. Une frayeur (sans terreur) constitutionnelle au 1er contact de la vie. Cette idée est intensivement cultivée et entretenue, tellement cette appréhension dans tous les esprits humains est présente alors que sa réalité est absente.

Ce qui est à savoir, est l'existence de l'intervalle entre ces 2 idées extrêmes, entre l'Ordre absolu, établissant une similarité permanente sans aucune variation même infime possible (= état de conscience perdu) et le Chaos absolu, établissant une différence permanente sans jamais aucune ressemblance possible même infime (= état de conscience absolue en suractivation). L'intervalle de 2 extrêmes inexistables permet de comprendre l'équilibre réel entre vivre inconscient.e de similarités et vivre conscient.e de différences (de surprises, d'accidents) situation qui demande une capacité d'adaptation instantanée (2). La répétition indifférenciée instaure les automatismes (qui se passe de conscience) et l'adaptabilité instantanée dans les différences trouve des solutions aux problèmes qui apparaissent. Si les êtres humains se regroupent, c'est pour vouloir vivre inconscient. Pourquoi ? Par terreur de savoir.

Cette terreur cultivée issue de la frayeur première est attisée par l'idée de l'Ordre qui désigne son opposé le Chaos : état interdit, puis lieu interdit, tabou (polynésien tabu = ce qui est sacrilège, interdit), à ne jamais faire ni fréquenter. La raison est simple et ne devrait pas s'accompagner de terreur : on ne peut pas cesser le travail (3) qui nous nourrit. L'interdit instaure la morale (pas l'éthique) qu'elle soit laïque ou religieuse où toutes 2 instaurent le pouvoir social politique : commander gouverner le travail. Pour commander, ordonner, gouverner, il faut à la fois inspirer la terreur et la confiance chez celles et ceux censés obéir et exécuter le désir de l'autre. Cette terreur est essentielle pour le règne. Sans elle, pas de despotisme ni de dictature. Sans cette peur du Chaos « vivre la terreur absolue » (sic) aucun pouvoir ne peut s'instaurer ni s'obéir. La base de la soumission repose sur la terreur imaginée imaginaire, telle la damnation, la condamnation de souffrir « mille peines en même temps pour l'éternité » (sic). Pourtant chacune, chacun sait que le cerveau ne détecte qu'une seule douleur à la fois : « t'as mal là, on ou tu te fais mal ailleurs, t'as mal ailleurs ».

On peut comprendre le rôle de la science (4) quand elle clame vouloir découvrir « les lois de la nature » puis celles de l'univers dans lequel vit l'humanité. La science con-sidère, a priori, que « la nature » a des lois, qu'elle « fonctionne » par des lois immuables. C'est cette idée qui a développé l'idée du mécanisme (réalisé par les horlogers) puis des automates, mélangé à l'idée de la soumission esclave, a donné des automates esclaves : les robots (de robotnik = ouvrier). L'automation prédictible formée, témoigne de la terreur de l'imprévu. L'idée des lois se repose sur la perception de la répétition : tous les jours le même jour, même s'il diffère des jours d'avant. L'idée de la loi est de percevoir la même chose considérée similaire, pareille. Ce qui est attendu du scientifique est qu'il apporte des preuves à la « bonne » conduite (morale) des hommes (les nourriciers : ceux qui détiennent le pouvoir de détenir la nourriture des autres). Le devoir de découvrir « l'Ordre du monde » (sic) correspond à la volonté d'ordre des foules des hommes (pour que le pouvoir politique institué puisse imposer ses « lois naturelles » (sic) ou au-dessus « ses lois divines » (sic) , mais dans l'espace céleste, il n'y a personne).

Mais, depuis le XXe siècle, les possibles d'une « mécanique quantique » ou d'une « relativité générale » de l'univers (voire de plurivers) n'apportent pas le réconfort attendu des gouvernants commandant ordonnant les gouvernés. Rien n'est sûr et tout se complique ! Dans une telle situation d'ingouvernabilité = de Chaos (5) : « on lâche les chiens » sur les autres. Tout rassemblement de gouvernés protestants se résout (pour les gouvernants) par le massacre (« vas-tu te taire ! » « tient prend ça ! » sic) des manifestants. Dernier outil du pouvoir : la violence. Sport favori pratiqué par les Forces de l'Ordre les Forces Armées, des gouvernés robotisés qui aiment jouer à la guerre contre des (faux) « ennemis » désarmés (de Spartacus à la Jacquerie à 68 et après).

Mais nous le savons depuis l'Iliade que la violence = agir sous l'emprise de la violence, ne donne que des résultats injustifiés qui ne résolvent rien, mais se masque le problème à l'évacuer de sa vue et, qui empire la situation des arrêtés (idées et autres) + qu'elle l'apaise à l'entente par accords à résoudre le différend. Au fond ; à quoi sert obéir à un ordre d'un Ordre ? L'institution de la loi n'existe que pour le sens fondateur de vivre ensemble (bien) par : « l'obligation de ce soucier des autres », ce pour la survivance de nos sociétés. L'obligation de se soucier des autres crée du travail, celui à ce que chacun nourrisse les autres : le physique, l'intellect, l'imaginaire, etc., dans le but d'évoluer de notre immaturité. On comprend, à superposer la réalité de la loi contemporaine qui se justifie de l'Ordre, d'agir par la violence (surarmée) avec « l'obligation de ce soucier des autres », comment nos sociétés contemporaines se sont éloignées de cette nécessité première, base constitutive des sociétés humaines qui aujourd'hui se règlent par le chantage du péage généralisé. L'obligation d'autobéissance (= tenir sa parole) « dans le souci des autres » (sans la soumission dégradante de soi à l'autre) est la définition du travail. Le travail pour la vie de la communauté : par sympathie = résonance mutuelle similaire (ciment des sociétés humaines qui se fondent puis se défondent). Le contraire des dyspathies (qui cultivent l'hostilité des rapports humains avec visages souriants) qui créent des sociétés de travail forcé = des sociétés d'esclaves, des sociétés de criminels au pouvoir et de chômage (= d'exclusion) pour détenir une pioche de force gratuite de travailleurs. Aujourd'hui, nous arrivons à un stade où le travail ne se paye plus, où pour travailler il faut payer. Mais payer sans être payé bloque le système social dans lequel nous sommes toutes et tous inclus. Le désir de déséquilibre doit se rattraper avec un contr'équilibre à l'opposé : une entente d'accords, sinon c'est l’effondrement du système dans la ruine. Mais nous avons tous les moyens d'éviter l'effondrement et tenir le déséquilibre maximum qui profite pour quoi et à quoi ? Le déséquilibre ne sert qu'une seule chose : le pouvoir de jouir à nuire aux autres.

 

Dialogue familial raisonnable

Papa - Quel est l'idéal de l'Ordre ?
Maman - Supprimer les accidents. *
Fils - Supprimer les accidents... les imprévus ?
Fille - Supprimer les imprévus est une impossibilité !
Papa - Est-ce imaginable, sans imprévu, sans accidents, comment la vie serait ?
Grand-mère - Et comment apprendre à vivre, sans accidents ?
Grand-père - L'accident t'apprend à vivre, à t'adapter dans le contexte de ta vie.
Grand-mère - une vie sans imprévus sans accident sans surprise ; ça serait quoi ?
Fille - Une vie fade, ou la mort de la conscience.
Papa - Une vie fixée dans la régularité de la répétition des mêmes gestes prévus et prévisibles
Maman - Habituer à l'accoutumé, à tout prévoir et rien n'oublier.
Tous - Oui, ça démontre qu'on a tous peur de vivre les imprévus de la vie.
Tous - Qui est une marque d'affaiblissement de soi, et donc de régression d'adaptabilité à la vie.
Fils - Ou le retour souhaité des humains soumis à une vie inconsciente animale.

* avec l'argument du nombre intolérable de morts.
Calque des morts en masse du malaise de la guerre civile résolu dans le massacre et,
du sentiment : « le scandale (sic) de la mort » dans une fausse lutte désarmée.

 

Notes
(1) Émile Benveniste, Vocabulaire des institutions européennes, tome 2 pouvoir, droit, religion et tome 1 économie, parenté, société, 1969.
(2) Peut-on avancer qu'une attitude de refus d'adaptation est une attitude tenue par la terreur de vivre, une attitude qui révèle le refus de vivre ?
(3) Pourtant la racine du mot travail est le supplice du trepalium (la croix romaine à 4 branches de mise à mort, celle du Christ (= croix) a 3 branches, où les jambes ne sont pas écartées rendant le sexe visible) cette contradiction vocabulaire d'échange entre ce qui est nécessaire pour vivre et un outil de mise à mort. Cette association torture et travail signifie la souffrance de travailler. Et, que, personne ne désire travailler. Il faut alors se forcer, et cette obligation ajoute de la souffrance qui en exploitation industrielle se nomme : esclavage (1ère industrie de l'humanité). L'ordinateur d'IBM France met en ordre, il ne calcule (= compute) qu'après.
(4) science de con-science = savoir avec. Savoir, acquisition de savoir-faires, c'est-à-dire, la capacité de résoudre les problèmes qui se présentent par hasard ; contrairement à la connaissance qui est passive ou qui ne sert qu'à identifier ce qui est rencontré comparé avec ses références acquises.
(5) Pourtant l'ingouvernabilité de soi n'a rien à voir ni avec le Chaos ni avec le désordre.

L’Ordre (dans notre histoire christianisée) est d'abord ecclésiastique, il est d'abord féminin et désigne la hiérarchie cléricale : « entrer dans les ordres ». Laïque, l'Ordre désigne les différentes « classes sociales », aussi hiérarchie du privilège. Un Ordre classe. Ordre hiérarchique, cardinal (telle la série harmonique de la suite des entiers « naturels ») impose un mérite sur un critère de sélection arbitraire pour les autres. Chacun son Ordre. Est le désordre de l'autre. L'ordre du commandement (militaire) apparaît au XIIIe siècle.

Le Chaos du grec khaos a le même sens précis énoncé par Virgile : « état de confusion ayant précédé l'organisation du monde ». Dans notre idéologie du Big Bang éjaculatoire, la période avant tout : chaos est un concentré sans espace, d'une chaleur extrême où aucune structure n'est possible (def. fin XXe d'influence structuraliste). Le 1er état de l'univers des Grecs de l'Antiquité, reste dans l'idée. Dans le même groupe, il y a le grec « khainein » signifiant : s'ouvrir, ouvrir la bouche, béer, mots issus de la racine indoeuropéenne « ghen-" et « ghei- » qui désigne l'idée de vide et de manque. Le passage du manque au tout bouillant changeant : entre la bouche en manque et la bouillie ? L'introduction du mot en politique a été réalisée par Voltaire en 1756. La confusion entre le désordre social et le chaos est née au XVIIIe siècle juste avant la Révolution française.

 

 

8 août

XXIe siècle.
L'être humain ?
Un puits de comportements stéréotypés

Le monde (humain) est divisé par les humains en humains riches et en humains pauvres. Qui sur la surface de la planète revient pour les riches à habiter les zones acceptables tempérées et pour les pauvres, les climats extrêmes. La zone des pays riches est une petite zone dans l'hémisphère nord de la surface de la planète qui contient l'Amérique du Nord (envahi par les Européens) et l'Europe du Nord (l'Europe du Sud des civilisations méditerranéennes sont au XXIe siècle des zones pauvres).

Le politique a la tâche principale de (re)garde-frontière : il doit empêcher l'afflux de pauvres des zones pauvres dans les zones riches. Il doit « embellir sa ville », marque du triomphe (= prestige = « rayonnement culturel »). Il doit même tout faire pour expulser les pauvres qui ont réussi à traverser le passage interdit ; les remettre dans leur zone et pour les siens pauvres, les placer dans des zones intermédiaires acceptables qui ne dérangent pas la vue dans la cité des enrichis, telles les campagnes où personne ne va et où la pauvreté n'affecte pas l'image du pays et de la ville. La ville, capitale, antre et image-symbole du pouvoir (économique du capital) ; décorée par les architectes et les urbanistes dans la perspective de « la cité idéale ».

Mais quelle est cette « cité idéale » ?

La cité des dieux dominants.
La cité du pouvoir.
La cité des destructeurs en triomphe.
La cité fière des guerriers voleurs-assassins fiers de leurs trophées volés (gardés en banque).

Le problème est que ces Guerriers-Dieux, seigneurs des villes sont en réalité des lâches, des trouillards, des peureux qui ne peuvent agir par eux-mêmes, qui ne peuvent vivre que par le service des autres. Sans ça, ils meurent. Ces autres, celles et ceux qui acceptent le jeu de l'obéissance et de la soumission en échange d'un confort de vie crue confortable, le salariat (forme moderne de l'esclavage autogéré). Les Guerriers-Dieux sont en réalité des Parasites-Hypocrites à qui le servile-peureux donne le pouvoir à l'autre P-H de le-la gouverner sans qu'il-elle puisse (ait le pouvoir de) se gouverner lui-elle-même.

Dans l'esprit de l'enrichi, le pauvre est assimilé à la saleté. Qui elle-même est assimilée à la maladie. La triade Pauvre-Sale-&-Malade (Poor-Dirt-&-Sick) est ce (l'idée) contre quoi l'enrichi (l'or)donne au politique à combattre. Avec cet état d'esprit, on peut comprendre pourquoi la vie humaine sur la planète est quadrillée de frontières en zones de privilèges hiérarchisées où les capitales sont le summum de l'expression du triomphe. Où l'humanité s'entasse. On peut comprendre avec cet état d'esprit, à rentrer dans cette idéologie, pourquoi la vie humaine enzonée sur la planète est alors insensée. Car vivre à « ils se craignent les uns les autres » n'a de sens de vivre que pour les individus en peine.

 

Les artistes ? Tant qu'ils divertissent, restent tolérés.
Mais s'ils touchent à la vérité, ils deviennent des êtres humains inacceptables et sont bannis,
(d'où ? Du monde de l'ignorance publique)
tels les (vrais) philosophes qui aujourd'hui ont disparu (invisibles des populations en privilège).

 

L'esprit des zones est un esprit possédé par la peur. Le peureux et la peureuse par terreur se donnent les moyens de posséder la force. La force pour éradiquer sa peur ? Non, la force qui se trouve dans les armes et l'armée. Des êtres humains armés en masse. Formés éduqués en parfait robot obéissant attaquant et dangereux. Ces soldats-policiers sont toujours des êtres humains issus des zones pauvres, car leur chair doit être mise à disposition et jetable, tels des objets qu'on jette à la poubelle, une fois usagés. L'idéologie-moteur (= qui motive l'action) : « attaquer pour ne pas être attaqué » est la croyance qui crée l'ingérence dans les zones pauvres à exploiter les sous-sols riches en minerais et mettre en esclavage les populations locales qui pour certaines ont disparu (telles des espèces animales disparues, décimées par les humains en surnombre).

 

Le problème du comportement stéréotypé ?
est que
sa prévisibilité empêche toute évolution de l'humanité (vers : l'intelligence de comprendre)
(avec l'outil liberté, nécessaire, voire indispensable à l'évolution de notre espèce).
Le comportement stéréotypé fait de l'espèce sa régression.
Une espèce vivante en régression est une espèce inadaptée à vivre dans son environnement.
Une espèce inadaptée à vivre dans son environnement est une espèce en disparition.

 

L'Humain retourne lentement à la Bête Triomphante *

Nous sommes à un stade où notre jeune espèce veut modeler le monde à son image, à son idée (qui n'est pas la sienne, mais celle du monde des idées qui envahissent nos esprits). L'image est tellement puissante que nous sommes prêts à vivre avec cette illusion Du Monde Décoré. Tel le zoo du paradis tant désiré (derrière une vitrine = « protégé par un écran » trans-parent), qui est Le Jardin Civilisé du monde (= nettoyé des indésirables : les mauvaises herbes, les mauvaises graines qui gênent qui dérangent « l'ordre de la propreté de la propriété ») des dominants en terreur (de terre erreur).

 

Note
* L'expulsion des vrais artistes et philosophes des cités triomphantes est la marque de cette lente régression humaine (humain ? de cette intelligence donnée à évoluer).

 

 

10 juillet

LES HOMMES ET LES DIEUX
savoir étymo-logique (du grec etumon = signifiant le vrai et logikos = relatif à la raison) IGNORÉ

[sens le + ancien connu entre la séparation du ciel et de la terre] s'est posé entre homo et deo

homo = homme = être terrestre = identique, pareil (et en nombre)

OppOsé à          [= -||- ou -/- n'est pas synonyme de non égal : ≠]

deo = dieu = jour, lumière du (= du soleil) = être céleste (= du ciel) = unique dans le monothéisme, plusieurs dans le polythéisme. (dea = diva pour les femmes). la racine indoeuropéenne de deus est dei = briller, de la lumière du soleil dans le ciel du jour (Zeus est le génitif de Dios). La nuit ? (= nox) il n'y a rien de dit. [Deo, le jour en lumière donne Day, Dia, Dio, Dzien. Adios. Adieu (= ajour). Au jour suivant. Bonjour = Bondieu = Bom Dia. (salut = sauver = servus = servil, n'est pas le mot approprié pour le signe du salut. L'Hello anglais est la variation de Hallo francisé en Allo! (que pour téléphoner) Hi! en anglais, signifie Haut, on lève son chapeau pour saluer (qui a donné HiHat (= chapeau haut) nom des 2 cymbales à pédale de la batterie (= drums) nommée en français "charleston" (charlè) du nom du genre qui l'a fait connaître).]

L'esprit sapiens (= qui sait, du latin sapere) homo invente l'idée de l'être céleste, invisible de l'être terrestre (« s'il y en a sur terre, il y en a forcément au ciel » des êtres, est l'idée). Homo ne peut pas se faire à l'idée d'être seul dans l'univers. L'idée de l'âme (de anima, féminin de animus = souffle de la muse => pour vivre de musique) est le lien imaginé et le sens détourné par les croyants du monopole monothéiste pour réaliser, non : idéaliser le passage à sa mort : de l'être terrestre pour devenir un être céleste (éternel) telle la récompense d'une vie (non gâchée) en fonction des règles du dogme religieux monothéiste dominant (le monothéisme crée l'institution politique de la religion, de la croyance saisie pour vraie). Cette croyance permet tous les sacrifices insensés des croyants, tels : les croyants sont prêts à mourir en esclave pour devenir des êtres célestes à vivre de félicité (le but de la domination est de créer des esclaves). Le paradis (terrestre ou céleste) c'est autre chose, c'est un enclos cru protégé, tel un zoo (du grec paradeisos désignant un enclos de bêtes sauvages) d'où il est difficile de sortir, comme une prison (tel l'Olympe des dieux grecs).

NOMS DONNÉS AUX ESPÈCES HUMAINES DISPARUES (par les homo-sapiens européens) :

. « HABILIS » = qui est habile du latin habere = tenir, pas qui habite (avec s’ha-bite)   a 2 millions d’années
                                                       (oui la bite, le sexe homo mâle, vient d'habiter)
. « ERECTUS » = qui bande (dressé d'erigere, mettre debout droit)                             a 1,5 millions d’années
. « NEANDERTHALENSIS » = du néant de talent ? (l'homme nouveau de la vallée)         a 300 000 ans, disparu il y a 30 000 ans
                         [de neander = neuman = homme nouveau et de thal = vallée]   => a vécu 270 000 ans

Tous sont considérés « sous espèce d'homme préhistorique » (sic) pourquoi « sous » et pas « pré- » ou « proto- » (= avant, qui constitue l'origine qui n'a pas achevé son développement) ? Le savant de la préhistoire est influencé par son contexte présent qui vit dans une structure sociale « hautement » hiérarchisée en classes (qui doit rendre des comptes à son supérieur de chacun de ses mouvements pour justifier son salaire. Le + haut grade de la hiérarchie est : l'empereur, pour la peur en pire).

même :

. « SAPIENS SAPIENS » + jeune que sapiens (= qui sait qu'il sait) pour « sous-espèce à sapiens » (sic)
                                                                                                                            a 100 000 ans, disparu il y a 30 000 ans.
                                                                 Savoir qu'il sait, l'a-t-il exterminé ?   => a vécu 70 000 années.
. « SAPIENS » (= qui sait, du latin sapere) : nous, les dominants uniques restants     a 300 000 ans
et s'est séparé en 4 groupes : les Asiens, les Africains, les Européens (Méditéranéens du proche orient compris), les Indiens (Amérindiens compris, des 2 continents d'Amérique et d'Europe orientale). Pour 4 couleurs symbolisées de peau : jaune, blanc, noir et rouge. Tous se bagarrent en permanence pour vouloir savoir en permanence qui est le + fort, pour dominer les autres. C'est le stade de l'infantilisme que l'espèce humaine homo-sapiens ne dépasse pas ou entretient depuis 300 000 ans ou est en régression depuis sa mécanisation (à créer des machines esclaves pour tenir les humains en esclavage) ce, pour équilibrer son habilité technologique qu'elle paye avec son incapacité de penser à exprimer le vrai relatif à la raison.

. « AUSTRALOPITHÈQUE » est un homme mis à part par les sapiens : le pithèque est un singe (noir ? sic) de l'hémisphère austral (= sud) d'Afrique du Sud, bien que les singes ne taillent pas des pierres ni ne font du feu... On se demande se qui passait dans la tête des savants sapiens homo d'Europe qui se sont fait posséder par la croyance d'être une « race supérieure » (sic) jusqu'à réaliser les exterminations raciales connues.

Le sens de la hiérarchie dans la classification des homoïdes (hominines ou hominiens) par les savants sapiens d'Europe du passé montre d'abord l'état d'esprit possédé par « un ordre d'échelle de valeurs du mérite » bien qu'arbitraire (instaurée par ces humains sapiens qui révèle par cette hiérarchie, le mépris envers les autres hominiens disparus, les croyants en incapacité de penser), vu d'esprit et jugement qui a priori empêche jusqu'aujourd'hui de comprendre les différentes destinés des différentes espèces humaines hominiennes.

LES CLASSIFICATIONS DE L'ORDRE           
(le quel ? le dictionnaire sapiens européen n'a plus l'autorité du savoir mondial des localités)

. HOMININE = tribu d’homininés qui comprend l’homme et l’australopithèque.

. HOMININÉ = sous-famille (sic) d’hominidés qui comprend les hominines (homme et australopithèque) et les panines (chimpanzé et bonobo).

. HOMINIDÉ = famille d’hominoïdés qui comprend les homininés et les gorilles.

. HOMINOÏDÉ = superfamille de primates sans queue comprenant les hominidés (homme, chimpanzé, gorille, bonobo) et les pongidés (orang-outan).

. HOMINOÏDE = classification de primates sans queue comprenant les hominoïdés (homme, chimpanzé, gorille, bonobo, orang-outan) et les gibbons (?).

. CATARHINIEN = sous-ordre de primates (sic) sans queue préhensile et à cloison nasale étroite, qui comprend le macaque, l’orang-outan, le gorille.

. SIMIIFORME simiiforme = rien ? de forme simiesque... ?

. HAPLORHINIEN HAPLOSIMIEN : les simiens simple (= haplo-) : sous-ordre de primates comprenant tous les singes.

. PRIMATE = ordre de mammifères, à main préhensile et à dentition complète, possédant un cerveau très développé. L’homme et les singes sont des primates.

. MAMMIFÈRE = classe d’animaux vertébrés, dont les femelles, à reproduction généralement vivipare, allaitent leurs petits avec des mamelles, généralement recouverts de poils, ayant une température constante, une respiration pulmonaire et un système nerveux central développé.

Il est temps au XXIe siècle de devoir reconnaître que nous ne sommes pas les seuls humains, bien que les autres humains ont disparu, ni ne sommes un anima supérieur, supérieur à qui ? supérieur en quoi ? à nuire et exterminer les autres espèces et vouloir jusqu'à détruire son propre contexte vital pour main tenir son pouvoir (politique) à montrer (aux autres) dé-tenir le + grand troupeau d'esclaves du monde des homo-sapiens aux 4 couleurs. C'est ça le sens de vivre de l'homo-sapiens ?

 

 

10 juillet

Le mot comprendre est un mot insuffisant au savoir

Le mot comprendre pour : « avoir pris conscience du sens de l'existant » est un mot insuffisant au savoir. Dans comprendre il n'y a pas que saisir, s'emparer d'un sens, le retenir dans la mémoire, car ce sens s'échappe. Dans comprendre, il y a avoir, il y a détenir par saisissement, acte de possession pour savoir ? on en doute.

L’anglais understand pour stand under = être debout en dessous = soutenir = to support, to assist a step under, est-ce l'homme debout fier, mais humble, qui sait que sans humilité il est impossible de savoir. Apprehend = to lay hold upon = mettre, maintenu parmi, seize = saisir, avec les mains, les dents, le feu, puis trembler de peur, aussi : to catch (= attrapper) the meaning or idea of = to understand. S'agit-il à se soutenir debout en attrapant le sens de l'acte, pour le re-employer quand sa question de sens se représente ?

com avec prendre = prendre avec = saisir avec quoi ? sa conscience ? la conscience saisie comme les mains préhensibles pour to comprehend, to apprehend (tout en le craignant) the meaning (= le sens) et to grasp (= saisir empoigner) an idea (une idée). Sans les mains, il n'y aurait aucune préhension ni com ni ap : une opposition qui oppose le savoir avec l'ignorance génératrice de la peur = « si on ne peut pas prendre, il faut avoir peur » (sic). Cette impossibilité de saisir pour détenir, pourquoi génère-t-elle de l'effroi ? L'insaisissable, l'incompréhensible, en effet, terrifie (par éducation) ; et, capitaliser = garder re-garder ce qui a été saisi, sous bonne garde, de peur de se faire dé-valiser = s'emparer de ce qu'une personne détient pour elle (qui refuse de partager) ma valise à moi, pas pour les autres *.

En effet, le mot comprendre ne suffit pas pour comprendre le monde, auquel cas, on l'aurait déjà compris (en 300 000 ans d'existence de l'espèce humaine sapiens = sachante), ce qui n'est pas le cas.

 

Note
L'histoire passionnante du l'acte de prendre quelque chose qui n'est pas à soi

* Historique (étymo-logique = signifiant le vrai avec la raison) de cambrioler [dictionnaire québécois Antidote], verbe du français argotique « cambriole » = chambrette (= petite chambre). Le mot d’argot ancien « cambriole » = chambre, a été obtenu en accolant un suffixe dimunitif « –iole » à l’occitan « cambra » (de même origine et sens que chambre). Avant de disparaitre, « cambriole » a donné naissance au début du XIXe siècle à cambrioler qui à partir de l’idée vague de « faire une chambre » (la nettoyer = oyez brillez) a donné, par ironie, l’idée de « la nettoyer en dérobant ce qui se trouve à l’intérieur » (la vider de ses biens).

Comment le mot piller dont le sens premier du latin « pilleum » est un chiffon puis de « pileus » un chapeau de feutre, est devenu « dépouiller (despoliare, spoliare) un lieu en faisant des dommages » ?

Historique (étymologie) de voler, verbe : mot du fonds primitif issu du latin classique « volare » = voler (dans les airs). La distance sémantique entre les verbes « voler » = se déplacer dans les airs et « voler » = dérober, est telle qu’ils sont considérés aujourd’hui comme homonymes. Pourtant, le sens dérober a été dérivé du sens se déplacer dans les airs. La divergence sémantique s’amorce au XIIe siècle lorsqu’apparait voler en emploi transitif signifiant : faire voler un faucon pour chasser (un oiseau). Le sujet du verbe désigne d’abord le fauconnier puis, au XVIe siècle, le faucon lui-même, avec le sens d'attraper (un oiseau) au/en vol. À la même époque apparait le sens figuré : attraper au vol, lequel s’élargit en : dérober. Le divorce entre les 2 mêmes mots voler est alors consommé. Notons que, comme les anciens verbes larronner et embler, rober a été graduellement supplanté par voler (il est toujours utilisé en anglais sous la forme : to rob). [Dictionnaire québécois Antidote].

Voler passe du vol à rob (= dérober) par le faucon dressé à voler pour voler = pour s'emparer d'un gibier à manger.

Robber, rober, rouber, etc. origine teutonique (germanique) représenté en anglais par reave (rave de rêve = être fâché, et rave de rant = parler véhément sans tempérance voire avec sauvagerie) varié en reeve (= to twine, twist, wind or unwind)... rober = faire un vol, du germanique rauba = butin [Oxford dictionary].

Historique (étymologie) de robe, nom féminin emprunté au germanique « rauba » = butin. (La robe est d'abord le butin). Robe a d’abord été utilisé en ancien français au même sens que celui de son étymon germanique : butin. Ensuite apparait le sens de : vêtement pris à l’ennemi, puis vêtement (tout court, mais long), d’abord au sens collectif de : ensemble de vêtements, devenu : long vêtement, par la suite. Remarquons que le sens de : butin de robe, est plus évident dans le mot dérober, qui signifiait au départ : s’emparer du butin. Ce dernier mot a été tiré de robe par l’intermédiaire de son dérivé de l’ancien français rober (à l’origine de « to rob » = voler, en anglais). [dictionnaire québécois Antidote]

Les robes des femmes étymologiquement donc sont la source (le prétexte ?) à la roberie (au pillage national, au cambriolage domestique) au capitalisme ? globalement, aux ennuis. Pour l'acte de faire paraître « sa » femme, telle une porture décorée, posture (en stitution bien visible devant, qui se protège du viol par le re-gard de mépris) suivant le degré de richesse du propriétaire. La femme-objet en tant que marque de richesse (aïe). Stéréotype qui reste encore vivace dans l'idéologie du cinéma populaire commercial (dont le but 1er est d'amasser le + d'argent possible. Pour décorer sa femme ? non, pour le pouvoir).

Des spécialistes de la robe (de l'em-prise du butin qui construit l'em-pire), les roberts (= les voleurs ?), se pose l'historique drôle des roberts (= les seins), ce sens vient du nom commercial Robert qui était le nom d’une marque de biberon. Nom de famille d’un entrepreneur dijonnais, Édouard Robert, qui est à l’origine de cette appellation. Édouard Robert est l’inventeur du biberon Robert à soupape (1888), formé d’une bouteille munie d’un long tuyau. Étant donné que le biberon et le sein possèdent la même fonction d’allaitement, la langue populaire s’est empressée d’utiliser le nom de cette marque de biberon pour désigner le sein. Pour une autre désignation du sein par un nom propre, voir : jos. Pour une autre désignation par un mot dérivé de Robert, voir : robinet (= en France le pénis qui fait pipi, des enfants). [dictionnaire québécois Antidote]

 

 

6 juin

La panique de la liberté

Être égaré, c'est être là, alors qu'on devrait être ailleurs.
Être perdu, c'est ressentir les liens manquants,
être perdu, c'est être libre de tout attachement,
être perdu est l'apogée de la liberté.
C'est une sensation désagréable
qui pour certain génère la panique,
la panique de vivre détaché,
l'humain détaché est un humain en panique,
la liberté est crainte pour ça,
à être seul perdu en panique.

[Cette solitude est tellement redoutée, qu'ils préfèrent s'attacher à nuire aux autres que de ressentir la souffrance du manque d'être perdu. La terreur de se perdre relève de la pathologie (= répétition obsessionnelle formant un noeud en boucle) : au point de se faire diriger par des satellites de localisation terrestre.]

Pour créer des liens,
les liens doivent être d'abord absents,
pour les rendre présent.
Créer des liens,
c'est rendre présent des liens absents.

Le sillon de l'absence de lien est présent à accueillir les liens manquants.
Le sillon est l'espace-temps accueillant,
il a une forme en attente en demande de réalisation.

Le manque est une forme,
sinon le manque ne pourrait pas se remplir.
Le manque est un creux (dans l'estomac),
telle la faim (qui exprime le manque) et
oblige à se nourrir pour ne pas périr ?
Un lien manquant est un lien existant imperçu.
Pour rendre le lien manquant percevable,
le désir déjà crée le sillon,
le sillon déjà crée le désir,
l'adaptation crée le possible,
l'apprivoisement crée le lien :
il transforme l'inconnu en connu
par la familiarisation
= la répétition des rencontres
à se comprendre mutuellement
et... à se manquer
dans l'éloignement.

 

L'artiste est un recréateur de liens brisés.
C'est un reliant, un médiatant, seul, qui redonne à l'autre par son oeuvre le sens perdu.
L'artiste est absent, son oeuvre est présente.
Les liens brisés sont recréés par celles et ceux qui s'imprègnent de l'oeuvre.
L'oeuvre qui redonne du sens aux perdus et aux égarés.

 

 

3 mai 2018

Le poids public       de l'homme public
                                                                                      (la femme publique reste encore attachée à la prostitution)
pour l'accession au pouvoir
                                                                                      (pour prendre le pouvoir, elle doit se transformer en homme)
Les politiques se pèsent par le nombre de votes
Les musiciens se pèsent par le nombre de disques vendus
Les peintres se pèsent par leur cote sur le marché des enchères
Les cinéastes se pèsent par le nombre d'entrées à leur film
Les hommes d'affaires se pèsent par leur richesse accumulée en dollar

La règle non-dite                                                                                 des chiffres faussés

Combien moi compositeur, je pèse ? sans avoir acheté ma clientèle (mes fans, mes adeptes, mes croyants, mes...) par la publicité et la presse, la publicité et la presse qui forment l'opinion publique avec l'outil de l'indignation (morale). Je pèse 500 000 voix. Par + d'1/2 million d'albums téléchargés. Sans presse ni publicité. Chiffres donnés par l'hôte de mon site web en 2018 et qui depuis 1997 a une moyenne de 300 visiteurs par jour (10 000 par mois et 120 000 par an qui en 20 ans dépasse les 2 400 000 visiteurs. L'industrie des sondages sert à vendre des chiffres pour convaincre à l'adhésion des autres à soi). En réalité ? avec le temps : le racolage ne crée pas de liens, au contraire.

Pour devenir un homme public (= considéré, voire considérable),
à être illuminé des projecteurs de la presse (des ragots : « on en parle »),
il faut être suivi par + de 2 millions de personnes,
achetées ou pas, le nombre de ces personnes doit être visible
(ce que YouTube de Google entre autres vend, du vent, du chiffre affiché de visites)
et concrétisé par le nombre de billets vendus ou de bulletin de vote en la faveur de l'élu posé à être re-gardé
|sommes aussi nécessairement manipulées|.
L'investisseur doit être convaincu de la « corne d'abondance » à partir de laquelle il veut recevoir sa récompense.
Ce taux doit dépasser 2 millions de personnes attirées par 1 seul individu (l'élu en hauteur).

Ce sport international, à s'attirer l'attention publique (anonyme) massive (= peuple) envers une personne (identifiée pour être appréciée et élue), a été globalisé par la technologie des écrans numériques. Le nombre croissant des écrans numériques qui à partir de leur platitude se sont banalisés dans le paysage normalisé de l'environnement social des personnes qui communiquent par un intermédiaire technologique pour demeurer intouchables, a extrapolé le sens du narcissisme individuel dans la masse collective (avoir créé le malêtre nécessaire pour consommer de la technologie d'assistance). Voire +, a excité la frustration d'être insignifiant aux yeux du monde qui re-garde par-tout à travers des caméras miniatures. Le narcissisme appelle le voyeurisme qui se concrétise par la production massive publique de sa nudité (la vente de soi de ses informations privées pour être acheté = être cru re-marquée, alors n'être qu'un objet de vente), seule et dernière carte d'une personne ignorante pour se faire identifier et intégrer. La forme « moderne » de l'esclavage volontaire est favorisé par la mise en souffrance des masses humiliée qui s'autosoumettent à la servitude.

C'est un jeu malsain. Malsain, car non épanouissant. Plutôt générateur de violence (envers soi et les autres) génératrice de peine (dans la peine on ne peut pas penser). Il pourrait se nommer « le jeu de l'élu ». Où le mérite en réalité ne nourrit pas le sens de l'élection (de l'érection), mais reste une façade, même une parade, voire une stratégie de prestige (= l'illusion du magicien de sa presti-digitation = le prestige avec les doigts) nécessaire à la diversion (= re-garder là-bas pour agir, en toute tranquillité, ici) nécessaire « Pour surprendre (sans son) ses ennemis », « pour tromper son adversaire » (sic). Ce jeu forme nos sociétés basées sur l'adversité et la violence, car ce jeu du pouvoir de l'élu unique à qui lui est donné à croire de disposer des autres qui se font disposer à vouloir se soumettre à la volonté de l'élu, fonde les peines sociales de toutes et tous (enrichis comme appauvris) à se con-battre entre con-vaincus (pour si peu, voire pour rien). En effet, le désir du pouvoir (nuire aux autres) d'une personne est motivé par le taux de sa frustration, le degré de se ressentir insignifiant (= le sentiment d'injustice du ressentiment ressenti). Prendre, s'emparer du pouvoir est la même forme que celle de la vengeance, de soi envers le monde (« les autres doivent payer ma souffrance » sic, en leur injectant la mienne). C'est pour cette raison (des multiples injections de douleurs) qu'un élu ne fera rien pour soulager la population qu'il gouverne, au contraire, il prend toujours les décisions qui maintiennent le peuple dans la souffrance. Un peuple souffrant est un peuple obéissant. Est la logique du pouvoir. Qui dans le cas contraire, n'en serait pas un. Les populations épanouies n'ont que faire d'un élu.

Le poids public pour le pouvoir

 

 

Note sur la mondanité du cocktail

Cocktail ou l'homme érectile qui parade

Mot anglais composé de cock (sens vulgaire = bite) = coq et tail = queue. Le sens d'avant 1800 désignait un cheval auquel on avait coupé un muscle à ce que la queue se dresse comme celle d'un coq. Qui en français se nomme : anglaiser un cheval. Après 1800, le mot désigne un cheval bâtard, car cette opération n'était pas pratiquée sur les chevaux « pure race ». Puis par analogie, désigne un homme à la noblesse incertaine (un bâtard). L'idée du mélange de différents alcools vient des États-Unis à partir de 1836 (dont les premiers colons étaient des personnes indésirables aux idées bâtardes, tels les puritains extrémistes protestants d'Angleterre).

Le sens sexuel du mot cocktail est suggestif. Il fait référence à l'érection et à la parade publique, plutôt mondaine : dans un milieu de personnes choisies = privilégiées à participer à cette érection. Érection, dans le sens de puissance politique. Le cocktail en effet est un rassemblement mondain qui glorifie dans la retenue de l'élégance (jusqu'au maniérisme du précieux ridicule) le détenteur du pouvoir politique et économique. Est la fonction du cocktail (mot pour mot = queue de bite).

 

 

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